Numéro 1244 - 11.06.2013 - 3 Tammuz 5773       Imprimer

A LA UNE

Gaza : le Hamas tue, Israël paie

L'État d'Israël vient de verser deux millions de shekels, soit plus de 400 000 euros aux familles de deux résidents palestiniens de Gaza…tués par le Hamas.

Les deux Palestiniens étaient employés dans une serre de Ganei Tal, au sud de la bande de Gaza. Ils ont été tués par une roquette du Hamas qui a explosé sur le site.

Avant le désengagement israélien de la bande de Gaza en août 20005, Ganei Tal était une implantation juive de l'enclave, qui produisait des fruits et légumes exportés vers l'Europe.
Elle comptait environ 400 habitants.

L'attaque, qui a eu lieu en juin 2005, a fait trois morts, un ouvrier chinois et les deux palestiniens, après que des tirs de roquettes Qassam aient touché les serres dans lesquelles ils travaillaient.
A la suite de leur décès, les familles ont entamé des poursuites contre l'état d'Israël, pour obtenir des compensations.

Le tribunal qui traite les affaires liées au travail a rejeté leur demande initiale; les familles se sont alors tournées vers la commission de compensation du ministère de la Défense.

Une commission qui a reconnu la responsabilité de l'état, estimant qu'ils étaient légalement employés sur un territoire contrôlé par Israël, dans une entreprise israélienne.
Le verdict de la commission comme le paiement sont un précédent juridique en Israël.

Quelques semaines après l'attaque, le 17 août, Israël quittait unilatéralement le bande de Gaza, démantelant les implantations juives.

Les installations industrielles – notamment les serres à Ganei Tal - étaient laissées intactes, pour permettre leur reprise par des palestiniens, et stimuler l'économie du territoire.
La quasi-totalité de ces installations ont cependant été détruites par les palestiniens.

Le versement de fonds israéliens à Gaza étant interdit, c'est un avocat israélien qui a représenté les deux familles et permis le transfert des fonds via une banque New Yorkaise.

Syrie -Quinze ans, non croyant : une balle dans la bouche, une balle dans la nuque

Un adolescent syrien de 15 ans a été exécuté en public à Alep, en Syrie, d'une balle dans la bouche et d'une autre dans la nuque par les rebelles islamistes syriens.

Ce qu'on lui reprochait? Des propos jugés blasphématoires à l'égard de l'islam, qui ont fait que les membres du groupe Al Nusra, un des groupes importants de la rébellion syrienne qui a récemment rallié al-Qaïda l'ont arrêté.

Mohammad Qataa était un vendeur de rue : il vendait du café dans le quartier populaire de Chaar à Alep. Au cours d'une dispute, il s'est écrié "même si le prophète Mahomet descend du paradis, je ne deviendrai pas croyant."
Voila son crime, il a affirmé ne pas être croyant.

Capturé samedi par les hommes d'Al Nusra, il a été ramené dimanche à son étalage, le corps strié de coups de fouet.

Alors que la foule se rassemblait, un des miliciens islamistes commence à la haranguer :"ne pas croire en Dieu est du polythéisme et maudire le prophète est du polythéisme. Quiconque blasphème ne serait-ce qu’une fois sera puni de cette façon"; l'homme tire alors deux balles sur le jeune garçon, devant la foule mais également son père et sa mère qui a imploré le tueur d'épargner son fils.

Depuis un an, de larges zones d'Alep sont tombées aux mains de l'opposition syrienne, dont des groupes islamistes radicaux tels qu'Al-Nusra.
Une photo diffusée par l’OSDH, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), montre le visage de la victime, la mâchoire détruite et ensanglantée. On peut voir également une trace de balle dans le cou sur des photos publiées par un site web marocain indépendant, DemainOnline.

Al-Nusra est, numériquement, le deuxième groupe de rebelles opérant sur le terrain de la guerre civile syrienne, après l'Armée Syrienne Libre.
La France et la Grande Bretagne ont entamé une large offensive diplomatique pour pousser l'Europe et les Etats-Unis à armer la rébellion syrienne.

Lundi, en Afghanistan, deux jeunes garçons de 10 et 16 ans, Khan et Hameedullah, ont été décapités par les talibans pour dissuader les habitants du village qu'ils habitaient, dans le sud de Kandahar, de collaborer avec le gouvernement afghan.

Turquie : le lobby juif, enfin

On savait déjà pour la peste, les attentats du 11 septembre, le complot pour la domination du monde…

Grâce à l'un des plus importants et populaires -populiste? – quotidiens turcs, Sabah, qui affiche une moyenne d'environ 350 000 lecteurs, on sait désormais que le "lobby financier" est derrière les manifestations populaires contre le gouvernement turc de Recep Tayyip Erdogan.

"Lobby financier" pour les connaisseurs est le nom de code utilisé pour éviter le mot, très incorrect politiquement, de "juif".

Vendredi 7 Juin, un article de Sabah rapporte qu'Erdogan a été accueilli à son retour de son voyage officiel en Afrique du Nord par "des milliers de partisans" à qui il s'est adressé.

"Nous sommes arrivés où nous en sommes en dépit des attaques contre nous, du lobby des taux d'intérêts, ce lobby qui pense qu'il menace la Turquie à travers la spéculation des marchés contre nous " ajoutant "Personne ne peut arrêter l'ascension de la Turquie, sauf D.ieu" alors que ses partisans chantaient "ouvre la voie, nous allons écraser Taksim " (du nom de la place sur laquelle se rassemblent les protestataires).
Erdogan a accusé pêle-mêle "les groupes extrémistes, les d'extrême-gauche et des provocateurs étrangers" d'orchestrer les manifestations anti-gouvernementales.

