Numéro 1247 - 21.06.2013 - 13 Tammuz 5773       Imprimer

A LA UNE

Dans la série ces ministres gouvernent ils ensemble : Yaakov Peri endosse l' Initiative Arabe

Dans les bureaux de l'ONU à Vienne, le ministre des Sciences et des Technologies Yaakov Peri, qui appartient à Yesh Atid, le parti de Yaïr Lapid, s'déclaré dit partisan de la résolution du conflit israélo-palestinien sur la base d'une solution à deux États, approuvant en cela les propositions du plan de paix de la Ligue arabe.

Après la série de déclarations ces deux dernières semaines de ministres du gouvernement s'opposant à la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967 (Danny Danon, Naftali Bennet et dans une moindre de mesure Moshe Yaalon), les commentaires de Yaakov Peri viennent faire pencher la balance de l'autre côté ce qui met à mal tout semblant de position commune du gouvernement israélien sur le sujet.

Yaakov Perri a ainsi souligné à quel point la création d'un État palestinien lui semblait servir de façon évidente les intérêts israéliens.
Dans cette perspective, fait -t-il remarquer, l'initiative de paix de la Ligue arabe lui apparaît être une bonne base pour les négociations avec les Palestiniens.

L'initiative arabe relancée fin avril mettrait fin à des décennies de refus officiel de la part des pays arabes de reconnaître le droit d'Israël à exister en échange d'un retrait de la plupart des territoires conquis en 1967. L'innovation 2013 en provenance de la Ligue arabe est d'accepter le principe d'échanges de territoires – qui permettrait par exemple à Israël de conserver la majorité des implantations juives importantes.

Ces commentaires semblent tomber à point pour soutenir les efforts de médiation, juste avant sa visite dans la région la semaine prochaine, du secrétaire d'État américain John Kerry en vue d'une reprise des pourparlers entre les deux parties.
Officiellement, le ministre des Sciences et des Technologies est l'expert de son parti, Yesh Atid, sur la questions des pourparlers de paix et la question palestinienne.
. En tant qu'ancien chef du Shin Bet (sécurité intérieure d'Israël), sa voix est respectée dans tous les partis.

Pour autant, il ne peut pas prétendre (pas plus que Dany Danon, Naftali Benett ou Moshe Yaalon) s'exprimer au nom de la majorité dans un gouvernement de coalition où les partis qui s'opposent à de sérieuses concessions aux Palestiniens dominent. S'il n'a pas totalement rejeté l'initiative arabe, Benyamin Netanyahu a néanmoins clairement souligné qu'Israël était disposé à discuter de toute initiative pourvu que ce soit réellement une offre et non un diktat et pris ses distances d'avec les déclarations de ses ministres qui s'étaient déclarés contre une solution "à deux états".

En début de semaine, c'était Yaïr Lapid lui-même qui s'en prenait aux déclarations de Naftali Bennett (Habayit Heyehoudi) contre la création d'un état palestinien.
Israël, selon lui, doit faire tous les efforts possibles pour parvenir à l’établissement de "deux États pour deux peuples sans quoi Israël deviendra un État bi-national, ce qui serait la fin du sionisme " a-t-il averti Lapid.

Le ministre des Finances a assuré que Benyamin Netanyahou, en coulisses, avait pris des mesures – encore inconnues du grand public - pour faire avancer le processus diplomatique.

Autorité palestinienne : juste un p'tit tour et puis s'en va

Nommé il y a à peine deux semaines pour remplacer Salam Fayyad, Premier ministre palestinien démissionnaire, Rami Hamdallah vient également de donner sa démission à Mahmoud Abbas, témoignant des perturbations générées par un président de l'Autorité palestinienne pour qui un premier ministre n'est qu'une formalité encombrante.

Selon une source proche de l'Autorité palestinienne, Hamdallah aurait pris cette décision inattendue en raison d'un différend sur la répartition des taches entre le Président et le Premier ministre – les mêmes raisons, outre des désaccords de fond, qui avaient conduit Salam Fayyad à quitter son poste.

D'après des proches, Hamdallah n'avait aucune intention de partir et la décision aurait été brusque au cours des dernières heures de la journée de jeudi.
Le cabinet qu'il a formé – ou qui lui a été imposé – est composé presqu'exclusivement de membres du Fatah, le parti du Président, pour mieux l'encadrer et le contrôler, alors Hamdallah, un universitaire sans expérience politique, souhaitait former un cabinet de "technocrates gestionnaires ".

Après six années de gouvernance Fayyad, marquée notamment par une lutte féroce contre la corruption qui gangrène les rouages de l'Autorité palestinienne et une rupture avec l'establishment du Fatah , nul doute que celui-ci était pressé de reprendre les manettes du pouvoir…et des caisses!

