Numéro 1153 - 05.11.2012 - 20 Heshvan 5773       Imprimer

A LA UNE

Nabil Shaath : l'ONU pour amener Israël devant la Cour Internationale de Justice

Nabil Shaath, un important responsable du Fatah, qui fut Premier ministre et ministre des Affaires étrangères palestinien, précise ce qui est probablement une des vraies motivations palestiniennes à obtenir un statut relevé à l'ONU.

Pour Shaath, le statut d'observateur non membre permettra de poursuivre "Israël pour ses crimes " devant les juridictions internationales, une perspective qui, selon lui, remportera l'adhésion de la majorité des pays représentés.

"Nous avons des objectifs politiques derrière cette démarche pour laquelle nous aurons une majorité écrasante à l'ONU : nous deviendrons membres à part entière d'organisations internationales, y compris la cour Internationale de Justice", indiquant l'intention de poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale.

La déclaration de Shaath balaie d'un coup les objections occidentales qui conseillent aux palestiniens de revenir à la table des négociations pour parvenir à l'établissement d'un état palestinien.

Il importe finalement peu au leadership palestinien de parvenir à la création d'un état: peu importe la division croissante entre Hamas et Autorité palestinienne, entre Gaza et la Cisjordanie, peu importe que les grandes institutions financières estiment que les infrastructures palestiniennes ne permettent pas la création d'un état viable, peu importe de désespérer les palestiniens à force de leur annoncer un état qui n'arrive pas.

La seule recherche des leaders palestiniens est la poursuite de la guerre contre Israël, même si elle passe par la voie de la diplomatie.
La reculade d'Abbas après ses déclarations sur la chaine israélienne Arutz 2, comme les déclarations de Shaath y participent.

Norvège - Chasser les juifs au AK47

La police norvégienne vient de décider d'augmenter sensiblement les mesures de sécurité autour de la principale synagogue de la capitale, Oslo.

La décision a été prise après qu'un extrémiste islamiste ait annoncé son intention de "protéger la communauté juive " à sa façon, dès qu'il aurait obtenir "un permis de chasse et un AK 47" (fusil d'assaut).

Les autorités ont recommandé l'inculpation d'Ubaydullah Hussain, 27 ans, leader de l'organisation radicale "Profetens Ummah".
Il a été arrêté la semaine dernière après avoir posté sur ce compte Facebook cette menace non voilée.

Hussain, un ancien arbitre de football, est né et a grandi en Norvège.
il avait déjà fait parler de lui en 2006, regrettant l'absence de victimes lors d'une fusillade devant la synagogue.
Récemment, il a participé à l'organisation d'une marche devant l'ambassade américaine, pour protester contre le film "l'Innocence de l'Islam".

La phrase d'Hussain venait en commentaire à l'intervention d'Ervin Kohn, un des dirigeants de la communauté juive norvégienne, qui estimait dans un quotidien que la police n'assurait pas une protection suffisante de la synagogue durant les offices religieux.
"Nous nous sentons laissés pour compte, et nous sommes inquiets quand nous voyons ce qui arrive à Malmö, ou ce qui est arrivé à Toulouse", déclarait notamment Kohn.

Le mois dernier, une charge avait explosé devant la seule synagogue de la ville de Malmö en suède, une ville dans laquelle l'antisémitisme fleurit quasiment impunément.
La police assure désormais une protection resserrée de la grande synagogue d'Oslo, qui accueille la plupart des 700 juifs norvégiens.

Armée et Mossad auraient bloqué les préparations d'une opération militaire contre l'Iran

L'armée et le Mossad auraient refusé, en 2010, de donner suite à une demande du Premier ministre, Benjamin Natanyahou, et du ministre de la Défense, Ehud Barak, de se préparer pour une opération militaire contre l'Iran.

C'est ce que révèle une longue enquête de la deuxième chaine de télévision, qui précisent que le chef du Mossad comme l'Etat major se seraient soustraits à cet ordre de peur qu'une guerre ne s'ensuive.
Les deux responsables politiques auraient finalement cédé.

Pour l'armée et le Mossad, à l'époque, il ne s'agissait pas d'un ordre formel, mais d'un "jeu de guerre".
Selon l'enquête qui sera diffusée lundi à la télévision, Gabi Ashkenazi, alors chef d'Etat major, et Meïr Dagan, directeur du Mossad s'y sont, de toutes façons, opposés.

A la fin d'une réunion qui rassemblait les sept plus importants ministres du Cabinet, réunion à laquelle participaient Ashkenazi et Dagan, Netanyahou a ordonné d'élever le niveau d'alerte et de préparation des forces de sécurité à "P plus", un niveau qui signifie la préparation à une action militaire.