En 2007, Erdoğan a saisi le journal Sabah, qu'il a ensuite fait revendre au groupe Turkuaz Media, détenu par Calık Holding, appartenant à son gendre, Emet Calik, 16è fortune de Turquie avec un patrimoine estimé à 1,3 milliards de dollars.

Dans un article économique paru l'année dernière, le journal accusait la famille Rothschild d'être responsable de la mauvaise image de la Turquie ajoutant que la politique monétaire de La Turquie nuit à "la Famille", une raison pour laquelle celle-ci tente de nuire au pays.

Mais les Rothschild ne sont pas critiquables que pour cela : ils ont également tiré profit de l'extermination des juifs dans les camps nazis comme fournisseurs du gaz utilisé, du trafic d'opium en extrême orient et bien sur des guerres mondiales ou de la guerre en Irak.

La Turquie est généralement qualifiée dans les médias " de modèle de développement démocratique" parmi les pays musulmans.


Espionnage

Prisonnier X : la Knesset met en cause les procédures du Mossad

Une sous commission chargée du renseignement, dépendant de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, estime que le processus de recrutement et de suivi de Ben Zygier, l'ancien agent du Mossad retrouvé pendu dans sa cellulec onstituait une défaillance grave de l'agence de renseignement,.

C'est ce qu'affirme, dans la presse, un parlementaire membre de la commission qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

Le 17 Février, dernier, moins une semaine après qu'une chaine de télévision australienne révélait l'affaire du Prisonnier X – un jeune juif d'origine australienne – la Knesset avait chargé la sous commission de mener sa propre enquête et d'auditionner différents acteurs de l'affaire.

La commission d'enquête était dirigée par Arie Deri (Shas) et comprenait notamment Yaakov Perry de Yesh Atid – ancien chef du Shin Bet; le Ptésident de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, qui n'est autre qu'Avigdor Lieberman, a également participé à certaines réunions de la sous commission.

La semaine dernière, la chaine israélienne Aroutz 2, faisant foi aux déclarations discrètes de certains députés, faisaient état de vives critiques du Mossad.

Selon Ben Caspit, journaliste de Sof Hashavua (magazine du Jerusalem Post), plusieurs députés auraient critiqué le fait que Tamir Pardo, le chef du Mossad, n'ait donné aucune explication sur le fait qu'il ait omis de faire mention auprès de la sous commission de la Knesset de l'arrestation de Ben Zygier, et des implications que pourraient avoir l'affaire.

Le comité a auditionné Pardo et d'autres dirigeants du Mossad, mais aussi le responsable du Shin Bet, Yoram Cohen, des responsables de l'administration pénitentiaire et les avocats de Zygier.
Le rapport d'enquête serait globalement finalisé mais il est encore impossible de savoir quand il sera publié.

Les députés auraient particulièrement mis en cause les services qui gèrent les agents recrutés, en quelque sorte "son service du personnel", Pardo expliquant que d'importantes réformes avaient été menées dans ce domaine depuis 2003, période à laquelle Zygier a été recruté.
Ni Tamir Pardo, ni Yoram Cohen n'étaient en fonction lors du déroulement de l'affaire.

Et les quelques responsables pointés ne sont plus en service actif au Mossad. Ce serait donc plus des procédures et des modalités qui des individus qui seraient mises en cause.

L'administration pénitentiaire est également gravement mise en cause pour la façon dont elle a géré la détention et l'isolement de Ben Zygier – même si certains députés ont soutenu cette administration.

La façon dont le Mossad a géré la communication autour de l'affaire a été mauvaise et soulignée; d'autant qu'il apparaît que le Mossad, savait, une semaine avant sa diffusion, que la télévision australienne allait diffuser un reportage sur le Prisonnier X.
Le Mossad, en ne préparant aucune réponse au préalable, a été obligé d'en fabriquer d'en l'urgence, ayant mal évalué l'amplification des révélations de l'affaire dans les médias internationaux.
La commission recommande d'ailleurs la création d'un poste de porte-parole du service de renseignement, une première depuis sa création.


DIPLOMATIE

Diplomatie - Le Président d'un des rares alliés d'Israël en Amérique latine arrive à Jérusalem

Juan Manuel Santos Calderon, le plus fidèle, peut etre le seul ami d'Israël en Amérique latine, est en visite à Jérusalem pour renforcer les liens entre les deux pays.

C'est la troisième fois que Juan Manuel Santos Calderon, qui est arrivé dimanche à Jérusalem, est en visite en Israël.
Mais ses deux visites précédentes, il les avait faites en tant que ministre.
Cette fois-ci, c'est bel et bien le président colombien que le président Shimon Peres a accueilli avec tous les honneurs dans sa demeure présidentielle.

Les deux hommes se connaissent bien pour s'être rencontrés à plusieurs reprises dans différentes arènes internationales et en Israël même.
La communauté juive sud-américaine, très importante en Israël, s'était également mobilisée.

Peres a salué dans son homologue colombien "un visiteur important et influent et un être cher, véritable ami d'Israël qui cherche la paix", formulant des vœux pour que cette visite donne "un nouvel élan et renforce les relations existantes entre les deux pays dans les domaines de la sécurité, de la science, de la technologie et de l'agriculture".

La Colombie n'a pas soutenu la candidature palestinienne d'adhésion à l'ONU en novembre 2012 et s'est abstenue de voter.
Cependant la diplomatie colombienne soutient la solution à deux États et Juan Manuel Santos Calderon a déclaré vouloir, au cours de sa visite, travailler avec les deux parties pour tenter de faciliter leur retour à la table des négociations.

