Numéro 1110 - 09.05.2012 - 17 Iyyar 5772       Imprimer

A LA UNE

Archéologie - Une découverte pour mieux comprendre les secrets du premier Temple

Un archéologue de l'Université hébraïque de Jérusalem a découvert des objets attribués à une communauté vieille de 3000 ans qui donne une nouvelle compréhension de la modalité de construction du Temple de Salomon.

Le professeur Yosef Garfinkel a découvert différents objets à Khirbet Qeiyafa, une ancienne cité fortifiée de la vallée d'elah, à environ 30 kms au sud ouest de Jérusalem.

Cette communauté – dont Garfinkel estime qu'il s'agissait d'un groupe de juifs en raison de l'absence d'ossements de porcs (nourriture très répandue à l'époque sauf chez les juifs), comme de représentations humaines, conservait des petits autels dans des pièces de trois bâtiments.

Ces objets rituels ont une forme de boîte, faite de basalte ou d'argile. Leur datation montre qu'ils précèdent d'au moins trente ans la construction du Temple de Salomon, mais utilisent des indications de conception et d'architecture écrits dans la Torah, et qui décrivent les modalités de construction du Temple.

"Cette découverte permet aux archéologues d'en envisager une nouvelle compréhension", explique Garfinkel. En effet, environ une vingtaine de termes liés à l'architecture du Temple n'existe plus dans le langage moderne, et les modèle du Temple sont basés sont la conception de modélisations.

Par exemple, les Ecritures parlent des "slaot" du Temple, (terme auparavant compris comme des colonnes), et de "seqoufim" (traduit par fenêtres).
Après avoir étudié les autels, Garfinkel conclut que les slaot sont en fait des "triglyphes", des ornements au dessus des colonnes, et les seqoufim des embrasures de portes plutôt que des fenêtres.

Si ces questions de sémantique apparaissent peu importantes, l'archéologue souligne que "la découverte de ces objets change de façon radicale la vision érudite du Temple tirée des études du texte".
"Dans l'étude savante, nous avons toujours cherché à comprendre le texte", commente Garfinkel "et là, c'est une découverte archéologique qui nous permet d'éclairer le texte; elle nous permet de comprendre deux mots parmi les vingt que nous ne connaissons pas; ce n'est pas tout mais c'est une étape".

L'utilisation des autels dans les demeures privées est décrite dans le livre de Samuel " Il amena l'Arche d'une maison de Kyriat Yearim et la plaça dans une maison à Jérusalem".

Khirbet Qeiyafa était une cité à la frontière du royaume de Juda, face à la cité philistine de Gath (une des cinq cités états philistine, dont est originaire selon le géant Goliath).

Les datations des archéologues ont montré que cette communauté a existé durant une courte période, de 1020 à 980 avant l'ère chrétienne, avant d'être détruite de manière très violente.

A la différence des cités cananéennes ou philistines de la même période, aucune représentation humaine, de divinité ou même d'animaux n'a été retrouvée.
Tout comme sont absents les ossements d'animaux interdits comme le porc, parmi les restes d'animaux retrouvés (comme les oies, les agneaux, ou le bétail).

Ces éléments, et le fait que l'organisation des bâtiments sur le mode romain soit une constante dans les autres cités juives font conclure à Garfinkel qu'il s'agissait d'une cité juive, ou qui vivait selon les préceptes juifs.

Khirbet Qeiyafa est aussi le site sur lequel a été découverte la plus vieille inscription en hébreu en 2008 : une inscription sur une pierre partiellement effacée mais sur laquelle on distingue "Al Ta’as" – Ne fais pas!


SECURITE

Sécurité - Des maires de plusieurs villes du monde se réunissent en Israël

Alors que les questions sécuritaires ont toujours été la préoccupation des états, les nouvelles réalités d'un monde changeant amènent les maires, les élus locaux à avoir des agendas similaires à ceux de leurs dirigeants nationaux en matière de risque terroriste.

C'est ce qu'auront en tête les maires qui se tient en Israël du 6 au 10 mai, pour leur 28 è conférence internationale qui rassemblera des élus du monde entier.