Selon le magazine de télévision "Uvda", Dagan s'est élevé contre la demande en des termes très violents : " Vous êtes en train de prendre une décision illégale d'aller à la guerre, seul le Cabinet peut en décider", aurait il déclaré à Netanyahou et Barak.

Les proches d'Ahkenazi expliquent dans le reportage que le chef d'Etat major considérait que l'augmentation du niveau de préparation créait "un état de fait qui conduirait inévitablement à la guerre".

Selon Barak, le chef d'Etat major aurait simplement objecté que l'armée israélienne n'était pas prête et n'aurait pas la capacité opérationnelle d'exécuter un tel ordre.
Pour le ministre de la Défense, le niveau "P plus" ne signifiait "pas forcément d'aller à la guerre".

Barak conteste la version de la journaliste Ilana Dayan qui anime l'émission; pour lui "le Chef d'tat major peut faire des recommandations, donner des informations professionnelles sur ce qu'il est possible de faire ou pas, permettre à l'armée de construire sa capacité opérationnelle mais nous pouvons allez contre ses recommandations".

En privé, Ashkenazi aurait affirmé que l'option militaire était prête, que les forces armées étaient préparées pour une opération militaire mais que ce serait "une erreur stratégique".

Dagan s'est à plusieurs reprises élevé contre une telle option militaire au cours des cinq dernières années; et au cours de sa première apparition publique après qu'il ait quitté ses fonctions de directeur du Mossad, en mai 2011, il a qualifié le projet d'attaque contre l'Iran de " stupide".

Ashkenazi a également fait connaître publiquement son opposition à une opération armée contre l'Iran, depuis qu'il a quitté l'uniforme.
Pour l'ancien chef d'état major, la poursuite d'opérations clandestines contre le programme nucléaire iranien était "la meilleure chose".

Il a exprimé le même point de vue en août dernier dans une réunion d'experts de la sécurité nationale : " aujourd'hui encore, je pense que nous devons continuer les opérations, tout est possible, tout ce qui est en deçà de la guerre, tout ce qui est en deçà d'une opération militaire ouverte".


EDITO

Mahmoud Abbas et le boomerang

Dans notre édition du 2 novembre, nous rapportions les propos de Mahmoud Abbas, Président de l'Autorité palestinienne, semblant signifier qu'il renoncait au droit au retour des Palestiniens et fixait sa demande en un état palestinien constitué de Gaza, la Cisjordanie avec pour capitale Jérusalem-est. Le reste est Israël, affirmait-il.

"La Palestine pour moi ce sont les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale, voila la Palestine; je suis un réfugié, je vis à Ramallah, la Cisjordanie et Ramallah est la Palestine, le reste est Israël" avait déclaré Abbas sur la chaine de télévision israélienne Aroutz 2.

Mais revenant sur ses déclarations dans le magazine égyptien Al-Hayat, Abbas tourne immédiatement le dos à ses propos, précisant qu'il n'a exprimé que son avis personnel, et que cette interview à la chaine israélienne ne représente pas "une ligne politique".

"Ce que je dis à propos de Tsfat n'est que ma position; ça ne veut rien dire sur une position politique concernant le droit au retour.
Personne ne peut abandonner leur droit au retour – des palestiniens, ndlr".

Abbas, qui avait également déclaré "qu'il n'y aurait pas de 3è intifada tant qu'il serait au pouvoir" tempère son propos en précisant "qu'il a toujours été opposé à la violence armée et qu'il a été élu sur cette base".

Mahmoud Abbas a probablement été lui-même surpris par la levée de boucliers que ses propos ont provoqué, provenant bien entendu des organisations radicales ou du Hamas, mais encore de son propre camp: ce qui explique sa reculade peu glorieuse, dont, finalement personne n'est dupe.

Le Président palestinien, lui-même, est en partie responsable du fait que les palestiniens se soient tellement radicalisés, que toute ombre d'une concession en direction d'Israël apparaisse comme une "haute trahison".

Pendant des années, Abbas a présenté le droit au retour des palestiniens comme une cause sacrée, une "ligne rouge", bien qu'il sache (il l'a reconnu notamment dans ses négociations avec Ehud Olmert et la Secrétaire d'Etat américaine, Condoleeza Rice en 2008) qu'il s'agira d'un des points les plus épineux de futures négociations avec Israël.

Ce faisant, il a lui-même donné à ses opposants armes et munitions pour le "tirer à vue" dès lors qu'il ouvrirait un débat sur la question.
De même, son opposition officielle à toute action armée, à une "troisième Intifada" a souvent permis a ses opposants de l'attaquer comme "un simple exécutant de la politique israélienne".

Sans peur de justifier un "double langage", son porte-parole, Nabil Abu Rudaineh, a expliqué pour l'entretien donné à la chaine Aroutz 2 était "destiné au public israélien".
Autrement dit, Abbas dit au public israélien ce qu'il a envie d'entendre, et à la rue arabe ce que ses oreilles attendent.

