Numéro 1113 - 21.05.2012 - 29 Iyyar 5772       Imprimer

A LA UNE

Hamas :Israël, pas de paix, mais la treve

Le Hamas considèrera tout accord de paix entre Israël et les palestiniens comme une simple treve.

C'est ce qu'a déclaré, dans une interview inattendue au quotidien juif américain Forward, Abu Marzouk, le numéro deux du Hamas.

"Nous ne reconnaitrons pas Israël comme un état", commente Marzouk depuis le Caire où il vit après avoir quitté – comme tous les leaders de l'organisation terroriste- Damas, la capitale syrienne.

Marzouk insiste sur le fait que, durant les discussions sur la réconciliation entre les factions palestiniennes avec Mahmoud Abbas, le Président de l'Autorité palestinienne –AP-, le Hamas n'a formulé aucune objection aux négociations entre Israël et l'AP, (tout en réaffirmant sa position traditionnelle : "tout accord doit être soumis par référendum à tous les palestiniens, y compris aux
réfugiés".

"Si nous arrivons à un accord", précise Marzouk, ce sera une Houdna – trêve-" ajoutant " établissons des relations entre les deux pays sur la terre historique de Palestine, comme une trêve entre les deux parties".

Pour lui, cette solution est "meilleure que la guerre, et meilleure qu'une résistance continuelle contre les forces d'occupation, et meilleure que l'occupation israélienne de Gaza et de la Cisjordanie, qui créent autant de problèmes à tout le monde".

Il est, en passant, intéressant de noter que Marzouk parle d'occupation israélienne de Gaza, concernant ce territoire que l'organisation islamiste administre seule depuis 2007.
Selon lui, "il n'est pas impossible que la position du Hamas sur la question de la reconnaissance d'Israël puisse être radicalement différente dans dix ans".

Le Hamas renouvelle actuellement son "Conseil consultatif" (Majlis al-Shura),qui désignera le Bureau politique de l'organisation.
Le leadership local de Gaza, Ismail Hanyeh – Premier ministre de Gaza – en tête, ont vivement critiqué le chef du bureau politique (qui n'a pas demande le renouvellement de son mandat) Khaled Meshaal, qui avait déclaré vouloir "donner une chance" aux négociations avec Israël, lors de ses discussions avec Mahmoud Abbas sur la réconciliation palestinienne.

Vingt mille soldats israéliens seraient déployés à Chypre

C'est ce qu'affirment les médias turcs, estimant que l'état hébreu cherche à protéger ses projets futurs dans la région en matière d'énergie

L'agence Anatoli news – réputée plutôt sérieuse -, rapporte que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et son homologue chypriote Demetris Christofias se sont rencontrés pour discuter et mettre sur pieds ces projets communs.

Netanyahou aurait proposé qu'Israël prenne à sa charge les dépenses liées aux infrastructures d'extraction de gaz dans la zone maritime chypriote.
En échange, il aurait été demandé au Premier ministre chypriote que 10 000 israéliens – et leurs familles – puissent venir travailler dans ces installations, ce qui porterait à 30 000 le nombre d'israéliens dans la zone.

Leur présence poserait alors un problème de sécurité que Netanyahou a proposé de résoudre en déployant 20 000 soldats israéliens qui protègeraient les personnels mais également les installations, et seraient basés à Limassol – le plus important port de commerce de la méditerranée, et la seconde ville de la partie grecque de l'ile de Chype.

De son côté, Demetris Christofias aurait demandé au dirigeant israélien de convaincre les hommes d'affaires israéliens de cesser d'investir dans la partie turque de l'Ile.

Israël et la république de Chypre ont découvert de larges gisements dans la zone exclusive maritime de l'île et envisagent très sérieusement de coopérer pour extraire ce gaz et l'exporter ers les marchés européens et asiatique.

Chypre est coupée en deux, avec une partie sud de l'ile, reconnue internationalement, et une partie nord non reconnue, occupée militairement par la Turquie depuis 1974.