Dès sa nomination, Hamdallah avait été flanqué de deux adjoints, Mohammed Mustafa, chef du Fonds d'investissement palestinien, et Ziad Abu Amar, tous deux proches conseillers de Mahmoud Abbas.
Depuis sa prestation de serment, Rami Hamdallah avait tenu deux conseils des ministres et fait une visite impromptue à la mosquée d'Al Aqsa, comme un signe de son intention de renforcer renforcer la présence de l'Autorité palestinienne dans la ville.

A plusieurs reprises, Salam Fayyad, qui était fortement soutenu par les occidentaux, avait menacé de démissionner, contraignant Mahmoud Abbas à faire des concessions sur l'exercice du pouvoir. On ne sait pas encore si Abbas a accepté cette démission, ou la refuse en faisant des concessions de forme,…jusqu'au prochain clash !

Le nouveau Président modéré de l'Iran mouillé dans l'attentat contre la communauté juive d'Argentine

Le président iranien élu Hasan Rohani est donc prudemment considéré comme un modéré par la plupart des observateurs.

Il serait pourtant impliqué dans l'attentant meurtrier commis en 1994 à Buenos Aires contre l'AMIA, le centre nerveux de la communauté juive – et aussi un centre communautaire.

Son nom apparait dans l'acte d'accusation relatif à l'attentat, planifié par l'Iran – au plus haut niveau de ses dirigeants – et réalisé par le Hezbollah.

L'attentat avait fait 85 victimes et plusieurs centaines de blessés.
L'attentat avait été décidé par un comité spécial lié au Conseil de sécurité iranien; Rohani aurait appartenu à ce comité et ne pouvait donc pas ignorer la décision relative à l'attentat.

Il est visé par l'acte d'accusation des procureurs généraux argentins Alberto Nisman et Marcelo Martínez Burgos en charge du dossier.
Rohani aurait assisté aux délibérations et lé décision finale aurait été prise par le Guide suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Khamenei et le Président de la République de l'époque, Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, lui aussi considéré comme un "réformiste" après avoir été pendant des années l'exécuteur des basses œuvres de la république islamique.

Les procureurs argentins se sont appuyés sur le témoignage étayé d'un transfuge iranien repenti, un ancien responsable des services de renseignement, Abolghasem Mesbahi.
Mesbahi a témoigné que Rohani, alors secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, était présent lorsque le comité des opérations spéciales a approuvé la mise en œuvre l'attentat de l'AMIA.

Rohani exerçait à ce moment une fonction importante mais non décisionnaire, mais il était obligatoirement au courant des délibérations.
L'Iran aurait planifié l'attentat pour "punir" l'Argentine d'avoir mis un terme à sa coopération avec la république islamique en matière nucléaire.

Selon le procureur Alberto Nisman, le choix d'une cible juive est "une stratégie familière" à l'Iran : "quand ils choisirent d'attaquer un pays, ils s'en prennent généralement à sa communauté juive".
Les procureurs argentins ont rédigé en 2013 un rapport de 500 pages qui démontre la création de l'Iran de réseaux terroristes dormants dans de nombreux pays d'Amérique latine, avec la complicité du Hezbollah.


ANALYSE

Les positions vis à vis d'Israël bougent elles chez Europe Ecologie Les Verts

Jusqu'à il y a peu de temps, les choses étaient claires : les Verts français étaient farouchement pro palestiniens et antisionistes, avec ici et la des dérives douteuses.
Les Verts étaient, dans tous les cas, le fer de lance d'un activisme pro palestinien sans nuances.
Avec l'émergence de nouveaux dirigeants d'Europe Ecologie les Verts, plus pragmatiques, les positions pourraient bouger.

Une délégation du parti s'est ainsi rendue ainsi au Proche Orient, en Israël et dans les territoires palestiniens. C'est la première fois qu'un délégation officielle du parti écologiste posait les pieds en Israël.
Leur mot d'ordre a été constant, maintes fois répété : "nous ne sommes pas anti israéliens nous sommes pro palestiniens".

La délégation qui comprenait notamment Jean-Vincent Place, le président du groupe EELV au Sénat et Francois de Rugy qui préside EELV à l'Assemblée nationale.

Pour Jean-Vincent Place, "après des décennies de contacts sans résultats entre israéliens et palestiniens, la France et l'Europe devraient intervenir".
Selon lui, il y a une "stratégie qui consiste à n'aller nulle part"; la résolution des problèmes environnementaux et du manque d'eau au niveau régional pourraient aider à terminer le conflit, a estimé le sénateur dans une interview au quotidien Haaretz.