Et de se voir en victime expiatoire d'un complot ourdi par le Hamas et Israël pour l'abattre, et surtout l'empêcher de mener à bien son offensive diplomatique à l'ONU – dont, il est vrai, ni le Hamas ni Israël ne veulent.

Le mal est fait, tout ce qu'Abbas pourra apporter comme clarifications sur la question des réfugiés et du droit au retour ,ne tomberont que dans des oreilles de sourds.

De nombreuses organisations palestiniennes lui dénient désormais le droit de parler "au nom de millions de réfugiés palestiniens", ou lui refusent le mandat de négocier la question avec l'état hébreu.

La controverse autour des déclarations d'Abbas pose une question : a-t-il encore un mandat de son peuple pour déclarer un état à l'ONU et retourner à la table des négociations?

A-t-il encore un mandat pour négocier avec Israël et créer un état palestinien ou ceux qui réclament la libération de "toute la Palestine" sont ils majoritaires?

Représente-t-il un courant politique majoritaire ou le Hamas exprime-t-il désormais l'expression essentielle de la rue palestinienne?

L'inconsistance et l'inconstance de Mahmoud Abbas pourraient lui revenir très rapidement en boomerang dans les prochaines semaines.


DIPLOMATIE

ONU - Bataille diplomatique en vue entre Israël et l'Autorité palestinienne

L'administration américaine, comme les diplomates européens tentent de dissuader les palestiniens de poursuivre leur démarche à l'ONU, en vue d'obtenir un nouveau d'état observateur non membre.

Officieusement, l'un des arguments est, qu'à la veille d'élections générales en Israël, un vote acquis en novembre pourrait permettre au tandem Netanyahou-Lieberman d'emporter la majorité des suffrages.

Mais les diplomates occidentaux craignent également des représailles économiques qui finiraient de fragiliser une économie palestinienne à la dérive, ou conduire à l'annexion par Israël de portions de territoires palestiniens, bref à la fin de toute tentative de relance de négociations directes entre les belligérants.

Le vote pourrait avoir lieu lors de l'anniversaire de deux votes symboliques : soit le 15 novembre – le 15 novembre 1988, Arafat proclamait "l'indépendance d la Palestine" -, soit le 29 novembre – jour anniversaire du vote en faveur du plan de partition de la Palestine par l'ONU.

La Norvège aurait déjà préparé un projet de texte pour l'Assemblée générale, proposant d'octroyer le statut d'observateur non membre aux palestiniens, en échange d'une reprise immédiate et sans conditions des négociations de paix.
La Norvège aimerait rallier tous les pays européens à son texte, mais cela semble peu probable.

Les palestiniens considèrent eux leur démarche à l'ONU comme une formalité et ont déjà entamé des démarches pour préparer la poursuite de Benjamin Netanyahou, Avigdor Lieberman, ou encore les leaders d'implantations juives pour crimes de guerre devant la Cour internationale de justice.(Voir notre article).

Israël, de son côté, a intensifié son offensive diplomatiques auprès des chancelleries occidentales : il s'agit de convaincre le plus grand nombre de pays que les palestiniens ne cherchent pas à reprendre les pourparlers de paix mais plutôt à préparer un conflit diplomatique de grande ampleur avec Israël.
Et de tenter d'obtenir de ces pays que le relèvement de statut que les palestiniens obtiendront certainement, soit assorti d'une quasi obligation de revenir à la table des négociations.


LIBRE OPINION

Am Israël Haï, par Gil Taieb

Cette semaine a été marquée par la visite officielle en France du Premier Ministre israélien, Mr Benjamin Netanyahou.

C'est avec plaisir que nous avons constaté la qualité de l'accueil et les déclarations communes qui nous permettent d'espérer que nos deux démocraties retrouvent le chemin d'une amitié naturelle qui se doit d'exister entre deux peuples qui ont tant d'histoire et de valeurs communes.

La montée des extrémismes islamiques, et l'échec du soi-disant " Printemps arabe" nous obligent à faire cause commune contre le dictat des minorités qui, profitant de la liberté qui leur est offerte, s'organisent, infiltrent nos cités et menacent nos sociétés.

Après les attentats, les assassinats de Toulouse et le démantèlement de cellules terroristes, tous prennent conscience que l'islamisme n'est pas l'affaire d'Israël et du Moyen-Orient mais l'ennemi de toutes les démocraties et des peuples qui aspirent à vivre en liberté.
Les déclarations et surtout les actes du Président Hollande et de son Ministre de l'intérieur le prouvent !

Ce que déclarait Israël hier devient aujourd'hui une évidence pour tous !
C'est bien la même idéologie qui tire sur Sdérot, massacre à Damas ou au Mali, et assassine des soldats français et des enfants juifs à Toulouse.

