Numéro 1138 - 14.09.2012 - 27 Elul 5772       Imprimer

A LA UNE

Shana Tova

Toute l'équipe d'Israël Infos présente à ses lecteurs et annonceurs une excellente année 5773.
Que cette année qui s'annonce vous apporte douceur, sérénité, santé et réussite.
Qu'elle amène la paix pour tout Israël et ce monde de brutes !

Territoires palestiniens : la contestation sociale pourrait se retourner contre Israël

Salaam Fayyad, premier ministre de l'Autorité palestinienne tente, comme il le peut, de contenir le mécontentement qui enfle dans les territoires qu'il administre.
Mais les troublent commencent à inquiéter Israël, qui pourrait bien également en faire les frais.

Ainsi, à plusieurs reprises, dans les manifestations, on a pu entendre de nombreux slogans aux accords signés avec Israël – les accords d'Oslo – ou demandant l'abrogation des accords de Paris, signés dans la foulée en 1994, qui lient l'économie palestinienne à Israël, accords que nombre de palestiniens considèrent comme la source de tous leurs maux économiques.

A Naplouse ou Tulkarem, les slogans hostiles au gouvernement et à Mahmoud Abbas prédominaient – lui qui il y a quelques jours accueillait ces mouvements de protestation comme le "printemps palestinien", sans comprendre qu'il était le premier visé par l'expression du mécontentement.

Un professeur en communication de l'Université de Bir Zeit exprimait lui la crainte que des manifestations ne "soit que je début de quelque chose de plus important, peut être même une 3è intifada".
Selon lui, les mesures d'urgence adoptées par le gouvernement palestinien sont insuffisantes et surtout trop tardives, compte tenu de l'ampleur des manifestations.

Depuis une semaine, plusieurs d'entre elles se sont achevées en affrontements violents avec les forces de sécurité palestiniennes.
L'Autorité palestinienne (AP) est clairement menacée : cette situation n'est pas dangereuse ni pour le Hamas – qui n'hésite pas à réprimer violemment de tels mouvement de foules – alors que le gouvernement palestinien est dangereusement affaibli et ne pourra faire face à une longue vague de protestation.

D'autant que les critiques viennent également du camp du président de l'AP avec le Hamas (le parti de Mahmoud Abbas) qui a publiquement pris position contre les mesures de Salaam Fayyad, les jugeant "très insuffisantes".

Mais le porte parole du Fatah préfère rechercher la responsabilité de la situation sur Israël : Ahmad Assaf, estime que la vraie solution "est la fin de l'occupation qui contrôle nos ports, nos routes et nos ressources naturelles" ajoutant que "l'indépendance économique est indissociable de l'indépendance politique".

"Nous nous attendions à ce que la situation explose à Gaza, personne n'aurait imaginé de telles manifestations en Cisjordanie", commente un journaliste.
Au contraire, pour Hillel Freisch, un chercheur expert de la vie politique palestinienne à l'Université Bar, l'érution violente qui secoue la Cisjordanie n'a rien d'étonnant : les palestiniens y entrent dans une récession aigüe après plusieurs années de prospérité économique – ce qui n'est pas le cas de la bande de Gaza.

C'était pour éviter cette explosion que Benjamin Netanyahou et le gouverneur de la banque d'Israël, Stanley Fischer, avaient plaidé auprès du Fonds Monétaire International un prêt relais pour l'Autorité palestinienne de 100 millions de dollars. Une démarche inhabituelle qui avait été rejetée par le FMI.

Le Premier ministre israélien serait intervenu cette semaine auprès des USA et de l'Union européenne pour obtenir une aide d'urgence.
Israël craint la tournure que pourrait prendre une déstabilisation de l'Autorité palestinienne mais aussi…les possibles répercussions économiques : le marché palestinien absorbe pour 3,4 milliards de dollars d'exportations israéliennes, essentiellement pour tous les produits hors haute technologie.

Les territoires palestiniens représentent le deuxième "client " d'Israël, un marché crucial pouyr l'économie israélienne.

Innocence de l'Islam : la thèse du complot juif se dégonfle

Alors que dans certains pays arabes et occidentaux, on continue d'évoquer comme source des émeutes qui ont conduit à l'assassinat de l'ambassadeur américain à Benghazi, un film réalisé par un israélo-américain et financé par des donateurs juifs , la thèse du complot juif se dégonfle rapidement.

