Numéro 1105 - 23.04.2012 - 1 Iyyar 5772       Imprimer

A LA UNE

L'Egypte annule l'accord de fourniture de gaz à Israël

La compagnie nationale égyptienne de gaz, EGAS, a annoncé dimanche qu'elle mettait fin de manière définitive à l'accord de fourniture de gaz signé avec Israël.

Selon Ampal - American Israel Corporation, la société partenaire d'EMG, qui opère le pipeline,
EGAS a notifié de manière imprévue la fin "des opérations de livraison et de l'accord de vente".

EMG a immédiatement déclaré considérer cette notification "illégale et de mauvaise foi", et demandé son retrait.
EMG et Ampal – ainsi que leurs autres partenaires dans ce contrat – devraient rapidement, selon leur communiqué "étudier des recours devant la justice mais également approcher les différents gouvernements concernés" pour tenter de trouver une issue favorable.

Selon une source proche d'EMG, "l'Egypte ne sait pas ce qu'elle fait; cette annulation ramènera le pays économiquement et politiquement 30 ans en arrière; c'ets aussi une violation du traité de paix avec Israël".
De source diplomatique israélienne, on affirme considérer que le différend est d'ordre commercial, mais non politique : " dans les conversations entre officiels israéliens et égyptiens, l'annulation du contrat est partie prenante d'un désaccord commercial entre une compagnie privée et des sociétés gouvernementales égyptiennes, mais cela n'a rien à avoir avec les relations entre les deux pays".

Même son de cloche du côté égyptien : selon Mohamed Shoeb, le directeur de la holding nationale du gaz égyptien, "tout cela n'est qu'un différend commercial", ajoutant que les israéliens auraient quatre mois de retard dans le règlement des livraisons, ce que nie, dans un communiqué, le ministère israélien des Affaires étrangères.

Pour le ministre israélien des Finances,Yuval Steinitz, cette nouvelle est inquiétante "sur le plan économique et sur le plan politique", et pourrait menacer les relations entre les deux pays.
L'accord, signé en 2005, prévoyait la livraison de 7 milliards de mètres cubes par an, avec une possibilité d'option de doublement de la quantité commandée.

Ampal, qui contrôle 12,5% d'EMG, revend le gaz égyptien à Israël, -principalement à Israel Electric Corporation; le gaz est amené depuis l'Egypte par un pipeline qui traverse le Sinaï (le famauex pipeline attaqué 14 fois depuis la chute d'Hosni Moubarak.

Avant cette période, l'Egypte fournissait 40% des besoins d'Israël en gaz naturel, la principale source d'énergie du pays.

Depuis les attentats contre le pipeline, plusieurs compagnies – dont Ampal- ont assigné l'Egypte devant différentes juridictions internationales pour obtenir des compensations à ce qu'elles considéraient déjà comme une défaillance égyptienne dans le respect du contrat.

Lundi la position égyptienne semblait s'assouplir, parlant de "suspension plutôt que d'annulation"
de manière officieuse.

Le Juste qui voulait reposer au milieu des juifs

Wladyslaw Kowalski ést un Juste parmi les Nations: il a sauvé près de cinquante Juifs pendant la Shoah.

Il fut un de ces non-Juifs qui mirent leur propre vie en péril pour sauver des Juifs de la barbarie nazie. Honoré de cette distinction par Yad Vashem, il mérite l'admiration et la reconnaissance de tous pour le courage et l'humanité dont il a fait preuve.

Cela fut pourtant à peine suffisant, semble-t-il, pour accéder à sa dernière volonté: être enterré parmi les Juifs.
Le quotidien Haaretz est revenu sur la vie de cet homme extraordinaire, entouré de mystère.

Né en Ukraine en 1896, Kowalski fit ses études d'ingénieur agronome à Saint-Pétersbourg, puis s'engagea dans l'armée polonaise, qu'il quitta en 1935 avec le grade de colonel.
Il travailla ensuite pour le groupe Philips, à Varsovie.

Mobilisé lors de la Seconde Guerre mondiale, il dirigea la brigade qui défendit Varsovie quand l'Allemagne envahit la Pologne en 1939.
Il refusa de se rendre lorsque ses supérieurs lui en donnèrent l'ordre et combattit pendant deux semaines supplémentaires, jusqu'à être arrêté par les Allemands.

