Numéro 1106 - 24.04.2012 - 2 Iyyar 5772       Imprimer

A LA UNE

L'hébreu sera enseigné à Gaza

L'hébreu devrait devenir une langue enseignée à Gaza dès la rentrée prochaine, dans tous les lycées.

C'est ce qu'a déclaré un responsable du Hamas, précisant que cet enseignement débuterait dès les grandes classes.

Selon Ziad Thabet, sous-secrétaire à l'éducation nationale, le gouvernement de Gaza serait à la recherche d'enseignants pour les former; il affirme souhaiter que les lycées puissent être familiarisés avec le plus grand nombre de langues étrangères possibles.

L'hébreu est déjà proposé comme langue étrangère dans les cursus universitaires.

Selon Thabet, la décision doit encore être approuvée par le Hamas, mais ne devrait, d'après lui, "poser aucun problème".
De nombreux palestiniens voient l'hébreu comme le langage de l'ennemi. Mais il est largement parlé à Gaza, notamment chez ceux qui entraient ces dernières années en Israël pour travailler.

L'initiative reste cependant "curieuse", et les critiques les plus dures sont venues du ministre de l'éducation de l'Autorité palestinienne : "il est inadmissible que les désaccords entre Fatah et Hamas touchent les questions de l'éducation", réclamant une unification des programmes entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.

Il dit cependant considérer que l'enseignement de l'hébreu "doit pouvoir s'envisager", mais doit être discuté entre les deux administrations palestiniennes.

Israël célèbre le Yom Hazikaron

Pour marquer le début du Yom Hazikaron, une cérémonie à la mémoire des soldats tombés s'est déroulée mardi soir à Yad Labanim, à Jérusalem.

Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, le Président de la Knesset, Reuven Rivlin, le Président de la Cour suprême, Asher Grunis, accompagnés du Grand Rabbin d'Israël, Yona Metzger et du Maire de Jérusalem assistaient à la cérémonie.

Une sonnerie a retenti pendant une minute à 20 heures, alors que les israéliens se figeaient pour une minute de silence.

La cérémonie officielle au Kotel a débuté immédiatement après la sonnerie.

Press Pakistan souhaite un bon anniversaire à Israël

Quiconque nie l'existence d'Israël nie sa propre existence.
Cela pourrait etre la profession de foi d'un israélien patriote ou de tout supporter de la cause sioniste…Pas du tout.

Il s'agit de l'article publié en une d'un hebdomadaire pakistanais, Weekly Press Pakistan, basé à Toronto, à la veille du soixante-quatrième anniversaire de l'Etat d'Israël.

L'article est publié en Urdu (la langue officielle du Pakistan, également parlée dans une partie de l'Inde); il figure sur le site internet de l'hebdomadaire, accompagné d'un clip enthousiaste sur les innovations israéliennes.

Le texte a été largement diffusé via Google et de nombreux forums.
Le clip met en avant les réalisations technologiques israéliennes et pose une question " si Israël n'existait pas, d'où seraient venues de telles inventions?".

Mais l'article insiste également sur l'engagement humanitaire d'Israël à travers les programmes IsrAid ou "Save a child" (sauver un enfant).
"Le jour n'est pas loin ou nos peuples, éduqués et talentueux –le Pakistan et Israël, Ndlr – serviront ensemble l'Humanité. Mais pour que cela se produise, Israël doit reconnaitre l'importance les pakistanais ou les musulmans non-arabes (Ajmi).

L'influent hebdomadaire rappelle qu' Israël a le douteux honneur comme membre des Nations unies est la seule nation qui voit régulièrement son existence remise en question, dont l'élimination de la surface de la planète est l'objectif d'un membre de cette assemblée, et dont les populations sont les cibles du Hamas qui contrôle Gaza ou du Hezbollah qui domine le Liban; Israël fait acte de survie année après année".