La recherche de celui qui se cachait derrière le film qui a enflammé le monde musulman a rapidement mené à un californien, chrétien copte, plusieurs fois condamné et emprisonné pour des délits financiers.
Il a financé la logistique de la production du film.

Nakoula Basseley Nakoula, 55 ans, a reconnu dans une interview à l'Associated Press qu'il dirigeait la compagnie qui a produit "L'innocence des musulmans".
Il a cependant nié être le réalisateur du film mais affirmé qu'il connaissait personnellement le réalisateur, Sam Bacile –un pseudonyme.
Toutefois le numéro de téléphone communiqué à l'agence de presse qui a tenté de contacter Bacile est enregistré à la même adresse que celle de …Nakoula.

Selon des sources proches de la justice américaine, Nakoula utiliserait plusieurs pseudonymes dont Nicola Bacily – très proche de Bacile.
Associated Press aurait cependant localisé Bacile sur la base des informations fournies par Morris Sadek, également copte, qui aurait depuis plusieurs jours fait la promotion du film sur son site internet. Selon lui, le film aurait été tourné pour dénoncer l'oppression des chrétiens coptes dans les pays musulmans.

Officiellement, Bacile se cacherait par crainte de représailles; il avait initialement déclaré être né en Israël et être juif; mais seulement plusieurs acteurs du film, dont l'un très impliqué dans le projet, Steve Klein, un américain chrétien, Bacile serait un pseudonyme et le réalisateur serait et américain et chrétien – il avait mardi annoncé que Bacile était juif, pour finalement n'avouer qu'il ne connaissait que son prénom, "Sam".

Bacile avait également affirmé être agent immobilier mais l'organisme chargé de délivrer les licences n'a pas pu l'identifier.

Côte israélien, aucun citoyen n'est enregistré sous ce nom et dans le petit monde des producteurs ou réalisateurs juifs d'Hollywood, personne ne connaît ou n'a entendu parler de Bacile.

Selon un centre des Droits de l'Homme, le Southern Poverty Law Center, Klein est un ancien marine et un activiste chrétien d'extrême droite, qui a, à plusieurs reprises, entraîné des milices paramilitaires. Klein serait membre d'un groupe fondamentaliste chrétien, Courageous Christians United, qui a mené de nombreuses actions contre l'avortement et la présence des musulmans aux USA.

Quand aux acteurs, une quinzaine d'hommes et de femmes originaires de pays du Proche orient (Syrie, Irak, Turquie, Pakistan, Iran et un couple de chrétiens coptes égyptiens), ils craignent de faire les frais des émeutes qui ont suivi la diffusion du film sur Internet et cachent leur identité.
Mais ils s'estiment floués ; la plupart des dialogues considérés comme insultants ont été fabriqués après la production du film et ne correspondent pas à leurs mouvements de lèvres.

Vendredi matin, selon la chaine de télévision ABC Nakoula a reconnu avoir réalisé le film, dont le script aurait été écrit alors qu'il purgeait une peine dans une prison fédérale.

Nakoula aurait admis les faits alors qu'il cherche la protection de la justice américaine face aux menaces de mort dont il est l'objet.
Après avoir affirmé que le coût de la production, soit 5 millions de dollars, avait été financé par des donateurs juifs, il semblerait que le film n'ait couté que 50 ou 60 000 dollars, financés par la famille égyptienne de l'épouse de Nakoula.


DEFENSE

Israël - Défense : une ile grecque pour l'armée

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, aurait proposé à Tsahal d'acheter ou de louer une ile grecque pour que la marine puisse s'y entrainer.

L'armée israélienne a cependant décidé de ne pas donner suite à cette idée, en raison de doutes sur sa viabilité économique, ont précisé des responsables de la Défense.

Le bureau du ministre a résumé ainsi le dossier: "Le ministre de la Défense Barak a soumis le projet, et le groupe d'évaluation a conclu qu'il n'y avait pas lieu de le mettre à exécution. Le sujet est donc clos".

C'est l'entretien accordé au journal Le Monde par le Premier ministre grec, Antonis Samaras, qui donna cette idée à Barak.

Répondant à une question du journaliste qui l'interrogeait, Samaras a concédé qu'il était prêt à utiliser certaines des milliers d'iles que compte son pays à des fins économiques, pour réduire le déficit national.