Une fois libéré grâce à sa position chez Philips, il fit de son mieux pour venir en aide aux Juifs, persécutés par les nazis et leurs alliés.
Il en cacha chez lui, chez des amis, obtint pour eux de faux passeports, consacra ses revenus à leur survie.

Ses fonctions professionnelles l'autorisaient à pénétrer dans le ghetto de Varsovie. Il en profita pour faire passer des médicaments et des armes.
Parmi les Juifs qu'il a sauvés, se trouvait sa future épouse, Leah Bucholtz. Dix ans après leur mariage, en 1947, ils émigrèrent en Israël. Il y finit sa vie dans un relatif anonymat.
Peu de temps avant de mourir, il demanda qu'on ne l'éloigne pas des Juifs, qu'on l'enterre "parmi eux".

Mais cette requête, apparemment simple, se heurtait à des règles de la loi juive qui obligent à séparer les tombes juives des autres tombes.
Les autorités religieuses israéliennes demeurèrent inflexibles, il ne pouvait pas être enterré dans un carré juif.

Une solution fut tout de même trouvée, grâce au rabbin de Tel Aviv, Yedidya Frenkel, et à l'intervention de Yad Vashem: Wladyslaw Kowalski fut enterré à coté de tombes de survivants de la Shoah dans le kibboutz Yad Mordechai, qui accepta le corps et fut flatté d'accueillir un tel personnage.

Aujourd'hui encore, 41 ans après son enterrement, un mystère plane autour de lui: pourquoi personne ne s'est jamais rendu sur sa tombe ? Qu'est devenue sa famille ?

"J'admets n'avoir sauvé que 49 Juifs", a-t-il dit en 1961, devant des immigrés polonais à Tel Aviv. "Je n'ai rien fait de spécial pour les Juifs, et je ne me considère pas comme un héros. Je n'ai fait que mon devoir en tant qu'être humain vis-à-vis de ceux qui étaient persécutés et torturés.

Je ne l'ai pas fait simplement parce qu'ils étaient Juifs, mais plutôt parce que j'aurais aidé toute personne persécutée, quelque soit sa race ou sa religion".

Le Juste qui voulait reposer au milieu des juifs

Wladyslaw Kowalski ést un Juste parmi les Nations: il a sauvé près de cinquante Juifs pendant la Shoah.

Il fut un de ces non-Juifs qui mirent leur propre vie en péril pour sauver des Juifs de la barbarie nazie. Honoré de cette distinction par Yad Vashem, il mérite l'admiration et la reconnaissance de tous pour le courage et l'humanité dont il a fait preuve.

Cela fut pourtant à peine suffisant, semble-t-il, pour accéder à sa dernière volonté: être enterré parmi les Juifs.
Le quotidien Haaretz est revenu sur la vie de cet homme extraordinaire, entouré de mystère.

Né en Ukraine en 1896, Kowalski fit ses études d'ingénieur agronome à Saint-Pétersbourg, puis s'engagea dans l'armée polonaise, qu'il quitta en 1935 avec le grade de colonel.
Il travailla ensuite pour le groupe Philips, à Varsovie.

Mobilisé lors de la Seconde Guerre mondiale, il dirigea la brigade qui défendit Varsovie quand l'Allemagne envahit la Pologne en 1939.
Il refusa de se rendre lorsque ses supérieurs lui en donnèrent l'ordre et combattit pendant deux semaines supplémentaires, jusqu'à être arrêté par les Allemands.

Une fois libéré grâce à sa position chez Philips, il fit de son mieux pour venir en aide aux Juifs, persécutés par les nazis et leurs alliés.
Il en cacha chez lui, chez des amis, obtint pour eux de faux passeports, consacra ses revenus à leur survie.

Ses fonctions professionnelles l'autorisaient à pénétrer dans le ghetto de Varsovie. Il en profita pour faire passer des médicaments et des armes.
Parmi les Juifs qu'il a sauvés, se trouvait sa future épouse, Leah Bucholtz. Dix ans après leur mariage, en 1947, ils émigrèrent en Israël. Il y finit sa vie dans un relatif anonymat.
Peu de temps avant de mourir, il demanda qu'on ne l'éloigne pas des Juifs, qu'on l'enterre "parmi eux".

Mais cette requête, apparemment simple, se heurtait à des règles de la loi juive qui obligent à séparer les tombes juives des autres tombes.
Les autorités religieuses israéliennes demeurèrent inflexibles, il ne pouvait pas être enterré dans un carré juif.

