Numéro 1107 - 30.04.2012 - 8 Iyyar 5772       Imprimer

A LA UNE

Israël - Vers des élections anticipées dans les mois à venir

Benjamin Netanyahou a demandé à ses conseillers d'explorer la possibilité d'organiser de prochaines élections en aout prochain, soit plus d'un an avant leur échéance prévue.

Selon des responsables du Likoud, la tenue avancée du scrutin est "plus que probable", compte tenu des discussions entre les différentes composantes de la coalition au pouvoir.
Le Président de la Knesset estimait lui que les élections pourraient se tenir entre la fin août et la première semaine de novembre.

Benjamin Netanyahou a rencontré plusieurs responsables du Likoud et déclaré "qu'il ne craignait pas les élections", ajoutant que décision interviendrait dans les prochains jours.

Son principal allié dans la coalition gouvernementale, le ministre des Affaires étrangères et chef du parti Israel Beitenou, Avigdor Lieberman, a fait monter d'un cran samedi, lors d'un entretien sur la deuxième chaine de télévision:
"Nos obligations vis-à-vis de la coalition ont pris fin.
Nous avons des obligations vis-à-vis de nos électeurs, et puisque la coalition ne s'est pas accordée avec nous, nous allons prendre des décisions", a-t-il dit sur le plateau de télévision".

Au centre du conflit entre les deux hommes: la loi Tal, qui exempte les haredim du service militaire.
Son abrogation était une des principales promesses d'Israel Beitenou, partisan d'un service militaire ou national pour tous, mais si Netanyahou si résout, il perdra le soutien des partis orthodoxes, essentiels à sa coalition.

Les appels aux élections anticipées se font aussi entendre à la gauche de Netanyahou. Shaoul Mofaz, à la tête de Kadima et de l'opposition depuis son succès récent aux primaires, a demandé samedi "la tenue d'élections législatives dès que possible, après les vacances parlementaires d'été, soit le mardi 16 octobre".
Quant à Shelly Yachimovich, chef du parti travailliste, elle a appelé à "l'union des forces et au renversement du gouvernement de Netanyahou".

Alors qu'il semble y avoir un consensus général, un seul parti a manifesté son opposition : le parti religieux Shass estime ne pas avoir assez de temps pour préparer le scrutin; ils considèrent que le Premier ministre devrait consulter les partis de sa coalition pour fixer une date.
Pendant ce temps, le ministre de la Défense se prépare à soumettre un nouveau texte de loi à la Knesset, qui prévoira la conscription des jeunes orthodoxes, ou à défaut, un temps de service civil.

La députée Einat Wilf - du parti Haatsmaout d' Ehud Barak – devrait soumettre la même motion à la commission des lois de la Knesset.
Barak veut ainsi remplacer la controversée loi Tal : la loi fera de l'armée la seule autorité de la conscription, et le ministère de la Défense traitera des exemptions. Ceux qui ne seront pas incorporés pour un service actif devront faire un service civil d'un an.

Benjamin Netanyahou a rencontré également les représentants des militants opposés à la loi Tal, qui ont pris le nom de "Camp des crédules" ("de ceux qui se font avoir"), autrement dit le camp de ceux

qui accomplissent leur service militaire alors que d'autres y échappent.
"Je sais qu'il y a beaucoup d'opportunistes qui votent en faveur de la prolongation automatique de la loi Tal, mais je n'en fais pas partie. La loi Tal sera remplacée par une autre loi, plus égalitaire, plus correcte, et je suis celui qui la soumettra au vote des députés", leur a dit Netanyahou, selon un communiqué de son bureau.

La nouvelle loi traitera de l'enrôlement des arabes israéliens, sans évoquer la question de l'enrôlement des jeunes orthodoxes.

Quand l'Amérique s'opposait à la création de l'Etat d'Israël

En avril 1948, l'administration Truman adresse une menace sans précédent à la communauté juive.

Le Président américain menace les leaders de la communauté juive américaine de déclencher une vague d'antisémitisme dans le pays s'ils militaient pour la proclamation de l'Etat d'Israel, selon le docteur Rafael Medoff.

Medoff, éditorialiste au Jerusalem Post, indique avoir fait ces découvertes dans des archives alors qu'il travaillait à son prochain livre, consacré aux relations entre le président américain Herbert Hoover et les Juifs.