Des collaborateurs de Barak ont donné quelques précisions: le ministre de la Défense a soumis l'idée à l'armée après qu'un autre ministre israélien ait évoqué la question alors qu'il se trouvait en Grèce et qu'il soit revenu avec une réponse positive pour Barak.


HAMAS

USA - La justice pourrait mettre en cause les circuits de financement du Hamas

Un citoyen américain va pouvoir porter plainte contre l'Arab Bank pour son implication dans les activités terroristes du Hamas.

En 2008, Mati Gill, israélo-américain, a été blessé par des balles tirées par des membres du Hamas depuis la bande de Gaza vers Israël.

En 2011, il porte plainte, aux Etats-Unis, contre l'Arab Bank, un des plus importants groupes financiers du Moyen-Orient, par laquelle auraient transité d'importantes sommes d'argent vers le Hamas.
L'Arab bank est une banque jordanienne qui a eu comme principale actionnaire, Rafik Hariri, l'ancien premier ministre assassiné.

Gill s'est appuyé sur l'US Anti-Terrorism Act, affirmant que le groupe financier a violé la loi en apportant un soutien financier au Hamas, qui figure sur la liste américaine des organisations terroristes.

Le juge Jack Weinstein, de Brooklyn, à New York, a validé une partie de l'argumentaire de Gill.
S'il a estimé qu'il n'était pas prouvé que l'Arab Bank portait une responsabilité dans les tirs du Hamas, il a confirmé qu'elle avait bien "conspiré avec le Hamas pour commettre des actes de violence" et qu'elle avait fourni un soutien matériel au groupe.

L'Arab Bank devrait à présent déposer une demande pour un "jugement sommaire", puis le procès aura lieu le 19 novembre.

Mais les avocats de Matt Gill devront prouver que la banque a agi en sachant que l'argent qu'elle avait apporté à la composante politique du Hamas servait à des opérations militaires et que le Hamas l'avait utilisé pour financer l'attaque dont il a été victime.

D'autres plaintes ont été déposées par des citoyens américains contre des banques pour leurs liens avec le Hamas ou des groupes qui lui sont affiliés.

Cette affaire pourrait être la première à arriver devant les tribunaux et menacer, si l'Arab Bank était condamnée, la plupart des banques arabes par lesquelles transitent les fonds de l'organisation terroriste.


ETATS-UNIS

USA - Netanyahou arrogant et dangereux

Le rédacteur en chef du New Yorker magazine a publié un éditorial dans lequel il qualifie Benjamin Netanyahu d'homme arrogant et dangereux.

David Remnick, le rédacteur en chef du "New Yorker", lauréat du prestigieux prix Pulitzer, a accusé mercredi le premier ministre Benjamin Netanyahu de mettre en danger Israël.

Cette déclaration intervient en pleine période d'élections aux Etats-Unis, et s'aligne sur la position du candidat républicain à la présidentielle américaine Mitt Romney, favorable à une stratégie néo-conservatrice.

Dans un billet cinglant posté mercredi sur le blog, Remnick accuse Netanyahu de faire plus "qu'aucun autre homme politique pour encourager les "mouvances réactionnaires israéliennes, afin d'éliminer la moindre possibilité d' simple accord avec les palestiniens, et d'isoler son pays sur le plan diplomatique ".

Remnick entend dénoncer l'obstination du premier ministre en dépit, selon lui, de la méfiance de l'armée israélienne et des experts opposés à une frappe unilatérale contre l'Iran.

Remnick rapproche leur position de celle de l'administration américaine qui refuse d'imposer à l'Iran
une date butoir pour les négociations sur la filière nucléaire de la république islamique.

Cela, malgré l'engagement d'Obama à empêcher un Iran nucléaire et le fait que la coopération entre les deux pays n'a jamais été aussi forte sur le plan de la défense.

Benjamin Netanyahu a eu un long entretien téléphonique avec le président américain cette semaine, afin d'applanir les remous suscités par le refus du Président américain de recevoir Benjamin Netanyahu lors de sa visite à la fin du mois.


MONDE JUIF

USA - Le maire de New York veut réglementer la circoncision

Le maire de New York, Michael Bloomberg, souhaite règlementer davantage le rituel juif de la circoncision et restreindre certaines pratiques qui lui sont liées.

Dans le déroulement de la circoncision selon la tradition juive, la metsitsa bapeh est une des dernières étapes: il s'agit, pour le mohel d'effectuer une succion orale de la plaie du nouveau-né.

