Numéro 1129 - 29.06.2012 - 9 Tammuz 5772       Imprimer

A LA UNE

1er Juillet, Paris : un rassemblement communautaire festif

L'année 2012 marque le centenaire de l'Oeuvre de Secours aux Enfants, créée en 1912 à Saint-Pétersbourg par des médecins juifs avec une mission :protéger, nourrir et soutenir les populations juives et notamment les enfants juifs victimes de persécutions et de la pauvreté.
Dans le cadre de ses 100 ans, l'association organise un grand rassemblement festif le dimanche 1er Juillet 2012, de 11h à 17h30, Pelouse de Reuilly, Porte Dorée -75012 Paris -.

Qu'est-ce que le rassemblement ?

Cette journée est un événement fédérateur pour tous ceux qui se sont engagés aux côtés de l'association tout au long de son histoire : anciens salariés et salariés d'aujourd'hui, enfants et anciens enfants, familles, sympathisants et partenaires associatifs. Ce sera également une grande fête de la communauté juive autour de l'OSE.

Ce rassemblement est un événement central du Centenaire de l'OSE car il permettra à tous de se retrouver, de montrer son attachement et son implication dans les actions de l'association aujourd'hui. Il sera, également, l'occasion de présenter les différents pôles de l'OSE (enfance, santé, grand âge, handicap, mémoire et international) et les actions menées au sein de l'association.

La journée s'articulera autour de concerts et spectacles, de manifestations sportives, d'ateliers et de rencontres, d'animations pour les enfants, et d'une grande tombola.

Les artistes sur le devant de la scène
L'humoriste Raphael Mezrahi animera la journée en maitre de cérémonie.

Des artistes de talent comme Elisa Tovati, Salomé, Tom Newcastle, Jon Malkin et le groupe Nacash pousseront la chansonnette.
Les humoristes Eric Blanc et Popeck feront également leur show.
La Troupe Hora Or ponctuera l'après-midi de ses danses d'Israël.
Enfin, Olivier Nakache et Éric Toledano, réalisateurs d'Intouchables, évoqueront leur rapport au handicap et révéleront de savoureuses anecdotes sur le tournage du film !

Un des événements phare : la grande course
Une grande course est organisée dès 10h dimanche 1er juillet et ce, avant le début officiel des festivités du grand rassemblement de Reuilly qui démarrent, elles, à 11h. Il faut se présenter sur place à 9h30 après s'être préalablement inscrit sur le site de l'OSE.

La course de 6km démarre à 10 H (présence souhaitée dès 9H30) :
• 9h30 : Echauffement avec JewSalsa (sur fond de musique latina !)
• 10h : début du 6 km (3 tours) pour les plus de 14 ans
• Les enfants (âgés de 10 à 14 ans) sont invités à courir le dernier tour
• 11h : arrivée sur scène pour la remise de la coupe
• distribution de bananes et d'une petite bouteille d'eau pour les coureurs

Une tombola pour gagner le gros lot : 1 billet A/R paris Tel Aviv !
Les billets sont à 5 euros l'unité.
Dépêchez-vous si vous voulez en acheter et gagner un 1 billet A/R paris Tel Aviv ! Pour ce faire, vous pouvez les acheter au siège de l'OSE (117, rue du faubourg du Temple, 10e) en demandant Alain Kaisermann au 01 53 38 20 20 ou au Café des Psaumes (16 ter, rue des Rosiers, 4e) en vous adressant à Michael Rapaport.

La CIA reconnait des éléments d'antisémitisme dans une enquete

Du nouveau dans l'affaire Ciralsky: le site d'information américain The Daily Beast révèle que George Tenet, ancien directeur de la CIA, a concédé que certains éléments de l'enquete de contre-espionnage menée contre Ciralsky pouvaient être considérés comme antisémites.

Adam Ciralsky, aujourd'hui journaliste et producteur de télévision célèbre, fit dans les années 1990 un passage par l'Agence centrale de renseignement américaine, la CIA, en tant que juriste.

Son ascension, rapide, y fut bloquée pour des raisons liées, selon lui, à sa judaïté.

Son habilitation de sécurité fut notamment révoquée en 1999 parce qu'il aurait omis de faire état de contacts avec des Israéliens et des Américano-israéliens.

