Numéro 1241 - 04.06.2013 - 26 Sivan 5773       Imprimer

A LA UNE

Netanyahou : Le racisme contre les Arabes israéliens et les actes de vandalisme contre les Palestiniens doivent cesser

Le Premier ministre israélien a annoncé qu'il utilisera tous les moyens légaux pour faire cesser les actes de racisme contre les arabes israéliens ou de vandalisme contre les palestiniens, des actes commis sans justification ni provocation, a-t-il déclaré.

Benyamin Netanyahou a qualifié ce dimanche de "raciste", l'incident qui a défrayé la chronique la semaine dernière concernant la ségrégation qui serait opérée entre enfants des écoles juives et arabes dans le parc d'attractions Superland près de Tel Aviv (voir notre article).

Il a également condamné les actes de vandalisme récents contre des biens palestiniens en Cisjordanie – Judée Samarie, apparemment causés par des militants d'extrême-droite.

La dernière vague de ce type d'incidents a eu lieu vendredi dernier : des véhicules appartenant à des Palestiniens ont été détériorés et des graffitis anti-chrétiens ont été tracés en plusieurs endroits en Judée-Samarie et notamment à l'église de la Dormition à Jérusalem.

Lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement ce dimanche matin, le Premier ministre a tenu à se montrer extrêmement ferme : "Je tiens à condamner ces deux phénomènes dont nous avons été témoins récemment, qu'il s'agisse du racisme envers les Arabes israéliens ou des actes de vandalisme contre les Palestiniens alors qu'il n'y a eu ni provocation ni justification ; nous les rejetons et les condamnons avec la plus grande vigueur et agirons avec tous les moyens légaux à notre disposition pour les faire cesser.".

Le Qatar ouvre un réseau de restauration casher de luxe

Plus que centenaire, le magasin Harrods de Londres est synonyme de luxe et de bon gout.

Après avoir été racheté en 1985 par la famille de milliardaires égyptiens Al-Fayed, le magasin est racheté en 2010 par le Fonds souverain Qatari – le même qui a racheté le PSG .

Harrods vient d'obtenir un certificat de Cashrout délivré par le Grand Rabbinat sépharade de Londres.
Une certification qui va lui permettre d'entrer dans le circuit des mariages juifs.
Une campagne publicitaire sur cette nouvelle activité a d'ailleurs immédiatement été lancée.

C'est un traiteur casher, Philippe Petit, qui a conseillé l'entreprise durant deux années qui ont mené jusqu'à la délivrance de la certification.
Philippe Petit a d'ailleurs déclaré au Jewish Chronicle que le fait qu'Harrods ait souhaité devenir traiteur casher "est tout simplement incroyable."

Pour un porte parole des magasins, " Harrods dispose maintenant d'une nouvelle ressource unique qui va compléter une vaste gamme de services déjà existants dans les magasins".
Fidèle à sa réputation, " la qualité exceptionnelle et la créativité des services de Harrods apporteront un nouveau service" aux mariages juifs.
Deux seraient déjà dans "les tuyaux".

Syrie - Des brigades de volontaires du monde arabe pour lancer des attaques contre Israël

Les partisans de Bashar el-Assad dans le monde arabe auraient commencé à constituer des brigades de volontaires pour lancer des attaques contre Israël depuis le Golan et combattre l'état hébreu.

Selon l'hebdomadaire Sunday Times qui confirme cette information, ces volontaires formeraient des "brigades populaires" dont les membres proviennent notamment des territoires palestiniens et de plusieurs pays du monde arabe; ils auraient commencé à arriver en Syrie où ils seraient totalement pris en charge par le gouvernement syrien, qui devrait leur assigner des objectifs de lutte contre "'l'agression israélienne".

Selon un député syrien, Khaled Abboud, la Syrie va changer " d'un pays qui soutient la résistance à Israël, nous allons devenir un pays de résistance".

Dans une interview accordée à Al-Manar, la chaîne TV du Hezbollah la semaine dernière, le président syrien avait affirmé que son gouvernement avait reçu de nombreuses demandes du monde arabe lui demandant " comment les jeunes peuvent venir s'enrôler pour combattre Israël", ajoutant qu'il y avait une "forte pression dans le monde arabe pour ouvrir un front contre Israël".

Israël - Des mégabases militaires pour faire fleurir...Le Néguev

Un milieu du désert, surgit, de nulle part, une importante base militaire, mais une base pas comme les autres puisqu'elle comporte synagogues, auditorium, terrains de sports et parcs.

Fin 2015, 10 000 militaires et 2500 employés civils y résideront, ce qui en fera la troisième plus grande ville du Néguev.

Ce n'est pas l'effet du hasard mais d'une politique réfléchie qui vise à transférer une grande partie des activités de l'armée depuis Tel Aviv et le centre d'Israël vers le sud, pour peupler le désert et créer des emplois dans la région. Trois autres de ces "mégabases" devraient d'ailleurs être construites d'ici à 2020.

Le Néguev représente les deux tiers de la superficie du pays mais seulement dix pour cent de sa population.
Son peuplement représente, notamment, une des solutions envisageables pour solutionner la question des difficultés de logements alors que les prix des terrains et des appartements se sont envolés dans le centre du pays.

Mais cette politique se heurte à des obstacles : des groupes de Défense des droits de l'Homme critiquent notamment une politique de développement qui risque de provoquer l'éviction de 40 000 bédouins de leurs terres.
"Le gouvernement doit tenir compte, dans cette politique, de la population existante et non les expulser", explique Rawia Aburabia, un avocat de Beer Sheva .

Le ministère de la Défense, comme l'administration civile, s'en défendent, soulignant que les créations d'emplois dans la région bénéficieront à toutes les communautés de la région, notamment aux bédouins

Les responsables israéliens se concentrent sur cette nouvelle politique qui donnerait peut être vie au projet de Ben Gourion de "faire fleurir le Néguev".
"Si nous donnons des emplois à des gens qui veulent travailler, alors toute la région va se développer et fleurir" commente un responsable militaire.