Il a également déclaré être venu en tant que représentant de 47 millions de Colombiens qui ont "le plus grand respect et la plus profonde affection pour Israël, un pays qui s'est engagé sur la voie de la stabilité économique par l'innovation".
"Tant Israël que la Colombie ont souffert d'un manque de tolérance", a-t-il rappelé, "et les deux pays ont prouvé qu'ils étaient plus grands que les défis auxquels ils étaient confrontés".

Le président colombien a signé en août dernier un accord avec les FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie, le plus important des groupes de guérilla rebelles.
En octobre 2012, Juan Manuel Santos Calderon s'était vu décerné le Prix Shalom décerné par le bureau latino-américain du Congrès juif mondial en reconnaissance de son engagement à rechercher la paix pour son pays et dans le monde entier.

La réunion à huis clos qui a suivi, a rassemblé les deux présidents et des représentants des gouvernements des deux pays.

En présentant le ministre israélien de l'Économie Naftali Bennett, Shimon Peres a déclaré à son homologue colombien : "Voici un nouveau ministre et un homme très puissant. Vous devez être prudent.". S'abritant derrière son perpétuel sourire si caractéristique, le leader d' Habayt Hayehudi n'a pas montré s'il s'était senti flatté ou atteint par cette pique, qui a plus à voir avec la politique intérieure israélienne qu'avec la diplomatie.

Les deux présidents ont également parrainé la signature d'un accord créant une zone de libre-échange entre Israël et la Colombie, une coopération entre les services aériens et un mémorandum sur la coopération en matière d'innovation.
Un terme qui, aux dires des deux chefs d'état amusés, est un euphémisme pour parler du commerce des armes et des échanges en termes de stratégie militaire.

Israël est depuis plusieurs années un important fournisseur d'équipements de défense en Colombie et y a également envoyé des "stratèges" pour aider à former les forces militaires colombiennes.


LIBRE OPINION

Il n'avait que 19 ans, par Gil Taïeb

La semaine dernière a été marquée par le décès du jeune militant d'extreme gauche, Clément Méric, à la suite d'une altercation avec des jeunes néo nazis francais.

Un fois de plus, la banalisation des mots et de la haine dans le débat public et sur internet ont permis le passage à l'acte.
En France et dans toute l'Europe, les mouvements radicaux se développent; ils sont de plus en plus nombreux ceux qui, se référant au passé sombre de l'histoire, revendiquent avec force leur désir de régner sur le monde.

Cette haine en plein Paris a provoquée la mort d'un militant d'extrême gauche de 19 ans et a fait d'un "nazillon" de 20 ans un assassin.
Plus le discours des politiques surfe sur les crises, les malaises et la haine, plus se développent les groupuscules de la haine.
A l'extrême gauche, les descendants des Red Skins et des anarchistes prônent le chaos et rejoignent idéologiquement les thèses des terroristes internationaux.

A l'extrême droite, les petits enfants d'Hitler et des collabos français reprennent force et espoir au vu des résultats obtenus dans les urnes par leurs partis frères dans toute l'Europe.

Comme souvent lors de ces grands drames -qui devraient soulever les peuples en masse et de manière unitaire -, les politiciens en manque de reconnaissance et de programmes cherchent à les récupérer.
Ainsi, au lieu d'une marche silencieuse contre la haine d'où qu'elle vienne, nous avons assisté à une mascarade et l'on a vu s'organiser différents rassemblements à Paris, au cours desquels la chasse aux sorcières était ouverte ; les uns cherchant à avoir leur martyr, les autres ne voulant pas laisser la place libre.
Tout cela est indigne.

Nous savons tous qu'il s'est agi d'une altercation entre militants, mais nous ne devons pas oublier que ces idées ont tuées et qu'elles peuvent tuer encore.

Notre communauté s'est souvent trouvée agressée par ces deux idéologies, l'une laissant crier "Mort à Israël" et "Mort aux juifs", l'autre n'ayant cessé de haïr les juifs, et revendiquant avec fierté l'héritage de ceux qui ont conduits six millions de nos frères vers la mort.
Je ne fais là aucun parallèle mais je reste conscient et vigilant face à ces dangers.

Pour que le jeune Clément puisse reposer en paix, il faut que la justice soit forte et intransigeante et que soient enfin mis hors d'état de nuire tous ceux qui fragilisent notre République.
Clément n'avait que 19 ans et c'est cela que je veux retenir.
Gil TAIEB


AUTORITE PALESTINIENNE

Abbas a refusé l'année dernière la libération par Israël des plus anciens détenus palestiniens

Un dirigeant palestinien affirmait lundi dans un quotidien israélien que les négociations avec Israël pour reprendre si 107 détenus palestiniens, emprisonnés en Israël avant les accords d'Oslo étaient libérés.
Est-ce bien vrai….

Le bureau du premier ministre israélien n'a fait aucun commentaire sur le sujet et on peut comprendre pourquoi.

Cette déclaration est intervenue alors que le secrétaire d'état américain se préparait pour sa cinquième visite au Proche Orient, au cours de laquelle il devait rencontrer séparément Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahou jeudi.

Ce dirigeant palestinien – qui a souhaité conserver l'anonymat – est l'un des plus proches collaborateurs; il affirme que cette demande de libération est "importante et stratégique" pour l'Autorité palestinienne, ajoutant que leur libération pourrait être un geste suffisant pour ramener les palestiniens à la table des négociations.

Benjamin Netanyahou aurait pourtant proposé il y a un an, dans une négociation secrète, de libérer 50 prisonniers arrêtés avant Oslo (une libération en 3 temps, 25,15, puis 10 détenus).
En échange, le Premier ministre israélien ne demandait pas une reprise des négociations mais à des rencontres indirectes (c'est-à-dire par l'intermédiaire d'un tiers).