Contestée, aussi parce qu'il s'agit d'un commandement rabbinique, pas d'une "loi divine", elle n'est pas systématiquement effectuée.

Le département d'Hygiène et de santé mentale de la ville de New York reconnait à la circoncision des bénéfices pour la santé et ne souhaite pas l'interdire.
Mais il compte rendre obligatoire une autorisation écrite des parents pour que soit effectuée cette étape controversée.

D'après The New York Sun, le maire n'a pas souhaité consulter, ou dialoguer avec des représentants de la communauté juive orthodoxe autour de la question de la metsitsa bapeh.

Un débat a vu le jour en Allemagne autour de la circoncision, après qu'un tribunal de Cologne l'ait interdite.
Les politiciens allemands, parmi lesquelles la chancelière elle-même, se sont élevés contre cette décision et ont garanti la pratique de la circoncision dans leur pays.


SHOAH

Israël - Campagne pour la restitution des biens détenus par l'Etat d'Israël

La Société pour la localisation et la restitution des biens des victimes de la Shoah, Hashavah, entame une campagne afin que les propriétés acquises en Israël par des juifs ayant disparu pendant la Shoah soient rendues à leurs héritiers.

Au cours de la première moitié du 20ème siècle, de nombreux juifs sionistes vivant en Europe ont investi dans l'industrie ou l'agriculture de ce qui était alors la Palestine sous mandat britannique.
Beaucoup d'entre eux n'ont pas survécu à la Shoah, et n'ont donc jamais vu la création de l'Etat d'Israël.

La plupart de leurs actifs ont été remis au gouvernement de l'Etat hébreu naissant, qui les a conservés depuis plus de six décennies.

Annoncée mercredi, la Hashava entend obtenir la restitution de ces propriétés aux héritiers légaux. "Ce qui différencie Hashava des autres sociétés de restitution des biens acquis pendant la Shoah est que les actifs sont actuellement situés en Israël, dans l'attente d'être réclamés par les héritiers", a déclaré dans un communiqué de presse Israël Peleg, Directeur Général d'Hashavah.

" Nous voulons honorer les idéaux et l'héritage de ceux qui ont péri en nous assurant que leurs investissement reviennent à leurs descendants, avec une partie de leur héritage", poursuit le communiqué.

L'entreprise recherche actuellement des héritiers en Amérique du Nord.
Elle a invité des parents de 60 000 propriétaires à rechercher dans sa base de données en ligne, afin d'établir leurs droits. La campagne débutera mi-septembre et durera donc 3 mois.


SOCIAL

Israël - Un israélien sur trois ne couvre pas ses dépenses mensuelles

Un tiers de la population israélienne ne parvient pas à couvrir ses dépenses courantes.

A l'occasion de Rosh Hachana, le Bureau central des statistiques israélien (BCS) a rendu public une partie des données de son Rapport sur la société israélienne, qu'il publiera en totalité le 17 octobre, lors de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.

On apprend ainsi qu'en 2010, date de l'étude, 35% des Israéliens indiquaient qu'ils n'étaient pas en mesure de couvrir leurs dépenses mensuelles courantes, comme la nourriture, l'électricité et les factures téléphoniques; 45% des Arabes étaient dans ce cas, et 32% des Juifs.

Dans le même temps, et malgré de nombreux signes, parmi lesquels la révolte sociale de l'été 2011, montrant que la population est durement touchée par l'augmentation du cout de la vie en Israël, 61% des Israéliens de plus de 20 ans se déclaraient satisfaits financièrement.
Ils n'étaient que 48% en 2002.

Le rapport divise les villes du pays en trois catégories, par souci de clarté:
* celles de la classe ouvriers-employés (11,6% de la population, 70% des foyers arabes s'y trouvent, salaire moyen de 11 821 shekels, 2,2 enfants en moyenne par foyer),
* celles de la classe moyenne (68,4%, 12 755 shekels, 1 enfant)
* celles de la classe supérieure (20%, seulement 1% des Arabes, 16 995 shekels, 0,7 enfant).

63% des personnes de la classe ouvrier-employés peuvent basculer -en cas "d'accident économique" - en situation de pauvreté, telle qu'elle est définie par l'Union européenne (9% pour la classe supérieure).


SOCIETE

Israël- Société : que des hommes sur scène

Des organisations de défense des droits des femmes ont protesté contre une série de représentations, prévues dans un espace municipal de Petah Tikva, dont une des particularités est de ne mettre en scène que des hommes.

