Numéro 1133 - 13.07.2012 - 23 Tammuz 5772       Imprimer

DEFENSE

Israël - Défense : Iron Dome déployé autour d'Eilat

Le système anti missiles Iron Dome vient d'etre déployé dans la région d'Eilat.

Il s'agit pour l'armée israélienne de tester ces batteries dans toutes les régions du pays.

Iron dome vient donc d'être mis en place dans la région après plusieurs reports d'installation, et ses systèmes sont en cours de calibrage.
Il y a trois semaines, les débris d'une roquette de type Grad étaient retrouvés au nord d'Eilat, après une explosion qui n'avait fait aucune victime.

Pour l'armée israélienne, le tir avait été effectué depuis la péninsule du Sinaï, en Egypte, probablement de la responsabilité d'un des multiples groupes terroristes radicaux que l'Egypte a laissé s'installer.
Il y a quelques semaines, c'était à nouveau Eilat et la région d'Ovda qui étaient ciblés.

Les autorités militaires ont donc décidé de déployer Iron dome, en de calibrer les rampes anti missiles sur la topographie unique de la région, et l'armée a multiplié les exercices de déploiement rapide du système, en fonction des menaces qui apparaitront sur la région.
Un test du même genre a récemment été effectué dans la région de Tel Aviv.

Israël - Défense : la protection des installations pétrolières israéliennes

Le plan de protection des plateformes pétrolières, dont le cout est évalué à 3 milliards de shekels par an, a été approuvé par l'Etat-major et le ministère de la Défense

Le plan doit encore être approuvé par le gouvernement, mais s'il l'est, Israël fera l'acquisition de 4 navires de surveillance côtière de la taille d'un torpilleur de Tsahal. Sur chacun d'eux sera installée une version marine du système de défense Dôme d'acier.

C'est un atout stratégique, c'est comme poser sur la mer un bloc de terre de la taille de l'Etat d'Israël", a expliqué le général Ram Rotberg, qui dirige la marine israélienne.

Près de 250 soldats prendront place sur ces navires et patrouilleront dans la zone qui entoure les quatre plateformes de forage, prêts à réagir aux menaces potentielles.

Ce sont pour l'instant des compagnies privées de sécurité, appuyées par des torpilleurs de l'armée, qui assurent la sécurité de ces plateformes situées à 180 kilomètres des côtes israéliennes.

Tsahal ne tient pas y placer directement des soldats ou des armements: l'armée israélienne a déclaré par le passé qu'elle ne voulait pas transformer les plateformes en structures militaires, ce qui pourrait "constituer une forme de légitimation" pour des attaques.

C'est donc une autre mission confiée à la marine israélienne, qui s'ajoute à d'autres parfois inconnues du public.
"Nous avons mené des dizaines d'opérations en commun avec d'autres forces, et nous essayons de rester discrets", confirme un responsable de la marine.

Il s'agit notamment d'empêcher le passage d'armes venues d'Iran, et potentiellement de Syrie, jusqu'à la bande de Gaza ou vers le Hezbollah. Ces missions obligent d'ailleurs l'armée à acquérir sept torpilleurs supplémentaires, ce qui demande un budget élargi.

"Les récents bouleversements dans le Moyen-Orient n'ont pas épargné l'arène maritime. Les eaux semblent calmes, mais sous la surfaces des tourbillons nous obligent à nous tenir prêts", a confié l'officier.


Territoires disputés

Un juriste international estime légal le boycott des produits des implantations juives

L'avis d'un expert juridique international, publié au Royaume-Uni, va encore compliquer les exportations de marchandises produites dans les implantations juives des territoires disputés, et servir certainement de base légale à leur boycott.

Une récente brève juridique compilée par James Crawford, professeur de droit international à l'Université de Cambridge en Grande-Bretagne, estiment que les gouvernements européens "sont pleinement dans leurs droits s'ils interdisent le commerce avec les implantations israéliennes en Cisjordanie".

Selon lui, les pays de l'Union européenne peuvent boycotter les produits fabriqués dans les implantations juives de Cisjordanie sans violer les règles de l'Organisation mondiale du commerce.

Crawford apporte ainsi de l'eau au moulin de ceux qui, au Royaume-Uni et dans l'Union européenne, cherchent à faire durcir la position des états sur les importations des produits des implantations.
De multiples campagnes de boycott ont été organisées contre les produits des implantations à travers l'Europe et en Grande-Bretagne au cours des dernières années.