La visite n'a pas fait que des heureux et la délégation a été vivement critiquée notamment sur les sites Internet palestiniens.
Sous le titre : "Europe Ecologie les Verts : Les pieds nickelés en Israël", le site Info-Palestine.net écrit:
"la délégation rencontrera le criminel de guerre Shimon Pérès et de nombreux responsables israéliens.
Monsieur Placé indique: "Notre seule demande a été d’avoir des rencontres très équilibrées entre Israéliens et Palestiniens ». De qui monsieur Placé se moque t-il ? L’ignorance crasse et la cécité de monsieur Placé est-elle à ce point d’ignorer qu’il n’y a aucun point d’égalité entre Israël et la Palestine ?
Monsieur Rugy surenchérit : "Dans cette région-là, le fait d’y aller et de toucher du doigt la réalité, c’est important, mais on n’est pas là pour prendre fait et cause pour l’un ou pour l’autre". Pour monsieur Rugy visiblement l’esprit munichois est de rigueur !", concluant " En allant à la table d’Israël, la délégation « d’Europe Ecologie les Verts » porte un mauvais coup aux forces de la paix en Palestine et Israël, en renforçant de facto l’image d’Israël !

Voila qui donne le ton.
Dans l'émission "Parlons en" sur La Chaine Parlementaire, qui regroupait pour un débat autour du thème "Israël – Palestine, quelles cartes pour la paix?" - François de Rugy, Meyer Habib, député UDI de la 8e circonscription des Français de l’étranger et Jean-Robert Pitte, professeur des universités, géographe on peut entendre François de Rugy produire une analyse plus nuancée que ce à quoi les écologistes nous avaient habitués.

visionner l'émission


Longtemps bannis de la "Grande messe" du dîner du Crif – comme le parti communiste français - , pour la première fois en 2913, Jean-Vincent Place représentait son parti.
Il y a moins d'un an, les Verts rencontraient Salah Hamouri, emprisonné sept ans en Israël pour avoir été impliqué dans une tentative d'attentat contre le rabbin Ovadia Yossef, ancien Grand rabbin d'Israël et chef spirituel du parti orthodoxe Shas.

"Jusqu'à récemment, il était admis de suivre des consignes non écrites des organisations pro palestiniennes et de ne pas parler aux israéliens, mais je pense que c'est totalement illogique, et les israéliens étaient content de notre visite", explique Jean Vincent Place; pour Francois de Rugy,"quand nous avons expliqué notre position, tout le monde était ravi de pouvoir discuter sans tabous, aussi bien du côté israélien que du côté palestinien".

Même si Jean-Vincent Placé affirme que son parti est en faveur de la "reconnaissance d'un état palestinien dans les frontières de 1967 et en faveur de garanties de survie pour l'état d'Israël, nous sommes pour deux états".

Pour de Rugy, le discours tenu est identique en France, mais "dans le débat politique français, il y a une tendance à la simplification pour capter tel ou tel électorat; nous ne voulons pas importer le conflit israélo palestinien en France. Ce qui est certain, c'est que la rencontre avec des leaders – universitaires, politiciens ou conseillers de deux parties – nous aident à comprendre la complexité du sujet".
Francois de Rugy pointe la disparité des deux économies et des niveaux de vie, estimant que cette "success story" pourrait servir d'exemple, tout en soulignant que la paix "pourrait permettre la question des écarts sociaux en Israël".

Reste que le voyage de la délégation a suscité des remous au sein même du parti.
Ainsi,le site plateforme-Palestine rapporte que selon le porte-parole d’EELV Jean-Philippe Magnen, "le parti ne cautionne pas ce déplacement" –Magnen qui ne décolèrerait pas toujours selon le site.
"Ça ne peut pas être équilibré : il y a d’un côté les agresseurs et de l’autre les agressés."

Une initiative qui pourrait donc rester minoritaire, alors que sur le terrain, localement, les Verts restent très engagés dans les organisations de soutien au palestiniens, y compris les plus radicales.
(Photo Haaretz)


DEFENSE

Israël - Défense : poète ou soldat, il faut choisir

Les hommes, les vrais, ne sont pas censés écrire des poésies.

En tous cas pas dans l'armée israélienne où un soldat du bataillon Nahal s'est vu interdire d'aller lire certains de ses poèmes à l'antenne de la radio de l'armée.
La raison : "ne pas ruiner l'image du soldat combattant".

Il y a environ dix jours, un soldat combattant de l'un des bataillons Nahal était invité par Galei Tsahal à lire, dans le cadre de son émission hebdomadaire "Des livres et des hommes", quelques poèmes qu'il avait écrits.
L'émission était tout particulièrement consacrée aux livres et à l'armée en l'honneur de la Semaine du livre.
Le soldat était déjà en chemin vers les studios de la radio militaire quand il a reçu un appel d'une porte-parole de la Brigade Nahal, s'exprimant au nom du commandant de la brigade, le colonel Yehuda Fuchs.

Elle lui a fait savoir qu'il lui était nterdit de s'exprimer à l'antenne ni d'être interviewé parce que, a-t-il rapporté, "cela ruinerait l'image du soldat au combat" et que, par ailleurs, il serait susceptible de "révéler des informations personnelles et confidentielles".
Le sujet, lui a expliqué la porte-parole, avait été discuté par les commandants de la brigade qui ont décidé qu "entendre un soldat lire ses propres poèmes à la radio ne correspondait pas à l'image de la Brigade Nahal souhaitait transmettre au public".