LIBRE OPINION

Les nouveaux nazis ont changé d'habits: ils ne s'appuient plus sur Mein Kampf, c'est au nom d'Allah et du Djihad qu'ils agissent par Gil Taïb

Il y a une semaine était élu le nouveau président du Crif.
Roger Cukerman, aux cotés duquel je me suis engagé, a remporté le scrutin.

Cette élection est un des moments forts du calendrier communautaire car elle détermine l'avenir d'un des trois piliers de notre organisation communautaire officielle, aux cotés du FSJU et du Consistoire.

Les défis que nous aurons à relever sont nombreux et il y a urgence !
Ces dernières années ont vu l'augmentation significative des actes antisémites et même de l'horreur absolue par l'assassinat à Toulouse de 3 membres de la famille Sandler et de la petite Monsénégo.

La propagande anti sémite, habillée aux couleurs de l'anti sionisme, a fait passer les agresseurs de l'insulte au meurtre !
En France, au début du 21ème siècle, à peine 70 ans après la Shoa, le sang juif a encore coulé.

Les nouveaux nazis ont changé d'habits;ne s'appuyant plus sur Mein Kampf, c'est au nom d'Allah et du Djihad qu'ils agissent !
Après Montauban et Toulouse, ces djihadistes ont essaimé leur venin et leurs disciples partout sur la planète.

Ils agissent sur tous les champs de bataille et dans les rues de Londres ou de Paris.
Ils se nourrissent de la même idéologie et subitement agissent !
Partout, les autorités policières reconnaissent l'importance de ce danger qui gangrène nos sociétés et met en péril nos démocraties.

En France, le ministre de l'intérieur,Manuel Valls, confirme l'existence de cette idéologie du mal et n'hésite pas à parler de ces centaines de terroristes potentiels formés dans certaines mosquées clandestines, dans les prisons ou sur internet.
Il n'hésite pas à pointer du doigt l'extrémisme de certains convertis jusqu'au-boutistes, qui prônent le djihad et vont jusqu'à combattre au Mali ou en Syrie.

Leur retour vers nos frontières n'est pas pris à la légère, car chacun d'entres eux n'est un terroriste en sommeil.
Le danger islamique n'est pas le seul à menacer nos démocraties, ça et là en Europe, la vipère néo nazie renait de ses cendres.
Aujourd'hui, en Europe, en Hongrie et en Grèce au nom d'Hitler, on crie Mort Aux Juifs !
et au nom de la Haine d'Israel, on Assassine des Juifs !

C'est dans ce contexte, avec une Europe malade, fragilisée par une crise économique et par la montée des populismes, que nous devons, plus que jamais, étre vigilant, uni, et engagé.
La volonté politique existe, et notre rôle est de la soutenir et de l'épauler.

Nous devons combattre aux cotés de tous les démocrates qui n'hésitent pas à nommer les choses et à appeler un terroriste, terroriste !
La vie citoyenne est jalonnée d'élections, sachons faire entendre notre voix.

Agissons pour sauver la démocratie et la laïcité.
Rappelons cette fidélité, que le peuple juif, fier de son histoire, de ses traditions et citoyen exemplaire, a toujours respecté et servi.
Pour relever ce défi, nous avons besoin de chacun car le travail est immense et nous sommes trop peu pour nous permettre la division
Le jour d'une élection, il y a toujours un perdant et un gagnant.

La déception est légitime mais pas la rancoeur.
Au lendemain nous avons un devoir, celui de penser et préparer l'avenir.


DEFENSE

Défense - Israël disposerait de 80 ogives nucléaires

Le nombre total d'armes atomiques dans le monde baisse,
il est encore un marqueur significatif du statut international du pays qui les possède.

Israël possèderait donc quelque 80 ogives nucléaires – ce chiffre est inférieur aux chiffres attendus et inférieur également à l'arsenal nucléaire des pays qui sont officiellement en possession de l'arme atomique -.

C'est ce qui ressort du nouvel annuaire 2013 publié par l'Institut de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), un groupe de réflexion sur les questions de sécurité mondiale et de contrôle des armements. Parmi ces ogives, 50 seraient des missiles balistiques à moyenne portée et 30 seraient des bombes transportables par avion.

En outre, "Israël peut aussi avoir fabriqué des armes nucléaires non stratégiques, par exemple des obus d'artillerie et des munitions de démolition à caractère atomique", explique le quotidien britannique The Guardian se basant sur le rapport du SIPRI.

Israël n'est pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et a longtemps maintenu une position officielle ambiguë en ce qui concerne ses capacités nucléaires.

En 1986, sur la base d'informations fournies par l'ex-technicien nucléaire israélien, Moredechai Vanunu, condamné par Israël pour trahison, le Sunday Times estimait qu'Israël avait produit plus de 100 ogives nucléaires.

L'Inde et le Pakistan, qui n'ont pas non plus signé le TNP, ont chacun entre 90 et 120 ogives.
En revanche, d'après les données du SIPRI, les pays signataires du TNP - la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis - en possèdent plusieurs centaines, et les États-Unis ou la Russie plusieurs milliers.

Malgré leur engagement à ne pas développer de nouvelles armes nucléaires, les pays signataires du TNP travaillent à la mise au point de nouvelles technologies nucléaires et sont prêts à les intégrer à leur arsenal.

Début 2013, les cinq États membres du TNP ainsi que l'Inde, le Pakistan et Israël possédaient ensemble "environ 4.400 armes nucléaires opérationnelles. Près de 2.000 d'entre elles sont maintenues en état d'alerte opérationnelle élevée.
Si toutes les ogives nucléaires étaient comptées, ces États possèderaient ensemble un total d'environ 17 265 armes nucléaires... contre 19.000 au début de l'année 2012", a déclaré le SIPRI qui attribue cette baisse à la Russie et aux États-Unis qui ont tous deux réduit leurs stocks afin de s'acquitter de leurs obligations en vertu du traité New START, (traité pour la la réduction et la limitation des armements stratégiques offensifs et la destruction des armes obsolètes).

La Corée du Nord et l'Iran ne sont pas comptabilisées dans ce rapport en tant que puissances nucléaires car leurs programmes respectifs sont toujours considérés comme étant à l'état d'expérimentation.