Ciralsky décida alors de poursuivre l'agence de renseignement devant la justice pour discrimination: il estime avoir été injustement traité à cause de sa judaïté. Il y a deux mois, donc des années après l'avoir déposée, il a abandonné sa plainte en ayant atteint son objectif: que cette affaire devienne publique, que la CIA reconnaisse ses torts et procède à des changements.

Le Daily Beast indique que dans une lettre adressée à l'Anti-Defamation League en 1999, Tenet reconnaissait que la conduite de certains enquêteurs de la CIA avait été inappropriée, et qu'il avait mis en place une formation de sensibilisation à l'antisémitisme à la suite de l'enquête sur Ciralsky.

Le site Internet américain continue ses révélations avec une déposition de 2010, au cours de laquelle Tenet reconnait que la déclaration attribuée à l'agent qui a fait passer le test au détecteur de mensonge était "indélicate, inappropriée et non professionnelle" et pouvait être interprétée comme de l'antisémitisme.

La déclaration à l'origine de l'affaire a été faite par un agent de la CIA, nommé "Charles B", qui soumettait alors Ciralsky au détecteur de mensonges. John Sullivan, un autre agent de la CIA spécialisé dans les détecteurs de mensonges, raconte la scène dans une déclaration sous serment:

"J'étais dans le bureau de B quand il est arrivé, je lui ai demandé comment se passait le test. B a répondu en désignant Ciralsky par 'ce petit batard de Juif'. Je ne me souviens pas de ce que B a dit ensuite, mais je crois qu'il indiquait que lui, B, savait que Ciralsky cachait quelque chose".

En outre, le dossier interne de la CIA consacré à Ciralsky indique qu'il a omis de préciser de quelle façon il était lié à l'ancien président israélien Haim Weizmann, suppose sans preuves que ses parents ont donné de l'argent à des causes pro-israéliennes et le décrit comme un "riche employé juif avec un père fortuné".
Tenet, selon le rapport, a reconnu que cette description était inappropriée.

L'escapade palestinienne de Shaul Mofaz

Shaul Mofaz, le dirigeant de Kadima devrait rencontrer dimanche prochain Mahmoud Abbas, le Président de l'Autorité palestinienne.

il s'agira de la première rencontre de de niveau entre israéliens et palestiniens depuis la rupture des pourparlers de paix en 2010.

Selon le négociateur en chef Saeb Erekat, la rencontre a lieu à la demande de la partie israélienne.

Un porte parole de Mofaz n'a voulu ni confirmer ni infirmer l'annonce de la rencontre, tout en indiquant que les contacts étaient en cours.
Le principe de cette rencontre avait déjà été évoqué à mots couverts par un officiel palestinien, qui annonçait même qu'elle se tiendrait à Amman en Jordanie.

L'intérêt pour les négociations semble donc susciter un regain d'attention, alors même que Mahmoud Abbas déclarait la semaine dernière le processus de paix "cliniquement mort".

Mofaz vient de revenir de Washington où il a eu des entretiens de haut niveau avec les responsables de l'administration américaine sur la question des relations israélo palestinienne.

Saeb Erekat était lui aussi aux USA pour des entretiens avec la Secrétaire d'état, Hillary Clinton, pour envisager les façons de relancer les discussions entre les deux parties.

S'exprimant sur les ondes d'une radio israélienne depuis Washington, Mofaz avait déclaré que les conditions préalables posées par les palestiniens étaient devenues un obstacle à la reprise des négociations, "qui devaient reprendre sans aucun préalable", ajoutant "au cours des trois dernières années, américains et israéliens ont laissé les palestiniens mettre des conditions préalables à la reprise des pourparlers directs, et c'était une erreur".

Une des conditions posées par Mofaz pour entrer dans la coalition gouvernementale dirigée par Benjamin Netanyahou était "un avancement responsable du processus de paix".


LIBRE OPINION

Printemps arabe: rien n'est joué par Michel Gurffinkiel, Walid Pharès

Régime militaire ou théocratie..
Contrairement à ce que laissent penser les élections égyptiennes, l'avenir des pays arabes et islamiques ne se réduit pas à ce choix simpliste.
Entretien avec le géopoliticien Walid Pharès, propos recueillis par Michel Gurfinkiel.

Né au Liban, éduqué au Liban et en France, Walid Phares vit aux Etats-Unis depuis 1990. Professeur à la National Defense University américaine, auteur de nombreux ouvrages en arabe et en anglais, il conseille actuellement le candidat républicain Mitt Romney sur les questions géopolitiques liées à l'islamisme et au Proche-Orient.