Dans la série d'articles, un journaliste, David Harris estime " aucun des pays qui sont des violeurs en série des droits de l'homme, - l'Iran, La Corée du nord, Le Belarus, le zimbabwe, le Soudan et d'autres – ne bénéficie d'un tel traitement de la part des Nations Unies".
"Aucun autre pays n'est la cible d'autant de campagnes de délégitimation, de discrédit, de démonisation en tant qu'état souverain " poursuit-il ajoutant " et aucun autre pays n'a plus de droit, même si il ne fait pas pas plus que ne le ferait n'importe quel pays confronté au terrorisme, à des tirs de missiles ou de roquettes".

Israël - En 1948, tout le monde ne dansait pas

Akiva Kohane, survivant d'Auschwitz agé de 18 ans lors de l'Indépendance de l'Etat d'Israël, faisait partie en 1948 des troupes de la Haganah, ancetre de l'armée israélienne.

Pendant ces heures de liesse populaire – le vote des Nations unies venaient de créer l'Etat juif -, Kohane était en poste dans la ville de Nahariya, au nord du pays.

"Les gens sortaient et dansaient dans les rues, mais je ne pouvais ni sortir ni danser", se souvient-il aujourd'hui. Et pour cause: la Haganah se battait déjà dans une guerre officieuse contre des combattants arabes.

Kohane servait alors dans une unité spécialisée de télécommunications qui appartenait à la brigade du Carmel, plus tard absorbée par la fameuse brigade Golani. Une de ses missions était de défendre les Juifs palestiniens qui se déplaçaient dans les alentours de Nahariya, souvent pris pour cibles par les Arabes, et ….souvent tués, se souvient-t-il.

Bien des années plus tard – 64 ans précisément -, Kohane respecte encore la discrétion de mise dans le monde militaire et évite d'entrer dans les détails.
"Nous étions plus de 20, mais moins de 100. Nous recevions des armes par la mer, que nous devions nettoyer une par une!", raconte-il tout de même.

Son père est mort dans le camp d'extermination de Belzec, sa mère et sa sœur Anetta à Auschwitz. Akiva survécu à Auschwitz et à deux marches de la mort, puis fut libéré par l'armée américaine.

Il gagna ensuite la Palestine en passant par l'Italie.
Il vit maintenant à New York avec sa femme et ses deux garçons. (d'après jpost)


IRAN-NUCLEAIRE

Iran - Le virus frappe encore

Une nouvelle attaque informatique aurait à nouveau frappé l'Iran en début se semaine.

Après Stuxnet en 2009 et 2010 et sa variante Duqu découverte en septembre 2011, ce virus-ci semble viser le secteur pétrolier de l'Iran qui, comme c'est le cas dans le monde entier, est pour une large part contrôlé par des ordinateurs.

Le principal terminal pétrolier du pays a ainsi été déconnecté d'Internet par les autorités iraniennes pour éviter qu'il ne soit touché, a indiqué l'agence de presse semi-officielle Mehr.

Quatre-vingt dix pour cent des exportations de pétrole transitent par ce terminal situé dans le golfe Persique, sur l'île de Kharg.
La BBC rapporte que d'autres terminaux ont été déconnectés par précaution.

Les systèmes informatiques, les sites Internet du ministère du Pétrole et de la compagnie pétrolière nationale ont également été déconnectés, selon Mehr, qui ajoute qu'une cellule de crise a été mise en place par le ministère.

L'agence d'information iranienne ISNA a précisé que le virus pouvait détruire des fichiers et endommager des disques durs, support des données.


SECURITE

Israël - Un mur avec le Liban

Israël va entamer l'édification d'un mur de défense sur certaines portions de sa frontière avec le Liban.

Il s'agit, avant tout, pour l'état hébreu, de protéger la ville de Metula dans le nord du pays.

La construction de ce mur haut de 10 m et long de plus de deux kilomètres débutera dès la semaine prochaine.

Les autorités israéliennes estiment que cet ouvrage permettra d'éviter les "accrochages" entre soldats israéliens et libanais qui, à certains endroits de la frontière, ne sont qu'à quelques mètres les uns des autres.

Le projet israélien serait globalement la construction d'un mur d'environ 8o kms : il devra permettre de protéger les quartiers de Metulla des tirs de "snippers", des tireurs isolés de l'autre côté de la frontière, qui, depuis le Liban, prennent régulièrement pour cible les civils résidents de la ville.