AUTORITE PALESTINIENNE

Les palestiniens découvrent Oui-Oui

Le président de L' Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a désigné un universitaire, très peu connu sur le plan politique, pour succéder à Salam Fayyad, démissionnaire, au poste de Premier ministre.

Le nouveau Premier ministre, Rami Hamdallah, remplacera Salam Fayyad, économiste respecté, jouissant du soutien des pays occidentaux, adversaire résolu de la corruption qui gangrène l'Autorité palestinienne, qui a choisi de démissionner après plusieurs désaccords importants avec Mahmoud Abbas.

Tant que Fayyad était premier ministre, il était quasiment impossible pour Abbas et le Fatah de mettre la main sur les centaines de millions de dollars de l'aide internationale, une pratique courante notamment pendant l'ère Arafat.

Contrairement à Fayyad, réputé inflexible sur ses fondamentaux, il est fort probable que la nomination d' Hamdallah, qui se montrera probablement plus flexible – voir plus docile – que son prédécesseur, renforcera le pouvoir qu'exerce, sans partage, Mahmoud Abbas.
Hamdallah, âgé de 55 ans, est membre du Fatah, dirigé par Abbas. Son degré de connaissances politiques ou de relations internationales est voisin de zéro.

Il n'a aucune expérience politique ou de gouvernement, mais est respecté pour …ses compétences universitaires. Abbas et le Fatah, qui voulaient un premier ministre faible, qui ne constitue pas une menace sur leur monopole de la question palestinienne, ont incontestablement marqué un point.
D'autant que Fayyad ne cachait plus – et ne cache pas – son intention de se poser en challenger d'Abbas lors de futures élections présidentielles – si elles ont lieu un jour.

Parmi les fonctions occupées par Rami Hamdallah figure le secrétariat général de la Commission électorale centrale palestinienne – une commission qui n'a pas du le surmener : deux élections législatives en 1996 et 2006, et une élection présidentielle en 2005.

Sur le plan des négociations avec Israël, le changement de Premier ministre n'aura aucun impact : champs réservés du Fatah et de la garde rapprochée d'Abbas, même Fayyad n'y avait jamais été associé.

On ne sait pas encore l'impact qu'aura le départ de Salam Fayyad sur le soutien de la communauté internationale qui appréciait son intégrité, son pragmatisme et son engagement contre la corruption durant ses six années de direction du gouvernement de l'Autorité palestinienne.

Une nomination qui pourrait être transitoire, ou signifier que les prochaines élections ne sont pas prévues dans un avenir proche : Abbas, qui gouverne illégalement depuis 2009, pourrait conserver le pouvoir sans être élu.

Abbas continuera sans coup férir à considérer la "chose palestinienne" comme sa petite entreprise.

Plusieurs dirigeants de l'OLP se plaignaient ce week end de n'avoir pas été consultés sur le choix du Premier ministre, ou ne n'avoir pas été informés des initiatives de John Kerry, le secrétaire d'état américain, pour relancer les négociations israélo palestiniennes.

Le Hamas a jugé cette nomination "illégale", l'organisation islamiste n'ayant pas été consultée.
"Ce cabinet ne représente pas le peuple palestinien", a déclaré le porte-parole du gouvernement du Hamas Taher al-Nunu, ajoutant "le statut du nouveau cabinet est illégal."


TURQUIE

Turquie - Nouvelles violences policières

Un quatrième jour de contestation en Turquie a vu une soirée de manifestations succéder à une journée calme - alors que les turcs étaient au travail.

La police est intervenue à nouveau lundi soir à Istanbul pour disperser des centaines de manifestants par des tirs de gaz lacrymogène.

Des incidents violents ont déjà opposé les forces de l’ordre aux protestataires ces deux dernières nuits dans ce quartier, situé non loin des bureaux du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui ont en partie brulé.

Sur la place Taksim, abandonnée par la police après 48 heures de répression violente, des milliers de personnes manifestaient, demandant la démission du Premier ministre Erdogan.

À Ankara, sur la place Kizilay qui accueille depuis plusieurs jours les manifestants antigouvernementaux, la police a violemment chargé les lycéens et étudiants. Dans un autre quartier, ce sont des balles en caoutchouc qui ont été utilisées.

Tard dans la nuit, les violences policières reprenaient et on signalait plusieurs dizaines de blessés parmi les protestataires.

Selon Recep Tayyip Erdogan, qui s’est exprimé depuis Rabat, "A mon retour de cette visite au Maghreb, les problèmes seront réglés".
Erdogan qui laisse entendre que des "interventions étrangères" pourraient être derrière les manifestations.

L’un des plus importants syndicats a appelé à une grève de deux jours pour dénoncer la « terreur d’Etat exercée contre les manifestants qui défient le gouvernement, une menace contre la vie des civils". a déclaré dans un communiqué la Confédération des syndicats du secteur public (KESK).

Alors que les émeutes ont débuté à Istanbul autour du projet gouvernemental de raser un square – souvent utilisé par l'opposition – pour y implanter un centre commercial, Erdogan a déclaré que le projet serait mis en œuvre et complété la construction d'une nouvelle mosquée et la construction de la réplique d'une caserne.de l'époque ottomane

Qualifiant les protestataires de "quelques pillards", le Premier ministre Tayyip Erdogan a accusé le principal parti d'opposition laïque d'inciter la foule à l'émeute, pour affaiblir son parti, l'AKP, à un an des élections.

Si Erdogan reste populaire dans une bonne moitié de l'opinion publique, les derniers sondages montrent que sa cote de popularité chute : les critiques soulignent son autoritarisme et l'ingérence religieuse dans la vie privée d'une république attachée à la laïcité.
Les restrictions sur la vente d'alcool aux turcs, l'interdiction de s'embrasser dans la rue ou des marques d'affection ont également provoqué des protestations.

Plus globalement, l'empilement des mécontentements pour des raisons différentes (l'intrusion de l'islam dans la vie privée, les restrictions des libertés individuelles ou de la presse, la position vis-à-vis de la Syrie, l'affaire de la flottille pour Gaza et la rupture avec Israël, l'accord avec le parti des travailleurs du Kurdistan) font que le camp des opposants gonfle.