Il consultait alors, parmi des documents appartenant à Nahum Goldmann – un des plus importants animateurs du mouvement sioniste international - conservés dans les Archives sionistes centrales de Jérusalem, un rapport de neuf pages contenant la transcription des conversations entre le sous-secrétaire d'Etat Robert A. Lovett et le leader sioniste, cofondateur du Congrès juif mondial.

"Vu la situation actuelle, il nous faut une trêve.
Si vous l'empêchez, nous allons devenir beaucoup plus durs.
Nous nous laverons les mains de tout et nous empêcherons toute aide de vous parvenir.
Nous publierons un Livre blanc, qui est déjà en préparation", aurait dit Lovett à Goldmann, selon ce dernier.

Le président Harry Truman avait apporté son soutien au Plan de partage de la Palestine de l'Organisation des Nations unies, approuvé le 29 novembre 1947, mais en novembre 1948, son administration changea d'avis : elle craignait que le partage ne réussisse pas et lui préféra une solution de tutelle internationale, évoquée par le terme "trêve" sous la plume de Goldmann.

"L'antisémitisme se développe, comme jamais auparavant, dans des groupes et dans des cercles qu'il n'avait jamais touché.
Un tel Livre blanc nuirait considérablement aux Juifs dans le pays, et, une fois publié, je doute que les leaders juifs de premier plan qui vous aident aujourd'hui continueront de le faire", aurait continué Lovett.

Une semaine plus tard, les leaders sionistes des Etats-Unis et du Yichouv se réunissaient à New York pour décider de la marche à suivre.
Tablant sur la crainte de Truman de perdre le vote juif au profit des républicains, jugés plus pro-sionistes lors élections prévues quelques mois plus tard, ils décidèrent de ne pas céder devant le département d'Etat.

Medoff n'a pu mettre la main sur ce Livre blanc en préparation, et ne peut pas donc pas formellement identifier la forme qu'auraient prise ces incitations nuisibles à la communauté juive.
Il soupçonne néanmoins qu'il aurait été question de double allégeance, de la responsabilité qu'auraient portée les Juifs sur l'envoi de soldats américains au Proche-Orient et sur les pertes potentielles qu'aurait pu subir l'armée américaine.


DEFENSE

Appels au kidnapping de soldats israéliens

Alors que la question des prisonniers revient au centre des discussions inter palestiniennes, le Djihad islamique préconise la politique de l'oeil pour l'œil.

Le groupe terroriste préconise en effet "un enlèvement pour une arrestation, une libération pour une libération".

Au cours d'un rassemblement à Gaza, ses responsables ont déclaré qu'ils considéraient que la seule solution pour faire libérer les palestiniens détenus par Israël étaiit "les échanges".

Le groupe terroriste appelle donc à "enlever des israéliens et à les utiliser dans les échanges de prisonniers".

Par ailleurs, des détenus palestiniens ont entamé une grève de la faim illimitée, pour protester contre leur détention et leurs conditions.
Selon Khaled Al-Batsh, un des responsables de la faction terroriste, " l'échange de Gilad Shalit est un message aux occupants israéliens: la résistance et le peuple palestiniens suivront chaque chemin qui permettra de libérer ses héros; nous livrons une bataille pour nos prisonniers, et nous la gagnerons, ".

Les participants aux rassemblements portaient des drapeaux du Hamas et du Djihad islamique, -un signe nouveau alors que les deux organisations étaient en "compétition" pour le leadership de la bande de Gaza

Le 17 avril, une grève de la faim était lancée dans les prisons israéliennes, qui serait suivie par plus d'un millier de prisonniers.


TERRORISME

Le Djihad islamique organise des élection pour surmonter ses dissensions

Selon la quotidien al-Sharq al-Awsat, d'importantes divergences sont apparues au sein du groupe terroriste Djihad islamique - au sujet de la lutte contre Israël et des relations avec le Hamas -, ce qui le conduit à renouveler son leadership.

On apprenait la semaine dernière que pour les mêmes raisons, le Hamas avait décidé de tenir des élections "secrètes", pour entériner le choix de ses nouveaux leaders.

Ce sera la première fois depuis les années 1980 que le Djihad tiendra ce qu'il appelle des "élections".
D'après le quotidien de langue arabe basé à Londres, le scrutin devrait se tenir dans les toutes prochaines semaines, en "empruntant les mêmes méthodes que le Hamas ou le Fatah".

Des oppositions violentes auraient émergé parmi les responsables terroristes : des leaders tels qu'Abdullah Shami et Abu Hazm al-Najar veulent développer l'influence du mouvement au sein de la population palestinienne, et sont opposés à une concentration exclusive sur la "lutte contre Israël".