L'engagement de la France face au danger iranien confirme une fois de plus ce que déclarent avec force tous les responsables israéliens: l'Iran n'est pas l'affaire uniquement d'Israël mais un danger pour tous !
Israël a le devoir de veiller sur son peuple, car les dictateurs font toujours ce qu'ils disent !
Les démocraties le savent,et doivent elles aussi faire ce qu'elles déclarent.

Lors de ce voyage, qualifié par la délégation israélienne de très positif, la présence commune à Toulouse, du président François Hollande et de Mr Benjamin Netanyahou, est un symbole fort de ces prises de conscience et de ce destin commun.
Le premier ministre israélien est venu témoigner de la fraternité indéfectible qui unit tous les juifs à travers la planète

Il était là en souvenir des 6 millions de juifs exterminés pendant la Shoah.
Il était là au nom des milliers de volontaires et soldats juifs qui ont donné et donnent encore leur vie pour que soit créé et vive l'Etat d' Israël.
Il était là au nom de ceux qui gardent et défendent les frontières.
Il était là au nom de ces millions de citoyens israéliens qui vivent et font vivre le seul état juif.

Il est venu rappeler à tous la volonté de ce peuple à ne dépendre de personne pour sa sécurité et son désir de vivre en paix avec ses voisins. Il est venu fier de ce que ce petit pays apporte à l'humanité.

Nous ne pourrons jamais oublier les larmes, les mots et les paroles prononcées par les familles endeuillées. Des messages forts, courageux, dignes et sans haine. Des paroles d'humanité face à la barbarie !

Le programme initial prévoyait cette visite du Premier ministre et c'est avec bonheur que nous avons appris que le président Hollande allait l'accompagner.
Sa présence aux cotés de Mr Netanyahou est un geste fort et hautement symbolique.

Elle est la reconnaissance de la centralité et du lien naturel qui unit les juifs et Israël.
Elle est la reconnaissance du lien entre anti-sionisme et anti-sémitisme !
Mr Hollande a eu la gorge serrée face à ces familles, qu'il avait déjà rencontrées lors du drame, mais là c'était le président de la France qui parlait !

Il avait devant lui des familles françaises qui faisaient grandir leurs enfants dans le respect des valeurs et des lois de la République et qui aujourd'hui pleurent ceux qui ont été assassinés et qui reposent dans leur dernière demeure à Jérusalem.

Comme l'a rappelé le Premier Ministre israélien, c'est la même haine qui a tué ces enfants juifs et les soldats français chrétien et musulman.
À l'image de ce moment intense de communion et de fraternité, restons vigilants et n'oublions jamais !

J'étais en Israël pour notre traditionnelle " Opération Lunettes" et c'est de là-bas que j'ai suivi cette cérémonie.

Une fois encore, j'ai pu constater que la meilleure réponse aux anti-sionistes et anti-sémites reste et demeure la vitalité de ce peuple.
J'ai, une fois de plus, pu apprécier la beauté de ce pays, son énergie, sa volonté de vivre.
Malgré les menaces au nord et au sud, il pétille.
Quelle fierté de le voir se développer malgré les dangers extérieurs, quel bonheur de voir ses enfants courir et s'amuser, quelle chance que de pouvoir être associé à son avenir !
Plus que jamais nous devons être à ses côtés.

Plus que jamais nous devons aider et soutenir ceux qui le protègent et lutter contre les inégalités sociales qui sont le seul vrai danger.
Comme la déclaré, avec force et fierté, Mr Benjamin Netanyahou.
Le peuple d'Israel est bien vivant et vivra !
Am Israël Haï !


DEFENSE

Israël - L'Eglise grecque incite les jeunes à l'incivisme

Les chefs de l'église grecque orthodoxe en Israël n'ont jamais caché leur hostilité au pays dans lequel ils vivent.

Ils viennent de s'en prendre à ceux de leur clergé qui souhaitent poser la question de la place des minorités religieuses en Israël.

Le communiqué du Patriarche Théophile III en ce sens, fait suite à une conférence qui s'est tenue au mois d'octobre à Nazareth, et condamne leur présence, comme leurs propos.

Des dizaines de jeunes gens y participaient, notamment des chrétiens de la région de Nazareth.
Le ministre israélien de la défense ainsi que deux prêtres, l'un de l'église grecque orthodoxe, le père Jubrail Nadaf, l'autre, de l'église grecque catholique, le père Masoud Abu Hatoum figuraient parmi les intervenants.

Il y était question, entre autres sujets, de l'enrôlement des chrétiens orthodoxes, grecs ou catholiques – majoritairement arabes – dans l'armée ou le service civil national.