Dimanche, Erdogan est apparu à la télévision pour la quatrième fois en moins de 36 heures, et justifié les restrictions sur l'alcool : "les gens doivent savoir que je veux ces restrictions sur l'alcool: quiconque boit de l'alcool est un alcoolique".

Quant à la Syrie – dont la Turquie était autrefois un allié très proche avant qu'elle ne se range aux côtés de la rébellion – elle raille Erdogan en utilisant la rhétorique du Premier ministre turc.
Ce week end, le ministère des Affaires étrangères syriens a émis un avis déconseillant de voyager en Turquie "en raisons des troubles" et des dangers pour la sécurité des voyageurs

Samedi, le ministre de l'information, Omrane Al Zohbi, a repris mot pour mot les appels à la démission adressés par Erdogan à Bachar Al-Assad. "Le fait qu'il empêche les manifestations pacifiques prouve qu'Erdogan est déconnecté de la réalité. Le peuple turc ne mérite pas une telle sauvagerie".

Alors que les médias turcs ont peu couvert les manifestations et la répression, les protestataires – et la population – se sont tournés vers les médias sociaux pour trouver des informations fiables – d'autant que la liberté de la presse est, en Turquie, une notion qui se perd.

Ce qui a amené Erdogan à déclarer : "Il y a maintenant une menace qui s'appelle Twitter, on y trouve les meilleurs exemples de mensonges. Pour moi, les médias sociaux sont les pires menaces pour la société."


MONDE ARABO MUSULMAN

La gifle de Moqtada al-Sadr au Hezbollah

Vous etes des traitres, voici comment Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, a conclu un entretien avec Moqtada al-Sadr, le leader de l'opposition chiite irakien.

Le sujet était d'importance : il s'agissait pour Nasrallah de convaincre le leader de "l'organisation sœur" dirigée par Sadr, d'envoyer des combattants pour épauler le Hezbollah sur le terrain de la guerre civile syrienne.

Selon la déclaration d'un un ancien leader chiite -qui a quitté les rangs de l'organisation de Sadr- à l'hebdomadaire kowitien Al-Seyassah, Sadr n'aurait pas mâché ses critiques : " La participation des chiites irakiens dans la guerre en Syrie signifie une guerre civile en Irak. Si vous voulez mettre en danger le Liban c'est votre affaire, mais vous n'avez pas le droit de mettre en danger les chiites en Irak ".

L'ensemble du monde chiite irakien semble avoir adopté une attitude analogue, interdisant toute implication irakienne dans le bourbier syrien.
Or Nasrallah semble de plus en plus en difficultés. Si le parti des Fous de D.ieu affiche une armée de 50 000 hommes, il aurait engagé par loin du cinquième de ses troupes aux côtés de Bashar el-Assad, et bon nombre de ses ressources en armes et matériels.

Pour garder les positions de Qusayr, prises il y a une dizaine de jours, protéger ses bases à Beyrouth sud et ses positions dans la vallée de la Bekaa, au sud Liban, Nasrallah semble ne plus disposer d'assez de moyens.

Selon un commentateur libanais, "l'ensemble des tâches devient surdimensionnée pour une organisation comme le Hezbollah".
Une raison pour laquelle l'organisation terroriste – comme Bashar el-Assad, voir notre article – tente de mettre sur pieds une armée de volontaires chiites en provenance du monde arabe.

Le refus de Sadr est une gifle politique au Hezbollah, mais également à l'Iran qui a fiancé et équipé son armée de 60 000 hommes.
Mais Moqtada al-Sadr a désormais d'autres chats à fouetter sur l'échiquier politique irakien: il essaie de faire tomber le Premier ministre Nouri al-Maliki et espère le remplacer.

Il est soutenu dans sa lutte politique par l'opposition sunnite irakienne. Pas question donc, pour lui, d'aller tuer des sunnites dans les rues syriennes.
Le monde chiite n'est finalement, peut-être, pas si homogène que cela, dès lors qu'il s'engage, dans chacun des pays concernés, dans des luttes politiques intérieures.

La situation se complexifie donc pour Hassan Nasrallah, critiqué au Liban, vilipendé dans le monde arabe. Même les leaders d'autres factions chiites libanaises commencent à critiquer son D'autant que, contrairement à la seconde guerre du Liban où il "affirmait combattre l'occupation", il n'y a aujourd'hui, en face de lui, aucun occupant en Syrie; il aura les plus grandes difficultés à refaire l'union sacrée du monde chiite.

Selon plusieurs médias libanais, des membres importants du Hezbollah, dont Subhi al-Tufayli, neveu d'un ancien chef du Hezbollah, auraient décidé de quitter l'organisation.
La situation pour le Hezbollah devient celle d'une lutte existentielle, pas seulement un renvoie d'ascenseur à Assad, mais une lutte désespérée pour maintenir vivace le poumon qui l'oxygène, l'axe Téhéran-Damas, par lequel lui parviennent armes et financements.

Un soutien qui, s'il prend fin, fera perdre aux Hezbollah ses capacités à représenter une menace pour Israël, notamment en raison des voix qui élèvent, de plus en plus nombreuses dans l'arène politique libanaise, pour désarmer les terroristes chiites au Liban.

C'est l'une des raisons pour lesquelles l'Iran – comme la Russie – attache une grande importance à la conférence internationale qui doit débuter cette semaine à Genève – mais qui pourrait être à nouveau repoussée, tant l'opposition syrienne reste divisée.

On ignore encore d'ailleurs le statut de la représentation iranienne à "Genève 2" : les européens comme les américains s'y opposent, la Russie soutient sa présence – et affirme qu'elle n'est pas opposée à la présence d'une délégation israélienne.

L'armée syrienne libre a, par ailleurs, lancé un ultimatum au Hezbollah : le retrait total de ses combattants de Syrie..Ou la guerre, un ultimatum qui expirera mardi.

Dimanche, un violent accrochage au Liban, entre le Hezbollah, et des rebelles syriens (en fait des membres du groupe Jabhat al-Nusra, lié à Al Qaïda), qui se sont violemment affrontés, faisant un mort dans les rangs du Hezbollah, et 17 dans les rangs du groupe radical.