Les élections devraient désigner un nouveau bureau politique comme une direction locale dans la bande de Gaza.

Le Djihad islamique est responsable de la majorité des tirs sur le sud d'Israël, notamment des dernières séries de tirs intensifs des derniers mois, dans lesquels le Hamas n'a pas voulu s'impliquer.

Le Hamas a lui aussi désigné la semaine dernière un nouveau leadership, renforçant la position du Premier ministre de la bande de Gaza, Ismail Hanyeh; mais de nombreux élus au conseil législatif restent fidèles à Khaled Meshaal, l'ancien chef du Bureau politique qui a, pour l'instant, déclaré qu'il ne souhaitait pas de renouvellement de son mandat.


AUTORITE PALESTINIENNE

Autorité palestinienne - Tensions au sommet autour de la cassette

Le départ du Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, est un des éléments de l'accord entre Mahmoud Abbas et le Hamas qui devrait aboutir à la constitution d'un gouvernement d'union nationale – bien que celui-ci soit au point mort depuis plusieurs mois.

Le Fatah, parti de Mahmoud Abbas, - marqué par les années de corruption de l'ère Arafat durant laquelle il disposait librement des fonds internationaux – pousse lui aussi au départ de Salam Fayyad, espérant voir l'un des siens récupérer la gestion des finances de l'administration palestinienne.

Le Président de l'autorité palestinienne pourrait cependant ne pas avoir les mains libres.

Les pays donateurs ont ainsi demandé à Abbas de ne pas remplacer son premier ministre, ou tout au moins de ne pas lui enlever le contrôle des finances palestiniennes.

De manière très directe, un diplomate occidental aurait même averti :" nous ne laisserons pas Fayyad quitter ses fonctions et avons prévu le Président Abbas que les financement internationaux risquaient d'être affectés par le départ de Fayyad".

Cette mise en garde claire intervient alors que les relations sont particulièrement tendues entre les deux hommes; elles auraient commence à se dégrader lorsque le président palestinien a évoqué un remaniement ministériel, sans en parler au préalable à son Premier ministre.

Selon une note publiée par le quotidien arabe de langue anglaise Al-Quds Al-Arabi, Abbas ne répondrait plus aux appels téléphoniques de son Premier ministre.

Le Président palestinien serait excédé par le refus de Fayyad de remettre lui-même la lettre qu'il avait écrite au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou; Fayyad aurait déclaré, selon son entourage, "je ne suis pas le postier de Mahmoud Abbas et du Fatah".

Le refus de Fayyad a plongé abbas dans l'embarras, alors qu'il avait annoncé deux semaines plus tôt que son Premier ministre conduirait la délégation palestinienne qui devait rencontrer le Premier ministre israélien et lui remettre une missive censée représenter les positions de l'Autorité Palestinienne pour les négociations de paix et les solutions à deux états.

Au dernier moment, le Premier ministre palestinien a pris prétexte d'une cérémonie de soutien aux prisonniers en grève de la faim, pour se "défausser".

Les tensions entre les deux hommes ne sont pas nouvelles : Fayyad était opposé à la démarche menée par Abbas pour obtenir la reconnaissance palestinienne à l'ONU, tout comme à l'accord de réconciliation avec le Hamas.

Les critiques du Fatah à l'égard de Salam Fayyad se font aussi violentes que celles du Hamas : " il a été nommé par le Président Abbas et lui seul peut le garder à son poste ou le remercier; des milliers d'hommes ou de femmes peuvent faire ce que Fayyad fait", a déclaré Najat Abu Baker, un député du parti du Président.


MONDE ARABO MUSULMAN

La conquete du pouvoir par les Frères musulmans n'est pas un long fleuve tranquille

Après l'euphorie qui a suivi les premières semaines du printemps arabe et sa contagion aux différents pays arabes de la région, Les frères musulmans commencent à se demander si la route qui devait les conduire aux pouvoir n'est pas plus semée d'obstacles qu'ils ne l'imaginaient.

La semaine dernière, les ambitions présidentielles des Frères musulmans en Egypte ont été contrariées par la décision de la commission électorale qui a invalidé la candidature de son "champion", le très populaire Khairat al-Shater, qui serait prochainement inculpé dans une affaire criminelle.

Shatfer a accusé le conseil suprême des forces armées de vouloir saboter la montée en puissance de l'organisation islamiste : "les militaires n'ont pas l'intention de quitter le pouvoir, nous devons nous réveiller avant qu'ils ne kidnappent la révolution", accuse-t-il.