Une idée rejetée par les palestiniens qui, comme à leur habitude, ont demandé du tout ou rien – c'est-à-dire la totalité des prisonniers d'avant Oslo.
Les discussions sur cette proposition ont été menées par le chef des négociateurs palestiniens, Saeb Erekat et l'envoyé spécial du Premier ministre israélien, Yitzhak Molcho.

L'information a également été transmise au roi Abdallah de Jordanie, dont le royaume a souvent mené des actions de médiation entre israéliens et palestiniens.

A la lumière de l'échange de 1027 prisonniers palestiniens contre Guilad Shalit – dont certains étaient responsables de crimes de sang- il est peu probable qu'Israël ait des objections à libérer ces "détenus-vétérans".
La seule question est de savoir si leur libération servira à quelque chose tant il est vrai que Mahmoud Abbas, depuis deux ans, passe le plus clair de son temps à imaginer de nouvelles conditions préalables pour une reprise des négociations avec l'état hébreu.
(Photo: Saeb Erekat)


Minorités d'Israël

Israël - L'armée ou une femme, il faut choisir

Les jeunes arabes israéliens qui effectueront leur service national ne pourront pas trouver de femme, a averti un député israélien.


Jamal Zahalke, le chef du parti arabe Balad, s'exprimait devant le Haut Comité de suivi des populations arabes, une organisation qui coordonne les activités des organisations arabes en Israël.
"Les arabes qui serviront dans le cadre d'un service national seront rejetés par leur communauté" a déclaré Zahalke, prédisant " qu'ils ne pourraient même pas trouver d'épouse".
Selon le député arabe, "ce n'est pas un sujet de discussion, c'est un motif de bataille, et nous pouvons nous battre", a rapporté la radio militaire israélienne.
Pour Zahalke, en proposant un service national aux jeunes arabes, Israël "les encourage à l'état pour les assimiler dans la société israélienne et leur faire perdre leur identité".
Les Arabes israéliens sont pas tenus de servir dans l'armée ou d'effectuer un service civique –à la différence des druzes par exemple- et la commission Peri, qui travaille sur une nouvelle "formule" du service national ne recommande pas pas de changement obligatoire pour les arabes d'Israël.
En dépit de cela, de plus en plus de jeunes arabes israéliens s'insèrent dans un service civique et Israël prévoit que leur nombre passera de 3000 en 2014 à 6000 en 2017.
Les déclarations de Zahalke ont soulevé la colère des parlementaires israéliens.
"Zahalke demande aux arabes israéliens de profiter de l'état sans y contribuer " écrit la députée du likoud Tzipi Hotovely sur sa page Facebook.
"Depuis la création de l'Etat d'Israël, les Arabes israéliens bénéficient du système de santé, des infrastructures du pays, du système éducatif et des autres services de l'état.
En vérité, les arabes israéliens, eux aussi, doivent supporter la charge du service national. On ne peut pas exiger l'égalité des droits sans obligations".
Le parti Balad a été fondé en 1995 par Azmi Bishara, qui a fui le pays après avoir été accusé d'avoir transmis des informations au Hezbollah durant la Seconde Guerre du Liban.
Hanin Zoabi, qui a participé à la flottille pour Gaza en mai 2010 – opération au cours de laquelle neuf activistes turcs ont été tués – est une autre membre éminente du parti….


EGYPTE

Egypte : 13 millions de signatures pour évincer Mohamed Morsi

Une campagne de signatures, lancée dans la population égyptienne pour évincer du pouvoir le président Mohammed Morsi a recueilli treize millions de signatures à ce jour, a annoncé lundi un porte-parole de la campagne Tamarod- rebelle-.

Iman al-Mahdy a affirmé que l'initiative en faveur de l'éviction de Morsi continuerait à recueillir des signatures jusqu'après le mois de juin.
"C'est le peuple égyptien qui a confié au président Morsi les rênes de l'État et il a tout à fait le droit de les lui retirer", affirme-t-elle ajoutant : "Il a rompu le contrat avec le peuple, n'a pas satisfait aux exigences révolutionnaires et a publié une constitution contraire à ces exigences".

Après quasiment une année de présidence tumultueuse, la campagne de protestation reflète un mécontentement populaire du peuple envers Mohamed Morsi en raison d'une économie chancelante, des pénuries de carburant et de l'insécurité.

Outre les raisons économiques, les organisateurs de la campagne avancent des raisons politiques pour exiger la démission de Mohamed Morsi ; ils appellent à des élections présidentielles anticipées. "Mohammed Morsi et les Frères musulmans, depuis qu'ils sont arrivés au pouvoir, ont violé tous les règles de la justice et ignoré la volonté du peuple égyptien, de la révolution comme si cela n'était jamais arrivé", peut-on lire sur la page Facebook officielle du groupe.

Ce dimanche, la campagne a reçu un sérieux coup de pouce avec le ralliement du leader de l'opposition Mohammed El Baradei qui a appelé sur Twitter ses partisans à signer la pétition.
"Ce régime despotique a échoué, il a tué l'esprit de la révolution", a écrit l'ancien président de l'AIEA (Agence internationale à l'énergie atomique).
"J'appelle tous les Égyptiens à signer Tamarod et à retrouver notre capacité d'évolution.
Notre force réside dans notre unité, dans la paix et dans le nombre.".


GUERRE INFORMATIQUE

Israël - La prochaine guerre sera aussi électronique

Les futures guerres d'Israël ne se joueront pas seulement sur le terre ou dans les airs.
Elles impliqueront aussi des tentatives d'attaques cybernétiques massives pour détruire les réseaux informatiques des infrastructures israéliennes.