Va-t-on en Egypte vers un " compromis historique " entre l'armée et les islamistes ?

En fait, ce compromis est déjà en place depuis plus d'un an. Mais c'est un compromis instable, où chaque partenaire tente de l'emporter sur l'autre.

Sur quoi repose ce compromis ?

Au début, il s'agissait de faire face à un ennemi commun : la jeunesse libérale, qui aspire à un mode de vie de type occidental, fondé sur les libertés individuelles.

Les militaires, " propriétaires " du pays depuis Nasser, ont longtemps traité cette opposition par leur mépris. Jusqu'au choc de janvier 2011 : les jeunes libéraux réussissent à mobiliser des foules de plus en plus grandes sur la place Tahrir, au Caire, en recourant à des technologies de communication difficiles à contrôler, comme les " réseaux sociaux ".

Le choc n'est pas moindre pour les islamistes : ils croyaient constituer la principale force d'opposition, et voilà que des pans entiers de la société, les cadres, les intellectuels, les femmes, les coptes, les ouvriers et même la paysannerie, se rallient aux libéraux et les rejoignent sur la place Tahrir.

Tant pour les militaires que les islamistes, il est alors impératif, vital, de marginaliser les libéraux. Une alliance tacite se noue, qui permet aux islamistes de gagner les législatives.

Mais ensuite les islamistes évoquent de plus en plus ouvertement leurs buts véritables : remplacer le régime militaire par une théocratie.

Ce qui entraîne un renversement d'alliance pour l'élection présidentielle : le candidat des militaires, l'ancien général d'aviation Ahmed Shafik, tente de s'appuyer sur une partie au moins des libéraux.
En définitive, c'est le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, qui l'emporte, quoique de justesse.
Les militaires se sont prémuni par une série de décrets constitutionnels qui leurs octroient des pouvoirs exceptionnels, surtout en matière de défense, de sécurité et de souveraineté.
Et par un arrêté du Tribunal constitutionnel qui dissout le parlement à majorité islamiste.
Un nouveau compromis s'instaure, bien différent du premier : une sorte d'équilibre de la terreur, où les uns menacent de recourir à une répression impitoyable et les autres de déclencher un " méga-Tahrir ".

Y a-t-il vraiment eu un " printemps arabe ", en Egypte et ailleurs ?

Assurément, même s'il a été suivi par un " hiver islamique " glacial. Le schéma égyptien se retrouve un peu partout : ce sont les libéraux qui renversent la dictature, ou initient le renversement ; mais ils sont rapidement évincés par les islamistes et les salafistes.

Ou pour reprendre l'observation d'un intellectuel égyptien : une démocratisation trop rapide donne toujours le pouvoir, dans un premier temps, aux forces antidémocratiques, parce que celles-ci disposent de réseaux militants mieux structurés.

En terre d'islam, les islamistes contrôlent les mosquées : le principal lieu public – sinon le seul, dans la mesure où tous les autres sont quadrillés par la police et les services secrets.
C'est un énorme avantage lors des premières élections libres.
On l'a vu en Algérie dès 1992. On le voit aujourd'hui en Egypte, en Tunisie…

Mais à terme, le printemps arabe – ou arabo-islamique - reviendra.
D'ailleurs, sa véritable date de naissance n'est pas 2011, mais 2005 : quand le peuple libanais a contraint l'occupant syrien au départ.
Il a rejailli en 2009, avec la révolte populaire iranienne contre le trucage des élections. Aujourd'hui, les sociétés civiles arabes et islamiques s'organisent, apprennent à se structurer et reconstituent leurs réseaux afin de résister à la montée islamiste.

Quelles ressemblances et quelles différences entre les divers " printemps " ?

En Tunisie, les laïques du Centre et les progressistes ont formé une opposition solide face au parti islamiste Nahda et à ses alliés salafistes. Cet exemple aura une grande influence sur les autres pays arabes, de la même façon que la " révolution du jasmin ", en janvier 2011, a inspiré d'autres soulèvements.

Une victoire totale des islamistes en Egypte pourrait conduire à la création d'un espace islamiste géant de Gaza au Maroc. Mais les libéraux égyptiens n'ont pas encore dit leur dernier mot.