Le Père Nadaf, tout comme le chef du conseil local de la communauté arabe chrétienne orthodoxe, le docteur Azmi Hakim, ont du déposer plainte en raison de menaces de mort reçues après leur participation à la soirée.

Selon Théophile III, l'Eglise doit appeler les jeunes à être des "faiseurs de paix", leur conseiller de servir dans l'armée va donc à l'encontre de ses valeurs.

Le Patriarche a également pris la décision inusuelle d'interdire au père Nadaf l'entrée de l'église de l'Annonciation de Nazareth – officiellement à la demande du Conseil orthodoxe de Nazareth, étonnamment une organisation laïque.

Le responsable du département "jeunes et société" du ministère de la Défense, à l'origine de cette conférence a demandé à la police d'intensifier ses investigations dans cette affaire et de manière plus générale comme toutes les structures qui tenteraient de dissuader les jeunes issus de minorités vivant en Israël d'effectuer leur service national.

Interrogé par le quotidien Haaretz, le Père Nadaf dit accepter la décision du patriarche et réaffirmé sa position : il ne s'agissait pas d'encourager ou de décourager l'enrôlement, selon lui, mais de discuter la place de la communauté chrétienne en Israël.

Le père Abu Hatoum a publié un communiqué analogue, après que sa participation à la conférence ait été désavouée par sa hiérarchie et notamment l'archevêque Elias Shakur, qui dirige la communauté catholique grecque.

L'Eglise orthodoxe grecque, très peu importante numériquement, occupe cependant une place particulière du fait de son titre de "Gardienne des lieux saints".


JERUSALEM

Jérusalem - Histoire d'eau au Saint Sépulcre

Le pretre de l'église du Saint Sépulcre, édifiée sur le site où Jésus aurait été crucifié, a indiqué vendredi que son compte bancaire avait été gelé à la suite d'un différend de longue date avec une compagnie des eaux israéliennes.



Ce prêtre orthodoxe grec, Fakitsas Isidoros, explique que le blocage a empêché son Institution de payer les factures et les salaires.
L'Eglise, qui est l'un des sites de pèlerinage les plus populaires du christianisme, envisage en signe de protestation, une fermeture d'une journée.

Le prêtre a toutefois rassuré ses fidèles, assurant que l'église pourrait fonctionner malgré cet incident bancaire, et disant qu'il envisageait même une alternative, comme l'ouverture d'un nouveau compte.

L'église a été pendant des décennies exemptées du paiement de ses factures d'eau jusqu'à ce que la compagnie des Eaux commence à réclamer son dû il y a quelques années.
Fakistas a expliqué qu'un accord avait été conclu après des mois de négociations, basé sur un remboursement mensuel, qui comprendrait l'effacement d'une dette de près de 9 millions de shekels (1,8 million d'euros environ).

Il a donc été surpris par le blocage du compte demandé par la compagnie des eaux, il y a environ deux semaines, rendant impossible la paiement des allocations de 500 prêtres, 2000 enseignants et le règlement des coûts de fonctionnement de 30 écoles chrétiennes des territoires palestinien et jordanien.

La compagnie des eaux, exige le paiement de l'eau utilisé par l'Eglise.
Le ministère du Tourisme israélien a déclaré que le problème se situait entre la municipalité de Jérusalem et l'Eglise, mais qu'il interviendrait pour une médiation afin de résoudre le problème rapidement.


TERRORISME

Terrorisme - Repentance pour un téléphone

Un ancien néo-nazi converti à l'islam, a combattu pendant huit ans avec les Talibans, à la frontière afghano-pakistanaise.

Traduit devant les tribunaux allemands, il dit regretter sa terrible erreur, mais pas pour les raisons qu'on imagine..

"C’était terrible ", a-t-il déclaré à ses juges vendredi.
"Les conditions d’hygiène étaient effroyables". Jugé pour son appartenance à l'organisation terroriste et pour son implication dans l'attentat contre une base américaine, Thoma U. n’a finalement rapporté de son "séjour" au Waziristan que l'hépatite A et une addiction à la drogue.

Son épouse qui l’accompagnait, a été choquée par le sort réservé aux femmes.
Elle-même a été maltraitée et se languissait de son téléphone portable, des supermarchés et du confort occidental.

Ils ont finalement été arrêtés à Istanbul, en Turquie, où ils s’étaient enfuis.
Au bout de vingt mois d’emprisonnement dans une prison turque, ils sont tous deux, de son propre aveu, heureux d'être désormais emprisonnés en Allemagne.


EGYPTE

Égypte : Tzipi Livni, Mossad et coucheries, les ingrédient d'une intox

L'article paru dans Al-Masri Al-Youm, l’un des quotidiens les plus lus en Égypte, affirme l'ancienne ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni aurait eu des relations sexuelles avec des responsables arabes au cours de ses missions en tant qu’agent du Mossad dans le but de les piéger.