Le soldat a bien tenté de faire valoir que nombre de soldats combattants sont par la suite devenus des musiciens populaires et des chanteurs, par exemple Idan Amedi, commandant de Tsahal mais aussi finaliste lors de la huitième saison de "Kochav Nolad" (la version israélienne de la "Nouvelle star").
En vain.

Un refus qui a rendu furieux les camarades de ce soldat, membres de sa compagnie.
"L'histoire de Tsahal est pleine de ces combattants qui ont publié leurs chansons ou leurs poèmes et ont fait le buzz à commencer par Meir Ariel.
D'autres ont vu leur prose ou poème mis en musique par des chanteurs célèbres comme Idan Raichel", dit un soldat tandis qu'un autre regrette : "C'est stupide comme décision.
Au contraire, un soldat écrivant des poèmes, voilà une image positive, gentille".

Pourtant dans un passé pas si lointain, l'armée israélienne semblait mois frileuse avec la poésie et l'écriture en général, organisant même des concours d'écriture en poésie et en prose pour les soldats en service actif.
En 2006 un concours de poésie avait eu lieu dans le cadre de l'émission annuelle Shirutrom pour une collecte de fonds.
Les meilleurs textes avaient été publiés sur le site du porte-parole de Tsahal.
Le journal militaire Bama'hane (dans le camp) parraine un projet annuel intitulé "Les soldats écrivent", qui propose à des soldats de l'armée régulière d'écrire la suite et la fin d'une histoire entamée par un auteur connu.

Le porte-parole de Tsahal ne s'est pas prononcé officiellement sur l'explication donnée au soldat pour justifier l'interdiction de participer à l' émission de radio, à savoir " nuire à l'image du combattant" ; il a juste précisé que la porte-parole de sa brigade lui avait notifié l'interdiction d'être interviewé – ainsi que l'exige le règlement militaire – et que c'est donc à ce titre qu'il ne pouvait apparaître dans le programme.


NEGOCIATIONS ISRAELO-PALESTINIENNES

Les dirigeants juifs américains de plus en plus interventionnistes sur la question israélo palestinienne

Mettant à nouveau les doigts dans le pot de miel du conflit israélo palestinien, les dirigeants juifs américains appellent Benyamin Netanyahou à désavouer les déclarations qu'ils qualifient d'irresponsables de certains ministres du cabinet contre une solution à deux états.

Selon eux, ces commentaires "à courte vue" portent atteinte à la crédibilité du gouvernement. Abraham Foxman, le rabbin Rick Jacobs et David Harris faisaient référence aux récentes déclarations de plusieurs ministres israéliens sur l'impossibilité d'une solution à deux États, les qualifiant d'irresponsables.

C'est le ministre adjoint de la Défense Danny Danon qui a ouvert le feu la semaine dernière en déclarant à la radio israélienne qu'il n'existait pas de majorité au gouvernement pour accepter la création d'un État palestinien basé sur les frontières d'avant 1967.
Un peu plus tard, cette semaine, le ministre de l'Économie Naftali Bennett a fait le constat lors d'une réunion du conseil des implantations que l'idée d'un État palestinien avait abouti à une "impasse". Enfin le ministre de la Défense Moshe Yaalon, lors de sa visite à Washington a qualifié l'Initiative de paix de la Ligue arabe de "spin", autrement dit une initiative qui tourne en rond.

Le rabbin Jacobs, président de l'Union du judaïsme réformé, présent à Jérusalem pour assister à la conférence du Président, estime que ces déclarations "irresponsables" ne reflètent en aucune façon "l'engagement du gouvernement israélien sans parler de la position de longue date des États-Unis, sur la solution à deux États, la seule solution possible".

Abraham Foxman, directeur de l'Anti-Defamation League, regrette que ces déclarations se produisent trop souvent.
"Les membres de la coalition s'écartent des fondamentaux du gouvernement.
De toute façon, le Premier ministre a clairement fait savoir que, même si nous n'en connaissons pas les détails, des contacts sont en cours pour la réalisation de la solution à deux États".

Ils en appellent à Benyamin Netanyahou pour rejeter sans équivoque ces commentaires "afin d'éviter les fausses perceptions d'Israël".
Pour David Harris, le directeur exécutif de l'American Jewish Committee, les remarques de Naftali Bennett trahissent une analyse "incroyablement myope" de la situation.

En parlant de cette façon, écrit-il sur le site Internet de l'AJC, il "contrecarre les plans du Premier ministre Netanyahu et contredit la vision présentée plus tôt ce mois-ci au Forum mondial de l'AJC par la ministre Tzipi Livni, chargée des négociations avec les palestiniens".
Celle-ci en effet avait clairement indiqué qu'un règlement négociée à deux États était le seul moyen d'assurer que l'État d'Israël reste à la fois juif et démocratique.
"C'est un point de vue que, nous à l' AJC, nous avons longtemps soutenu", souligne David Harris.

