Numéro 1099 - 02.04.2012 - 10 Nisan 5772       Imprimer

A LA UNE

Des terroristes iraniens chargés de viser des cibles israéliennes ou juives

Plusieurs services de renseignements seraient sur la piste de membre d'une cellule terroriste iranienne missionnée par commettre des attentats contre des cibles juives ou israéliennes .

Il s'agirait en fait de membre de l'Unité 400, une division secrète de la brigade Al Qods, une unité d'élite des Gardiens de la révolution iraniens.
Leurs projets d'attentats seraient déjà avancés et, outre les cibles juives ou israéliennes, des intérêts occidentaux pourraient également être visés.

Selon des sources occidentales s'exprimant pour SkyNews, ces attaques pourraient avoir lieu " très prochainement".

En outre, pour faire pièce aux menaces d'intervention militaire contre sa filière nucléaire, l'Iran aurait donné pour instruction à l'Unité 400 "d'agir plus fréquemment partout dans le monde et de ne pas hésiter à prendre des risques" pour démontrer " la puissance symétrique" de la république islamique.

Cette unité est sous l'autorité directe du "guide suprême" de la révolution, l'Ayatollah Ali Khamenei: "Ahmadinedjad fait du bruit", d'après un spécialiste du renseignement mais "Ali Khameinei a la main sur toutes les opérations, notamment internationales".

D'après cette même source, un agent en particulier aurait travaillé sur des préparations d'attentats dans les pays européens.

Il y a un mois, le Mossad avait averti son homologue turc des risques d'opérations terroristes contre les intérêts israéliens en Turquie, alors que le quotidien Hurriyet annonçait "l'entrée en Turquie de quatre individus qui transportaient des armes et du matériel censés servir à des attentats anti-israéliens".

Israël a recommandé à ses ressortissants de ne pas se rendre en Turquie.
Cette nouvelle intervient après plusieurs attaques contre des ambassades israéliennes ou du personnel diplomatique à Tbilissi et New Delhi, et l'arrestation de plusieurs iraniens qui préparaient un attentat à Bangkok, en Thaïlande.


CULTURE

Paris : 2 avril, avant première du film: Le juif qui négocia avec les nazis

Rezso Kasztner, considéré comme le Schindler juif, négocia face à face avec Adolf Eichmann et réussit à sauver 1700 Juifs, convoyés en train vers la Suisse.

Ce fut probablement la plus grande opération de sauvetage de ce genre durant la Shoah. Pourtant, en Israël où il avait émigré, Kasztner fut considéré comme un traître, accusé de collaboration lors d'un procès dont le verdict divisa le pays et le marqua à jamais du sceau infamant de "l'homme qui vendit son âme au diable".

Il fut finalement assassiné à Tel Aviv en 1957 par des militants d'extrême droite.
La réalisatrice américaine Gaylen Ross raconte cette histoire de meurtre, d'intrigue et d'héroïsme au travers des efforts désespérés de la fille unique de Kasztner pour réhabiliter son père, et du témoignage de l'un des assassins, qui rompt pour la première fois le silence sur cette nuit où il appuya sur la détente et tua le Juif qui négocia avec les nazis.
Lundi 2 avril 2012 à 20h30 - Cinéma Gaumont Opéra - 32 rue Louis Le Grand 75002 Paris
Tarif unique : 15 €
Réservations Centre d'Art et de Culture (CAC, espace Rachi – Guy de Rothschild)
01 43 31 93 60 ou sur http://www.culture-juive.org/


DEFENSE

Israël - Défense : vastes manoeuvres conjointes Israël-Grèce-Usa

Israël, la Grèce et les Etats-Unis mènent actuellement un exercice militaire conjoint dans la mer Méditerranée.

Au cours de cet exercice naval baptisé "Noble Dina", étalé entre le 26 mars et le 5 avril, sont simulés des combats contre des sous-marins, des batailles aériennes et la protection des plateformes offshores de gaz naturel.

La sixième flotte des États-Unis participe à l'exercice, ce que les médias grecs, premiers à le signaler, analysent comme un message envoyé à la Turquie.