Ces dernières années ont vu une augmentation importante de cyber-attaques et de tentatives de piratage contre une multitude de sites Internet israéliens - sociétés privées et entreprises phares comme El Al, des établissements bancaires, ou encore les sites des administrations ou des ministères.

Benyamin Netanyahou l'a encore dénoncé ce dimanche, lors d'un colloque organisé sur ce sujet à l'université de Tel-Aviv, précisant que "les cybers attaques de ces derniers mois, sont des attaques directes depuis l'Iran mais aussi indirectes de la part du Hezbollah".

Jusqu'alors, ces "agressions informatiques", étaient menées essentiellement par des "particuliers", des hackers, dans une déarche avant tout individuelle; pour l'essentiel, elles n'avaient causé que des dégâts relativement mineurs ayant pu être contrées par les équipes spécialisées mises en place à cet effet en Israël.

Mais l'ancien chef de l'Autorité nationale de la sécurité informatique, Erez Kreiner, craint une attaque intelligente et ciblée qui déjouerait les défenses israéliennes.
"La capacité à nous nuire vraiment est là et c'est juste une question de prise de décision", affirme-t-il.
Ingénieur en informatique de profession, Erez Kreiner a commencé sa carrière au Shin Beth comme responsable de sécurité à bord des avions et dans les ambassades.

Il a ensuite créé l'Autorité nationale de la sécurité informatique au sein du service du Shin Beth en 2002, suite à une décision du cabinet du Premier ministre de l'époque, Ariel Sharon.
Il y a deux ans, le Bureau National "Cyber" a a coiffé l'Autorité nationale de la sécurité informatique pour coordonner toutes les activités dans ce domaine.
"Les dizaines de personnes qui y travaillent", assure Erez Kreiner qui a dirigé cette unité jusqu'à la fin de l'année dernière, "ont un potentiel équivalent à celui de plusieurs dizaines de start-ups dans le secteur privé".

Aujourd'hui PDG d'une société de conseil indépendante en matière de cyber-défense, Erez Kreiner observe la situation d'un regard critique.
"En tant que "défenseur", explique-t-il, vous devez constamment avoir présent à l'esprit que quelqu'un, entité nationale ou hackers anonymes, a pu pénétrer votre système six mois auparavant et n'attend qu'une occasion pour attaquer quand cela lui conviendra.
Contrairement à la guerre physique, le pirate ne prend quasiment aucun risque".

Dans l'ensemble, les systèmes de protection du gouvernement sont à un niveau "raisonnablement" au-dessus du lot de ce qui est pratiqué dans ce domaine.

Cependant, nuance-t-il, "et même si nous n'avons pas les vastes ressources que les Américains peuvent déployer, nous demeurons un des chefs de file dans le domaine cybernétique.
La différence entre eux et nous, expose-t-il, est celle qui existe entre un hors-bord et un porte-avions. Nous avons la capacité de répondre plus rapidement".

Mais ce qui inquiète ce vieux routier de l'informatique, c'est le fait qu'il faudra à terme élargir la défense à des domaines qui n'ont pas été conçus au départ avec une protection contre la cyber-guerre, des pans entiers de l'économie israélienne comme les transports et l'industrie.

Comme pour lui donner raison, le Premier ministre israélien a annoncé ce dimanche qu'Israël envisageait de mettre en place un "Dôme de fer" numérique pour contrecarrer ces attaques.


ANNONCE

La source de vie, dimanche 19 juin, 9h15, France 2 : les Danites de Cote d' Ivoire

Dans le cadre de l'émission, sera diffusée la seconde partie du film relatant l'enquete de deux médecins franco-israéliens partis à la rencontre de l'ethnie Dan Yacouba.

Cette ethnie revendique une descendance de l'une des 12 tribus, celle de Dan; les Dan Yacouba sont donc, selon eux, descendants d'une des tribus perdues d'Israël.

La Première partie du film a attiré 300 000 téléspectateurs.

Visionnez la bande annonce de cette partie du film sur Youtube :
http://youtu.be/JuFLR7tvyqo


ONU

ONU : les USA demandent la démission de Richard Falk, rapporteur spécial pour les territoires palestiniens, l'Europe critique son rapport

La représentante américaine au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, Eileen Chamberlain Donahoe, a demandé avec fermeté la démission de Richard Falk, rapporteur spécial des Nations Unies pour les territoires palestiniens.

Une demande qui intervient après la publication du rapport annuel du rapporteur spécial des Nations-Unies sur les droits des Palestiniens, qui traite des "violations par Israël des droits des Palestiniens" et doit être présenté au Haut-commissariat aux réfugiés lundi.

Dans ce document, Richard Falk demande qu'une enquête soit diligentée contre l'ONG UN Watch, ce qui, espère-t-il, conduira à sa fermeture.

Le rapporteur spécial des Nations-Unies y dénonce "le caractère humiliant et diffamatoire" de l'ONG basée à Genève, ce qui entame, dit-il sa "crédibilité, son "efficacité" et nuit à son mandat.
Pour Falk, UN Watch "détourne l'attention de son message" et l'attention de son public.

Il en profite pour dénoncer à nouveau ce qu'il appelle "l'occupation continue par Israël des territoires palestiniens" et réitère son appel à un boycott des entreprises qui commercent avec Israël ou les israéliens des implantations juives de Judée-Samarie/ Cisjordanie.

La représentante américaine au Conseil des droits de l'Homme dénonce le rapport de Falk, affirmant que si on lui donnait une légitimité, il "mettrait en péril la voix indépendante de la société civile à l'ONU".