En Libye, l'échec est total.
Paradoxalement, le pays où les Occidentaux ont le plus investi en termes militaires et financiers, est en passe de devenir le pays le plus anti-occidental du " printemps arabe ".

Les milices islamistes et les groupes jihadistes liés à Al Qaida quadrillent le pays, les tribus importantes sont entrées en dissidence, les minorités africaines et amazighes se soulèvent.
A terme, nous risquons de nous trouver devant une version nord-africaine de l'Afghanistan sous les Talibans.

Bahrein se situe sur une ligne de confrontation entre l'Iran et l'Arabie Saoudite. En raison de sa sociologie : population à majorité chiite, monarchie sunnite.

Le Yémen connaît des divisions encore plus profondes : clivage nord-sud qui risque de scinder à nouveau le pays en deux, comme c'était le cas jusqu'en 1990 ; au Nord-Yemen, rébellion chiite appuyée par l'Iran, considérée comme un risque stratégique majeur par l'Arabie Saoudite ; dans le centre du pays, prolifération des cellules d'Al Qaida.
Ce qui rend problématique une solution durable, en dépit des efforts de la classe politique de Sanaa pour trouver un successeur à Ali Abdallah Saleh.

Le cas le plus complexe, c'est évidemment la Syrie.
A la différence de la Libye de Kadhafi, le régime d'Assad dispose du soutien de trois autres puissances régionales : l'Iran, une partie de l'Irak, et le Hezbollah libanais.

Mais l'opposition syrienne dispose elle aussi de soutiens extérieurs, si bien que le régime ne parvient plus à la dompter.
Une sorte de " statu quo violent " s'est donc installé, avec pour corollaire un nombre croissant de victimes civiles.

Une intervention occidentale est impossible sans un soutien américain : ce qui la rend hautement improbable, sauf cataclysme, avant novembre : les Etats-Unis étant bridés, jusque là, par l'élection présidentielle.
Mais là encore, la question se répète ; si Assad tombe, qui le remplacera ? Les islamistes, comme c'est la cas presque partout ailleurs ? Le chaos, comme en Libye ?

La crise peut-elle atteindre d'autres pays du Moyen-Orient ?

La crise couve dans l'ensemble de la région.
Nous assisterons vraisemblablement à de graves difficultés au Liban et en Irak, par porosité avec la Syrie.
La Jordanie verra une montée des islamistes, l'Algérie sera confrontée à nouvelle vague islamiste, mais aussi au séparatisme kabyle.
Les salafistes se renforcent déjà au Mali ; leur influence va s'étendre en Mauritanie, au Niger et bien sûr au Nigeria.

Le Soudan fait face à de nouveaux soulèvements non arabes, aussi bien au Darfour qu'en Nubie ou dans les tribus Bejas, à l'est du pays.
L'opposition libérale peut se manifester à nouveau en Iran, et toucher les minorités ethniques.

Les pays occidentaux ont-ils encore un rôle à jouer dans cette région du monde ?

Incontestablement.
Dans le monde arabo-islamique, l'Occident reste en fait la référence absolue : l'exemple même d'une société libre, pacifique, développée, puissante.
Mais les Occidentaux ne s'en rendent pas compte, ou ne veulent pas s'en rendre compte.

Une sorte de tropisme les conduit à soutenir systématiquement les régimes les plus archaïques, les plus moins démocratiques, les plus anti-occidentaux, qu'il s'agisse de monarchies, de théocraties ou de dictatures, puis, quand ceux-ci s'effondrent – et ils s'effondrent tous, un jour ou l'autre – à se tourner vers les révolutionnaires les plus extrémistes.

Un exemple accablant de ce comportement a été fourni par Barack Obama, qui est allé prononcer au Caire un discours d'une invraisemblable servilité à l'égard de l'islamisme en juin 2009, au moment même où la société civile iranienne tout entière se révoltait contre la dictature des mollahs.

© Michel Gurfinkiel & Valeurs Actuelles, 2012


DEFENSE

Israël-Défense : clash à la Commission Plesner

Israel Baitenou quitte la commission Plesner qui travaille sur la réforme de la conscription des orthodoxes et des arabes israéliens.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a quitté jeudi la commission chargée de proposer des nouvelles règles pour la conscription, selon lui parce qu'elle se refuserait à imposer le service militaire ou un service civique aux arabes israéliens.