Son remplaçant, dirigeant du parti des Frères musulmans, le parti de la Liberté et de la Justice, Mohamed Mursi, est moins connu, moins charismatique, et se retrouve à la peine dans les sondages.

En Jordanie, la semaine dernière également, le parlement a débuté un débat qui pourrait interdire au parti politique créé par les Frères musulmans de participer aux futurs scrutins –alors qu'il représente le groupe parlementaire le plus important du parlement jordanien, sans y avoir de majorité.

Quarante six des quatre-vingt trois députés auraient signé une motion stipulant qu'aucun parti ne pourrait concourir aux élections, si "il est fondé sur une base ethnique ou religieuse".

"Il s'agit de la dernière d'une série de mesures visant à limiter l'action des partis politiques, et toute forme d'opposition au parlement et dans la vie politique", a commenté Zaki Bani Rsheid , le chef du bureau politique du Front d'action islamique, la branche politique jordanienne des frères musulmans.

Dans cette perspective, la visite effectuée mercredi dernier par le Grand mufti égyptien Ali Gomaa à Jérusalem (en compagnie du cousin du roi de Jordanie) prend tout son relief.

Elle a été vivement condamnée par les Frères musulmans – qui bannissent, tout comme les leaders chrétiens égyptiens - toute visite en Israël, faisant remarquer que Gomaa est un "fonctionnaire" du gouvernement –il a été nommé à son poste par l'ancien Président Hosni Moubarak en 2003.

" Conformément aux décisions des responsables islamiques et chrétiens, nous considérons que tout acte de normalisation sert les intérêts de l'ennemi", a déclaré Hamzeh Mansur, le porte parole des islamistes ajoutant " les prêcheurs dans les mosquées, les journalistes, les intellectuels doivent intensifier leurs efforts pour expliquer les dangers de telles visites."

Chrétiens et musulmans des pays arabes ont appelé à boycotter tout projet de visite des lieux saints de Jérusalem, "tant que Jérusalem est restera sous contrôle israélien", alors que Mahmoud Abbas, Président de l'autorité palestinienne, a appelé au contraire à s'y rendre pour "combattre la judaïsation de Jérusalem".

La visite du cousin du souverain hachémite s'est déroulée deux semaines après celle d'un autre des cousins du roi, le Prince Hashim bin Al Hussein.
Les lieux saints musulmans sont sous la responsabilité de Wakj jordanien – une tutelle religieuse -, un "résidu" de l'occupation de Jérusalem est par la Jordanie de 1948 à 1967.

La semaine dernière en Egypte, les frères musulmans ont par ailleurs du affronter de violentes critiques énoncées par des organisations de jeunes activistes qui ont conduit la révolte "anti Moubarak"; trente-quatre de ces groupes ont signé un texte condamnant conjointement le pouvoir militaire et les Frères musulmans, qu'ils accusent de "mener les objectifs de la révolution à leur perte".

C'est la première fois que ces groupes associent les Frères musulmans aux forces armées dans leurs critiques.

" La révolution est née contre un état policier et militarisé, alors que les Frères musulmans ne visaient que Moubarak; ils étaient contre Moubarak, mais pas pour La révolution", précise le texte.
Dimanche, les frères musulmans, comme le parlement (qu'ils dominent avec les élus salafistes radicaux) appelait à la démission de l'imam Gomaa.

L'Arabie saoudite vient de rappeler son ambassadeur en poste en Egypte pour consultation, et décidé de fermer son ambassade et les consulats.

L'Arabie saoudite vient de rappeler son ambassadeur en poste en Egypte pour consultation, et décidé de fermer son ambassade et les consulats.

Cette décision intervient à la suite de violentes manifestations qui se sont déroulées contre le royaume saoudien, suite à l'arrestation d'un avocat égyptien.
En dépit de relations tendues, il s'agit cependant des premiers signes de réelle rupture entre les deux pays depuis la chute d'Hosni Moubarak.

Le chef du Conseil suprême des forces armées égyptiennes, le Maréchal Tantawi s'est dit "surpris " de la décision saoudienne et "travailler à une réduction des tensions" entre les deux pays.

Les manifestations contre l'Arabie saoudite, qui étaient assez régulières, ont gagné en intensité après l'arrestation d'Ahmed el-Gezawi lors de son arrivée à Djedda.