Benyamin Netanyahou a réaffirmé cette semaine qu'il était en charge de la politique étrangère d'Israël et qu'il soutenait "l'indépendance palestinienne".
"Je recherche, a-t-il expliqué, un règlement négocié où vous auriez un État palestinien démilitarisé qui reconnaîtra Israël comme état juif".


EGYPTE

Egypte : manifester contre Mohamed Morsi avec la bénédiction de l'imam

Sheik Ahmed el-Tayeb, grand imam de la mosquée Al-Azhar au Caire, est un dignitaire sunnite très respecté dans le monde musulman.

Selon une déclaration qu'il a faite cette semaine, les manifestations contre le président Morsi, pour peu qu'elles soient pacifiques, sont autorisées: "elles sont religieusement acceptables et acceptées". Il a rejeté les condamnations des islamistes pour qui les manifestations prévues le 30 juin sont le fait "d'hérétiques".

Ce point de vue, "déviant" selon lui, est celui de certains partisans du président islamiste Mohammed Morsi pour lesquels ceux qui se rebellent contre un chef "légitime" sont des "kuffar" ou non-croyants, des "hypocrites", passibles de la peine de mort.
Les manifestations du 30 juin ont pour but, tout juste un an après l'élection de Mohamed Morsi, de réclamer sa démission.

Le président égyptien a soutenu que bien qu'il ait "beaucoup de respect pour les honorables manifestants", ces appels à manifester sont le fait de "loyalistes" de l'ancien président Moubarak que le régime traitera de "manière définitive".
Deux jours auparavant, Morsi rencontrait Sheik Ahmed el-Tayeb et le patriarche de coptes chrétiens d'Égypte, le pope Tawadros, tentant semble-t-il d'arracher un soutien public des deux chefs religieux avant les manifestations du 30 juin ".

Mais les relations de Mohamed Morsi avec el-Tayeb, comme avec le pope Tawadros ne sont pas au beau fixe.
Le pope accuse ainsi le président Morsi de n'avoir rien dit ni rien lorsque le siège du patriarcat, la cathédrale Saint-Marc, au Caire, a été attaquée à coups de pierres et de bombes incendiaires en avril dernier, sous le regard impassible des forces de sécurité égyptiennes.


RUSSIE

Vladimir Poutine : le faute originelle des juifs

La question de la propriété des ouvrages de la bibliothèque du rabbin Yossef Itzhak Schneerson fait l'objet d'un bras de fer entre le mouvement Habad, soutenu par plusieurs décisions de justice aux Etats Unis, et le gouvernement russe.

Elle comprendrait 12.000 livres, dont certains très rares, et 50.000 documents, dont de nombreux manuscrits.

La collection avait été dérobée par les nazis, dans le village de Lioubavitchi (dans la région de Smolensk) où résidait le rabbin, et ramenée en Russie à la fin de la guerre, où elle a été intégrée des institutions culturelles d'Etat.
Le mouvement loubavitch estime, lui, que le contenu de la bibliothèque lui appartient et a mené plusieurs batailles juridiques contre la Russie.

Selon Vladimir Poutine, qui s'exprimait à l'occasion d'une visite au Musée juif de Moscou, " au moins 80 pour cent des membres du premier gouvernement soviétique étaient juifs".

"La décision de nationaliser cette bibliothèque a été prise par le premier gouvernement soviétique, dont la composition était de 80-85 pour cent juive" a déclaré Poutine, ajoutant que "ces hommes ont été guidés par de fausses considérations idéologiques et ont soutenu la répression des juifs, des musulmans comme des chrétiens orthodoxes; tous ces gens étaient regroupé dans une seule case".

Heureusement, ces perceptions idéologiques erronées se sont aujourd'hui effondrées, a-t-il commenté, ajoutant " nous sommes heureux du retour de ces livres à la communauté juive", alors qu'une partie du fonds devrait être transférée au Musée Juif.

Considéré comme le premier gouvernement soviétique, le Conseil des commissaires du peuple a été formé en 1917; il était composé de 16 membres, dont Lénine, le Commissaire aux affaires étrangères Leon Trotsky et Staline, qui était en charge du Commissariat du Peuple aux nationalités.


Cinéma

Robert de Niro et l'agressivité israélienne

Le célèbre acteur américain, Robert de Niro, était mercredi l'invité de Shimon Peres lors de la conférence du Président; il a eu, à cette occasion, un entretien avec le Président israélien.

"J'ai toujours aimé venir en Israël. Les israéliens sont chaleureux, énergiques et chouettes, j'ai toujours apprécié les gens comme ça. Ce sont des gens agréables, voyez vous. Agressifs aussi, et je respecte cette agressivité car dans votre situation, vous devez l'être".