Cette conférence, "sponsorisée" par le Conseil américain pour le judaïsme mondial (ACWJ), le ministère des Affaires étrangères, et l'Union des élus locaux proposeront des panels sur la sécurité, la défense et le terrorisme, avec en particulier l'intervention d'anciens responsables du Shin Bet et du Mossad.

Les participants visiteront également des sites stratégiques tels que "Mabat 2000", le "centre nerveux" de la sécurité de la vieille ville de Jérusalem, et rencontreront Benjamin Netanyahou, Avigdor Lieberman ainsi que des dirigeants de la police israélienne et du ministère de la Défense.

Pour le Président d'ACWJ, la conférence est une opportunité pour les maires de voir comment "Israël est devenu un pays leader en matière de Défense, de renseignement, et de sécurité".

La conférence devrait également faire une large place à la cyber sécurité, à la question de la collecte des informations pour protéger les grandes villes.

Israël - Sécurité : 10 000 attaques par minute

Interpol tient la convention annuelle de la région Europe à Tel Aviv – voir notre édition du 6 mai 2012.

A cette occasion, le Président d'Interpol, Khoo Boon Hui, a rappelé que les polices devaient améliorer la sophistication des méthodes utilisées pour contrer les cybers attaques et le cyber crime.

Pour illustrer son propos, il a repris l'exemple d'Israël, annonçant que l'état hébreu subissait environ 10 000 attaques informatiques par minute.
Selon Hui, derrière ces attaques, on trouve essentiellement les grandes organisations du crime et les terroristes.

Les organisations criminelles mafieuses ont, d'après lui, délaissé les opérations de vol organisé pour se rabattre vers la cybercriminalité, plus rentable, obligeant les états et les services de sécurité à utiliser des technologies toujours plus innovantes pour les contrer.

Le chef de la police israélienne, Yohanan Danino a rappelé l longue tradition de coopération de la police israélienne avec les polices européennes, notamment par les organisations criminelles y opèrent selon les mêmes méthodes.

Danino a également rappelé plusieurs exemples – qui concernent la France – pour illustrer la nécessaire coopération internationale des polices et systèmes judiciaires :
- la tuerie de Toulouse,
- la mort de Lee Zitouni, tuée par deux chauffards français qui ont ensuite pris la fuite vers la France.


TERRORISME

Terrorisme - Al Qaïda : la CIA déjoue un attentat contre un avion de ligne américain

Les autorités américaines viennent d'annoncer que la CIA avait déjoué une tentative d'attentat contre un avion de ligne à destination des Etats-Unis.

L'opération aurait été menée par Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).

L'explosif est identique à celui utilisé en décembre 2009 lors d'un attentat déjoué sur un avion à destination de Détroit.

Sans aucune pièce métallique, il est censé être indétectable par les portiques de sécurité des aéroports. Les experts américains vérifient actuellement si cette matière aurait également pu déjouer la détection des scanners corporels installés dans la plupart des grands aéroports américains.

L'agence américaine est intervenue très en amont des préparatifs de l'attentat – le terroriste n'avait pas encore acheté son billet d'avion – alors que l'Aqpa lui donnait l'ordre de voyager en dissimulant les explosifs dans ses sous vêtements.
L'attentat aurait du intervenir à quelques jours du premier anniversaire de la mort d'Oussama Ben Laden.

Les américains ont collaboré avec "plusieurs services de renseignement" et n'ont pas révélé où le terroriste avait été arrêté et où il était détenu.

L'Aqpa a profité du chaos dans la péninsule arabique et en particulier au Yémen, lors de l'exercice de l'ancien président Ali Saleh, pour accroître son influence dans la zone et en particulier dans les zones tribales.

Les américains ont cependant réussi plusieurs opérations contre les islamistes avec notamment l'élimination dimanche dernier par un drone de Fahd al-Quso, l'un des chefs de l'Aqpa, recherché depuis des années pour l'attentat contre le navire USS Cole en 2000, qui avait tué 17 marins américains dans le Golfe d'Aden.

Les autorités américaines se sont déclarées particulièrement inquiètes du degré de sophistication de l'explosif utilisé.


EGYPTE

Égypte - opération militaire d'envergure dans le Sinaï

Les forces de sécurité égyptiennes ont lancé une opération militaire d'envergure dans la péninsule du Sinaï.