Ils puisent, selon eux, leurs sources dans un entretien de l’ancienne chef du parti Kadima, paru en 2009 dans le Times de Londres.

Mais dans cet interview, Tsipi Livni déclarait qu'elle n'était "pas contre le fait d’avoir des relations sexuelles afin d'obtenir de l'information qui profiteraient à l'État d'Israël.", elle prenait bien soin de préciser : "on ne m’a jamais demandé de coucher pour mon pays".

La déclaration fracassante : "J'ai eu des relations sexuelles avec les Arabes en échange de concessions politiques" figurait en bonne place dans l'édition papier de Al-Masri Al-Youm samedi et était toujours en "pole position" sur le site dimanche après-midi.
C’était l'article le plus lu au cours du week-end.

Il a recueilli 20.000 partages sur Facebook et 1.800 tweets et a été abondamment cité dans les médias égyptiens et arabes.

Pour les proches de Livni, cet article "est ridicule et fou." et n’a qu’un but : "empêcher le retour de Livni en politique où elle renforcera la position d'Israël au niveau national et international."


TURQUIE

Turquie : Erdogan, la route de Gaza

Après l'émir du Qatar, l'annonce de la venue de l'émir de Bahreïn, le Premier ministre turc Recep Erdogan annonce une visite prochaine à Gaza.

Cette annonce a suscité ce dimanche la réprobation des États-Unis qui y voient "un mouvement qui pourrait compromettre la paix et la sécurité de la région".

Pourtant cette fois-ci Recep Tayyip Erdogan, dont le voyage avait déjà été annulé à deux reprises en 2011, a évoqué, dans des propos rapportés par le quotidien turc Zaman, la possibilité de se rendre à Gaza en compagnie du responsable de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas –totalement ignoré par l'émir du Qatar -, qui, selon ses dires, serait "favorable" à cette idée.

Dans cette même interview, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, a rappelé ses conditions pour la restauration de relations diplomatiques "normales" entre Israël et la Turquie.

Ces liens se sont gravement détériorés entre autres après l'incident du Mavi Marmara, navire turc faisant partie de la flottille qui a tenté de briser le blocus de Gaza en mai 2010.
L'abordage de l'embarcation après sommations s'était soldé par la mort de neuf citoyens turcs et dix blessés parmi les soldats israéliens, qui avaient été accueillis par de pseudos militants humanitaires à coups de barres de fer.

Benyamin Netanyahou aurait envoyé à Ankara, affirme Erdogan, des émissaires que le Premier ministre turc qualifie de "bizarres" (sans donner plus d'explications) pour négocier une normalisation des relations entre les deux pays et aurait accepté le principe d'un texte présentant des excuses "si des erreurs opérationnelles ont été commises et des dommages involontaires causés".
Il accepterait également le paiement de compensations financières aux familles des victimes.

Reste la levée du Blocus de Gaza exigée par la Turquie, condition inacceptable pour Israël, pour qui ce n'est pas à la Turquie de dicter la politique israélienne.

Il est cependant clair que la Turquie, qui vise un leadership régional qu'elle dispute à l'Iran et à l'Arabie saoudite, n'a aucun intérêt dans cette optique, à travailler à une réconciliation avec Israël : son opposition frontale avec l'état hébreu, comme son engagement anti Assad, lui ont gagné la sympathie de la rue arabe.


A NE PAS RATER

Colloque du 6 au 8 novembre 2012 : 1942, d'El Alamein à l'opération Torch, Mémorial de la Shoah

Le sort des juifs en Afrique du nord
La bataille d’El-Alamein à la frontière libyo-égyptienne et l’opération Torch, nom donné au débarquement des troupes américaines sur les côtes du Maroc et d’Algérie, marquent un véritable tournant dans la guerre en Afrique du Nord et dans la lutte entre les Alliés et les puissances de l’Axe.

En mai 1943, ces deux campagnes se rejoindront et participeront à la libération de la Tunisie.
Ce colloque propose d’analyser de nouveau le conflit en mettant en perspective le sort des Juifs en Afrique du Nord.

Parmi les thèmes traités : Propagande et la perception du nazisme en Afrique du Nord -Les femmes dans la guerre : réseaux et témoignages - Les Juifs du Maroc et les réfugiés juifs de l'Europe - La communauté juive en Algérie et Tunisie - Autour de l’armée et des interventions militaires / La guerre en Tunisie - Répercussions de la guerre sur le sort des Juifs en Libye et en Palestine

Voir le programme détaillé

Entrée libre sur réservation - Mémorial de la Shoah 01 53 01 17 42


TRANSPORTS

Israël regagne les premiers rangs de la sécurité aérienne

Le ministre des Transports Israël Katz, a annoncé jeudi dernier qu'Israël a repris son rang dans la première catégorie en matière de sécurité aérienne.