EUROPE

Union européenne : l'Allemagne devrait soutenir la labellisation des produits israéliens fabriqués au delà de la Ligne Verte

Le gouvernement allemand a donné son approbation tacite au souhait de l'Union européenne d'étiqueter les produits fabriqués sur les territoires controlés par Israël au-delà de la Ligne verte.

"À notre avis, est-il écrit, il n'est permis d'étiqueter avec les autocollants "Made in Israël" que les produits fabriqués dans les frontières de 1967".

Dans une lettre datée du 13 mai, le Dr Emily Haber, secrétaire d'État au ministère allemand des Affaires étrangères, fixait la position nouvelle et plus explicite du gouvernement de la chancelière Angela Merkel : "Le label "Made in Israël" est, selon l'avis du gouvernement fédéral, seulement autorisé pour les produits à l'intérieur des frontières de l'État d'Israël avant 1967", déclarait cette lettre.

Interrogé à son sujet, le porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères se défendait de participer aux tentatives de boycott des produits israéliens et évoquait plus pudiquement la "nécessaire information due aux consommateurs" sur l'origine des produits.

Jusqu'à présent, toutes les exportations israéliennes vers les marchés européens, quelles qu'elles soient-y compris les produits fabriqués dans les implantations de Judée-Samarie-, sont étiquetées "Made in Israël".

Mais tout au long de l'année, le débat a fait rage au sein des pays membres de l'Union Européenne (soumis par ailleurs à la pression des groupes pro-palestiniens BDS qui prônent le boycott d'Israël) pour faire la distinction entre les produits fabriqués à l'intérieur et au-delà de la Ligne verte.

Andrew Stanley, l'envoyé de la diplomatie de l'UE, lors de sa mission en Israël, a déclaré à la radio militaire qu'aucune décision définitive n'a été prise par les États membres et que des discussions sont en cours.
Il a ajouté que le débat est vif sur cette question et est le reflet de "l'impatience croissante de l'Europe face à la politique de colonisation du gouvernement israélien".

Selon la radio militaire israélienne, les gouvernements européens sont déterminés à aller jusqu'au bout de cette étape, niant ainsi les rumeurs selon lesquelles ils avaient abandonné leurs discussions dans ce domaine à la demande de l'administration Obama.

La défection de l'Allemagne serait un coup dur pour Israël qui a toujours pu compter sur son soutien (ou sa neutralité bienveillante) en diverses occasions dans un cénacle - l'UE - dont beaucoup de membres ne cachent pas leur soutien inconditionnel aux Palestiniens.
Mais Angela Merkel, dit-on, est furieuse de la poursuite de la "colonisation" de Jérusalem.

Au ministère israélien des Affaires étrangères, on prend la chose très au sérieux.
Les diplomates israéliens craignent que l'étiquetage de la production des implantations ne soit en fait qu'une première étape vers un éventuel boycott européen des produits israéliens dans leur ensemble. "Nous allons nous battre et nous avons les outils pour le faire ", a déclaré, le vice-ministre des Affaires étrangères Ze'ev Elkin à la radio militaire.
"Il n'est pas une réunion, une délégation de diplomates ou une rencontre avec des ministres européens où cette question n'est pas soulevée".

Mais Ze'ev Elkin se souvient aussi du temps où l'ONU avait adopté la résolution assimilant le sionisme au racisme en 1975 qui a finalement été abolie en 1991. "Ce n'est pas une cause perdue", assure-t-il.


HISTOIRE

Farhud, le début de la fin des juifs d'Irak

Le 2 juin 1941 est connu comme la deuxième journée du Farhud.

Le Farhud, ou littéralement "la dépossession violente" est un pogrom qui a duré deux jours, provoquant la mort de centaines de juifs de Bagad, de nombreux blessés, a sonné le glas de la présence de la très ancienne communauté juive d'Irak, forte de 135 000 âmes, qui quittera le pays avant la fin de la décennie.

L'Irak, sous mandat britannique depuis 1921, accède à une indépendance partielle en 1932, sous supervision britannique.
1941 est une année charnière de la guerre, le régime nazi cherchant à déstabiliser le proche orient pour avoir notamment accès aux vastes champs pétroliers.

Le 2 Avril 1941, un coup d'Etat militaire, dirigé par un politicien anti anglais, - Rashid Ali al-Kailani, renverse le gouvernement pro-britannique d'Abdul Ilah, régent d'Irak, et conteste la présence des troupes britanniques dans le pays.
Le 25 mai, Hitler annonce son intention d'élargir sa zone d'influence sur la région, en s'appuyant sur l'Irak.

Depuis 1935, l'ambassade allemande de Bagdad avait multiplié les efforts pour attirer la sympathie de la rue iranienne au régime nazi.
Elle avait notamment acheté un hebdomadaire qui avait publié de larges extraits de Mein Kampf.

Haj Amin al-Husseini, Grand Mufti de Jérusalem, et proche du régime nazi, soutenait la démarche allemande et a permis d'établir des liens étroits entre Rashid Ali et Berlin.
Un tandem suffisamment dangereux pour que David Ratziel, de l'Irgoun, concocte un plan – probablement avec les britanniques pour enlever al-Husseini et détruire l'accès aux puits de pétrole irakiens (pour empêcher les allemands de s'en emparer). La mort de Ratziel dès le lendemain de son arrivée en Irak fait avorter l'opération.
Une contre attaque des britanniques permet de chasser Rashid Ali, et de réinstaller à la régence Abdul Ilah.

Le 1er juin 1941, le jour de Chavouot, les Juifs de Bagdad, soit environ 90 000 personnes, rassurés par la restauration de la régence, se sentent suffisamment en sécurité pour célébrer la fête dans leur ville.

Mais les soldats et les policiers fidèles à Rashid Ali, ainsi que les membres de Futtuwa, la version irakienne de la Jeunesse hitlérienne, rejoints par des habitants de la ville, attaquent les quartiers juifs, tuant, pillant, détruisant les maisons des juifs.