Selon la presse cairote, il s'agit de combattre la violence dans la péninsule, et plusieurs opérations armées ont conduit à l'arrestation d'égyptiens mais aussi de palestiniens liés à l'aile militaire du Hamas.

Les opérations mobilisent des forces issues de l'armée et du ministère de l'Intérieur; elles semblent motivées bien entendu par l'augmentation de la violence dans la zone, mais surtout l'intensification des attaques contre les forces de sécurité égyptiennes.

L'armée égyptienne n'a donnée aucune information sur la durée des opérations dont il est probable qu'elles aient été coordonnées avec Israël, -ou tout au moins que l'état hébreu en ait été averti. En vertu du traité de paix entre les deux pays, la péninsule du Sinaï doit rester, en effet, une zone sans activité militaire.

De son côté, le Djihad islamique – dont on sait qu'il a fait du Sinaï une de ses bases d'attaque contre Israël – a averti l’Égypte que le pays pourrait connaître, à nouveau, une période de "troubles sanglants " si le président qui sortira des urnes après les élections du 23 mai "n'est pas un candidat soutenu par les tenants de l'idée du Djihad, ou ne soutient par l'instauration de la Charia – loi islamique – dans le pays".

Selon Nabil Naeem, un des responsables du groupe terroriste, il y aurait 500 terroristes affiliés à Al Qaida, basés essentiellement dans le Sinaï, tous issus de différents groupes terroristes qui avaient lancé l'insurrection contre le pouvoir d'Hosni Moubarak; ils ont trouvé refuge dans la zone après le rétablissement de l'ordre par l'armée.

Dix casques bleus Fidjiens de l'ONU, appartenant à la force chargée de veiller au respect du traité de paix entre Israël et l'Egypte ont été enlevés et brièvement retenus par des bédouins de la péninsule du Sinaï mardi après midi.


LastMinute Tourisme

Loïc Riber sort de l'hopital tétraplégique

Selon le service de presse des armées, le soldat blessé par Mohamed Merah, Loic Riber, 25 ans, est sorti de l'hopital il y a quelques jours.

Riber est cependant tétraplégique et toujours paralysé : la balle tirée par Merah le 15 mars dernier a sectionné sa moelle épinière.

Il devrait maintenant suivre un programme de rééducation.

"Il est pour l'instant paralysé et il a été transféré dans un institut spécialisé pour ce type de pathologie. Ses jours ne sont plus en danger", a déclaré à l'AFP un officier du Sirpa-Terre.


INTERNATIONAL

La communauté homosexuelle au centre d'une querelle de légitimité entre anti et pro israéliens

Tel Aviv est la meilleure destination gay dans le monde.
C'est ce qu'affirme une étude mondiale réalisée par GayCities.com et American Airlines.
Des diplomates israéliens l'ont fièrement mis en avant dans les pays occidentaux.

Des militants pro-arabes crient en revanche au "pinkwashing" (littéralement "lavage rose"), affirmant qu'il s'agit d'une façon de s'attirer les bonnes grâces de la communauté homosexuelle en détournant l'attention de qu'ils considèrent comme étant l'essentiel.

Le site pinkwatchingisrael.com a d'ailleurs appelé les membres de la communauté LGBT à boycotter la 20e édition du Forum Egalité de Philadelphie, qui accueille cette année en invité d'honneur, l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Michael Oren.

Pour ces militants : "la conférence, en partenariat avec l'ambassade d'Israël à Washington et le ministère israélien du Tourisme, est une forme flagrante de "lavage rose" (Pinkwashing) – elle cherche à détourner l'attention des violations des droits de l'homme et du droit international, les politiques coloniales et d'apartheid que l'Etat d'Israël a mis en place sur le terrain".

Michael Oren a en revanche défendu Israël en exposant les ouvertures d'Israël à la communauté homosexuelle, et les protections dont elle bénéficie en Israël, alors qu'elle est t"traquée" dans de nombreux pays.

Et de citer de nombreux cas : un diplomate israélien nommé à une ambassade prestigieuse en Europe avec son partenaire homosexuel, la punition sévère reçue par des soldates qui harcelaient une soldate lesbienne, le défilé de la Gay Pride à Jérusalem, malgré les objections des communautés religieuses, la célébrité de la chanteuse transsexuelle Dana International qui a remporté le concours de l'Eurovision en 1998 et le premier événement LGBT israélien à Washington, par le chanteur Ivri Lider, champion de la défense des droits LGBT.