Les forages exploratoires qui ont débuté l'année dernière ont provoqué la colère d'Ankara qui accuse les deux pays de léser la République turque de Chypre du nord, un "état-croupion" sans aucune existence légale reconnue sur le plan international.

La Turquie est par ailleurs inquiète de voir Israël se rapprocher des pays qu'elle considère comme lui état hostiles – Grèce, Chypre – alors que ses relations avec l'état hébreu sont quasiment au point mort depuis l'arraisonnement du bateau turc Navi Marmara – le "navire amiral" de la Flottile pour Gaza -par la marine israélienne en mai 2010, qui s'était soldé par la mort de neuf turcs.

La semaine dernière, La Turquie accusait Israël d'avoir violé à plusieurs reprises l'espace aérien de la partie de Chypre qu'elle occupe illégalement.


DIPLOMATIE

Israël - L'ambassadeur d' Afrique du sud aux abonnés absents

Le ministère du Commerce et de l'Industrie, Rob Davies, va interdire aux importateurs du pays de vendre des produits provenant des implantations juives de Cisjordanie avec une étiquette indiquant qu'ils ont été produits en Israël.

La décision fait suite à une longue campagne menée par des organisations arabes et sud-africaines appelant à boycotter ces produits.
Ils ne devraient pas être totalement mais étiquetés en indiquant qu'ils proviennent des "territoires disputés", au-delà de la ligne verte.

Le ministre a tenu à préciser qu'il ne s'agissait nullement de bloquer la vente de ces produits, mais d'en signaler clairement l'origine aux consommateurs sud africains.
Si la décision est appliquée, l'Afrique du Sud deviendra le premier Etat à marquer tout spécialement les produits provenant d'implantations juives.

Rob Davies a déclaré avoir reçu une multitude de courriers de plaintes; les principaux produits visés seront des boissons gazeuses, des entreprises de haute technologie, ainsi que les produits cosmétiques Ahava de la mer Morte, qui distribuent leurs produits en Afrique du Sud.

Le ministre a profité de l'occasion pour rappeler que son gouvernement ne reconnaît l'Etat d'Israël que dans les "frontières délimitées par l'Organisation des Nations Unies en 1948", qui sont en fait des lignes de cessez-le-feu.

La décision a suscité la colère à Jérusalem; le ministre israélien des Affaires étrangères souhaitait convoquer immédiatement l'ambassadeur d'Afrique du sud pour une "demande d'éclaircissements" mais..Celui ci semble avoir coupé son téléphone portable, de l'aveu même des responsables israéliens.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié cette décision de "raciste" estimant "honteux que l'Afrique du Sud, qui a souffert du racisme pendant des années, soit le pays qui prenne cette initiative".
Dani Dayan, du conseil des implantations juives Yesha, a accusé Rob Davies d'être " un juif de la gauche radicale" qui "mène fièrement la campagne de propagande contre l'Etat d'Israël. Comme JStreet aux États-Unis et Goldstone en Afrique du Sud."

En revanche, l'Autorité palestinienne a salué cette décision, affirmant qu'il s'agit d'une première étape dans la bonne direction.

Le ministre danois des Affaires étrangères, Willy Sondal, a indiqué que son pays cherchait à prendre une décision du même type.

Autriche : Avigdor Lieberman est insupportable

Le ministre de la Défense autrichien a violemment attaqué son homologue israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dans un entretien paru dimanche dans le journal Die Presse.

La popularité de Lieberman, leader du parti de droite Israel Beitenou, a toujours été particulièrement faible à l'étranger.
Mais c'est une des premières fois qu'un ministre européen lance une telle charge contre lui.

"Honnêtement, le fait que le ministre Lieberman soit membre du gouvernement israélien est insupportable", a ainsi confié Norbert Darabos, membre du Parti socialiste autrichien, au quotidien autrichien.

Et il s'est montré très critique vis-à-vis de la politique extérieure israélienne, notamment sur les dossiers iranien et palestinien.

"L'Iran ne peut pas encore de construire de bombe, et les menaces d'Israël sont inutiles", a-t-il dit, ajoutant qu'une attaque sur "les installations iraniennes propagerait un feu incontrôlable dans la région tout en créant une solidarité avec l'Iran dans le monde arabe".