Le mémoire juridique précise que toutes les nations de l'UE qui choisiront d'imposer une telle interdiction "pour des raisons de politique publique" ne violeraient pas les règles anti boycott de la Charte de l'UE.

Crawford fait valoir en outre que par "l'exécution d'une telle interdiction sur le commerce avec les implantations, l'UE ne serait pas en violation de ses obligations envers l'Organisation mondiale du commerce car selon le droit international, la Cisjordanie et Gaza ne peuvent être considérées comme un territoire d'Israël."

Le rapport devrait être publié par le Congrès des syndicats (TUC) dans la semaine.
Le TUC a lancé une campagne soutenue pour une interdiction du commerce avec les implantations juives, mais a souligné que son appel est distinct d'un boycott d'Israël lui-même - que l'organisation ne soutient pas.

Brendan Barber, secrétaire général du TUC, a déclaré à l'Independent que "le Royaume-Uni avait fait une réelle différence, en exigeant que les produits vendus en supermarché, en provenance des implantations juives de peuplement soient étiquetés en tant que tels."

Le Danemark, la Suède, et l'Afrique du Sud, envisagent de suivre l'exemple du Royaume-Uni sur l'étiquetage alors que le gouvernement irlandais pousse à ce que l'UE envisage une interdiction totale des produits des implantations


TERRORISME

Terrorisme - Kenya : des explosions iraniens dans la nature

La police kényane a annoncé que deux Iraniens, accusés de planifier des attaques terroristes contre des cibles occidentales au Kenya, ont fait passer dans ce pays plus de 100 kilos d'un puissant explosif, dont la majeure partie n'a pas été récupérée.

Les Iraniens Ahmad Abolfathi Mohammad et Sayed Mansour Mousavi, arrêtés le mois dernier au à Nairobi après avoir reçu les explosifs d'un complice toujours en liberté, sont accusés de s'être préparés à commettre des actes terroristes de première importance.

Ils ont conduit les policiers kényans jusqu'à un stock de 15 kilos de RDX, un composé considéré comme un des plus puissants explosifs militaires, caché dans un terrain de golf de Mombasa.

Plus de 85 kilos de cet explosif reste encore à trouver, selon la police, ce qui l'a amenée à recommander au tribunal qui juge les suspects de refuser la liberté sous caution.

"La police dispose d'informations indiquant que les suspects s'appuient sur un vaste réseau dans le pays censé mener des attaques à l'explosif contre des institutions gouvernementales, des lieux de rassemblement public et des établissements étrangers", a déclaré la police.

Des responsables kényans ont indiqué que les deux suspects préparaient probablement des attaques contre des intérêts israéliens, américains, britanniques ou saoudiens au Kenya. Ils pourraient, d'après eux, faire partie des Force Al-Qods, les forces spéciales des Gardiens de la Révolution islamique qui opèrent à l'extérieur de l'Iran.

Plusieurs ensembles hôteliers ou structures commerciales de la cote kényane appartiennent à des Israéliens. C'est le cas notamment du plus grand et plus récent centre commercial de Nairobi.

En 2002, des terroristes avaient déclenché une bombe dans un hôtel de luxe appartenant à des Israéliens, près de Mombasa, faisant 13 morts, et tiré un missile contre un avion israélien.


AUTORITE PALESTINIENNE

Autorité palestinienne : Mahmoud Abbas s'en prend aux activistes anti israéliens

Des activistes étrangers anti-israéliens, installés en Cisjordanie, ont participé à des manifestations contre l'Autorité palestinienne –AP -.

"L'implication d'Occidentaux dans des manifestations contre l'Autorité palestinienne est totalement inacceptable", a déclaré un reponsable de l'AP.
"Nous serons obligés de couper tout lien avec les non-Palestiniens qui s'élèvent contre le leadership palestinien".

Il s'agit d'une dizaine de personnes, prenant régulièrement part à des manifestations contre les implantations et la barrière de sécurité israéliennes, venues en Cisjordanie pour participer à des manifestations contre Israël, et qui en ont profité pour manifester également contre l'AP, à Ramallah.

Ainsi, Abbas accueille les activistes anti israéliens tant qu'ils s'en prennent à Israël; mais pas question qu'ils critiquent l'Autorité palestinienne.

Au cours des deux dernières semaines, les Palestiniens ont organisé successivement trois manifestations contre leurs dirigeants.