Pour Oren, s'il n'est pas difficile pour Israël de surpasser ses voisins lorsqu'il s'agit de droits des homosexuels, il rappelle que les normes d'Israël en matière de tolérance sont également élevées par rapport aux pays occidentaux.

"Un petit groupe affirme que les droits à la liberté et à l'égalité des homosexuels en Israël ne sont qu'une tentative pour camoufler notre prétendue oppression des Palestiniens.
Mais le fait est que le mouvement des droits des LGBT en Israël est antérieur à 1967.
Et même lorsque les kamikazes palestiniens ont fait exploser jusqu'à nos restaurants et nos autobus, et lorsque des missiles terroristes atterrissaient sur nos quartiers, Israël a accueilli et protégé les homosexuels palestiniens pourchassés dans leur propre communauté."

"Il y a deux organisations palestiniennes qui luttent pour les droits des homosexuels en Cisjordanie, mais elles ne peuvent opérer librement là-bas. Elles ont toutes deux leur siège en Israël.

Israël reçoit environ 3000 appels de détresse par mois venant des communautés LGBT du Moyen-Orient."
Michael Oren a enfin appelé les participants à venir en Israël le 8 Juin, pour prendre part à la Gay Pride de Tel Aviv.


BOYCOTT D'ISRAEL

Tunisie - Le boycotteur d'Israël a 10 ans

Un tunisien de dix ans refusé de jouer contre son adversaire israélien dans un tournoi mondial d'échecs.

Le garçon est, à travers son geste, devenu rapidement une petite célébrité dans les pays arabes.

Muhammad Hamida est le nom du petit boycotteur tunisien.
Le boycott sportif contre Israël se concocte, semble-t-il, dès le plus jeune âge.

Malgré son âge, les médias arabes ont interprété son geste comme une position sans équivoque contre la normalisation des relations de la Tunisie avec Israël et comme un soutien à la "cause palestinienne".

640 participants à travers le monde ont participé à ce Championnat du monde d'échecs qui a eu lieu en Roumanie.
Dans le cadre de la compétition, Hamida devait rencontrer son adversaire israélien, mais il a préféré se retirer de la compétition.

Le Directeur du Ministère de la Jeunesse et des Sports de la bande de Gaza, Ahmed Machisan, a exprimé sa gratitude à Hamida pour sa "bravoure" pendant le tournoi, louant en outre la "noblesse" de la Tunisie à l'égard de la "question palestinienne".

Un désaccord profond subsiste en Tunisie concernant la normalisation des relations avec Israël.
Le ministre tunisien de la jeunesse et des sports a indiqué que la Tunisie serait disposée à recevoir une aide humanitaire en provenance d'Israël mais l'opposition a jugé sa déclaration "provocatrice et déloyale", certains membres du parlement lui demandant de présenter des excuses pour cette prise de position.

Dans le même temps, le Bureau israélien de lutte contre le terrorisme (CTB) a récemment publié un avis contre les voyages en Tunisie, à la lumière d'intentions présumées de mener des attaques terroristes dans le pays contre des cibles israéliennes et juives.

De façon générale, le boycott de pays islamiques lors de matchs avec des athlètes israéliens n'est pas un phénomène nouveau. Aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004, le judoka iranien Arash Miresmaeili avait aussi refusé de rencontrer l'israélien Ehud Vaks alors qu'en novembre 2011, un concurrent égyptien avait refusé de serrer la main du judoka israélien Ze'evi Arik.


POLITIQUE

Israël : annulation des élections anticipées, formation d'un gouvernement d'unité nationale

Alors que se profilait la tenue d'élections anticipées, le Premier ministre Benjamin Netanyahou vient de réaliser un coup politique qui ne fera pas mentir sa réputation de fin politicien.

Tenues jusque tard dans la nuit, les discussions avec le nouveau leader de Kadima, Shaul Mofaz, ont débouché sur une décision historique qui voit le parti centriste entrer au gouvernement.

Mofaz rompt ainsi avec des années d'opposition de son parti, sous la conduite de Tsipi Livni.