Selon les rapports officiels irakiens, entre 150 et 200 juifs auraient été tués durant ce pogrom.
Mais d'après les archives britanniques, il y aurait eu au moins 600 morts.
Un bilan d'autant plus difficile à établir que la communauté a enterré ses morts rapidement, dans une fosse commune.
La journée aurait également fait près d'un millier de blessés; près de 2000 habitants et commerces auraient été pillés et détruits.

Si le pogrom a pu se développer en toute impunité, c'est que les forces britanniques présentes dans la capitale sont restées totalement passives : l'ambassadeur britannique, Sir Kinahan Cornwallis, a décidé en toute connaissance de la situation de ne pas les faire intervenir, ce qui lui vaudra de nombreuses critiques, tout comme la superficialité de ses dépêches au Foreign Office à Londres, ou sa décision de ne pas purger l'administration irakienne de ses éléments pro nazis.

La communauté juive irakienne vivait paisiblement dans le pays depuis l'époque du premier Temple; son soutien aux anglais dans une administration gangrénée par l'influence nazie, comme ses sympathies pour la cause sioniste ont servi de caisse de résonnance à la haine dont elle a été victime.
Un sentiment de menace qui s'est amplifié après la création de l'Etat d'Israël, en 1948.

Une grande partie des juifs irakiens ont alors été exclus de la fonction publique irakienne, d'autres ont été trainé devant les tribunaux sous de fausses accusations d'espionnage.

En mars 1950, une loi irakienne de dénaturalisation est promulguée permettant aux Juifs d'émigrer, ceux-ci sont spoliés de tous leurs biens. Entre la fin 1950 et 1952, Israël met en place l'Opération Ezra et Néhémie, un pont aérien organisé au départ via Chypre, puis ensuite directement entre Bagdad et Lod.
En 1952, 110 000 juifs ont déjà quitté.

Pour ceux qui ont choisi de rester, la situation devient intenable, notamment après la proclamation de la République d'Irak en 1958. Ils sont porteurs d'une carte d'identité de couleur jaune, et personne n'est autorisé à leur vendre de biens.

Le 27 janvier 1969, 9 juifs sont pendus en public pour "complot sioniste".
Sous la pression internationale, l'Irak autorise ses derniers juifs à quitter le pays.
Il resterait aujourd'hui une dizaine de juifs à Bagdad.


Solidarité

Israël - En mourant, Noam Naor, 3 ans, sauve deux enfants : un palestinien, un israélien

Noam Naor, un bébé de 3 ans, est tombé de la fenetre de l'appartement de ses parents et a été déclaré cliniquement mort il y a 10 jours.

Ses parents ont décidé de faire don de ses organes pour sauver d'autres enfants.
C'est ainsi qu'un de ses reins a sauvé un enfant israélien et 'autre un enfant palestinien.

L'opération, effectuée dimanche dans un service spécialisé de l'hôpital Beilinson de Petah Tikva, est considérée comme un succès.
Le jeune palestinien était traité depuis sept ans au centre de dialyse de l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem; jusqu'à présent, aucun donneur compatible n'avait été trouvé.

Le centre de transplantation du ministère de la Santé a contacté les parents de Noam, et leur a demandé s'ils étaient prêts à faire don d'un rein de leur fils à un enfant palestinien.
Les parents de Noam ont immédiatement accepté.

Le père du jeune receveur a déclaré qu'il "n'avait pas assez de mots pour remercier la famille qui donnait une nouvelle vie à son fils".

Pour la ministre de la Santé Yael German, la décision "des parents de Noam est un geste noble, un exemple pour nous tous, un exemple d'Humanité".


SOCIETE

Israël - Superland : chroniques de la ségrégation ordinaire

Après le compte-rendu d'un enseignant de Jaffa sur l'expérience tumultueuse qu'il a vécue en voulant réserver une sortie scolaire au parc de loisirs Super Land, celui-ci a fini par préciser que c'est à la demande des écoles que des jours d'activités distincts sont aménagés pour les jeunes élèves juifs et arabes.

Mardi, Khaled Shakra, enseignant d'une classe de cinquième de l'école Ajial de Jaffa, a voulu réserver des entrées au parc d'attractions Superland pour le "Yom kef" (journée plaisir et détente en fin d'année scolaire) de sa classe.

Un opérateur de Superland lui offre trois options : les 17, 18 ou 19 juin et l'enseignant fait aussitôt une réservation pour le 18 juin.

Mais dès qu'il a commencé à égrener toutes les informations nécessaires sur l'école, il aurait été mis en attente et un autre opérateur prenant le relais l'aurait informé que les dates qui lui avaient été proposées initialement, n'étaient plus disponibles.

Flairant une autre explication, Khaled a rappelé quelques minutes plus tard, changeant son prénom.
Demandant les mêmes dates que précédemment, il a la surprise de se voir proposer les dates qui lui ont été refusées pour sa classe, soudainement redevenues disponibles.
Toutes ces informations Khaled Shakra les a relatées sur sa page Facebook. Il y a décrit sa frustration et sa déception devant cette différence de traitement.

L'histoire a fait boule de neige et a suscité des réactions indignées aussi bien dans la société civile que dans la classe politique israélienne.
Le mouvement de jeunesse Hashomer Hatzair a immédiatement fait savoir que les milliers d'enfants qui fréquentent ses camps, n'iront pas à Superland cet été.

Le député Michal Rosin (Meretz) a appelé le ministre de l'Éducation Shay Piron à engager les écoles publiques à boycotter ce parc.
Le ministre de la Défense Moshe Yaalon a lui aussi exprimé sa honte devant un tel incident, se demandant "comment chacun d'entre nous aurait réagi si dans un autre État, il s'avérait que des journées séparées étaient organisées entre écoles ordinaires et écoles juives".

Le ministre de l'Éducation Shay Piron a pour sa part appelé Khaled Shakra jeudi matin pour l'assurer de son soutien et réaffirmer que "les valeurs d'égalité, de partenariat et de tolérance sont au cœur de la politique du ministère de l'Éducation".

Enfin la ministre de la Justice Tzipi Livni a demandé au procureur général Yehuda Weinstein de vérifier si Superland avait fait preuve d'une telle discrimination envers les élèves arabes.