Parce que les tensions entre son pays et l'Etat hébreu étaient vives, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a en effet annulé l'exercice annuel, baptisé "la Sirène dépendante" ("Reliant Mermaid", auquel participaient ensemble, depuis 2009, la marine israélienne, la marine turque et la sixième flotte des États-Unis.

Les Israéliens et les Américains ont décidé en avril dernier de continuer tout de même l'exercice, après l'avoir rebaptisé "Noble Dina". Aux Grecs fut proposée la place des Turcs, - avec lesquels ils sont en conflit permanent autour de la question de Chypre-, ce qu'ils acceptèrent immédiatement.

Un site Internet grec annonce que les ennemis simulés ont des caractéristiques proches de celles des forces turques, et qu'une partie de l'exercice se tient au large des côtes turques.
Tsahal a confirmé la tenue de l'exercice.


AUTORITE PALESTINIENNE

Qui veut la peau de Mahmoud Abbas

Mahmoud Abbas ferait l'objet de projets d'assasinat

Le Fatah a accusé samedi Ahmed Jibril, leader du Front Populaire pour la Libération de la Palestine-Commandement Général -FPLP-CG -, de vouloir assassiner le président de l'Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas.

Le FPLP-CG, soutenu par la Syrie et l'Iran, considéré comme une organisation terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis, revendique la lutte armée pour la création d'un Etat palestinien.

Dirigé par Ahmed Jibril, il s'agit d'une faction dissidente Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), lui aussi considéré comme une organisation terroriste.

Cette proximité du FPLP-CG avec l'Iran et la Syrie l'éloigne d'autant plus du Fatah, qui contrôle l'Autorité palestinienne.

"Ahmed Jibril est à la solde d'autres ", affirme le Fatah dans son communiqué. "Il agit selon les instructions de ses maîtres de la région qui cherchent à éliminer le président Abbas".

Si le texte du Fatah ne dévoile pas l'identité des commanditaires évoqués, un responsable du mouvement à Ramallah a confirmé au Jerusalem Post qu'il désigne bien la Syrie et l'Iran.

Cette accusation intervient alors que Jibril denonce sans relâche la signature des Accords d'Oslo, critiquant ainsi Yasser Arafat et Mahmoud Abbas qui les a endossés.

D'après le Fatah, Jibril reproche aux dirigeants de l'AP de ne pas avoir "exploité" la Journée de la Terre, vendredi dernier, "à des fins politiques".


BANDE DE GAZA

Gaza ne connait pas la crise

Le gouvernement de la bande de Gaza, issu du Hamas, vient d'adopter le budget des territoires qu'il administre pour 2012.

Alors que la crise économique frappe la quasi-totalité des pays de la planète, le moins que l'on puisse dire c'est que le budget de Gaza ne semble lui pas touché.

En effet, il connaîtra une hausse de 25%, une situation que les pays les plus développés, aux prises avec la réduction de leur dette souveraine.

Selon le responsable de la commission du budget au Parlement de Gaza, Jamal Nassar, le budget passera ainsi de 630 millions de dollars en 2011, à 769 millions en 2012.

Il faut dire que seulement le quart de cette somme provient de ressources locales.
Un officiel gazoui qui s'exprimait sous couvert d'anonymat, reconnaît que le reste provient des pays donateurs, des dons des palestiniens expatriés, des "bienfaiteurs" du monde musulman…et de l'Iran.


EGYPTE

Égypte : Israël est SAF - sans ambassade fixe

L'ambassade d'Israël en Egypte occupe des locaux temporaires depuis sept mois maintenant.

L'Egypte refuse en effet de vendre ou louer des locaux pour y installer la représentation diplomatique de l'Etat hébreu.

Selon une source sécuritaire égyptienne rapportée par le quotidien de langue arabe basé à Londres al-Sharq al-Awsat, Yaakov Amitai,
l'ambassadeur, travaillerait même depuis son hôtel tandis que ses équipes tentent d'obtenir des locaux.

Israël avait évacué son bâtiment diplomatique après que celui-ci ait été attaqué en septembre – des documents avaient alors été détruits et six membres du staff israélien assiégés pendant plusieurs heures.

Selon la source du journal, chaque fois qu'un propriétaire découvre qui est le locataire ou l'acheteur, il refuse de louer ou vendre.
D'après le ministère israélien des Affaires étrangères cependant, on affirme que des locaux auraient été trouvés, sans plus de détails.