L'accord avec Kadima ouvre la voix à la constitution d'un gouvernement d'union nationale disposant de la plus large majorité – 94 sièges – jamais offerte à un gouvernement de l'Etat d'Israël.

Pour Mofaz, il ne s'agit pas d'une décision pour "obtenir des portefeuilles ministériels ou des honneurs, mais pour faire face aux défis historiques que rencontre l'Etat d'Israël".
Il n'empêche, il est probable que le leader de Kadima se voit offrir le poste de vice Premier ministre.

La coalition gouvernementale se renforce en son centre et le Likoud, Haatsmaout (le parti d'Ehud Barak) et Kadima frôlent à eux seuls la majorité des élus.
Les élections anticipées prévues pour la prochaine rentrée sont donc annulées.

Dans une conférence de presse commune, Shaul Mofaz et Benjamin Netanyahou ont annoncé leurs priorités pour la fin de la législature :
* le remplacement de la Loi Tal – qui prévoit l'exemption du service national pour les jeunes orthodoxes – qui devrait intervenir d'ici au 31 juillet, comme l'a exigé la Cour Suprême.
La nouvelle loi devrait, selon le commentaire des deux hommes, être "juste, équitable" et prévoir l'enrôlement du public religieux dans un service armé ou civil.
* un "budget responsable" qui devrait être centré sur la sécurité, mais donner une place importante à l'économie et au social,
* le changement des structures du gouvernement, -sans que plus de détails ne soient donnés,
* l'avancement "historique" du processus de paix.

Mofaz et Netanyahou ont insisté sur le fait que la constitution d'un nouveau gouvernement assis sur une large majorité parlementaire doit permettre de prendre des "décisions historiques" sur ces quatre dossiers.

L'accord devrait être soumis à l'approbation de la Knesset sous quarante huit heures; dans l'accord, Kadima s'engage à ne pas quitter le gouvernement jusqu'au terme prévu pour l'actuelle législature, ce qui assure une totale pérennité gouvernementale.

Benjamin Netanyahou a déclaré qu'il était "prêt à retourner aux urnes pour des élections anticipées" mais qu'en réalisant qu'il pouvait constituer la plus large coalition de l'histoire du pays, il avait "estimé que la stabilité du pays pouvait être restaurée" par la réalisation de cet accord.
Accord vivement critiqué par les partis travaillistes et Meretz, qui se retrouvent quasiment seuls dans l'opposition et crient à la "manipulation politique", tout comme Tsipi Livni, ex leader de Kadima.
Shimon Peres s'est félicité de la constitution d'une "large union gouvernementale, une bonne chose pour Israël".

Israël - Kadima au gouvernement : les gagnants, les perdants

Mofaz et Kadima sont les grands gagnants de l'entrée du parti centriste au gouvernement aux côtés du Likoud.

En cas d'élections anticipées, on donnait le parti laminé notamment au profit du parti fondé par l'ancien journaliste Yair Lapid, Yesh Atid.

Après un temps de colère, parlant de "manipulation politique", Lapid a fini par trouver une porte de sortie, se félicitant du retour de Kadima dans "sa maison mère, le Likoud".
Avec dans l'idée le positionnement de son parti comme seul parti au centre de l'échiquier politique.

Le Parti travailliste, Avoda, se retrouve lui isolé dans une opposition avec Meretz, une opposition marginalisée dont le poids sera de peu à la Knesset.
Avoda, très affaibli lors du dernier scrutin législatif, devait profiter, selon les sondages, de l'affaiblissement de Kadima, pour reprendre le dessus.
Le parti de Shelly Yachimovich devra patienter sur les bancs de l'opposition.
Elle tentera de maintenir l'élan qu'elle a connu depuis sa nomination en tant que chef de file du parti au début de cette année.

Même chose pour Meretz, réduit à trois sièges lors des dernières élections, et qui pensait se "refaire une santé" avec des élections anticipées

Moins essentiel également, Israël Beteinou d'Avigdor Lieberman; sa participation à la coalition gouvernementale était essentielle à l'obtention d'une majorité parlementaire.
Avec Kadima, la coalition tiendra même sans Israël Beteinou, alors que les relations entre Benjamin Netanyahou et son ministre des Affaires étrangères ont souvent été tendues.