HAMAS

Hamas - Un scrutin secret qui renforce la ligne dure

La Hamas vient de tenir récemment plusieurs scrutins secrets afin de remplacer le leadership de l'organisation.

Selon des officiels gazaouis, Ismail Hanyeh, leader de l'organisation à Gaza et Premier ministre, aurait largement remporté ces élections.

Cette victoire fait de lui, formellement, le premier leader politique du Hamas depuis l'élimination en 2004, par Israël, de l'ancien responsable politique et cofondateur du Hamas, Abdel Aziz al-Rantissi.

Les élections se seraient tenues il y a moins de deux semaines, et auraient également désigné les 77 membres du conseil consultatif et les quinze membres du bureau politique de l'organisation.

Outre le renforcement de la prééminence d'Hanyeh, le scrutin marque un retour rapide "aux affaires" de prisonniers échangés contre Gilad Shalit.

Ainsi, Yehia Sanwar, qui a participé à l'enlèvement du soldat israélien, et Rawhi Mushtaha, un des anciens responsables de l'aile militaire du Hamas ont tous deux été élus au bureau politique.

Des représentants de la mouvance "modérée", Razi Hamed, Ahmed Yousef, Salah al-Bardawil n'ont pu se faire élire, contrairement à la direction des leaders de la branche militaire.

Un autre élément significatif est l'entrée d'Imad al-Alami, qui faisait auparavant partie du bureau de l'organisation réfugié à Damas, en Syrie, récemment arrivé à Gaza après avoir fui la capitale syrienne avec l'ensemble des responsables politiques du Hamas.

Les autres élus sont pour l'essentiel des hommes qui ont, à plusieurs reprises, exprimé leurs désaccords avec l'ancien bureau politique dirigé par le même Meshaal.

Le mois prochain, l'organisation islamiste tiendra des élections générales qui permettront de désigner les autres membres du bureau politique –soit 6 sur 18.

Khaled Meshaal, qui dirigeait le bureau politique exilé à Damas avait annoncé qu'il ne demanderait pas le renouvellement de son mandat.

Les divergences n'avaient cessé de s'élargir entre le leadership du Hamas à Gaza, et celui du bureau politique – y compris dans les positions à l'égard de la contestation en Syrie, des formes d'actions contre Israël ou des relations avec l'Iran – et il était clair qu'Ismail Hanyeh ferait tout pour empêcher la reconduction de Khaled Meshaal dans ses fonctions.

Il est probable que celui-ci ait pris les devants en décidant de ne pas se représenter.
Ces désignations marquent un renforcement de "l'aile dure" du Hamas dans ses instances dirigeantes.


CHINE

Chine - Les juifs savent gagner de l'argent

Rachel Guo est la créatrice d'une série diffusée sur internet, composée de courtes séquences qui tentent d'expliquer la Chine et la culture chinoise aux Occidentaux.

Dans un épisode appelé "Oy Vey : la Chine et les Juifs", elle se demande ce que les Chinois pensent des Juifs. Et selon Guo, "la plupart des Chinois pensent que les Juifs sont intelligents, qu'ils ont des relations solides avec leurs familles et qu'ils sont très responsables", a-t-elle déclaré au site Ynet.

L'idée de l'épisode lui est venue suite à un léger incident avec un ami juif.
Lorsqu'il s'est présenté à elle avec une idée d'entreprise, elle a débuté sa réponse par : "vous les Juifs", ce qui a vexé le jeune homme.

Mais Rachel Guo assure pourtant qu'il s'agit d'un stéréotype positif.
Elle lui a expliqué qu'elle souhaitait lui faire comprendre "qu'il était intelligent et capable de trouver des affaires en toute occasion".

Pour se faire comprendre, elle a voulu montrer que ce qui semble tout à fait raisonnable à une culture, peut ne pas sembler raisonnable à une culture différente et a réalisé son épisode sur les Chinois et les Juifs.
A 29 ans, Guo est une sorte d' "ambassadrice de bonne volonté".