Lieberman a informé le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, que son parti, Israel Baitenou, mettrait fin à sa collaboration avec la commission Plesner et soumettrait au vote de la Knesset une proposition de loi du député David Rotem visant à rendre le service national obligatoire pour toutes les composantes de la société israélienne, communauté arabe comprise.

Pour Israel Baitenou, Il n’y a en effet qu’une seule façon de partager équitablement le poids du service national, c’est d’enrôler chaque citoyen à 18 ans, qu’il soit Arabe, orthodoxe ou autre.

Si la commission Plesner n’a effectivement pas décidé de recommander de rendre obligatoire le service pour les arabes israéliens, elle a néanmoins fixé des objectifs chiffrés: elle souhaite que les volontaires dans le cadre du service civil, parmi les citoyens arabes, passent de 2400 personnes aujourd’hui à 6000 en 2016.

Elle s’est montrée plus accommodante pour orthodoxes en ne fixant pas d’objectif.
Le plan qui les concerne, nommé Bnei hayil, consiste à leur permettre d’étudier en yeshiva jusqu’à 19 ou 20 ans et à les enrôler ensuite dans l’armée pour une période de 16 à 24 mois, après quoi ils pourraient retourner en yeshiva.
Ce programme est semblable a celui déjà en place pour les religieux-nationalistes, appelé Hesder.

Enfin, la commission recommande tout de même l’adoption d’un plan baptisé “le service pour tous”, selon lequel tout citoyen qui n’est pas enrôlé dans Tsahal devrait effectuer un service national.


JERUSALEM

Jérusalem : le petit-neveu de Raoul Wallenberg provoque un scandale à Yad Vashem

Le petit-neveu de Raoul Wallenberg, le diplomate suédois qui sauva des milliers de Juifs pendant la Shoah, a déclenché une polémique lors d'une cérémonie à Yad Vashem.

Michael Wernstedt a en effet, durant son discours, il a semblé comparer la politique d'Israël vis-à-vis des Palestiniens de Cisjordanie au massacre du peuple syrien par son propre gouvernement.

"Je me dois de mentionner les violations des droits de l'homme en Syrie et, puisque je me trouve en Israël, les violations des droits de l'homme en Cisjordanie", a-t-il déclaré.

"Garder le silence en présence du mal, c'est le mal", a-t-il ajouté, citant le pasteur résistant Dietrich Bonhoeffer, mort en camp de concentration.

Plusieurs personnes, dont des rescapés de la Shoah, lui ont fait part de leur désaccord et de leur trouble lors la pause qui suivit son intervention, souhaitant en discuter avec lui. Mais d'autres l'ont aussi félicité pour sa déclaration.

Si Michael Wernstedt ne s'est jamais rendu en Cisjordanie, , il dit se tenir au courant au courant de ce qui s'y passe grâce aux informations publiées principalement par ... trois ONG: Amnesty International, Human Rights Watch et B'Tselem.

Il a précisé au Jerusalem Post qu'il s'attendait à ce que ses propos puissent choquer une partie de l'assistance, mais que cela ne l'en a pas dissuadé.
"De la même façon que je m'exprime contre la xénophobie en Suède, je devais m'exprimer ici aussi", a-t-il expliqué.

La professeure Dina Porat, historienne en chef de Yad Vashem, a pris la parole après Wernstedt. Elle en a profité pour critique sévèrement sa comparaison, rappelant que ce qui a lieu actuellement en Syrie "n'est pas une affaire de violations des droits de l'homme, mais de meurtres".

Un porte-parole de Yad Vashem a plus tard indiqué que la réponse de Porat pouvait être considérée comme la réponse officielle de l'institution.

Le professeur Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice du Canada, présent également, a qualifié la comparaison d'"équivalence morale mensongère". Il a par ailleurs décrit, lors de son intervention, Raoul Wallenberg comme "le plus grand humanitaire du XXème siècle".

Wallenberg, riche homme d'affaires suédois qui bénéficiait du statut de diplomate, sauva plusieurs dizaines de milliers de Juifs hongrois pendant la Shoah. Il y parvint à force de ruse et de courage, notamment en leur délivrant des passeports suédois ou en négociant l'annulation avec les nazis de leur déportation.

Il reçut le titre de Juste parmi les nations et fut fait citoyen d'honneur d'Israël, des Etats-Unis, du Canada et de la Hongrie.