Toutefois, le vote d'une nouvelle loi sur l'enrôlement des jeunes orthodoxes, dont Avigdor avait fait une condition sine qua non pour son maintien au gouvernement, devrait pacifier les relations entre les deux hommes.

Quand aux partis religieux, dont le Shas d'Elie Yshaï, ils se considèrent comme faisant partie de facto de la nouvelle coalition, et se disent "tranquilles" quand aux déclarations sur la réforme de la loi Tal.

" Netayahou ne fera rien de fou et je suis sur que dans les prochains mois, lorsqu'un jeune religieux décidera d'étudier plutôt que de faire un service militaire, il pourra toujours le faire", a déclaré Eli Yishai.


SOCIETE

Israël - Service civique national : moins d'arabes israéliens concernés, mais plus s'y engagent

Selon une étude de l'université de Haïfa rendue publique cette semaine, le nombre de jeunes arabes israéliens qui souhaitent faire un service national est en baisse durant les six dernières années.

Mais ce résultat global – qui prend en compte l'interview d'un millier de personnes concernées par le sujet- montre que ce pourcentage est en augmentation ces deux dernières années.

Ainsi, près de 2400 jeunes arabes se sont inscrits pour un service civil national – alternative au service armé – en 2011, contre seulement 240 en 2005 et 1050 en 2008.

Les chercheurs démontrent que, même si globalement le nombre de jeunes qui souhaitent accomplir ce service civil (40%) diminue, le nombre de ceux qui s'y inscrivent reste élevé.

Ils considèrent ce résultat comme un succès, malgré les réticences de l'opinion publique arabe israélienne, et les tentatives du leadership arabe de dissuader ces engagements.

Selon les données recueillies, le nombre de jeunes arabes désireux d'accomplir ce type de service s'établit aujourd'hui à 40%, contre 53% en 209, en forte diminution.
Tout comme la perception qu'en a la communauté arabe d'Israël : 78% pensait que ce service civique était important en 2007, 68% en 2009, ils ne sont que 62% à penser ainsi en 2011.

Les chercheurs notent cependant que parmi les jeunes interviewés, ceux-ci sont une large majorité à déclarer qu'ils n'ont reçu qu'une information sommaire sur le sujet.

"Il y a de nombreuses voix dans la société arabe qui condamnent le service national et une large information sur ce qu'il est sa motivation doivent être réalisées par les autorités", commentent les chercheurs.

Au delà des intentions, les universitaires ont également interrogé plusieurs centaines de jeunes arabes qui font ou ont terminé une période de service civique : 90% sont satisfaits de leur expérience et plus de 95% se disent fiers d'avoir réalisé cette période au service du pays.


JUSTICE

Israël - Une communauté agricole porte plainte contre le KKL

Les résidents de Kfar Azar, une communauté agricole dans le centre d'Israël, fondée en 1932, a décider de déposer une plainte contre le KKL et l'administration des Terres d'Israël, auprès du Tribunal de Tel Aviv..

Cette procédure intervient à la suite d'un ordre d'évacuation émis par l'administration contre la communauté.

Les deux parties se sont opposées sur le tracé d'une zone agricole qui sera remplacée par un ensemble résidentiel, commercial et industriel.

Bien que le KKL soit enregistré comme le propriétaire du terrain, les résidents de Kfar Azar affirment que les 250 hectares qui composent le territoire de la communauté ont été achetés à parts égales par le Fonds et par les parents des résidents, qui ont fondé Kfar Azar.

Les résidents affirment que c'est l'idéologie pionnière sioniste socialiste qui les a motivés à inscrire la terre au nom du Fonds national Juif – Kkl voyant dans l'organisation "un syndicat éternel".
Ils affirment également qu'il s'agissait de la pratique la plus répandue qui sous-tendait le modèle d'acquisition des terres à l'époque du mandat britannique.

Pour les habitants de Kfar Azar "ces dernières années, le KKL a systématiquement renoncé aux valeurs sionistes, leur préférant des motivations économiques et l'appât du gain".

A présent, les résidents demandent l'annulation de l'ordre d'évacuation ou une compensation plus élevée qui ne nuise pas à la zone agricole.
Les baux avaient été signés en 1935 entre le Fonds national juif et les fondateurs de la communauté et, après leur expiration en 1985, renouvelés périodiquement pour des périodes plus courtes.

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