La première, baptisée "les Palestiniens pour la Dignité", a été organisée pour demander l'annulation de la visite du vice-Premier ministre israélien Shaul Mofaz à Ramallah.
Les policiers palestiniens ont eu recours à la force pour empêcher les manifestants d'atteindre le complexe présidentiel de Mahmoud Abbas. Au moins 7 d'entre eux et 5 journalistes ont été blessés.
La seconde s'est tenue quelques jours plus tard pour protester contre la brutalité policière.

La troisième, enfin, appelait à l'abrogation des Accords d'Oslo et au retour de tous les réfugiés palestiniens dans leurs maisons d'origine en Israël. D'après une source au sein des services de sécurité palestiniens, plusieurs des Occidentaux en question ont pris part aux trois manifestations.


JORDANIE

Des israéliens en Jordanie pour aider les réfugiés syriens

Des responsables israéliens se trouvent actuellement en Jordanie pour aider des réfugiés syriens, a révélé le vice-ministre israélien du Développement du Néguev et de la Galilée, Ayoob Kara.

Kara, membre du Likoud, a indiqué lors d'une conférence à Jérusalem que des "émissaires" sont en ce moment en Jordanie, et tentent d'aider des enfants et des nourrissons blessés, victimes de la terrible vague de répression engagée par le gouvernement syrien contre son peuple.

Ayoob Kara y a envoyé son chef de bureau, qui travaille là-bas avec des représentants d'organisations humanitaires, a-t-il continué.

"Ils sont en Jordanie et essaient d'aider les gens qui ont été blessés en Syrie", a confirmé Kara au Jerusalem Post, précisant qu'il s'agissait bien de citoyens israéliens.
"Ils s'intègrent dans les dispositifs d'aide internationale, ils n'y sont pas dans un cadre gouvernemental", a-t-il ajouté.

D'après Kara, le plus important serait, pour l'instant, d'obtenir des médicaments et des traitements médicaux pour les enfants et les nourrissons.


INTERNATIONAL

Israël, Grande Bretagne, Turquie : la tension monte en méditerranée

La tension est montée d'un cran dans la région est de la mer méditerranée à l'occasion de manœuvres navales.

Les marines israélienne, britannique et turque mènent en effet de manière séparée mais simultanée des exercices en mer au large de Chypre.

Selon les médias chypriotes, la Grande Bretagne ont demandé et obtenu du gouvernement de l'ile l'autorisation de mener ces exercices au large de Chypre.

La Turquie au contraire, s'est "invitée", sans autorisation du gouvernement chypriote qu'elle ne reconnaît pas – les turcs occupent illégalement le nord de Chypre depuis un coup de force militaire en 1974, occupation non reconnue par la communauté internationale.

Les liens entre Israël, la Grèce et Chypre se sont considérablement développés depuis la découverte d'importants gisements de gaz le long des frontières d'Israël et en bordure de la zone économique exclusive chypriote.

Israël a, par ailleurs, annoncé l'accroissement de ses patrouilles en mer autour de ces gisements gaziers dans la région.

Dans le même temps, les relations entre les trois pays et la Turquie se dégradaient considérablement, notamment autour de la question de l'exploitation de ces gisements gaziers.

Selon un diplomate occidental, "avec cette concentration de navires, et la tension entre ces pays, tout peut arriver".

Selon le porte parole du ministre grec des Affaires étrangères, Gregory Delavekouras, la présence de la marine turque, sans autorisation, "constitue une violation de la souveraineté chypriote", ajoutant qu'Ankara "remettait en permanence en question la souveraineté de la république de Chypre, une situation qui doit prendre fin".

Le commandant de la marine grecque, le Vice Amiral Kosmas Christidis, vient d'achever une discrète visite en Israël pour y rencontrer notamment son homologue israélien, le vice amiral Ram Rothberg. L'occasion de tester de nouveaux matériels, comme le navire de type Sa'ar 5.
C'est la première visite d'un commandant en chef de la marine grecque en Israël qui traduit le resserrement des stratégies de défense des deux pays; Israël a remplacé la Turquie comme principal partenaire d'entrainement et de manœuvres de l'armée israélienne.


KNESSET

Les hackers de Gaza s'invitent à la Knesset

Un groupe de pirates s'intitulant eux-memes l'Equipe des hackers de Gaza a pénétré le site de la Knesset.