IRAN

Iran- Le Mossad marque le pas

Le Mossad aurait réduit ses opérations clandestines en Iran, d'après le Time Magazine.

Toutes les catégories d'opérations seraient concernées, selon un responsable du domaine de la sécurité interrogé par le magazine, que ce soient les missions particulièrement sensibles, comme les assassinats ou les explosions provoquées dans les bases iraniennes, l'enrôlement d'espions ou la collecte d'informations.

Cette réduction d'activités a provoqué un "mécontentement croissant" au sein du service de renseignements israélien, selon un responsable cité par le Time, tandis qu'un autre l'explique par les réserves du Premier ministre, Benyamin Netanyahou, nourries par ce que provoquerait la révélation de la responsabilité israélienne dans ces opérations.

Les craintes supposées de Netanyahou ne sont pas infondées: les services de renseignements iraniens ont déjà mis à jour une cellule d'espions, selon le Time. Majid Jamali Fashi, arrêté pour l'assassinat en janvier 2010 du physicien nucléaire Massoud Ali Mohammadi et condamné à la peine de mort par un tribunal iranien, serait bien responsable de l'explosion de la moto piégée, d'après des services de renseignements occidentaux.

Il faut ajouter à cela la réticence grandissante des Etats-Unis à fermer les yeux sur les assassinats menés contre des scientifiques ou militaires Iraniens. Celui de Mostafa Ahmadi-Rosha, en janvier dernier, a été fermement condamné par le gouvernement américain.

Malgré cette baisse des actions conduites à même le sol iranien, les opérations clandestines continuent contre Téhéran. D'autres pays qu'Israël s'y appliquent, notamment en interceptant et en modifiant du matériel important par l'Iran pour son programme nucléaire, afin qu'il dysfonctionne.

Mahmoud Ahmadinejad avait donc annoncé qu'il fabriquerait sur place tous les composants nécessaires, ce dont les experts internationaux doutent.


TUNISIE

Tunisie - Ghannouchi : normalisation impossible avec Israël

Selon Rached Ghannouchi, leader du mouvement islamiste Ennhada qui a remporté les dernières élections législatives, il est impossible pour la Tunisie de normaliser ses relations avec Israël.

Pour Ghannouchi, qui participait à la journée de la Terre –en solidarité avec les palestiniens - " le problème est le sionisme, pas le judaïsme".

Ghannouchi a accusé l'ancien Président déchu Ben Ali d'avoir "trahi la cause palestinienne, puisqu'il était un collaborateur des sionistes".

Il estime par ailleurs que la seule chance pour les palestiniens "de récupérer leur terre est la victoire des régimes démocratiques dans le monde arabe".

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi dernier à Tunis devant l'Assemblée constituante tunisienne pour "s'opposer à toute normalisation avec Israël".

Tunisie - Antisémitisme : la communauté juive veut des actes

Le président de la communauté juive de Tunisie, Roger Bismuth, s'est dit rassuré de la condamnation par le gouvernement tunisien de la manifestation, la semaine dernière, durant laquelle furent lancés des appels au meurtre de Juifs.

il indique cependant attendre désormais que des mesures soient prises, selon l'agence de presse Reuters.

"L'homme qui prêchait a dit: 'massacrez les Juifs, tuez les Juifs!'", raconte Bismuth. "Cette fois, je devais réagir très fermement, et je l'ai fait".
Ces appels au meurtre ont été proférés par un cheikh salafiste, lors d'une grande manifestation sur l'artère principale de Tunis, dimanche 25 mars.
7000 salafistes y participaient, selon Bismuth, qui dit avoir donné près de 70 interviews pour alerter l'opinion et le gouvernement.

"La Tunisie défend les droits de tous les citoyens", a répondu Rached Ghannouchi, leader du parti vainqueur des élections, Ennahda.
"Nous nous battrons pour les droits de toutes nos minorités, y compris la minorité juive".

Satisfait de ces déclarations, Bismuth dit maintenant attendre que "les bonnes paroles se transforment en actions".


ETATS-UNIS

Comment Coca Cola est devenu casher

Le rabbin Tobias Geffen a vécu centenaire. Il est né en 1870 et est décédé en 1970.