SYRIE

Israël ne serait pas responsable de la mort d'un commandant du Hamas

Selon des experts, il est peu probable qu'Israël soit responsable de l'élimination d'un responsable du Hamas, Kamal Ranaja, à Damas.

Ranaja a été retrouvé mort à son domicile dans la capitale syrienne (alors que tous les responsables importants du Hamas ont quitté la ville depuis que l'organisation terroriste s'est désolidarisée du régime syrien).

Pour un ancien membre du Mossad, Rami Igra, Ranaja "n'est pas assez important dans la hiérarchie de l'organisation islamiste pour qu'Israël monte une opération avec les risques que cela comporte : le tuer serait risqué, compliqué, une opération très dangereuse", notamment dans la situation instable de la Syrie actuellement.

Il souligne par contre que Ranaja serait une cible facile à atteindre pour le régime syrien ou des gangs.

Ely Karmon, un expert reconnu du Centre Interdisciplinaire de contre-terrorisme partage cette opinion: selon lui, la main de Bashar Al Assad, le Président syrien, serait derrière l'assassinat; Karmon formule une hypothèse.
Ranaja aurait contribué au trafic d'armes en faveur de l'opposition syrien au régime, notamment au bénéfice des Frères musulmans.

Il souligne que l'homme était le bras droit de Mahbouh, le commandant du Hamas éliminé dans sa chambre d'hôtel à Dubaï.
Or Mahbouh était chargé de l'approvisionnement en armes de la bande de Gaza et un spécialiste du trafic d'armes, il aurait pu faire profiter l'opposition syrienne de son "expertise".

Une autre possibilité serait une élimination par le Hamas lui-même, si Ranaja avait détourné à son profit l'argent qui lui aurait été remis pour acheter des armes. Une situation souvent rencontrée sous l'ère Arafat.

La seule possibilité pour Israël d'avoir procédé à l'élimination de Ranaja – si tant est qu'il y ait eu un intérêt stratégique à l'opération- aurait été de la faire réaliser par un groupe palestinien à qui l'opération aurait été confiée.

Mais Karmon souligne que les armes de contrebandes qui entrent à Gaza proviennent d'Iran ou de Lybie, mais pas de la Syrie, l'hypothèse d'un trafic d'armes reste donc peu probable.

Selon une source du Hamas à Gaza, le corps de Ranaja porterait des "marques de tortures".

Bashar Al-Assad, dans une déclaration télévisée jeudi, a déclaré que son pays "luttait contre e terrorisme et éliminait les terroristes dans tous les coins du pays".


MONDE JUIF

L'Australie devient la neuvième plus importante communauté juive du monde

Le nombre d'Australiens juifs a augmenté de dix pour cent au cours des cinq dernières années d'après le dernier recensement national.

L’Australie se place ainsi au neuvième rang des pays à la plus forte population juive.

Le Bureau australien des statistiques a publié la semaine dernière les résultats du dernier recensement, effectué en 2011.
Ils indiquent que les Juifs représentent 0,5% de la population du pays, soit 97335 personnes sur 22,5 millions.
Les experts estiment toutefois qu'il faut ajouter entre 10 000 et 20 000 âmes au chiffre officiel pour obtenir le chiffre réel.

Plusieurs raisons à cela: la question sur la religion est la seule dont la réponse est optionnelle dans le recensement; le judaïsme ne figure pas parmi les réponses proposées, il faut choisir "autre" et préciser; certaines personnes ne souhaitent pas s'identifier comme juives.

La population australienne juive compterait donc 110 000 et 120 000 personnes, ce qui ferait de l'Australie la neuvième plus importante communauté juive du monde, selon les travaux du démographe israélien Sergio DellaPergola, derrière Israël, les Etats-Unis, la France, le Canada, le Royaume-Uni, la Russie, l'Argentine et l'Allemagne.
Le christianisme est la religion largement majoritaire dans le pays (60% de la population), tandis que l'hindouisme est celle qui connait la croissance la plus rapide, suivie de l'Islam (475 000 personnes).
Un cinquième des habitants se sont déclarés sans religion.

L'Australie compte 22 millions d'habitants.


SHOAH

Cinéma : l'année 1942, Mémorial de la Shoah

En France, en Allemagne et aux Etats-Unis, l'année 1942, bien qu'en plein cœur de la Seconde guerre mondiale, fut très prolifique pour les producteurs et réalisateurs de films.