Piratant le site, ils ont installé une image de fond ainsi qu'une liste de demandes en hébreu, notamment celle "qu'Israël cesse de creuser sous la moquée Al Aqsa" à Jérusalem mais encore l'arrêt "des implantations juives près de la mosquée", ou la libération des prisonniers palestiniens comme l'arrêt des attaques contre Gaza.

Le message affirme que les hackers "disposent désormais d'informations secrètes contre Israël et ses leaders", et souhaite la "mort à Israël".

Le piratage n'aurait duré que quelques minutes et des investigations sont en cours pour vérifier d'éventuels dégâts, mais il semble que le site ne comportait aucune information qui ne soit pas publique.

En janvier dernier, le même groupe avait attaqué le site de Dany Ayalon, le vice ministre des Affaires étrangères, après que celui-ci ait menace les hackers saoudiens qui avaient publié sur Internet plusieurs milliers de numéros de cartes de crédit appartenant à des israéliens.

Selon le site de sécurité informatique Zone-H.org, l' "Equipe des hackers de Gaza" aurait piraté plusieurs centaines de sites, principalement israéliens.


Lire aussi...

Les violeurs israéliens, ou le double langage des Frères musulmans

Mohamed Morsi, Président nouvellement élu de l'Egypte, est vu par les pays occidentaux comme un modéré pragmatique. Candidat officiel des Frères musulmans, il ne peut s'éloigner ni de leurs orientations, ni des prises de position du père spirituel de la confrérie, Mohamed Badie

Mais la position est pratique dès lors qu'il s'agit d'un double langage: à Morsi la façade lisse et quasi consensuelle, à Badie le discours rigoriste.
Cet exercice classique de double langage est mis en exergue par les dernières déclarations de Mohamed Badie.

Selon l'édition du week end du quotidien égyptien Al Wafd, Mohamed Badi, le guide suprême des Frères musulmans a rappelé dans un prêche, " la nécessité de chaque musulman d'avoir à cœur de sauver Al-Qods – Jérusalem – des mains des violeurs – israéliens – et de nettoyer la Palestine des griffes de l'occupation", chaque musulman devant considérer " cette tâche comme un devoir individuel pour chaque musulman".

Plus concrètement, il demande " à tous les musulmans de financer le Djihad et de faire sa mission personnelle de la libération d'Al Qods".
"Les juifs de diaspora se sont rassemblés au nom d'un droit illusoire et établi un état sur la terre sainte de la nation palestinienne", a –t-il ajouté.

Liban - Israël : vers une nouvelle guerre de l'eau

Israël estime que le Liban pourrait tenter de détourner la rivière Hasbani, qui fournit le quart des eaux du Jourdain, vitales pour le pays.
L'Etat hébreu surveille donc de près la construction d'un important centre touristique du côté libanais de la rivière.

Nous surveillons de près ce qui s'y passe", confirme un officier israélien du Commandement du Nord. "Nous sommes méfions à la fois d'une dérivation de l'eau de la rivière, mais aussi de la possibilité que le centre touristique serve de couverture pour lancer des attaques sur Israël", a-t-il précisé.

La tension est d'ailleurs récemment montée d'un cran entre forces israéliennes et libanaises dans cette zone. Il y a deux semaines, alors que des parachutistes israéliens y patrouillaient, ils tombèrent nez à nez, à 20 mètres d'eux, avec des militaires libanais qui pointaient leurs armes dans leur direction.

Entendant que les libanais se répartissaient les cibles potentielles, les soldats israéliens appelèrent immédiatement des renforts, dont l'arrivée fit se retirer les Libanais.

Israël a discuté de l'incident avec la FINUL et entend en parler lors de la prochaine rencontre tripartite, qui réunit représentants de la FINUL, de l'armée israélienne et de l'armée libanaise.
L'eau de la rivière Hasbani a déjà été la source de conflits.

En 1964 eut lieu ce que l'on a appelé " la Bataille de l'eau: les Syriens et les Libanais mirent en application un plan de dérivation décidé par la Ligue arabe, détournant ainsi une partie de l'eau qui se déverse dans le lac de Tibériade, nécessaire, pour les Israéliens, à l'irrigation du pays tout entier. Israël déclara qu'il s'agissait d'une violation de sa souveraineté, et répliqua par des frappes militaires, jusqu'à faire cesser le projet arabe.

En 2001, le Liban décida également d'un plan de dérivation de l'Hasbani pour alimenter les villages voisins. Ariel Sharon, alors au pouvoir, empêcha son application en prévenant que cela constituerait un casus belli et qu'Israël défendrait militairement ses intérêts.

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