Depuis décembre 2011 elle a posté 16 clips "faits maison" sur You Tube pour présenter la culture chinoise à un œil et un cœur occidental.
Elle a eu cette idée en visitant les Etats-Unis.
Alors que le pays lui semblait familier car elle le connaissait par les films et la télévision, elle a pensé qu'au contraire, les Américains ignoraient beaucoup de la Chine.

Aussi, grâce aux nouveaux médias, elle a voulu générer une "révolution de la conscience" en ce qui concerne la Chine et sa culture - même si ce n'est, selon elle, "qu'un petit bout du chemin".


ENERGIE

Israël - Énergie : de l'eau dans le gaz égyptien

L'Egypte est prete à reprendre ses livraisons de gaz à Israël, mais à un tarif plus élevé.

Fayza Aboul Naga, ministre de la Coopération internationale, a déclaré que l'Egypte ne voyait aucune objection à conclure un nouveau contrat avec Israël, avec "de nouvelles conditions et un nouveau prix", rapporte l'agence de presse gouvernementale égyptienne MENA.

Jeudi dernier, l'Egypte a annulé le contrat qui la liait à la compagnie East Mediterranean Gas Company (EMG), exportatrice de gaz vers Israël, invoquant un défaut de paiement israélien. EMG, de son coté, a reproché à l'Egypte de ne pas assurer les livraisons prévues.

Ce contrat avait été négocié sous le régime d'Hosni Moubarak. Il faisait depuis l'objet de critiques, particulièrement de la part des islamistes: établi à un prix inférieur à celui du marché, il lui était reproché de brader les ressources naturelles égyptiennes.
L'Egypte fournissait alors à Israël 40% de sa consommation.

Depuis la chute de Moubarak, la livraison de gaz a été plusieurs fois interrompue à cause d'attaques menées dans le Sina, par des Bédouins contre le gazoduc qui alimente Israël, mais aussi la Jordanie.
Il a déjà été pris 14 fois pour cible.

Aboul Naga a précisé qu'Israël avait été averti à cinq reprises qu'il ne remplissait pas ses obligations financières définies par le contrat. Quelques jours plus tôt, Hassan Younès, ministre de l'Electricité et du carburant, a indiqué que le gaz exporté vers Israël serait dorénavant utilisé par les centrales électriques égyptiennes.

Le Premier ministre d'Israël, Benyamin Netanyahou, ne veut pas y voir de tension diplomatique avec son voisin égyptien, avec qui Israël est en paix depuis 1979. "Il s'agit d'un différend commercial entre une compagnie égyptienne et une compagnie israélienne", a indiqué son porte-parole.


SOCIETE

Israël - Société : quand Facebook contribue aux mariages juifs

Un couple de Bat Yam avait projeté son mariage, mais sa situation financière très précaire ne laissait pas espérer un grand mariage, pas même de véritable célébration.

Leurs amis – et invités – choqués par la situation ont tenté un appel à la solidarité à l'insu des deux futurs mariés.

Une des amies de ce couple a créé un groupe Facebook qu'elle a intitulé : "organisons tous ensemble le mariage de ….", demandant aux internautes israéliens leur aide :
"Nous voulons organiser un mariage selon la tradition juive pour ce jeune couple qui, en raison d'une histoire de vie compliquée, n'a pas un sou pour se marier. Nous voulons organiser un mariage digne de l'occasion et serions heureux de recevoir votre l'aide."

La première contribution est arrivée d'une maquilleuse, qui a offert d'officier gracieusement, puis d'un service de voiturier qui a offert de convoyer les futurs époux.
Très vote, les propositions ont afflué : musiciens, photographes, fleuristes, artistes, etc.

Plusieurs dizaines de propositions sont ainsi parvenues, chacune proposant une meilleure prestation que son concurrent bénévole.
A ce stade, l'initiatrice du projet a alors proposé de transformer les contributions en équipements pour le jeune couple et là encore appareils électriques, meubles, ont afflué.

Ce sont finalement près de 300 internautes qui contribueront très solidairement à l'organisation de ce mariage.


ECONOMIE

Économie - Naplouse, la ville palestinienne qui veut forcer le marché israélien

Israël est souvent le premier client des entrepreneurs palestiniens de Naplouse.