Des deux côtés de l'Atlantique, l'industrie cinématographique tourne à plein régime.

Sur le nouveau continent, il faudra attendre l'entrée en guerre des Etats-Unis, suite à l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941, pour que les studios d'Hollywood se lancent à un rythme effréné dans la production de films de guerre, de fictions et de documentaires, alors que jusque-là, une certaine retenue avait été de mise.

La raison principale de ce mutisme est que dans leur grande majorité, les majors de la côte Ouest sont détenues par des Juifs immigrés de cette Europe en guerre. Sous la pression d'Hitler, qui menaça de représailles les familles et les proches des directeurs de studios restés en Europe en cas de réalisation et de diffusion de films antinazis, ceux-ci préférèrent se concentrer sur d'autres sujets que sur celui du conflit, de la déportation et de l'extermination des Juifs d'Europe, alors pourtant connue.

De 1942 à 1944, près de quatre cents films et documentaires seront donc tournés outre-Atlantique, et essentiellement diffusés aux Etats-Unis et en Angleterre – le reste de l'Europe étant sous occupation nazie, le cinéma américain y est bien évidemment interdit.

Il faudra donc attendre la fin conflit pour que le public européen découvre entre autre To be or not to be, avec Carole Lombard et Jack Benny, Once upon a honeymoon, avec Ginger Rogers et Cary Grant, sans oublier le célèbre Dictateur de Charlie Chaplin, qui a ouvert en 1940 la voie à l'humour et à la comédie pour traiter d'un sujet aussi grave que celui de la guerre.

A l'instar des Etats-Unis, l'Europe n'est pas en reste en terme de productions cinématographiques. De 1940 à 1944, plus de deux cents films seront produits en France, dont soixante-six pour la seule année 1942, principalement par les studios Continental Films, une société française mais financée par des capitaux allemands, et créée en 1940 par Joseph Goebbels. Le Juif Süss, de Veit Harlan, considéré comme une des productions les plus haineuses du Juif dans l'histoire du cinéma, est projeté de 1941 à 1944, et attire plus d'un million de spectateurs.

Disposant d'un monopole sans précédent, les studios contrôlés par l'Allemagne nazie produisent quantité de films de divertissement et de reportages qui ne sont pas, contrairement à ce que l'on peut penser, uniquement dédiés à la propagande du régime.

Le cinéma allemand, alors à son apogée avec plus de mille films réalisés entre 1933 et 1945 et projetés dans plus de huit mille salles en Europe – dont plus de six mille dans la seule Allemagne, s'impose des Pays-Bas à l'Afrique du Nord.

Tous les grands événements de cette année 1942 sur laquelle revient le Mémorial de la Shoah seront portés à l'écran, de la conférence de Wansee de Heinz Schirk à la rafle du Vél d'Hiv' de Roselyne Bosch, de la déportation des Juifs du ghetto de Varsovie – avec Le pianiste de Roman Polanski à la bataille de Stalingrad de Jean-Jacques Annaud.

Cinéma : l'année 1942, du 1er avril au 26 août 2012 au Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l'Asnier, 75004 Paris
01 42 77 44 72


Lire aussi...

Patrick Drahi reprend l'infrastructure de Guysen TV

L'homme d'affaire Patrick Drahi, dont la holding contrôle Numericable en France, a considérablement investi en Israël, avec en particulier l'opérateur mobile Mirs, et surtout Hot, le cablo opérateur dont il est devenu l'actionnaire de référence.

Il veut maintenant lancer un nouvelle chaine de télévision qui émettra dans un premier temps en France et devrait présenter les informations en continu sur le Moyen orient, avec une perspective israélienne, avant de produire ultérieurement des informations en anglais.

Le principal producteur des programmes de Hot, Haim Slutzky, produira les programmes et sera le propriétaire de la chaine alors que Drahi en sera actionnaire.

La nouvelle chaîne est devenu actionnaire de Guysen TV et en utilisera les infrastructures

Selon des sources proches de l'homme d'affaires, rapportées par Haaretz, "Patrick Drahi a décidé de contribuer à la chaine Guysen TV, qui sera reprise et dirigée par Haim Slutzky", ajoutant qu'il s'agit avant tout " d'une sincère motivation sioniste qui veut aider à améliorer l'image d'Israël en présentant le mode de vie moderne, bouillonnant des israéliens".