Celui-ci avait été condamné par contumace pour offense envers le roi à un an de prison et 20 coups de fouet; les autorités saoudiennes contestent la version égyptienne des faits, assurant que l'arrestation est due au fait que Gezawi a été arrêté porteur de plus de vingt mille comprimés d'un type d'anxiolytique interdit en Arabie saoudite.

Vendredi, un millier de manifestants ont fait le siège de l'ambassade saoudienne au Caire, réclamant la libération des égyptiens détenus dans le pays.

Le gouvernement égyptien a condamné " les manifestations qui font courir une menace aux relations entre les deux pays, manifestations qui ne représentent pas la position officielle égyptienne, ni son respect pour la monarchie saoudienne".


MONDE JUIF

Pays Bas - Le rabbin et la médaille

Vendredi dernier, la reine Beatrix des Pays-Bas a fait de Binyomin Jacobs, Grand rabbin des provinces d'Hollande, un Officier de l'ordre d’Orange-Nassau.

Le rabbin de 62 ans exerce depuis plus de 30 ans.

Ce titre salue particulièrement ses efforts pour le rapprochement des communautés au sein de la société hollandaise, dans le sens de la compréhension mutuelle.

Jacobs, souvent sollicité par les médias, a été notamment un ardent défenseur de l'abattage rituel juif en Hollande.
Il a pris part à des débats contradictoires et a donné de nombreuses interviews sur le sujet.

Le président de la communauté juive de Limbourg y voit "un important jour pour les Juifs dans ce coin du monde".
"Le titre accordé à Jacobs est un grand honneur pour tous les Juifs du pays. C'est la source d'une grande fierté pour nous, et nous remercions le Tout-Puissant d'avoir aidé Jacobs à recevoir un tel honneur", a-t-il ajouté.


BOYCOTT D'ISRAEL

Grande Bretagne : les produits israéliens écartés d'une importante chaine de distribution

Le cinquième plus gros détaillant alimentaire du Royaume-Uni a annoncé, durant le week-end, qu'il cessait toute relation commerciale avec quatre sociétés israéliennes.

Ces sociétés ont tout ou une partie de leurs activités liées à des implantations dans les territoires disputés.

The Co-operative Group, entreprise de type coopératif, outre son importance commerciale, est extrêmement connu au Royaume-Uni.
Sa décision devrait donc d'avoir un impact médiatique conséquent.

Les compagnies israéliennes concernées sont Agrexco, Adafresh, Arava Export Growers et Mehadrin. Mais elles pourraient bien ne pas être les seules, d'après le communiqué du groupe:
"Nous cesserons progressivement nos partenariats avec tous les fournisseurs dont les produits proviennent des implantations israéliennes", peut-on y lire.

Il ne s'agit pas d'un boycott des entreprises israéliennes, précise le Co-op, qui indique avoir des contrats d'approvisionnements avec "près de 20 fournisseurs israéliens dont les produits ne viennent pas des implantations".

Le groupe annonce par ailleurs qu'il "continuera à travailler activement à développer les relations commerciales avec les entreprises palestiniennes".


ENERGIE

Négociations secrètes israélo-égyptiennes autour de la question du gaz

Officiellement, le gouvernement israélien tente de minimiser l'impact diplomatique de la décision égyptienne de rompre unilatéralement le contrat de fourniture de gaz à Israël.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahou continue à affirmer qu'il s'agit d'un différend commercial – même si celui-ci aura de fortes implications politiques, économiques et sociales en Israël.

Un responsable israélien du Cabinet du Premier ministre israélien a cependant été dépêché en urgence au Caire en fin de semaine. Il aurait rencontré des membres du gouvernement égyptien pour évaluer la situation et aurait regagné Israël quelques heures plus tard.

A la demande du ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur égyptien en Israël, Yasser Reda, aurait rencontré le vice ministre israélien Dany Ayalon.

Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères a appelé l'Egypte à respecter le traité de paix avec Israël, recommandant aux égyptiens de ne pas transformer "la fourniture de gaz en enjeu politique".

EGAS, le consortium gazier égyptien affirme qu'EMG (East Mediterranean Gaz, la société qui achète le gaz égyptien pour le revendre en Israël) doit 56 millions de dollars… alors que les livraisons ne se sont déroulées que durant une toute partie de l'année, le pipeline ayant sauté 14 fois durant l'année.

Pour les actionnaires d'EMG, croire qu'il ne s'agit que d'un différend commercial est une erreur : le contrat a été signé avec le soutien des deux gouvernements, et que la fourniture de gaz a fait l'objet d'un "mémorandum" entre les deux pays, qui fait référence au Traité de paix signé en 1979.