Mais dernièrement, les difficultés grandissantes imposées aux points de contrôle mettent en danger ces relations commerciales pourtant appréciées par les deux parties.

Bien moins politisée que Ramallah, capitale administrative de l'Autorité palestinienne, Naplouse est une ville commerçante classique. Le quotidien Haaretz y a interrogé des chefs d'entreprise, inquiets de la détérioration des échanges avec leurs clients israéliens en raison de mesures de sécurité.

Anan Tamam est le codirecteur de Karawan, producteur expérimenté de téhina, la crème de sésame qu'on trouve dans toutes les rues israéliennes. Karawan réalise d'ailleurs les deux-tiers de ses ventes en Israël, le reste s'écoulant à Naplouse.

"Les Israéliens adorent notre téhina et nous adorons leur en vendre", résume Tamam, indiquant que les vendeurs de fallafels de la ville de Givatayim lui commandent parfois 1000 tonnes de téhina en une semaine.

Fort de ses 200 clients dans le centre et le nord d'Israël, Tamam voudrait maintenant étendre son activité dans le sud du pays mais, résigné, il pense plutôt s'orienter vers d'autres marchés, notamment dans les pays du Golfe. "Israël créé toutes sortes d'obstacles à nos ventes", explique-t-il.

Ces obstacles, Tamam s'y confronte principalement aux points de contrôle qui gèrent le trafic entre zones israélienne et palestinienne.
Il ne peut dorénavant plus faire transiter sa marchandise dans les containers, pourtant achetés en Israël, qu'il a toujours utilisés.
Egalement aux points de contrôle, on lui créé des problèmes au sujet des graines de sésame qu'il achète en Israël.

Résultat: Taman se fournit maintenant en containers auprès d'un fabricant de Naplouse et en graines chez un fournisseur en Ethiopie.
Tamar reconnait l'importance des questions de sécurité, mais déplore leurs conséquences sur les relations commerciales. Il a même beaucoup de difficultés à rencontrer ses clients.

"Les points de passage sont en train de tuer notre commerce avec Israël. Nos relations commerciales sont vieilles de plus de 60 ans. Nous ne faisons pas de politique, nous sommes des commerçants. Les affaires sont les affaires, et les deux cotés en profitent", explique-t-il.

C'est le même constat chez les Frères Maslamani, vendeurs de graines grillées de Naplouse, dont les recettes s'élevaient à 43 millions de shekels l'année dernière.

"Mon père a commencé à faire des affaires avec Israël une semaine après la guerre des Six jours", se souvient Maslamani. "Nous travaillons en partenaires, c'est presque une histoire de famille, et dans la famille, on doit pouvoir compter sur chacun.
Nous payons toujours à temps. Nous n'avons pas eu de problème pendant l'Intifada. C'est plus qu'une paix économique: c'est une véritable paix entre les gens".

Mais lui non plus ne peut plus compter exclusivement sur le marché israélien.
Il va maintenant se tourner vers les pays arabes à cause des couts de transports dus aux points de contrôle: il fait face à 30% de couts supplémentaires en déchargeant la marchandise d'un premier camion au check point, côté palestinien, pour la charger dans un second camion côté israélien.


CRIMINALITE

L'ambassadeur de France en Israël détroussé

L'ambassadeur de France en Israël, Christian Bigot, a été agressé par deux hommes masqués.

L'attaque s'est déroulée alors que le diplomate faisait une randonnée dans le désert de Judée, près de Nabi Musa (un site entre Jérusalem et Jéricho, que les musulmans considèrent comme le tombeau de Moïse).

Les voleurs lui ont demandé son portefeuille et son téléphone portable, qu'il a été obligé de donner.
L'ambassadeur s'est donc retrouvé dans le désert sans argent ni moyen de communication.

A son retour à Tel Aviv, il a déposé une plainte auprès de la police.
"Le dommage n'est pas très sévère mais je n'aurais pas du partir seul dans cette région", commente le diplomate qui a ajouté "ils n'avaient pas d'armes et je n'ai pas été blessé, ils ne savaient probablement pas que j'étais l'Ambassadeur de France, juste un touriste".