C'est la FAA - Federal Aviation Authority – qui a informé le directeur de l'autorité de l'aviation civile israélienne, Giora Romm, qu'Israël satisfaisait à nouveau les normes de cette catégorie.

Les compagnies aériennes israéliennes proposant des vols au départ de Tel Aviv vont donc de nouveau être capables de voler vers n'importe quelle destination nord-américaine sans dispositifs spécifiques de sécurité.

L'aviation civile israélienne a donc répondu à toutes les exigences de sécurité internationales.

Ce reclassement permet également à des compagnies israéliennes et américaines de mettre en place des partenariats commerciaux et technologiques - notamment au niveau des partages des codes de billetterie.

La classification d'Israël en première catégorie avait été perdue en décembre 2008, après une évaluation faite en Juillet mais pour des raisons qui n'étaient "pas liées à des questions de sécurité" d'après un communiqué de la FAA à l'époque.

L'organisme américain avait précisé par la suite que la notation de catégorie 2 peut être accordée à un pays en raison de l'absence d'une véritable réglementation ou de normes dans les domaines technique, de formation, d'inspection ou de tenue de dossiers.

Lors de sa prise de fonctions, Katz avait fait de ce reclassement en catégorie 1 de la sécurité aérienne une des priorités de son mandat, selon le ministère des Transports.


Lire aussi...

Russie : le silence des juifs de Poutine

Dans la Russie de Vladimir Poutine, les juifs ont choisi le silence.

Bien que les grandes organisations humanitaires juives aient contourné les problèmes jusqu’à présent, elles craignent d‘être de plus en plus touchées par la répression du pouvoir.

Après l'effondrement de l'Union soviétique, les grandes institutions juives internationales sont intervenues rapidement en Russie afin d'aider à la reconstruction des institutions de la vie juive, détruites par la répression communiste.

Au cours des deux décennies qui ont suivi la fin du communisme en Russie, la communauté juive a connu un renouveau remarquable.
Des institutions juives comme l’American Jewish Joint Distribution, l'Agence juive pour Israël ou le mouvement Habad-Loubavitch ont été omniprésentes à chaque étape.

Toutefois il semble à présent que l’environnement autour de Vladimir Poutine soit de plus en plus hostile envers les organisations non gouvernementales, et certains pensent qu’un réel danger pèse sur les juifs.

“Nous sommes dans une phase très réactionnaire”, a déclaré James Brooke, le correspondant à Moscou pour la Voix de l'Amérique.
"La direction actuelle n'est pas favorable à la société civile et préfère la vision verticale du pouvoir, un régime autoritaire.”

Le 1er octobre, signe de la montée des tensions entre Washington et Moscou, la Russie a annoncé qu'elle mettait fin à toutes les opérations de l'Agence américaine pour le développement international en Russie.
Il s’agissait d’un programme ayant investi plus de 2,7 milliards de dollars en Russie depuis 1991 pour promouvoir "une société plus ouverte et innovante, ainsi qu'un partenariat renforcé entre la Russie et les Etats-Unis."

Selon un fonctionnaire de l’agence, citant l’exemple de l’emprisonnement des Pussy Riots pour avoir interprété une chanson hostile au pouvoir dans une église, la répression se renforce et “les groupes juifs sont conscients qu'il existe un antisémitisme sous-jacent très fort en Russie”, ce qui ne les rassure pas.

Actuellement le parlement russe étudie une loi sur le blasphème qui incrimine les actes de “sacrilège” contre l'une des religions reconnues.
Par ailleurs, une nouvelle loi exige que les groupes qui acquièrent des fonds de l'étranger se déclarent “agents étrangers” - une catégorie qui semble inclure les groupes juifs internationaux qui fournissent de l’aide aux institutions locales.

Publiquement, les organisations juives disent qu'elles ne sont pas concernées, et soulignent que leur travail est humanitaire et non politique.
"Nous fournissons une assistance pour les programmes humanitaires, d’éducation et communautaires, qui n'ont rien à voir avec les processus politiques et la situation en Russie" a déclaré Misha Galperin, président et chef de la direction de l'Agence de développement international juif.

En privé, toutefois, les organisations juives s’assurent de ne pas aller à l'encontre d'un régime qui, ces derniers mois, a fortement restreint les activités des ONG étrangères en Russie. Pour Ben Cohen, ancien directeur des affaires européennes de l'Anti-Defamation League américaine – ADL -, il faut se dégager clairement de toute critique du régime.

“La communauté juive organisée a toujours été très prudente, et veille à ne pas s'aliéner le gouvernement russe", a-t-il dit, rappelant que les écoles juives, les synagogues et les centres communautaires ont fleuri en Russie depuis que Poutine est arrivé au pouvoir en 2000.