Selon le ministre autrichien, Israël "pointe du doigt ses ennemis étrangers comme l'Iran et les Palestiniens afin d'éviter d'avoir à s'occuper de ses problèmes sociaux intérieurs".


SECURITE

Israël - Sécurité : des enlèvements en préparation

Parmi les Palestiniens libérés en échange de Gilad Shalit, certains préparent des enlèvements d'Israéliens en Cisjordanie, a indiqué l'ancien chef du Commandement central de Tsahal, le major-général Avi Mizrahi.

"Nous avons relevé un accroissement des projets de kidnapping", confie-t-il.
Selon lui, les Palestiniens impliqués se prépareraient à enlever des Israéliens – pas seulement des militaires - qui vivent en Cisjordanie, dans des implantations, ou qui y servent comme soldats. Ils seraient ensuite exfiltrés en dehors de la zone.

Il a également révélé les tentatives du Hamas, qui dirige la bande de Gaza, de ranimer ses infrastructures dans la Cisjordanie contrôlée par son rival, le Fatah. Le mouvement islamiste considérerait que des attaques pourraient y êtreefficacement lancées.

Au cours des deux mois derniers, a-t-il continué, l'armée israélienne a remis en détention 4 des Palestiniens libérés lors de l'accord Shalit, soupçonnant qu'ils avaient repris leurs activités terroristes.
Et lorsque Tsahal a éliminé au début du mois un des commandants du Comité de la résistance populaire, un autre de ces prisonniers libérés se trouvait avec lui – et a trouvé la mort dans l'opération militaire.

Mizrahi, qui a quitté son poste la semaine dernière, est particulièrement alarmiste.
Quand il évoque ces projets d'enlèvements, il précise qu'il ne s'agit "pas seulement de deux ou trois cellules" terroristes. Et quand il parle de l'implication du Hamas, cela prend des proportions extrêmement inquiétantes.
"Des figures de premier plan des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne m'ont dit que dans chaque maison de Cisjordanie, au moins un des membres de la famille fait partie du Hamas", commente-t-il.


JERUSALEM

Netanyahou : nous continuerons à construire Jérusalem

A l'occasion du Yom Yeroushalaïm, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou a réaffirmé durant la cérémonie marquant la journée de Jérusalem, que la ville ne serait plus jamais divisée, et que les constructions s'y poursuivraient.

" Nous protègerons Jérusalem car Israël sans Jérusalem, c'est comme un corps sans cœur, et notre cœur ne sera plus jamais divisé", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il ne pensait pas "qu'abandonner le Mont du Temple à une autre souveraineté préserverait la liberté de pratique religieuse".

" Je sais que certains disent qu'il n'y aura la paix que si nous acceptons la division de Jérusalem, moi je ne le pense pas. Nous continuerons à bâtir Jérusalem".

Plusieurs milliers de jeunes, essentiellement membres des mouvements de jeunesse sionistes religieux, ont marqué la journée par une "marche aux drapeaux" à travers la ville, marche qui a donné lieu à des affrontements avec des palestiniens près de la vieille ville- en particulier à la porte de Damas -, qui a nécessité l'intervention de la police.

Quinze personnes ont été arrêtées, notamment une dizaine d'entre eux qui entonnaient des "chants racistes " selon la police, ainsi que cinq palestiniens qui lançaient des projectiles.


SYRIE

L'opposition syrienne ne veut pas de normalisation avec Israël

Dans un entretien accordé au journal saoudien al Youm, le leader de l'opposition syrienne a estimé qu'Israël était le principal allié du régime de Bachar el-Assad.

"Nous sommes convaincus que le principal allié du régime syrien est Israël", a déclaré Burhan Ghalioun au Yediot Arahonot, avant d'ajouter que l'inaction de la communauté internationale en Syrie s'explique par sa volonté d'assurer la sécurité d'Israël.