TRANSPORTS

Israël - Transport : El Al se coupe en deux

El Al pourrait bientôt se scinder en deux pour donner le jour à une nouvelle stratégie.

La compagnie pourrait donner naissance à une compagnie "premium" pour les long-courriers vers les Etats-Unis et l'Extrême-Orient, et une seconde compagnie "low cost", capable de rivaliser avec les vols bon marché vers l'Europe.

La compagnie premium disposerait des gros-porteurs d'El Al, parmi lesquels les Boeing 777, tandis que la compagnie low-cost aurait dans sa flotte les avions de plus petite taille, comme les Boeing 737.
Les tarifs seront évidemment adaptés à la qualité du standing proposé, et les deux compagnies dépendront de la même direction.

La compagnie aérienne israélienne espère ainsi faire face aux conséquences de la signature de l'accord de ciel ouvert ("open skies") entre Israël et l'Union européenne le 22 mars dernier.
La libre concurrence qui en résultera pose en effet un sérieux problème à El Al, qui maintient des tarifs particulièrement élevés grâce à sa position de quasi-monopole sur certain marchés et certaines destinations.

En dépit du prix élevé des billets, El Al a perdu 49 millions de dollars l'année dernière.

Pour "limiter la casse", la compagnie demande à ses employés de faire des efforts: salaires du président et des managers revus à la baisse, moins de vols gratuits, hôtels pour l'équipage en dehors des villes, entre autres mesures de restriction


INSOLITE

Masque à gaz israélien et marijuana : une relation tellement particulière

Nous nous sommes fait l'écho, à plusieurs reprises, des insuffisances de production de masques à gaz pour protéger les civils israéliens d'attaques chimiques ou bactériologiques.

En vous promenant dans certaines rue de Manhattan cependant, vous ne pourriez pas vous en douter.
En effet, dans plusieurs dizaines de boutiques, les masques à gaz israéliens sont vendus à profusion pour une vingtaine d'euros à la vitrine de magasins d'alimentation ou des boutiques de vêtements.

Mais le masque à gaz exposé (le 4A1) ne vous protègera d'aucune attaque, puisque les filtres protecteurs ont été enlevés et remplacés par de longs tuyaux en acrylique réputés pour leur utilisation particulière : ils sont particulièrement prisés par les fumeurs de marijuana.

Ces maques à gaz particuliers – dont les tuyaux sont connus pour augmenter les effets de la drogue – sont en vente déjà depuis une dizaine d'années. C'est à cette époque que le gouvernement israélien a en effet retiré de la circulation des millions de masques distribués aux civils notamment pendant la guerre du Golfe.

Les masques vendus à Manattan portent presque tous la marque d'authentification de leur fabricant israélien, Shalon Chemical Industries, qui fabrique la totalité de ces équipements distribués en Israël.

Les revendeurs ont juste personnalisé les fameux tuyaux, certains sont longs et droits, d'autres souples, d'autres encore se terminent en "bulle".
L'effet des masques utilisés avec de la drogue est plus dévastateur que les autres matériels : ils forcent la fumée à pénétrer plus profondément les poumons, tout comme leur caractère hermétique force le fumeur à inhaler profondément.
Ce serait un film sorti en 2007, “Knocked Up", qui aurait lancé la mode.

Cependant, la rupture d'approvisionnement des nouveaux masques à gaz en Israël (le modèle
4A1s) commence à créer des tensions sur l'approvisionnement de masques de surplus également.

Leur vente s'est développé dans une sorte de "marché gris", toutefois légal à New York; les vendeurs sont protégés curieusement par la loi : tant que les autorités ne peuvent pas prouver que ces masques sont vendus avec l'intention de favoriser la consommation de drogue, elles ne peuvent en bloquer la distribution.

C'est dire si "la barre est haute", disent certains des revendeurs. Sauf pour les lois fédérales qui sont plus dures, et pour lesquelles il suffirait de démontrer qu'il s'agit de matériel utilisable avec des produits interdits.
Les poursuites sont cependant pour l'instant extrêmement rares : "franchement, ils ne peuvent pas poursuivre tout le monde", commente un vendeur, "et ils ne peuvent pas me poursuivre moi plutôt que vous".

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