Durant soixante années, il n'a pas quitté la ville d'Atlanta, en Géorgie – USA -, ville qui est aussi la "patrie" de Coca-cola.

Tobias Geffen a publié plusieurs ouvrages et a été considéré comme un important arbitre de la halakha – la loi juive.
Mais il est surtout entré dans la légende en 1935 pour avoir publié une "responsa" qui a autorisé la consommation du coca cola durant la fête de Pessah.

L'histoire de cette histoire apparaît en détails dans une biographie consacrée par sa petite fille, Ruth Adler, à son grand-père.

Elle explique qu'avant d'autoriser la boisson, le rabbin a eu le privilège qu'on lui dévoile la composition du 3coca", une formule jalousement gardée secrète par la firme d'Atlanta, depuis son invention par son fondateur, le pharmacien John Pemberton, en 1887.

A l'origine, le soda n'était qu'un remède contre les problèmes gastriques.
S'engageant à respecter le secret de fabrication, le rabbin Geffen, appelant les composants de base de la boisson de l'époque par un nom de code : "Moris" – pour un épice connu depuis l'ère romaine – et "Anigron " – déjà mentionné dans le Talmud".

Il identifia la première comme une graisse de type animal et la seconde comme un dérivé de graines, donc non cachère pour Pessah.

Pour permettre la certification de la boisson tout au long de l'année, et en particulier durant cette fête, Coca Cola remplaça "Moris" par un équivalent végétal et "Anigron" par un dérivé du sucre de canne. (D'après Tom Segev)


LastMinute Tourisme

Toulouse : des envoyés du Roi du Maroc à l'Ozar Hatorah

Mohammed VI, le roi du Maroc, a envoyé des représentants à Toulouse pour présenter ses condoléances aux familles des victimes de la tuerie de l'école Ozar Hatorah.

Cette délégation était composée de Mostapha Sahel, conseiller du roi et ancien ambassadeur du Maroc en France, et Serge Berdugo, secrétaire général du conseil des communautés juives du Maroc et ancien ministre. Le consul général du Maroc a Toulouse, Abdellah Bidoud, les accompagnait.

Pour Mostapha Sahel, "Le roi a voulu exprimer ses condoléances les plus attristées et sa profonde compassion après cet acte criminel inqualifiable", d'autant que l'oncle du Rabbin Monsonego, - directeur de l'école, dont la fille Myriam a été assassinée par Mohamed Merah - est grand rabbin du Maroc, la famille a des attaches particulières avec ce pays.

"Le roi a tenu à exprimer sa vive émotion, sa profonde affliction et sa condamnation la plus ferme de cet ignoble acte" a ajouté Serge Berdugo, rappelant que "La haine a tué des Français d'origines différentes et de religions différentes".

La cérémonie s'est tenue dans la synagogue de l'école, en présences de plusieurs centaines de personnes, dont des représentants des cultes musulman et catholique.

Arié Bensemhoun, Président de la communauté et représentant du Consistoire, a dénoncé une "monstruosité" qui "dévoie la parole du prophète", une "sorte d'islamofascime des banlieues" qui, "pour être "ultra-minoritaire", n'en est "pas moins déterminé à semer la haine et le chaos".

L'avocate du père du meurtrier de Toulouse affirme détenir les preuves d'une manipulation

Le père de Mohamed Merah avait annoncé son intention de poursuivre les policiers du Raid.

Il a donc engagé une avocate algérienne pour constituer une plainte.
Me Zahia Mokhtari a affirmé, dès dimanche soir, détenir des cassettes vidéo qui démontreraient, selon elle, "qu'on a exercé une manipulation sur Mohamed Merah", ajoutant qu'elle présenterait ces pièces devant la justice française.

"Ce que j'ai vu sur ces vidéos est la preuve qu'on a exercé une manipulation sur Mohamed Merah. Et ces preuves, je vais pouvoir les détailler devant la justice française
Si son père ne m'avait pas apporté ces preuves matérielles, je n'aurais pas engagé de procédure pour déposer plainte contre les policiers en France" a-t-elle déclaré au Parisien.

Pour elle les policiers " ne le voulaient pas vivant, il y a eu des dépassements de certains policiers. Ce que j'ai vu montre bien une supercherie. Il faut faire éclater la vérité "ajoute-t-elle.