Une solution fut tout de même trouvée, grâce au rabbin de Tel Aviv, Yedidya Frenkel, et à l'intervention de Yad Vashem: Wladyslaw Kowalski fut enterré à coté de tombes de survivants de la Shoah dans le kibboutz Yad Mordechai, qui accepta le corps et fut flatté d'accueillir un tel personnage.

Aujourd'hui encore, 41 ans après son enterrement, un mystère plane autour de lui: pourquoi personne ne s'est jamais rendu sur sa tombe ? Qu'est devenue sa famille ?

"J'admets n'avoir sauvé que 49 Juifs", a-t-il dit en 1961, devant des immigrés polonais à Tel Aviv. "Je n'ai rien fait de spécial pour les Juifs, et je ne me considère pas comme un héros. Je n'ai fait que mon devoir en tant qu'être humain vis-à-vis de ceux qui étaient persécutés et torturés.

Je ne l'ai pas fait simplement parce qu'ils étaient Juifs, mais plutôt parce que j'aurais aidé toute personne persécutée, quelque soit sa race ou sa religion".


DEFENSE

La Turquie bloque Israël à l'Otan

La Turquie exerce, comme elle le peut, des mesures de rétorsion à l'égard d'Israël tant que l'état hébreu n'aura pas présenté des excuses formelles concernant l'arraisonnement du Navi Marmara – flottille pour Gaza, mai 2010 - qui avait provoqué la mort de neuf turcs, militants islamistes.

Elle vient donc d'apposer un veto à la participation israélienne à un sommet de l'Otan, selon le quotidien turc Hurriyet.

"Nous n'accepterons aucune présence israélienne à une rencontre de l'Otan, tant qu'Israël ne présentera pas ses excuses et ne paiera pas de compensations pour les victimes tuées par ses commandos dans les eaux internationales", aurait déclaré un officiel turc au quotidien.

Les Etats comme plusieurs pays européens n'ont pas réussi à convaincre la Turquie de lever son opposition à la participation israélienne à la prochaine rencontre qui se tiendra à Chicago les 20 et 21 mai prochains.

La Turquie avait déjà bloqué l'ouverture d'une représentation de l'organisation du Traité Atlantique nord (Otan) en Israël, comme la participation à des manœuvres en mer méditerranée.

Le ministre turc des Affaires étrangères a informé l'Otan de sa décision lors d'une rencontre à Bruxelles la semaine dernière; plusieurs pays auraient menacé de mettre à leur tour leur veto à la participation de pays associés, tels que l'Egypte, la Mauritanie ou l'Algérie, provoquant la colère des turcs : " vous parlez de partenariat et de valeurs; mais des partenaires doivent agir comme des partenaires, ainsi nous pourrons vous traiter comme tels; l'armée d'un pays que vous considérez aussi comme un pays partenaire a tué des citoyens turcs sur un ordre politique; nous ne considérons pas ce type de pays comme un partenaire" a déclaré Ahmet Davutoglu, le ministre turc des Affaires étrangères.

Selon plusieurs commentateurs, la Turquie chercherait à compenser son incapacité à agir au regard de la situation en Syrie par une attitude ferme à l'égard d'Israël.

Israël : cent vingt-six nouveaux noms

Cent vingt-six nouveaux noms seront ajoutés à la liste des soldats israéliens tombés ou des victimes du terrorisme qui seront honorés lors du Yom Hazikaron.

Israël comptera alors 10524 familles endeuillées – dont 2396 orphelins et 4992 veuves - qui auront perdu 22 993 personnes parmi leurs proches.
Dimanche, le chef d'Etat major israélien, Benny Gantz, s'est recueilli sur les tombes des deux derniers soldats tombés : le caporal Yehoshua Hefetz, décédé durant un exerccie militaire, et le lieutenant Hila Bezaleli tuée dans l'effondrement d'une tribune lors des répétitions des cérémonies du Yom Haatsmaout au mont Herzl.

Les manifestations du souvenir débuteront mardi à 16h30 par une cérémonie à Jérusalem à laquelle participeront le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, le Président de la Knesset, Reuven Rivlin, et les grands rabbins d'Israël, Shlomo Amar et Yona Metzger.

La traditionnelle sonnerie de la sirène du souvenir retentira à 20 heures, suivie d'une cérémonie au Kotel en présence du Président de l'Etat, Shimon Peres, et de Benny Gantz; une seconde sonnerie de sirène, mercredi, précèdera la cérémonie officielle qui se tiendra au Mont Herzl.