Ghalioun est un responsable de premier plan: intellectuel syrien longtemps exilé en France, il préside aujourd'hui le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition dans la crise syrienne, qui, bien qu'hétéroclite, est fortement influencée par les Frères musulmans.
Il est cependant contesté au sein même de l'opposition.

Au sujet du Golan, au centre du conflit avec l'Etat hébreu, il déclare que : "l'occupation continue du Golan nuit gravement à la souveraineté nationale de la Syrie, qu'elle ne retrouva seulement une fois les territoires occupés rendus".

Plusieurs opposants syriens s'étaient prononcés pour l'ouverture de négociations avec Israël, voir une fin des hostilités. Lorsque le journaliste interrogea Ghalioun sur ces déclarations, il les rejette formellement : "Qui est l'idiot qui a dit une telle chose ?".


ETATS-UNIS

Etats Unis - L'israélien qui court après le Congrès

Des centaines d'israéliens se battent pour entrer à la Knesset mais un seul est en lice pour entrer au Congrès américain.

Né à New York il y a 30 ans, Itamar Gelbman ses parents déménagent à Herzliya alors qu'il n'est qu'un enfant.
Il y grandit, puis étudie la gestion d'entreprise et l'informatique à l'Université de Tel-Aviv.
Itamar a également servi dans Tsahal comme lieutenant puis comme officier de réserve dans la police de Tel-Aviv.

Il y a huit ans, il déménage au Texas.
Après l'élection de Barack Obama en 2008, Gelbman décide de s'engager en politique. Gelbman est aujourd'hui candidat à l'investiture dans le 6e district du Texas aux primaires républicaines.
Le 29 mai, il y affrontera son challenger Joe Chow, ainsi que Joe Barton, élu pour la première fois en 1984 et réélu à chaque fois avec plus de 60% des voix.

Mais Barton est en ce moment en difficulté, soupçonné d'avoir reçu une voiture payée par les contribuables.
Aussi Itamar Gelbman croit en ses chances. Il vise en particulier les électeurs pro-israéliens du camp chrétien évangélique. "Je suis le seul candidat à ce siège qui soit pro-israélien", commente Gelbman. "Barton a été en poste pendant 28 ans et n'a jamais été publiquement proche d'Israël. Il vote avec les républicains en faveur d'Israël, mais il n'a jamais visité le pays. Israël n'est pas son truc", indique Gelbman.

Selon lui, les politiciens américains les États-Unis ne devraient pas s'impliquer dans les questions d'implantations et devraient bloquer l'aide étrangère aux pays islamiques qui agissent contre Israël et les Etats-Unis.
"Je voudrais défendre Israël et être sa voix à la Chambre" indique le candidat.
"Israël devrait être autorisé à faire tout ce qu'il doit faire pour assurer sa sécurité. Les Palestiniens ont besoin de changer leur système d'éducation et d'accepter Israël comme un Etat juif avec Jérusalem comme capitale."

Gelbman dit vouloir faire voter une loi exigeant que les États-Unis déplacent leur ambassade à Jérusalem.
Il s'est d'ailleurs mis sous le feu des projecteurs en provoquant la colère de la communauté musulmane en raison d'un dépliant de campagne dans lequel il s'engage à "lutter contre l'islamisation de l'Amérique."
Interrogé sur ses vues sur l'Iran, il a dit qu'il était "à 100% contre le programme iranien d'armes nucléaires et à 100% derrière le droit d'Israël à se défendre." Selon lui, "empêcher la nucléarisation de l'Iran, c'est rendre le monde plus sûr".

Gelbman affirme être le premier Israélien en lice pour le Congrès américain, le premier et non pas le deuxième, après Rahm Emmanuel, l'actuel maire de Chicago dont le père est né à Jérusalem et a servi dans l'Irgoun. "Rahm Emanuel n'est pas israélien" a déclaré Gelbman. "Il n'a jamais vécu en Israël, et n'a jamais servi dans l'armée israélienne. Son père est israélien."