Des remarques qui sonnent comme des louanges dans la bouche d'un acteur qui a souvent interprété des rôles plein d'agressivité depuis Taxi driver jusqu'à "Meet the Fockers" -Mon beau-père, mes parents et moi-.
L'acteur, âgé de 69 ans, était l'un des invités-vedettes de Shimon Peres pour la célébration de son 90 è anniversaire.

De Niro s'est rendu au Koel avec son fils de 17 ans, insérant un message entre les pierres du mur occidental avant de visiter les tunnels du Kotel.


JUSTICE

Israël - Le Grand Rabbin ashkénaze en garde à vue

Yona Metzger, grand rabbin ashkénaze d'Israël a été placé en garde à vue à son domicile jeudi pendant une dizaine d'heures par la police qui le soupconne de détournement de fonds et de blanchiment.

Plusieurs de ses proches dont son chauffeur et un de ses assistants ont également été arrêtés.
Dans un communiqué publié par ses avocats, Yona Metzger, a nié les accusations portées contre lui; ses déplacements ont été limités par la police pour une durée de cinq jours.

Jeudi, la police a longuement perquisitionné son domicile et son bureau par l'unité des délits financiers de la police; les perquisitions, comme la garde à vue sont le fruit de plus de deux mois d'enquêté souterraine qui ont conduit la police à soupçonner Metzger dans des opérations frauduleuses, de détournement, de blanchiment et de corruption passive.

"Le Grand Rabbin a été détenu et interrogé pendant plusieurs heures. Le rabbin Metzger a répondu à toutes les questions et nie les accusations portées contre lui ", ont déclaré ses avocats.
Plusieurs responsables d'associations caritatives qui collectent des dons et sont proches de Yona Metzger sont par ailleurs en détention provisoire.

La police estime que le grand rabbin aurait détourné des dons collectés par ces associations à son profit ou celui de membres de sa famille.
Le Procureur général Yehuda Weinstein et le procureur Moshe Lador ont tous deux ordonné la vague d'arrestation et de perquisitions qui pourrait permettre à l'enquête de passer à la vitesse supérieures.
Les comptes bancaires de Yona Metzger ont été gelés et au cours des perquisitions, la police a saisi ses ordinateurs et plusieurs dizaines de documents.

Pour son homologue sépharade, le Grand Rabbin Shlomo Amar, "l'arrestation est une surprise et nous prions pour que ces accusations soient sans fondement" ajoutant que "dans tous les cas, chaque personne est présumée innocente jusqu'à preuve du contraire".
Yona Metzger avait déjà été interrogé en 2005 sur des soupçons de pots de vin versés par un hôtel de Jérusalem, mais l'affaire avait été classée faute de preuves.

Son mandat de dix ans touche à sa fin et il devrait quitter très prochainement ses fonctions, dès qu'un successeur lui aura été trouvé.


SPORTS

Championnat d'Europe de football : Michel Platini tresse des lauriers à Israël

Michel Platini, le patron du football européen a tressé des lauriers à Israël pour l'organisation du championnat d'Europe de football des moins de vingt et un ans, qui s'est achevé par la victoire de l'Espagne.

Les activistes pro palestiniens avaient lancé dans toute l'Europe au mouvement appelant l'instance européenne du football, l'UEFA, à organiser le tournoi dans un autre pays.

"Les stades étaient magnifiques, les emplacements excellents; les matches ont été bien organisés et l'ambiance dans les stades était superbe, avec des familles et de jeunes enfants présents. C'est exactement le type de tournoi que j'aime", a déclaré Platini lors d'une conférence de presse.

Israël, pays hôte, -qualifié en tant qu'hôte- était sur le papier l'équipe la plus faible; l'équipe israélienne a réussi cependant à battre dans un match peu glorieux.
Ce tournoi qui a pratiquement duré deux semaines, est la plus importante rencontre sportive internationale accueillie par l'état hébreu depuis les jeux paralympiques en 1968.

L'UEFA a fermement résisté aux appels à boycotter Israël.
Michel Platini avait déclaré qu'en raison de la popularité liée à cette discipline sportive, il était facile de promouvoir des messages politiques à travers le football mais qu'il fallait s'en garder.

"J'aimerais qu'on puisse jouer au football tranquillement, même si je sais que le contexte local ... Le football est souvent pour des raisons politiques, économiques, ou de communication.
Il peut être pris en otage ... ", a-t-il déclaré.
Selon les palestiniens, Israël impose des restrictions de déplacement aux athlètes palestiniens, ce qu'Israël, qui reconnaît appliquer des contrôles de sécurité stricts, admet tout en affirmant "qu'il facilite la circulation des sportifs palestiniens"

Le Président de la FIFA Sepp Blatter, a déclaré le mois dernier qu'il allait intervenir personnellement auprès d' Israël pour obtenir la levée des restrictions de voyages pour les footballeurs palestiniens, et une facilitation de l'entrée des équipes étrangères.


Lire aussi...

Paris - Le Talmud Brule

Tout commence avec les accusations d'un Juif apostat, Nicolas Donin de La Rochelle.