Selon eux, la chaine devrait aussi s'intéresser à la vie "des communautés juives dans le monde".

Le groupe Yedihot Aharonot, qui est également dans l'escarcelle du groupe – ainsi que son site internet Ynet – pourrait également contribuer à la mise en place de la nouvelle chaîne.

Israël en passe de surmonter la crise de l'eau

Selon le ministre des infrastructures, Uzi Landau, Israël en aurait fini avec la crise de l'eau.

S'exprimant lors de la troisième convention annuelle de "l'économie verte", le ministre estimé que "l'eau est une denrée chère dans notre région, et la question de l'eau provoque toujours un séisme politico-économique".

Mais d'après lui, Israël est en passe de surmonter cette crise, avec la mise en place des techniques de désalinisation, dont Israël devrait être le plus gros utilisateur au monde avec 300 millions de mètres cube par an.

"Dans deux ans, Israël produira 600 millions d'eau, soit environ la moitie de la consommation du pays. Et à la fin de la décennie, l'eau traitée par désalinisation coulera depuis la méditerranée jusqu'à chaque foyer israélien; toute l'eau bue en Israël proviendra de ces procédés".

Selon lui, le pays est en train de surmonter la crise de l'eau.
Landau s'est également exprimé sur le traitement des eaux usées, déclarant également que les israéliens s'emploient à convaincre les palestiniens de traiter la leur.

"Les pays donateurs collaborent sur un projet de purification de l'eau pour éviter les pollutions de nappes souterraines dans les territoires palestiniens; j'espère que cette démarche aboutira très bientôt", a commenté le ministre.

Le prisonnier qui pourrait remporter les élections palestiniennes

Marwan Barghouti, qui a été en son temps un très populaire leader de l'aile militaire du Fatah, les Tanzim, purge cinq peines de prison à vie pour son implication dans différents attentats terroristes durant la seconde intifada.

Certains, en Israël, considèrent cependant qu'il est un homme pragmatique et serait, notamment en raison de sa popularité, un interlocuteur possible pour l'état hébreu.

C'est probablement une des raisons personne n'a insisté pour qu'il soit libéré dans le cadre de l'échange de prisonniers palestiniens contre Guilad Shalit.

Selon une étude réalisée en Cisjordanie et à Gaza par le Centre palestinien pour les études et les recherches en Cisjordanie et à Gaza, Marwan Barghouti devancerait et l'actuel Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et l'actuel Premier ministre – et leader du Hamas – Ismaïl Hanyeh.

Le sondage montre, tout d'abord, l'effritement certain de la popularité de Mahmoud Abbas, et la montée en puissance de celle du Hamas et de son Premier ministre au cours des trois derniers mois.

Si les élections présidentielles palestiniennes avaient lieu aujourd'hui, Abbas opposé à Hanyeh l'emporterait par 49% devançant son challenger de 5 points – alors que l'écart était de 12 points il y a 3 mois.
Barghouti l'emporterait largement face à Hanyeh par 60µ contre 34%, les résultats démontrant ainsi qu'il est mieux placé pour battre le leader du Hamas.

En cas de triangulaire entre les trois hommes, Barhouti serait également en tête du scrutin avec 37% contre 33% et 25% pour respectivement Abbas et Hanyeh.
Curieusement, l'institut de sondage n'a pas cherché à mesurer le résultat d'un duel Barghouti- Abbas, probablement pour éviter de un cas de figure dans lequel l'actuel Président de l'Autorité palestinienne serait devancé.

A la marge, 71% des répondant se déclarent mécontents du fait que les deux factions palestiniennes n'arrivent ni à mettre en œuvre l'accord de réconciliation, ni à former un gouvernement d'union nationale.
Les deux tiers des sondés disent considérer qu'ils vivent dans un régime non démocratique.

Interrogés sur les problèmes les plus importants auxquels les palestiniens ont à faire face, 27% considèrent que c'est la "continuation de l'occupation israélienne et des implantations juives", tandis que 26% considèrent que c'est le chômage et la pauvreté; 15% considèrent que c'est la corruption de l'administration palestinienne.
Ils ne sont que 8% à penser que le blocus de Gaza est le problème actuel le plus important.

L'étude a été réalisée entre le 21 et le 23 juin, auprès d'un échantillon représentatif de 1200 adultes palestiniens, dans 120 localisations à Gaza et en Cisjordanie.

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