ANTI BOYCOTT

Un écrivain irlandais dénonce les tentatives d'intimidation des activistes pro palestiniens

L'écrivain irlandais Gerard Donovan a dénoncé les tentatives d'intimidation de groupes pro-palestiniens à son encontre.

Donovan devait se rendre au festival des Ecrivains qui se tient à Jérusalem.
Il a fait l'objet d'intenses pressions de la part de l'organisation Ireland Palestine Solidarity Campaign (IPSC) afin de le pousser à renoncer à sa participation, et ce pendant plusieurs semaines.

Les activistes pro-palestiniens irlandais ont lancé une campagne pour que les artistes s'engagent à boycotter Israël. 219 d'entre eux ont déjà signé.

Les activistes ont fait pression sur Donovan pour qu'il s'y engage aussi; des lettres ouvertes et des pétitions lui ont été adressées sur Internet.
Si Donovan n'y est finalement pas allé, ce n'est pas parce qu'il a cédé à la pression, mais parce qu'il se remettait d'un cancer. L'écrivain célébré par les critiques n'est d'ailleurs pas du genre à se laisser impressionner ou à craindre la vindicte populaire: les activistes sont "idiots" de l'avoir pris pour cible, a-t-il ainsi déclaré au journal Irish Times.

"Si je m'étais bien porté, je serais allé à Jérusalem", a-t-il continué. "C'est le métier des romanciers d'écrire des choses que les gens ne veulent pas lire et d'aller dans des endroits où d'autres personnes ne veulent pas aller.

Personne ne peut me dire où je peux ou ne peux pas lire mon travail. Je n'accepterai pas d'être pris dans une controverse politique, quels qu'en soient les bénéficiaires, je me fiche de savoir combien d'autres écrivains ils ont alignés, ça m'est complètement égal".
Pour la diplomatie israélienne, l'Irlande compte parmi les trois pays européens les plus hostiles à Israël.


SCIENCES HI TECH

Les technologies israéliennes redonnent vie à une jeune roumaine

Une jeune fille roumaine souffrant d'une anomalie génétique rare - une anémie aplastique grave - a survécu grace à un traitement israélien.

Les médecins, en Roumanie, ne donnaient plus aucune chance de guérison à cette jeune fille de sept ans, après l'échec de deux greffes de moelle osseuse.

Son frère est décédé il y a quelques années, du même syndrome génétique.
Sa famille, dans un petit village de Roumanie, s'apprêtait donc à perdre un second enfant.

La jeune fille, dont juste une initiale, B, a été révélée, vivait isolée depuis plusieurs mois, dans une bulle en raison de ses problèmes d'immunité.

On a finalement conseillé à la mère de l'enfant, de l'emmener en Israël, où avait été développé avec succès un traitement de cette maladie génétique rare.

A Jérusalem, la jeune fille a subi une greffe de la moelle osseuse.
La greffe a réussi, mais l'état de santé de la jeune fille a continué à s'aggraver, tous les traitements tentés s'avérant inefficace.

Le professeur Reouven Or, de l'hôpital Hadassa à Jérusalem, a décidé de se tourner vers une nouvelle approche, une technique qui visait à provoquer le développement de cellules d'origine placentaire.

Cette recherche, sponsorisée par la compagnie de biotechnologie israélienne Pluristem Therapeutics, a été développée par le Professeur Rafi Gorodestky, Chef du Laboratoire de Biotechnologie et de Radiobiologie de l'Institut Sharett d'Oncologie au CHU Hadassah.
Cette technologie consistait à injecter directement dans le muscle, des cellules souches prélevées sur un fœtus.

Le traitement n'avait encore jamais été utilisé sur l'homme, mais les expérimentations animales avaient été couronnées de succès.
En l'absence totale de solution alternative, les médecins, avec la famille, ont décidé de tenter ce traitement expérimental et B. a subi deux injections de ces cellules….un traitement qui a réussi.
La fillette a même quitté l'hôpital et devrait prochainement rejoindre sa famille en Roumanie.

Reouven Or se réjouit de pouvoir disposer d'un nouveau traitement, tout en restant prudent : il pourrait s'agir d'un cas de réussite isolé.

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