Exclu par la communauté juive autour de l'an 1229 pour ses opinions hérétiques, il se convertit au christianisme et rejoint l'Ordre des franciscains.

En 1236, il se rend à Rome et réussit à convaincre le pape Grégoire IX que le Talmud tient des propos infâmants contre le christianisme.
Le Talmud, la base de l'étude juive, est composé de la Mishna (le recueil des lois orales mis par écrit au IIIème siècle), et de la Guemara (qui rassemble les commentaires et discussions rabbiniques sur la Michna, la Torah, les cinq livres de Moïse, qui représentent la Loi écrite, et d'autres sujets).

Selon l'historien Jeremy Cohen, la principale préoccupation de Nicolas Donin était que le Talmud avait commencé à remplacer la Bible pour les Juifs en devenant leur principal ouvrage de référence et d'étude, ce qui constituait un problème théologique pour les chrétiens.
Pour Augustin (mort en 430), les Juifs avaient la responsabilité de faire respecter "l'Ancien Testament" de manière à fournir une preuve vivante de la vérité du Nouveau Testament offert par Jésus.

Si les Juifs donnaient désormais la priorité à la Loi orale, et se permettaient de réinterpréter la Bible, ils ne remplissaient plus leur rôle historique, et ne pouvaient plus être des candidats à la conversion; par conséquent, ils ne pouvaient plus prétendre à la protection de l'Eglise.
En 1239, le pape Grégoire édicte une bulle contenant une liste de trente-cinq arguments contre le Talmud compilée par Donin stipulant, entre autres, qu'il attaque les non-juifs et surtout blasphème Jésus et Marie.

Le pape adresse sa missive aux rois d'Espagne, d'Angleterre et du Portugal et leur ordonne de confisquer dans ces trois royaumes le Talmud le premier chabbat de Carême, c'est-à-dire le 3 mars 1240, alors que les Juifs sont en prière et de "brûler sur le bûcher ces livres dans lesquels vous trouverez des erreurs de ce genre".

Donin en personne se rend à Paris auprès du roi de France, Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis
Il semblerait que celui-ci soit le seul des monarques européens à avoir prêté l'oreille au discours papal.

Il décide d'organiser une "disputation", une discussion théologique entre ecclésiastiques et rabbins. D'un côté, l'évêque de Paris Guillaume d'Auvergne, l'inquisiteur Henri de Cologne, le chancelier de l'Université de Paris Eudes de Châteauroux et bien sûr Nicolas Donin.
De l'autre, un collège de rabbins mené par Rabbi Ye'hiel ben Joseph de Paris.
Le "procès du Talmud" a lieu à Vincennes entre mai et juin 1240.
Le tribunal, réuni après la disputation, rend sa sentence : sans surprise, le Talmud est jugé blasphématoire, "un livre ignoble qu'il convient d'incinérer".
Cela sera fait deux ans plus tard.

Entretemps, l'armée a pillé les communautés juives de Paris et des environs, et a réussi à rassembler quelques "vingt-quatre charretées" de traités talmudiques, de manuscrits en hébreu (dont certains probablement originaux), plusieurs d'entre eux vieux de plusieurs siècles.

En tout l'équivalent d'environ 12.000 volumes est solennellement brûlé en place de Grève (l'actuelle place de l'Hôtel-de-Ville).
À une époque où l'imprimerie est encore inconnue, c'est une perte inestimable pour le judaïsme européen qui porte, entre autres dégâts considérables, un coup fatal à l'École de Rachi et de ses disciples, fondée quelques 150 années auparavant.

Le pape Innocent IV, qui succède à Grégoire IX en 1243, jugera par la suite que le Talmud doit être corrigé plutôt que purement et simplement interdit et détruit, ce qui permet de censurer les passages jugés offensants et laisse la possibilité aux Juifs de continuer à étudier.
Rabbi Meir de Rothenburg, le Maharam, dit avoir été témoin de l'incendie.

Dans une lamentation, il décrit : "Mes larmes ont formé un fleuve qui a atteint le désert du Sinaï et les tombes de Moshe et Aharon. Y a-t-il un autre Torah pour remplacer la Torah que vous nous avez prise ?".
Étant donné la gravité du drame, le Beth-Din local décréta un jeûne régulier qui fut respecté jusqu'à la Révolution française.

Dans ce même Talmud, on trouve les paroles de l'un de ces Sages cités pour ses commentaires, Rabbi 'Hanina ben Dossa, qui a dit le jour de sa mort : "Je vois le parchemin qui brûle mais les lettres s'envolent" (Avoda Zara, 18 a).

Etats Unis - Soixante-quatre ans de tranquillité pour un ancien nazi

Michael Karkoc, 94 ans cette année, avait assuré en 1949 aux autorités américaines de l'immigration qu'il n'avait effectué aucun service militaire durant la Seconde Guerre mondiale.