Dimanche, le gouvernement a avalisé la proposition d'édification d'un "Hall des noms" au Mont Herzl pour honorer les soldats tombés, où sera installée une flamme permanente.
"Cette construction, proposée par le ministère de la défense, permettra aux israéliens d'honorer la mémoire des soldats tombés pour le pays", a commenté Ehud Barak, ministre de la Défense qui ajoute que cela permettra de continuer à honorer leur mémoire, une fois leurs familles disparues.

Plusieurs milliers d'adolescents ont par ailleurs participé à une marche, entre Yad Vashem et le Mot Herzl, pour honorer la mémoire de 275 survivants de la Shoah, décédés durant les guerres d'Israël après avoir fait leur alyah depuis l'Europe.


TERRORISME

Israël - Eilat sous la menace du Djihad islamique

La situation sécuritaire dans la péninsule du Sinaï, après les attaques meurtrières dans la région d'Eilat en aout dernier et le récent tir de Grad sur la ville vont amener Israël à revoir sa stratégie de défense à sa frontière sud.

Un récent ouvrage, commis par les brigades Al-Qods, l'aile armée du Djihad islamique, met en lumière l'importance stratégique de la ville d'Eilat et de son port pour l'état hébreu.

Sous le titre "Umm Rashrash (Eilat), vie ou mort pour Israël", un responsable du Djihad écrit:
" Depuis Eilat, Israël étend ses bras de pieuvre vers les côtes, les ports et les villes d'Afrique et d'Asie, et dresse sournoisement ses plans qui sont de détruire ces cités pour préserver son existence".

Le livre de 156 pages explore l'histoire de la ville d'Eilat et sa conquête, et rappelle que "depuis les premiers jours du sionisme, ses responsables étaient conscients de l'importance de l'Afrique".

A l'appui de cette affirmation, les Djihadistes rappellent que les leaders sionistes avaient envisagé, un temps, établir un état juif en Ouganda et que David Ben Gourion avait rapidement cherché à établir de bonne relations avec les états africains, "dans l'espoir qu'ils soutiendraient Israël dans les votes cruciaux des organisations internationales".

Le Djihad islamique expose les contours de ses plans pour limiter l'action d'Israël de la mer rouge à la corne de l'Afrique: développer la coopération militaire entre les pays arabes et développer une force navale commune.

Le dirigeant de l'organisation terroriste reconnaît que son organisation avait sous estimé l'importance stratégique d'Eilat: "nous n'avons pas autorisé, ou rarement, nos combattant à attaquer cette cible parce que nous n'avions pas compris l'importance de cette cible, ni de la place centrale qu'occupe le port d'Eilat dans la stratégie israélienne".

Dimanche, les responsables militaires israéliens déclaraient avoir la certitude que la roquette tirée le mois dernier sur la ville d'Eilat avait été lancée par le Djihad islamique.


EGYPTE

L'Egypte accuse Israël de semer la panique chez les touristes

Les autorités égyptiennes se sont étranglées en prenant connaissance des dernières consignes du bureau de l'Antiterrorisme de l'Etat d'Israël: celui-ci demande que les touristes israéliens quittent le Sinaï immédiatement.

Les services de sécurité israéliens voient dans la péninsule du Sinaï, grandement appréciée des touristes Israéliens, un foyer pour les activités terroristes.

D'après eux, plusieurs attaques terroristes avortées contre Israël y ont été fomentées.

Cette vision des choses n'est pas partagée cotée égyptien, bien au contraire.
Pour le gouverneur du Sinaï Sud, Khaled Fouda, Israël "essaie de semer la panique avec des rumeurs et des déclarations irresponsables" afin de nuire au tourisme de la zone.

Malgré cela, continue Fouda, les hôtels de la péninsule sont à 65% de leur capacité, et sur 1700 touristes venus dimanche d'Israël par le poste frontière de Taba, 1691 sont encore sur place.

Mahmoud Hefnawi, chef de la sécurité du Sinaï Sud, se veut rassurant. "Les forces de sécurité égyptiennes escortent les touristes dès qu'ils pénètrent dans la région et jusqu'à ce qu'ils en sortent", a-t-il indiqué, et sont présentes sur tous les lieux touristiques.

Egypte - Les bédouins demandent au parlement de revenir sur le Traité de paix avec Israël

Des tribus bédouines du Sinaï demandent au gouvernement égyptien de revenir sur certains des termes de l'accord de paix avec Israël.