EMG pointe l'incapacité des autorités égyptiennes à respecter le contrat et à assurer la sécurité du pipeline, réduisant durant de longues périodes au cours des quinze derniers mois, les quantités de gaz livrées, raison pour laquelle, selon EMG, c'est l'Egypte qui lui devrait de l'argent.

EMG envisage d'ailleurs plusieurs actions judiciaires internationales contre l'Egypte, et devrait demander des réparations substantielles au pays pour le non respect du contrat et son interruption.
Une action arbitrale est déjà en cours à Genève.
EMG est détenue conjointement par EGAS, le gouvernement Thaïlandais, et plusieurs investisseurs israéliens.


Bons plans

Tourisme - Célibataires : un séjour spécial à Eilat du 6 au 13 mai 2012

Un programme alléchant, All inclusive, dans un Club 4 étoiles, qui inclut des visites, des excursions, des animations, et meme des cours de salsa.

Le programme, qui comporte deux tranches d'âges (26-37 ans et 38-48 ans) propose un formule tout compris à 949 euros avec un vol direct Paris Eilat, un hébergement en pension complète all inclusive dans un hôtel-club 4 étoiles.

Le séjour comprend également les animations dans l'hôtel, une balade en bateau dans le golf d'Eilat et des cours de salsa (initiation et perfectionnement) spécifiquement réservés aux groupes et dispensés par des "salseros" israéliens.

Voir les détails du programme


AGENCE JUIVE POUR ISRAEL

Agence juive: dans la tempete

Yaron Neudorfer, directeur financier de l'Agence juive, a remis ce mois-ci sa lettre de démission, alors que l'organisation fait face à un important déficit budgétaire.

Des bruits courent sur les conditions de la démission de Yaron Neudorfer, certains affirmant qu'elle lui a été imposée.
En tant que directeur financier, Neudorfer a supervisé de nombreuses coupes budgétaires, mais aussi des licenciements et des restructurations; il tentait ainsi de surmonter la chute des dons et la dépression mondiale.

Selon un haut responsable de l'Agence, Neudorfer a "construit une solide alliance avec Saul Silver, l'ancien président du comité financier et budgétaire de l'agence". Neudorfer aurait eu les mains libres, prenant des décisions sans en informer le directeur général Moshe Vigdor et entrant ensuite en conflit avec son remplaçant Alan Hoffmann, ainsi qu'avec Misha Galperin.

Les opinions divergent sur Neudorfer. Certains lui reprochent de ne pas en avoir "fait plus" en période de restriction budgétaire, pour limiter la rémunération des dirigeants.

Le salaire de Misha Galperin en particulier avait été fortement critiqué par le journal Haaretz il y a deux mois. Selon un employé de l'agence, on ne peut pas blâmer Neudorfer pour le déficit de l'agence, dont l'origine est essentiellement de l'effondrement de la collecte des fonds, mais il aurait dû tirer la sonnette d'alarme plus tôt.

Neudorfer, toutefois, conserve de nombreux partisans au sein de l'agence.
Selon eux, les conditions d'emploi de Galperin ont été convenues par le président Natan Sharansky et Neudorfer n'a même pas signé son contrat.

L'intéressé a refusé de commenter sa démission, notant seulement qu' "après six ans et huit mois, et à l'âge de 45 ans, il est temps de passer à autre chose.
Qui aime qui n'a pas d'importance. Il y a tellement de versions folles qui circulent. Quiconque me connaît sait que j'ai été en bon terme avec de nombreuses personnes", a-t-il déclaré.

Le porte-parole de l'Agence Juive, Haviv Rettig Gur, a quant à lui, indiqué que Neudorfer avait l'intention de quitter l'agence depuis deux ans afin de poursuivre de "nouveaux défis." Mais "en raison de changements stratégiques, le directeur général a demandé à Yaron de poursuivre sa mission pendant deux ans pour orienter les changements".
"Cette période est maintenant terminée.
Nous rejetons catégoriquement les insultes proférées contre un des meilleurs cadres de l'Agence Juive."

Un vétéran de l'agence juive prévoit même une période de chaos après le départ de Neudorfer.
"Ils perdent l'homme qui connaît tous les tenants et les aboutissants du budget et des plans stratégiques et n'ont personne pour prendre sa place à court terme", explique le fonctionnaire.
Uri Yisraeli, le chef de la direction du budget et le numéro deux financier de l'agence a également décidé de quitter l'organisation.

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