Vingt-sept hommes, et pas une femme, se présenteront devant le public du centre culturel municipal de Petah Tikva, dans le cadre d'une série de représentations intitulée "l'expérience juive".

Dans une lettre envoyée au maire de la ville, Yitzhak Ohayon, les dirigeants des organisations protestataires menacent de boycotter l'évènement si rien n'est fait pour "corriger le tir".

"Nous étions très surpris de découvrir que le centre culturel propose une série dont les femmes sont complètement exclues", ont-ils écrit, reprochant à la ville de tenter d'"attribuer la culture et l'expérience juive à un seul genre".

Lior Tal, qui dirige un programme laïc de préparation à l'armée dans Tel Aviv, est à l'origine de la lettre. Elle explique que si les représentations concernaient "un public très religieux, que des hommes y chantaient et que des femmes participaient à la présentation, elle n'en aurait pas fait tout un plat".

"Mais cette série exclut complètement les femmes d'une scène publique qui n'est liée d'aucune façon à la loi religieuse", souligne-t-elle, en précisant qu'elle estime que la mairie ne devrait pas participer à ce genre d'évènements.

Que les représentations aient lieu en dehors d'un bâtiment municipal, ou qu'elles intègrent des femmes, demande-t-elle.

Le docteur Nira Nachliel, membre d'un centre d'enseignement sur le judaïsme, a elle aussi signé la lettre. Elle déplore que l'idée que seuls les hommes puissent représenter le judaïsme, ou celle que seuls des hommes puissent apparaitre devant un public mixte, se propage.
Elle rappelle que si le monde entier, judaïsme compris, était machiste pendant des milliers d'années, la société a évolué sur cette question au cours des deux derniers siècles.

La municipalité de Petah Tikva a répondu en soulignant que "des dizaines de spectacles ont lieu chaque année dans le centre culturel", et que "'L'expérience juive' était produite par le département Culture de la Torah de la mairie", et que cette série de représentation est ouverte à tout le monde, "sans exception".

Elle a ajouté que la bonne fréquentation des programmes montre que le département Culture de la Torah connait les gouts du public, qui "vote avec ses pieds".


DEMOGRAPHIE

Israël - Presque 8 millions

Selon un rapport publié hier par le Bureau Central des Statistiques, la population israélienne approche les 8 millions d'individus.

La population israélienne est exactement de 7.933.200 habitant parmi lesquels 5.978.600 sont juifs soit 75.36% .

1.636.600 sont arabes (20.62%), en incluant les populations bédouines et druzes dans cette catégorie et 318.000 ne sont "ni l'un ni l'autre" (4%), cette catégorie comprenant les non juifs ayant un grand parent juif et les chrétiens non arabes.

Les différentes catégories de la population israélienne ont connues d'importantes disparités de croissance en 2011.

La population juive a augmentée de 1.8% alors que la population arabe a elle augmenté de 2.4%.

Le taux de croissance de la communauté juive reste relativement constant, en comparaison avec les dernières années.
Le taux de croissance de la population arabe, est toujours sensiblement plus élevé que celui de la population juive, mais sur une tendance de rapide déclin entamé entre 1996 et 200, lorsque la population grossissait de 3.4% par an.

Israël demeure un pays jeune en comparaison aux pays occidentaux, affichant un nombre de moins de 14 ans proportionnellement plus important (28.2%) que la moyenne des pays de l'OCDE (18.5%).

Néanmoins, la population vieillit avec un âge médian avance avec un nombre de personnes âgées de 75 ans et plus atteignant les 4.8% -alors qu'il se situait autour des 3.8% dans les années 1990.

En termes de répartition géographique, le gros de la population israélienne réside toujours dans le centre du pays (40% de la population globale et 48.7% de la population juive).
La tendance s'inverse légèrement dans la mesure où la population se déporte petit à petit vers la périphérie du pays. La population arabe demeure massivement concentrée dans le Nord d'Israël (60%), principalement en Galilée et dans la région de Haïfa.

Le pays a accueilli 16.892 nouveaux immigrants en 2011, soit environ 1.5% de plus qu'en 2010.
La majorité d'entre eux venait de Russie (3.678), d'Ethiopie (2.666), des Etats Unis (2.363), d'Ukraine (2051) et de France (1775).

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