Dans l’état actuel des choses, Poutine a de bonnes relations avec la communauté juive.
Il a développé des relations personnelles avec certains dirigeants juifs - notamment le Rabbin Berel Lazar, l'un des deux grands rabbins russes.
L’ORT, le réseau international d'écoles juives travaille étroitement avec le gouvernement dans le fonctionnement des écoles et des programmes éducatifs en Russie.

L'ORT Moscou, qui a ouvert en 1996, compte 4000 élèves, et l'ORT de Gunzburg, une école juive à Saint-Pétersbourg,ont reçu le Prix du Président - la plus haute distinction en Russie pour l'innovation et l'excellence dans l'enseignement.
De même, des groupes juifs, dont la Hebrew Immigrant Aid Society et le Comité paritaire de discipline ont indiqué qu'ils n'ont pas eu de problèmes avec le gouvernement et que les tensions américano-russes n’ont pas affecté leurs opérations.

Le compromis tacite, déclare Ben Cohen, est que les organisations juives ne peuvent pas critiquer le régime.
Les tensions américano-russes n'auront pas d'incidence sur les groupes juifs, "à moins qu’elles ne défient le gouvernement.
" Poutine est un homme méprisable, mais il est très fin," ajoute Ben Cohen. “Il comprend qu'entrer dans une confrontation inutile avec les organisations juives ne servira pas ses intérêts."

Vingt quatre ans plus tard, Israël endosse l'exécution d'Abou Jihad

Pour la première fois, Israël a admis être responsable de l'exécution d'Abu Jihad, cofondateur et numéro deux de l'Organisation de Libération de la Palestine – OLP – à Tunis en Avril 1988.

C'est un journaliste d'investigation du quotidien Yedioth Aharonot, Ronen Bergman, qui a obtenu cette révélation de Nahum Lev, commandant de l'opération et, à priori, celui qui a exécuté le responsable palestinien.

L'interview, réalisée en 2000 peu de temps avant le décès de Lev dans un accident de voiture, avait été frappé d'interdiction par la censure militaire depuis lors.

En levant ce blocage, les autorités israéliennes confirment les conditions de la mise en œuvre de l'opération.

Abu Jihad (un nom de guerre signifiant le Père du Djihad), de son vrai nom Khalil al-Wazir, était considéré par Israël comme une menace importante pour sa sécurité.
Il fut la tête pensante de nombre d'attentats qui coutèrent la vie à des dizaines de civils (notamment l'attaque d'un bus sur la route côtière qui fit 38 morts et en blessa grièvement 70, et de nombreux autres dans les années 1970-80).

Depuis Tunis, il avait unifié les différentes factions de l'OLP et était accusé d'avoir orchestré la montée de violences qui conduisit à la première intifada en 1987.

Lev était le fils d'un physicien renommé, et le premier officier "religieux" de la prestigieuse unité "Sayeret Matkal".
Après sa formation d'officier, soldat d'élite, il fut nommé commandant en second de cette unité des forces spéciales, adjoint de Moshe Ya’alon (actuel Vice Premier ministre qui fut aussi chef d'état major).

Le commandement de l'opération fut confié à Lev, elle devait combiner la Sayeret et le Mossad.
Lev a expliqué au journaliste avoir "étudié chaque page, chaque détail du rapport transmis par les services secrets sur Abu Jihad"; il confesse qu'après avoir lu de combien de morts de civils il était responsable, il l'avait "exécuté sans hésitation".

Le 15 avril 1988, les commandos de la Sayeret Matkal et ceux de Shayetet (unité d'élite de la marine) naviguent vers le rivage tunisien. Lev commande le groupe de huit soldats qui doit investir la maison d'Abu Jihad tandis que les autres serviront, si nécessaire, de renforts.

Les soldats s'arrêtent à moins de 500 mètres de la maison; Lev et un autre soldat, vêtu en femme, déambulent comme un couple de touristes. Il porte une grande boîte de chocolat qui renfrme un pistolet. Le silencieux est dans son autre main.

Ils éliminent rapidement un garde du corps d'Abu Jihad qui s'est endormi dans sa voiture.
Le reste de l'unité rejoint alors et sécurise les issues de la maison et éliminent au passage un second garde du corps et le jardinier du chef terroriste qui avait décidé de dormir sur place.

Lev avoue "être attristé d'avoir du tuer le jardinier", mais, continue-t-il, dans ce type d'opération, "on est obligé que rien ne viendra entraver sa réussite".
Entrés dans la maison, un des officiers commence à ouvrir le feu et Lev confie que les chose se passent très vite : " Abu Jihad semblait avoir un pistolet dans la main, je lui ai tiré dessus d'une longue rafale, en évitant de toucher sa femme qui était apparue près de lui; nous l'avons touché et il est mort rapidement".

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