La société Superland a de son côté réagi très vite au récit de Khaled Shakra arguant que si, en en fin d'année scolaire, elle ouvre ses parcs à des jours différents pour les écoles juives et arabes, c'est essentiellement à la demande des établissements scolaires eux-mêmes.

Le parc d'attractions de Rishon Le Zion a ainsi précisé dans un communiqué que, la veille encore, ils avaient reçu deux réservations émanant d'écoles arabes demandant expressément que la journée soit réservée aux Arabes.
Des demandes similaires proviennent aussi des écoles juives.

Selon la direction du parc, "ces demandes ont pour motivation d'éviter des tensions et des actes de violence qui peuvent survenir entre élèves des différents secteurs de la population".
Précisant d'ailleurs lundi soir que la ségrégation ne concernait pas que les juifs et les arabes, mais également le public orthodoxe, qui bénéficiait de journées séparées "pour ne pas se mélanger aux autres juifs".


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Syrie - Des soldats nord coréens en soutien à Bashar el-Assad

Une organisation des droits de l'homme proche de l'opposition syrienne a affirmé lundi que des officiers de l'armée nord-coréenne soutiennent désormais sur le terrain les forces de Bachar al-Assad dans leur lutte contre les rebelles à Alep.

Ce serait des agents des milices civiles d'Assad qui auraient évoqué leur présence.
Le régime syrien dénonce depuis longtemps, parmi les rebelles qui se battent à travers le pays, la présence de nombre de combattants et de conseillers envoyés par des "ennemis de la Syrie", comme l'Arabie saoudite, Israël ou les États-Unis ; depuis peu il ne nie même plus que son armée soit aidée par des milliers de combattants du Hezbollah libanais.

Cependant, les rapports indiquant la présence d'agents nord-coréens sont relativement rares.

Dans une interview accordée à Asharq Al-Awsat, Rami Abed A-Rachman, directeur du centre syrien des droits de l'homme, a déclaré que le nombre d'agents nord-coréens en Syrie, s'il est inconnu, se monterait à au moins une quinzaine d'arabophones à Alep.

Les officiers nord-coréens seraient affectés à de nombreux domaines, y compris la défense des usines du ministère syrien de la Défense au sud-est d'Alep et dans les centres des forces du régime à Alep sans toutefois prendre part aux combats.
Ils assisteraient l'armée d'Assad sur la logistique et l'aspect opérationnel des combats, et superviseraient en outre l'artillerie du régime dans la région

Ce n'est pas la première fois que des liens sont établis entre le régime d'Assad et le régime nord-coréen, qui - avec le régime iranien - ont été désignés par l'ancien président américain George W. Bush comme constituant "l'axe du mal".

La Corée du Nord aurait, du reste, aidé Assad dans la construction du réacteur nucléaire qu'Israël a détruit lors d'un raid aérien en 2007.

L'Egypte déploie des forces terrestres et aériennes dans le Sinaï, aux portes d'Israël

Dans une ultime tentative pour réprimer les groupes islamistes terroristes, le Caire envoie des hélicoptères, de l'infanterie et des navires de la zone frontalière

L'armée égyptienne aurait déployé "des forces terrestres supplémentaires" en quantité non précisée au nord de la péninsule du Sinaï dans une tentative pour freiner les extrémistes islamistes, selon un rapport publié par l'Agence d'information palestinienne Ma'an.

L'objectif est de lancer une grande offensive terrestre contre les groupes terroristes islamistes qui sévissent sur le territoire aux frontières d'Israël et de la bande de Gaza.

L'armée égyptienne devrait également déployer six hélicoptères Apache pour renforcer les troupes au sol. Des contingents d'infanterie supplémentaires seront également envoyés dans la zone du canal de Suez afin de protéger le trafic maritime contre les attaques terroristes.

Un précédent renforcement des forces militaires égyptiennes avait déjà été constaté fin mai, au nord de la péninsule du Sinaï, en poste à l'enlèvement dans ce secteur de membres des forces de sécurité égyptiennes (qui ont depuis été libérés).

Selon les accords de Camp David de 1978, l'Égypte ne peut pas théoriquement déployer plus d'une division (mécanisée ou d'infanterie) sans une zone démilitarisée à partir du canal de Suez.
Les précédents mouvements de troupes ou de matériels qui ont eu lieu durant l'année écoulée, l'ont été avec l'approbation d'Israël.

En ce qui concerne les informations rapportées par l'Agence d'information palestinienne Ma'an, ni l'armée israélienne, ni le ministère israélien de la Défense, ni le ministère israélien des Affaires étrangères n'ont pour l'heure apporté infirmé ou confirmé une coordination entre Le Caire et Jérusalem, ce à quoi est obligée l'Egypte en vertu du traité de paix entre les deux pays.

Le communiqué de Ma'an intervient quelques heures après que le quotidien Egypt Independant ait rapporté que des hommes armés non identifiés ont attaqué le poste frontière de Rafah au cours d'un raid de jour. Aucun blessé n'a été signalé et l'armée égyptienne a nié l'attaque.

Cependant, selon le journal, cette attaque sur le poste de Rafah est la 38ème depuis le début de la révolution égyptienne qui a commencé le 25 janvier 2012.

Grèce - Les néo nazis d'Aube dorée menacés par une nouvelle loi

Le Premier ministre grec Antonis Samaras et son parti, la Nouvelle Démocratie –conservateur - ont abandonné leur opposition à un projet de loi antiraciste qui sanctionne le négationnisme.

La volte-face opérée ce jeudi par le Premier ministre grec est apparemment une réponse aux condamnations générales émise par l'Union européenne, ainsi queles organisations juives grecques et internationales, qui exhortent depuis plusieurs mois Athènes à prendre des mesures sévères contre le parti néo-nazi et ultranationaliste Aube Dorée.

Pourtant au départ, Nouvelle Démocratie avait refusé de soutenir le projet de loi parrainé par deux petits partis de la coalition au pouvoir, expliquant que la législation existante était suffisante pour faire face aux attaques racistes.
Le parti conservateur avait présenté sa propre version du projet de loi qui visait seulement à renforcer les lois existantes.