Les chefs des communautés bédouines du nord du Sinaï égyptien exigent que le nouveau Parlement – composé à 75% d'islamistes (Frères musulmans et salafistes essentiellement) - modifie les accords de Camp David avec Israël, affirmant qu'ils ne garantissent pas la sécurité nationale et ne prévoient pas la participation de la population bédouine aux plans de sécurité pour la péninsule.

En mai dernier, le gouvernement égyptien avait présenté un plan prévoyant d'inclure les Bédouins dans la sécurisation du nord du Sinaï, avec des unités issues des tribus bédouines qui seraient incorporées à la police régionale; l'objectif était aussi de mettre fin aux attaques contre le pipeline de gaz égyptien qui alimente Israël et la Jordanie.

Ce plan veut fournir une alternative aux Bédouins, dont l'essentiel des tribus se livre aujourd'hui à la contrebande d'armes et de réfugiés, et apporte son assistance aux organisations terroristes de Gaza qui ont, peu à peu, à la faveur du désordre régnant en Egypte, essaimé dans la péninsule. Jusqu'à présent, ce plan n'a pas été approuvé.

Des dirigeants bédouins ont eux demandé le déploiement d'hélicoptères dans le Sinaï pour suivre les mouvements des contrebandiers et des terroristes, ainsi qu'une mise à niveau du réseau de téléphone cellulaire qui est aujourd'hui largement tributaire des antennes dans la bande de Gaza et en Israël.

Mais surtout, les dirigeants bédouins demandent la création d'une zone de libre-échange entre le Sinaï et la bande de Gaza, pour remplacer l'activité des tunnels sous la frontière, et fournir ainsi des emplois aux communautés bédouines locales.

Le Parlement égyptien et le Conseil suprême des forces armées sont conscients des risques sécuritaire dans le Sinaï - une situation qui peut déclencher une intervention israélienne dans la péninsule.
Le gouvernement égyptien a reconnu la nécessité d'investir dans les ressources du Sinaï, et aurait alloué environ 100 millions de dollars pour la création d'infrastructures industrielles et de services dans la région.

Mais….les fonds ne sont toujours pas arrivés, et il est difficile de savoir quand ils seront effectivement transférés.
Pour survivre, les Bédouins continuent de s'impliquer dans la contrebande et l'aide aux organisations terroristes – n'hésitant par à affronter les forces de sécurité égyptiennes et bloquant les routes.
Tous les candidats à l'élection présidentielle égyptienne se sont engagés à développer la région du Sinaï et à réconcilier les communautés bédouines.

Dimanche, le bureau israélien du contre - terrorisme appelait les Israéliens qui y séjournent à quitter immédiatement la zone du Sinaï, prévenant d'un risque de menaces immédiates.


SHOAH

Shoah - Des bandes dessinées pour transmettre

Des bandes dessinées néerlandaises enseignant la Shoa aux enfants vient d'etre traduites en hébreu.

Elles aident les enfants à en apprendre davantage sur la Seconde Guerre mondiale, de manière accessible et non-traumatisante.

Le livre est raconté par une rescapée – imaginaire – de la Shoah , Ester Hecht.
Elle raconte à son petit-fils et à son ami, son enfance en Allemagne nazie.

En soixante pages, pleines d'illustrations colorées, Hecht raconte la situation de sa famille après l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir, puis leur fuite en Hollande, la capture de ses parents, leur mort à Auschwitz, et sa propre survie.

L'histoire reflète le sort des communautés juives européennes mais le conte explique également les séquelles de la guerre, et la préservation de l'après guerre - lorsque les Juifs réinstallés en Israël et en Europe, font en sorte de garder vivante la mémoire de la Shoa.

Le livre a été publié par la Maison d'Anne Frank aux Pays-Bas et a connu un grand succès. Il a ensuite été traduit en plusieurs langues.

"Le principal défi est d'enseigner un événement traumatisant, comme la Shoa, sans traumatiser les enfants", a déclaré Dorit Novak, le directeur de l'École internationale des études sur la Shoa à Yad Vashem, qui publie le livre en Israël.

Les enseignants qui assistent aux ateliers "d'enrichissement scolaire", sont entraînés à utiliser le livre comme un outil d'enseignement. L'histoire est accessible aux enfants, avec des illustrations, et en partie en langue familière.
"Nous devons parler des survivants, et pas seulement de la mort", a commenté Novak. "Nous devons dire tout sans rien cacher, mentir ou tromper, mais le faire d'une manière qui ne leur laisse pas de cicatrice."