Elle a par ailleurs fustigé le comportement de Richard Falk, " offensant, provocateur et qui ne fait en rien avancer la paix au Moyen-Orient ni la protection et la promotion des droits de l'homme".
Abraham Foxman, le directeur de l'Anti-Defamation League, a affirmé que son organisation était en phase avec les demandes d' Eileen Donahoe: Richard Falk, dit-il, est "inapte à assumer son rôle de rapporteur spécial de l'ONU".

Le directeur de l'ADL voit dans les tentatives de Falk de se dépeindre comme la victime d'une campagne de diffamation parrainée par le gouvernement israélien et orchestrée par UN Watch, "un écho des théories du complot antisémite le plus classique".
Le rapport annuel de Richard Falk et ses observations sur UN Watch viennent moins d'un mois après qu'un projet de résolution ait été présenté précisément par cette organisation demandant expressément la démission du rapporteur.

Richard Falk avait, dans un rapport publié par les Nations Unies qui avait force de document officiel, décrit les attentats du Marathon de Boston comme un "projet de domination mondiale des États-Unis et de Tel Aviv".

En janvier 2013, Falk avait publié un texte sur un site web, soutien du Hamas, expliquant que "le Hamas c'était comme la résistance française pendant le seconde guerre mondiale".

En juillet 2011, il avait publié une caricature antisémite sur son blog, la retirant ensuite face au tollé que cela avait provoqué, évoquant une "inadvertance". Car Falk n'est antisémite que par inadvertance.

UN Watch a été créé en 1993 "pour surveiller l'action de l'Organisation des Nations Unies à l'aune de sa propre Charte". L'ONG est basée à Genève.

Lundi soir, l'Union européenne, qui avait demandé par le passé que le rapport annuel sur les territoires palestiniens "soit plus factuel", déclare "déplorer que le rapport présenté lundi ne marque aucun progrès sensible dans ce sens" et fait part de ses préoccupations sur "des prises de positions politiques" qu'il contient.
Selon le communiqué, l'UE "regrette un rapport déséquilibré


INTERNET

L'application israélienne Waze épouse Google pour 1,3 milliards de dollars

Après avoir décliné l'offre de Facebook qui s'était établie à un milliard de dollars et donné une réponse négative à Apple, Waze, l'application de navigation israélienne aurait finalement accepté l'offre de rachat de Google pour 1,3 milliard de dollars. Des informations que, pour l'heure, Waze refuse de commenter.

L'information a été révélée dimanche soir par le site économique Globes.
Google aurait accepté de payer 1,3 milliard de dollars pour l'application de navigation basée à Raanana, et qui draine 50 millions d'utilisateurs à travers le monde.
C'est 300 millions de dollars de plus que ce que Facebook aurait été prêt à payer.

Globes, citant une source anonyme, mentionne qu'il s'agit du plus gros rachat d'une société de consommation israélienne, dépassant de loin Face.com rachetée 60 millions de dollars l'année dernière par Facebook.

C'est précisément Facebook qui, le premier, avait proposé de racheter Waze mais les négociations ont été rompues, apparemment à cause de l'insistance de Facebook pour transférer les activités de recherche et développement de Waze d'Israël vers un des sites de l'entreprise aux États-Unis ou en Grande-Bretagne.

D'autres rumeurs, plus tôt cette année, avaient présenté Apple comme un acheteur potentiel de Waze avec une offre à 400 millions de dollars, trop peu attractive.
L'accord Google-Waze n'impliquera probablement pas de déménagement de la société israélienne, Google ayant déjà plusieurs grandes structures de R & D en Israël qui emploient des centaines d'ingénieurs.

"Intégrer Waze à l'infrastructure déjà existante de Google sera beaucoup plus simple que d'obtenir que Waze ne s'intègre à Facebook", explique Yotam Tavor, expert en médias sociaux.
L'emplacement n'est pour autant pas le seul problème qui ait pu faire capoter l'offre Facebook. Il y a à peine quelques semaines – alors que les rumeurs portant sur l'offre de rachat de Google commençaient à poindre – des personnes bien introduites dans la société Waze laissaient entendre que des membres du conseil d'administration de Waze étaient opposées à une vente à 1 milliard de dollars parce qu'elles pensaient soulever beaucoup plus avec une introduction en bourse.

Google a, semble-t-il, réussi à séduire ces opposants à la vente.
Google possède déjà sa propre cartographie et son application de navigation Navigator; le moteur semble donc rivaliser avec Waze sur ce marché mais le fait est que l'application israélienne domine largement sur la plupart des marchés où les deux applications sont utilisées.
La plupart des utilisateurs s'accordent à dire que Waze est beaucoup plus élégant et convivial que le Navigator de Google.

En outre, Waze a construit un réseau social actif , fortement engagé dans l'application, ainsi qu'une plate-forme publicitaire intégrée.
Dans sa dernière version, Waze fournit des recommandations - like - pour Google Maps, ce qui en fait un partenaire parfait de Google.


ARCHEOLOGIE

Archéologie - Sobibor : un tunnel d'évasion découvert

L'équipe d'archéologues qui procède aux fouilles dans le camp d'extermination de Sobibor, est dirigée par un Israélien, qui a perdu deux oncles qui y ont été assassinés.

Les fouilles archéologiques menées sur le site du camp de la mort de Sobibor en Pologne depuis plus de cinq ans par des chercheurs israéliens et polonais, ont mis à jour ces dernières semaines des découvertes majeures qui apportent un éclairage nouveau sur ce camp où environ 250.000 juifs ont été tués entre 1942 et 1943.