La nouvelle proposition prévoit de durcir les sanctions (peines d'emprisonnement et amendes) pour incitation et attaques racistes.
Mais son apport de taille est que, pour la première fois, "l'approbation ou de la dépréciation des crimes nazis, de la Shoah et d'autres génocides "seront considérés par la justice comme des crimes selon le droit grec.

Les politiciens ou les partis politiques dont les membres seraient condamnés en vertu de cette loi ne pourraient prétendre à un financement de l'État, conformément à la loi.
Toutefois, les organismes d'État et l'Église orthodoxe grecque échapperaient à la nouvelle loi.

Aube dorée a émergé sur la scène politique l'année dernière, remportant 7% des voix, soit 18 sièges, au Parlement grec qui compte 300 membres.
De récents sondages ont indiqué que le parti qui promeut un programme férocement anti-immigrés, récolterait aujourd'hui 10% d'approbation dans la population grecque.

Comme la législation ne prévoit pas d'immunité parlementaire, les membres d'Aube dorée pourraient être emprisonnés ou sanctionnés plus lourdement s'ils étaient reconnus coupables de violation du nouveau texte.

Le Conseil central des communautés juives de Grèce avait appelé "toutes les forces démocratiques du pays à surmonter leurs divergences et à adopter une loi qui permettrait d'afficher une tolérance zéro pour les violences racistes, la xénophobie, l'antisémitisme et la négation de la Shoah.".
Il semble que la réponse commence à se faire entendre.

L'Iran affirme avoir démantelé un réseau d'espionnage en faveur d'Israël

Les services de renseignement iraniens ont annoncé avoir démantelé une cellule qui espionnait, selon eux, en faveur d'Israël.

Selon l'agence officielle de presse Fars, les membres de cette cellule auraient été entrainés militairement en Israël.

Le responsable de ce groupe aurait reçu de l'état hébreu une liste de cibles à espionner ou à mettre hors d'état en Iran.

Il aurait été recruté par un pays rabe puis "retourné" par le Mossad.
Douze personnes auraient ensuite été recrutées en Iran pour mener à bien les opérations "de sabotage en Iran, notamment à l'occasion des prochaines élections du 14 juin".

Le mois dernier, les autorités iraniennes ont exécuté deux hommes accusés de travailler pour Israël et les Etats-Unis, affirme Fars.
Mohammad Heidari, accusé d'avoir transmis au Mossad des informations liées à la sécurité, et Kourosh Ahmadi, accusé de livrer des informations à la CIA ont été pendus.

Israël - Inculpation d'un arabe israélien qui livrait des informations au Hezbollah

Un israélien habitant Shfaram, une ville arabe du nord du pays, a été inculpé dimanche à Haifa d'avoir établi et maintenu des liens avec un agent étranger, et de livrer des informations à l'ennemi – le Hezbollah.

Zahar Yuspin, 46 ans, est accusé d'avoir entretenu des contacts avec Abu Ismail, un agent du depuis 2007.
Selon l'acte d'accusation, depuis 2000, Yuspin et ses frères faisaient un pèlerinage à la Mecque, l'organisant même pour des groupes certaines années pour les pèlerins de sa ville.

Durant l'un de ses séjours en Arabie saoudite en décembre 2007, Zahar Yuspin rencontre Abu Ismail avec qui il échange sur la situation des arabes israéliens; Yuspin se laisse alors convaincre de fournir au Hezbollah des informations, en échange de paiements réguliers.
Yuspin aurait notamment aidé à recruter d'autres contacts parmi les arabes israéliens de son entourage et fourni des plans de localisation des bases militaires du nord du pays.

Le tribunal a décidé de maintenir Yuspin en détention jusqu'à la fin des procédures judiciaires entamées contre lui.
Le pèlerinage à la Mecque devient, de plus en plus souvent, l'occasion d'établir ce type de connexions, selon des responsables du renseignement israélien.

Israël - Benjamin Netanyahou veut à tout prix rencontrer Mohamed Morsi

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou fait pression sur les autorités américaines pour obtenir l'organisation d'une rencontre avec le président égyptien Mohammed Morsi.

Les États-Unis cherchent de leur côté à obtenir trois avancées de la part de l'Égypte : une déclaration d'engagement du gouvernement égyptien sur le traité de paix avec Israël, la stabilisation de la situation politique interne du pays, une rencontre entre Mohamed Morsi et le président israélien Shimon Peres.

Il semblerait que la récente réunion entre le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Shimon Peres, le roi Abdullah de Jordanie et le secrétaire d'État américain John Kerry ait motivé les responsables égyptiens à s'impliquer davantage dans la résolution du conflit israélo-palestinien et il n'est pas impossible que l'Égypte des Frères musulmans mette de côté son approche plus hostile envers Israël et finisse par accepter, selon certaines modalités, le principe de cette rencontre entre Morsi et des responsables israéliens.

Israël - Défense : pour faire faire à la menace iranienne, Israël accélère le programme Arrow 3

Israël va accélérer son programme de développement du système de missiles antimissiles balistiques Arrow 3 testé avec succès en février dernier.

Ce missile sera capable d'intercepter des missiles à charge conventionnelle ou nucléaire à très haute altitude – plus haute que son prédécesseur le Arrow 2 – en fait à plus de 100 kilomètres d'altitude, grâce à un "véhicule tueur"; à plus basse altitude, ce sera Arrow2 qui "fera le travail".

Ces capacités font du Arrow 3 le bouclier idéal en cas d'attaque iranienne – qu'il s'agisse d'un missile classique ou nucléaire – en minimisant les risques au sol. Arrow 3 est censé également être capable d'intercepter des missiles tirés en salves, un type d'attaques que les autres systèmes ne sont pas capables de contrer.

Israël a élaboré un "système" anti missile logique "multicouches" : les batteries Iron Dome, pour les missiles et roquettes de courte portée, Magic Wand (ou la Fronde de David) pour les menaces de moyenne portée (de 70 à 200 kms), Arrow 2 pour les attaques longues portées et Arrow 3 pour les missiles balistiques tirés de plus de 2500 kms de distance.

La fronde de David a été utilisée en novembre dernier, durant l'opération Pilier de Défense –comme Iron Dome – et devrait entrer totalement en fonction en 2014.

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