C'est une enquête de l'Associated Press qui a révélé que Michael Karkoc avait, en fait, servi pendant la Seconde Guerre mondiale comme officier supérieur de la Ligue de Défense ukrainienne dont il était membre fondateur.

L'unité est accusée de crimes de guerre, dont l'incendie de villages remplis et de leurs habitants - femmes et enfants compris.
Il devint plus tard officier dans la Division SS galicienne.
Ces deux organisations nationalistes, l'ukrainienne et la galicienne, étaient toutes deux inscrites sur la liste noire secrète du gouvernement américain – une liste d' organisations dont les membres étaient interdits d'entrée aux États-Unis après la guerre.

Bien que les dossiers ne montrent pas si Michael Karkoc a pris une part directe à des crimes de guerre, les déclarations de témoins et d'autres documents confirment qu'il a donné l'ordre de tuer des civils.
Selon des fichiers SS, son unité a également participé à la campagne de 1944 contre le soulèvement de Varsovie brutalement réprimé par les nazis.

Après la guerre, Mikaël Karkoc s'est retrouvé dans un camp pour personnes déplacées à Neu Ulm, en Allemagne.
Les documents indiquent que sa femme y est morte en 1948, un an avant que lui et ses deux jeunes garçons nés en 1945 et 1946 n'émigrent aux USA où il a déclaré qu'il était charpentier.
Il a travaillé pour une entreprise de construction à Minneapolis et c'est là qu'il vit depuis plus de soixante ans. Naturalisé citoyen américain en 1959, s'est remarié et a eu quatre autres enfants dont le dernier est né en 1966.

Vendredi soir, l'un de ses fils, Andriy Karkos qui orthographie son nom de famille différemment, a nié que son père ait jamais été nazi.
Mikaël Karkoc lui-même n'a pas voulu commenter ses états de service pendant la guerre.
Bien qu'âgé, il est venu ouvrir la porte aux journalistes sans l'aide d'une canne.

Lui et sa famille sont membres de longue date de l'Église orthodoxe ukrainienne du quartier dont le pasteur le décrit comme "un homme bon, un bon citoyen, bien connu dans la congrégation".
Cette révélation est un choc pour tous ceux qui l'ont approché : "Je le connais personnellement", déclare, troublé, son voisin de longue date Gordon Gnasdoskey, lui-même petit-fils d'un immigrant ukrainien. "Nous parlons, nous rions ensemble. Il prend soin de son jardin et se promène avec sa femme".

Les procureurs polonais ont annoncé vendredi qu'ils allaient ouvrir une enquête et fournir "toute l'assistance possible" au ministère américain de la Justice qui pourrait, sur la base du mensonge de Mikaël Karkoc pour entrer aux USA, le déchoir de sa citoyenneté et l'expulser.
Les autorités allemandes pourraient également manifester leur intérêt à le poursuivre, le fait qu'il ait exercé des "responsabilités de commandement" entrainant de façon quasi-automatique des accusations de crimes de guerre (même si son implication directe dans des atrocités ne pouvait être prouvée)

Des poursuites en Pologne seraient aussi possibles, car la plupart des crimes présumés des unités qu'a commandées Mikaël Karkoc, étaient tournés contre des Polonais sur le territoire polonais.

En revanche, il est peu probable qu'il soit jugé dans son Ukraine natale où les hommes comme lui sont aujourd'hui largement considérés comme des héros ayant combattu pour la Nation ukrainienne contre l'Union soviétique.

La blessure cachée du nouveau Président iranien

Derrière les sourires d'une élection réussie, Hassan Rohani dissimule une fracture personnelle directement liée à la situation politique en Iran.

"Je déteste votre gouvernement, le mensonge, la corruption, la religion", pouvait-on lire sur un texte publié à Londres par des exilés iraniens, laissé par le fils d'Hassan Rohani après son suicide en 1992.
La presse, comme les autorités iraniennes, avaient mis cette tragédie sur le compte d'une déception amoureuse.

Mais le fils du nouveau président entendait protester contre les liens de son père avec l'ayatollah Ali Khameini, le Guide suprême de la révolution iranienne.

Je déteste votre gouvernement, vos mensonges, votre corruption, votre religion, votre double langage et votre hypocrisie" avait écrit le jeune homme, dans sa lettre publiée par Ali Reza Nouri, un commentateur politique iranien.
"J'ai honte de vivre dans un tel environnement où je suis obligé de mentir à mes amis chaque jour, en leur disant que mon père ne fait pas partie de cette machine.
De leur dire que mon père aime cette nation, alors que je crois que ce n'est pas vrai.
Ça me rend malade vous voir, mon père, baiser la main de Khamenei " déclare le texte publié par le quotidien londonien de langue arabe Al-Sharq al-Awsat

Rohani avait eu des mots très durs à l'égard du geste de son fils – le suicide est condamné par l'islam- mais s'était assuré qu'il puisse être enseveli à proximité du mausolée du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Khomeini.

Fermer la fenêtre