Le camp a ensuite été démantelé et totalement rasé après le soulèvement des prisonniers en octobre 1943, pendant lequel plus de la moitié des prisonniers s'est évadée.
Rien n'en subsiste en dehors de la voie ferrée qui y conduit, et la maison du commandant du camp.
Les dernières fouilles ont eu lieu dans une zone appelée Camp III, celle où se trouvaient les chambres à gaz.
Une zone qui a visiblement été pillée et vandalisée à plusieurs reprises depuis la guerre.

"Nous avons mis à nu la portion de terrain où les corps étaient brûlés, dit Yoram Haimi, l'archéologue israélien qui a supervisé les fouilles.
La terre y est colorée d'une teinte brun rougeâtre qui est due, à mon avis, au sang et à la graisse des victimes qui se sont infiltrés jusqu'à une profondeur de trois mètres. La zone dégage une odeur de charogne épouvantable. C'est incroyable et terrifiant à la fois."
L'équipe a également retrouvé les restes d'un tunnel, probablement creusé par les prisonniers pour préparer une évasion.

Menant vers l'est - hors du camp -, le tunnel a été découvert dans une zone où un grand hangar et des clôtures de barbelés (encore enfouies dans la terre) se dressaient autrefois.
"Si nous creusons encore plus à cet endroit, estime Haimi, il est possible que nous trouvions les restes de Juifs qui tentaient de s'échapper et ont été enterrés vivants sous les gravats".

Une plaque d'identification a été retrouvée ; elle porte le nom d'un petit garçon juif de huit ans, David Yaakov-Zack, son adresse, sa date de naissance et même son surnom, "Dedy".
Il a été établi qu'il a été envoyé à Sobibor depuis la Hollande le 11 juillet 1943 avec sa nièce qui est toujours vivante et demeure en Hollande.

L'année dernière, une autre plaque d'identification avait été retrouvée, portant le nom de Lea Judith de la Penh, une jeune fille issue d'une famille juive portugaise émigrée à Amsterdam.
Léa avait six ans quand elle a été assassinée à Sobibor.
Ses parents vivent aujourd'hui en Israël.
Les chercheurs ont également découvert sept squelettes de personnes tuées d'une balle dans la tête et précipitées dans une fosse, des aux pieds.
Les victimes, selon les analyses, avaient entre 65 et 80 ans au moment de leur décès.

"Il pourrait s'agir, suggère Yoram Haimi, de Sonderkommandos (unités de travail dans les camps d'extermination, composées de prisonniers, Juifs dans leur très grande majorité, forcés à participer au processus de la solution finale) ; ils auraient été amenés ici de Treblinka pour détruire Sobibor et auraient ensuite été exécutés.
Il se pourrait aussi que ce soit des Polonais qui, ayant collaboré avec les Allemands, ont été plus tard assassinés par les Russes."

Un laboratoire de la ville de Lublin teste tous les échantillons de sol trouvés dans la zone du crématorium pour en déterminer la nature exacte.
Des analyses sur les squelettes sont également en cours pour identification.
D'autres fouilles sont prévues sur le site avec l'approbation du grand rabbin de Pologne, le rabbin Shudrich, y compris dans les deux endroits où les Juifs ont, pense-t-on, été enterrés.


TOURISME

Open Sky entre Israël et l'Union européenne : c'est signé

Après des mois de turbulences politiques et une grève en Israël, Israël et l'Union européenne ont finalement signé l'accord Open Sky – ciel ouvert.
Le ministre israélien des transports, Yisrael Katz,assistait à la cérémonie de signature lundi à Luxembourg ,en présence des 27 ministres des transports de l'Union.

"L'accord signé aujourd'hui est très important pour renforcer les relations économiques, commerciales et touristiques entre Israël et l'Union européenne.

Nous nous attendons à voir davantage de vols directs à destination et en provenance d'Israël, une baisse des prix, plus d'emplois et des retombées économiques des deux côtés", a déclaré satisfait l'Estonien Siim Kallas, Commissaire européen aux Transports, également vice-président de la Commission européenne.

La Commission européenne estime en effet qu'une fois qu'il sera pleinement mis en œuvre, Open Skies, en ouvrant le transport aérien à la concurrence, engendrera des économies globales d'environ 350 millions d'euros par an.
L'Union Européenne représente, avec 57% des mouvements de passagers aériens internationaux réguliers, le plus grand marché de l'aviation pour Israël.

En 2011, le trafic UE-Israël représentait 7,2 millions de passagers, soit une augmentation de 6,8% par rapport à 2010.
Les pourparlers entre Israël et la Commission européenne sur Open Skies ont commencé en 2008 mais les deux parties n'ont réussi à trouver un accord qu'en juillet dernier.

Car certaines des économies escomptées seront inévitablement réalisées par la réduction des coûts dans des compagnies telles qu'El Al, probablement "sur le dos" des personnels de ces entreprises. Ces préoccupations ont du coup amené le gouvernement israélien à geler la finalisation de l'accord jusqu'à la constitution d'un nouveau gouvernement après les élections de janvier.

Finalement, le gouvernement a dû, pour contourner l'opposition des compagnies aériennes israéliennes et des syndicats, accepter d'augmenter les subventions qui couvriront les contrôles de sécurité obligatoires des compagnies israéliennes (dont le surcoût diminue inévitablement leur compétitivité par rapport aux compagnies étrangères).

L'accord Open Sky entrera en vigueur progressivement, sur cinq ans, à compter de cette année, pour donner aux compagnies israéliennes le temps de s'adapter.
En attendant, un comité interministériel a déjà entamé la semaine dernière l'examen des demandes des compagnies aériennes d'Israël pour la mise à niveau leurs conditions de fonctionnement par rapport à celles des transporteurs européens.