ENERGIE

Israël - Énergie : vers l'état d'urgence électrique

La compagnie d'électricité israélienne a demandé au ministère de l'Energie et de l'eau de convaincre le gouvernement de déclarer l'état d'urgence électrique dans le pays.

La compagnie israélienne d'électricité a mis en place une simulation exhaustive afin d'évaluer la préparation du pays aux exigences élevées en matière d'électricité. Les résultats sont sans appel : des coupures d'électricité sont susceptibles de se produire cet été.

La compagnie d'électricité a remis son rapport à la bourse de Tel Aviv et aux autorités.
Elle conclut qu'au moment du pic de consommation qui se produit toujours l'été (notamment en raison des besoins en air conditionné), elle ne disposera plus que d'un pour cent de réserve.

Par conséquent, si un accident anodin se produisait dans l'une de ses unités de production, ou si des conditions météorologiques extrêmes se traduisaient par une hausse de la demande, elle ne sera probablement plus en mesure de fournir assez de puissance.

"Le public doit donc s'attendre à des pannes d'électricité, pendant des heures et dans les conditions les plus extrêmes", indique le rapport.

La Compagnie d'électricité israélienne prépare actuellement, en collaboration avec les équipes du Ministère de l'énergie et de l'eau, un plan pour s'attaquer à ce qu'elle appelle une "crise aiguë". Elle a demandé au ministère d'exercer son autorité pour déclarer officiellement, avec l'approbation du gouvernement un "état d'urgence" dans le secteur de l'électricité.

Cet "état d'urgence" permettra à l'entreprise de stopper temporairement la fourniture d'électricité aux consommateurs pour des périodes de temps courtes sans violer "la loi, les contrats et les obligations contractuelles, indique le rapport.

Le ministère de l'Energie et de l'eau - dirigé par Uzi Landau - a déclaré pour le moment que "déclarer l'état d'urgence fait partie d'un large éventail de mesures pour faire face aux difficultés d''approvisionnement en électricité de l'été", mais "n'était pas encore totalement à l'ordre du jour".


ELECTIONS

Présidentielles 2012 - Nicolas Sarkozy en tete...en Israël

Les résultats du vote des francais installés en Israël a ses propres caractéristiques, très éloignées de ceux du vote dans l'Hexagone et les Dom-Tom.

La première caractéristique est certainement un taux de participation particulièrement bas.

Alors que les listes électorales comportent 62 000 votants, seuls environ 15% des inscrits se sont déplacés aux urnes.

La seconde caractéristique tient à des résultats de scrutin très tranchés : ainsi Nicolas Sarkozy obtient plus de 82% des suffrages exprimés, probablement un de ses meilleurs scores, suivis par François Hollande, à 7,7% - très loin de son résultat national.

Tout comme Marine le Pen (4%) et François Bayrou (2,8%), très en retrait du résultat national.


ECONOMIE

Économie - Israël : nettoyer le Gange

La pollution du Gange, fleuve sacré pour les hindous, atteint des niveaux record.

L'Inde veut se tourner vers le savoir-faire israélien pour l'aider à l'assainir .

"Aucun microbe digne de ce nom ne pourrait survivre dans une eau pareille", écrivait déjà Mark Twain au sujet du Gange. La situation ne s'est pas améliorée depuis le passage en Inde, à la fin du XIXème siècle, de l'auteur des Aventures de Tom Sawyer.

Les causes de cette pollution extrême sont multiples : le rejet d'eaux usées non traitées, les pratiques religieuses des Indiens, qui y abandonnent des offrandes, des restes de cadavres humains dont la crémation n'est pas achevée, les déchets toxiques des industries, principalement.

Le gouvernement du second pays le plus peuplé du monde semble enfin décidé à y remédier.
Et les Israéliens seraient une partie de la solution: des délégués indiens d'instituts scientifiques et de compagnies des eaux vont se rendre en Israël pour y rencontrer des spécialistes du traitement des eaux usées et des déchets, du dessalement de l'eau et de la gestion des ressources en eau.

Ils discuteront également avec des représentants israéliens officiels, comme ceux de l'administration de l'Eau, de la direction du Commerce extérieur du ministère de l'Industrie, du commerce et du travail.
Si les deux parties s'entendent, le contrat signé pourrait atteindre un montant d'une valeur de trois milliards de dollars.

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