Sept vols hebdomadaires vers chaque destination européenne seront ajoutés chaque année. L'augmentation annuelle, cependant, sera limitée à seulement trois vols par semaine vers un nombre limité d'aéroports européens qui servent de plaques tournantes en matière de transport – et accueillent déjà un trafic aérien intense.
Un délai qui donne aux compagnies aériennes israéliennes un certain degré de protection pendant la période d'ajustement.


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La maladie de langueur de l'occident, par Shmuel Trigano

Ces dernières semaines, un même phénomène s'est produit et reproduit dans des pays et des contextes différents, mais partout en rapport avec le signe musulman - la symbolique de l'islam, des banlieues, etc.

Je fais référence à décapitation de Londres et à celle, avortée, de Paris, aux émeutes parisiennes à l'occasion de la victoire du PSG. Dans ces trois cas, cela a pris quelques jours aux autorités publiques autant qu'aux médias pour décrire – et encore avec peine – l'origine des actes, alors que la chose semblait évidente dès le départ.
Par contre, elles ont été promptes à identifier et dénoncer une fausse origine : extrême droite ou "ultras" des clubs de sport, ce qui est tout comme.

Ce n'est qu'au bout de quelques jours, quand l'évidence ne pouvait plus être cachée, que, du bout des lèvres, elles reconnurent la réalité, assortie cependant de la ritournelle de la mise en garde contre "l'amalgame" et l'islamophobie.
De ce point de vue, une mention spéciale revient à David Cameron, qui, dans sa déclaration officielle, a rendu compte du meurtre en arguant qu'il était "une trahison de l'islam", ce qui certes est une façon de le désigner indirectement comme coupable, mais qui reste très étrange dans la bouche d'un non musulman.

On obtient ainsi un modèle de comportement dans lequel s'articulent la censure immédiate de l'origine des faits, l'accusation foudroyante de l'extrême droite, la reconnaissance décalée des faits, puis la mise en garde contre l'islamophobie.

Ces deux derniers éléments s'annulent, en réalité, car l'argument de l'islamophobie finit généralement par l'emporter, tant par la plainte des musulmans que par l'argument des journalistes, comme si ils ne pouvaient évoquer le signe musulman sans cette "compensation" symbolique qui l'indexe à la condition, aujourd'hui gratifiante, de victime.

Ainsi, suite à la tentative d'attentat de Paris, le CFCM ne trouve qu'à demander de "dissocier la religion musulmane de la violence commise en son nom en évitant l'usage abusif des termes “islamiste“ et “islamisme“.

Ce développement trouve une confirmation dans l'éventuelle réaction à l'événement, soit qu'elle vienne véritablement de l'extrême droite soit parce que les médias lui attribuent de façon abusive la responsabilité de la réaction publique éventuelle.

Une deuxième détente du syndrome se produit alors qu'on pourrait définir comme un contrecoup. Tabouisation du signe islamique et agitation abusive de tout autre signe identitaire (juif, catholique, droite) font système et donnent à penser que cette dernière fonctionne comme un exutoire au refoulement de la réalité.
Ce syndrome n'est bien sûr pas sans effets dans la lutte contre l'antisémitisme, enfouie dans la terminologie des "tensions inter-communautaires" ou de l'"antisionisme".

Le "signe juif" se retrouve coincé entre l'alerte à l'islamophobie et l'accusation de l'extrême droite.

Il y a ici une énigme dont on n'a pas encore sondé la portée.
On y trouve des explications faciles: le poids électoral de l'électorat musulman, le poids économique du Qatar, la pression de l'Organisation de la conférence islamique militant pour l'interdiction du blasphème en Occident, autant de faits qui mettraient les politiques sous influence.
Il reste cependant quelque chose de profondément mystérieux dans ce comportement, comme si les acteurs étaient hypnotisés, tétanisés, voués à subir sans mettre de mots sur la réalité.

On ne comprend pas en effet que l'autorité publique travestisse spontanément les faits.

S'il est bien évident que tous les musulmans ne favorisent pas le comportement des islamistes, c'est un constat que l'immense majorité des actes de terrorisme sur la planète émane de milieux qui trouvent dans l'islam leur justification.
Le fait que des convertis occidentaux, n'ayant donc aucune attache ethnique avec le monde arabe et ses passions, passent de la conversion au terrorisme doit lancer une sérieuse alerte aux musulmans.

Un immense malaise en découle qui pèse sur la majeure partie des Occidentaux, que le comportement de leurs dirigeants plonge dans des abimes de perplexité, mais aussi sur les musulmans qui veulent se dissocier de cette pente dangereuse de l'islam.

Les États vouent à la solitude les rares leaders musulmans qui combattent cet état de faits comme l'imam Chalghoumi qui a eu le courage de verbaliser ce vécu et de mettre en demeure les islamistes. C'était le rôle de l'État et pas seulement au Mali.
Sinon l'amalgame va devenir dur comme un roc.

Post scriptum : la réaction massive, très bien orchestrée sur le plan médiatico-politique, à la mort du jeune militant d'extrême gauche souligne, si besoin était, la thèse situant la menace principale à l'extrême droite.

Sans nécessairement se prononcer à ce sujet, on ne peut que remarquer l'inégalité de traitement d'une autre menace plus immédiate, celle de l'islamisme, ou des actes qui s'abreuvent au sentiment dit d'«humiliation" du monde arabe - il vaudrait, en fait, mieux dire de ressentiment envers le monde occidental (et peut être pas seulement).
Sur le plan de la lutte contre l'antisémitisme, nous avons là encore un élément attestant que ce n'est pas demain la veille que la société française l'affrontera pour ce qu'il est.


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