Me Mokhtari affirme en particulier qu'elle a visionné, sur les films, un passage dans lequel Merah dit aux policiers " Je suis innocent, pourquoi vous voulez me tuer, je n'ai rien fait, je suis innocent".

Elle dit cependant ne pas nier le fait que Merah ait assassiné sept personnes, mais déclare qu'il aurait été "manipulé et utilisé dans ces opérations par les services français et a ensuite été liquidé pour que la vérité ne voie pas le jour".

Elle dispose, selon elle "d'une première liste de trois noms, ceux d'un responsable des services français et de deux autres personnes de nationalités différentes qui travaillaient avec Mohamed Merah", qu'elle entend fournir à la justice.

L'avocate n'a pas précisé comment auraient été réalisés ces films.
Elle devrait se rendre dans les prochains jours à Paris, pour rencontrer un avocat français dont elle n'a pas voulu révéler le nom, afin qu'il prenne en charge le dépôt de plainte en France.
Des avocats français "veulent nous aider", a ajouté Me Mokhtari, sans citer de nom.


EUROPE

Autriche : la tombe des parents d'Hitler fuit les néos nazis

La pierre tombale de la tombe des parents d'Adolf Hitler, dans le village autrichien de Leonding en Haute-Autriche vient d'etre retirée.

La demande en a été faite par les descendants de la famille. Le maire s'est déclaré heureux de cette demande, car la tombe était devenue un lieu de pèlerinage pour les néo-nazis.

Son emplacement est à nouveau disponible pour un "nouveau bail"(les tombes en Autriche sont généralement louées pour 10 ans renouvelables).

La pierre tombale a été enlevée sans cérémonie par un descendant d'Anna, la première femme d'Aloïs Hitler, le père d'Adolf Hitler.

Selon Pitterschatscher, un des responsables du cimetière, la vieille femme aurait expliqué sa demande par le fait "qu'elle était trop âgée et trop fatiguée pour s'occuper d'une tombe faisant l'objet de manifestations de sympathie pour Hitler".

Les racines d'Adolf Hitler se trouvent à Braunau, près de Leonding, communément identifiée comme sa ville natale.
Mais sa famille déménage à Leonding en 1898 lorsqu'il avait 9 ans. Il y vécut jusqu'à 15 ans.

Leonding est devenu un lieu de culte pour les disciples d'Hitler lorsque ce dernier visita la tombe de ses parents et la maison de sa famille après l'Anschluss, l'annexion de l'Autriche en 1938 par l'Allemagne nazie.
Des groupes extrémistes néo-nazis, y venaient parfois en groupes, plaçant des fleurs et des symboles nazis sur leur tombe.

Robert Eiter, du Réseau de Haute-Autriche contre le racisme et l'extrémisme, a déclaré que le dernier incident datait du jour de la Toussaint, le 1er novembre, quand une urne a été laissée avec l'inscription "UnvergeSSlich", "inoubliable" en allemand et faisant allusion aux SS.


ENERGIE

Israël - Énergie : le gaz trouvé par Israël profiterait à ses voisins arabes

Les voisins arabes d'Israël seraient les premiers à bénéficier des nouvelles ressources en gaz et pétroles d'Israël.

Mercredi, lors d'un congrès organisé par le magazine The Economist, le ministre israélien de l'Energie et de l'eau, Uzi Landau, a déclaré que les Palestiniens et les Jordaniens seront les premiers à bénéficier des exportations de gaz naturel israélien.

Le sommet sur l'Investissement dans les énergies, organisé par The Economist, se tenait à Athènes mercredi et jeudi derniers. Intitulé "Grèce, Chypre, Israël: Repenser la carte de l'énergie européenne", il accueillait des représentants des gouvernements des trois pays.

"Naturellement, les premières exportations de gaz naturel seront pour nos voisins, les Palestiniens et les Jordaniens, et je pense que cette connexion sera une étape importante dans l'instauration de la confiance et de la paix dans la région", a déclaré Landau, d'après son Bureau, faisant référence aux énormes réserves de gaz naturel récemment découvertes.

Les liens entre Chypre, la Grèce et Israël se sont resserrés, principalement autour des questions énergétique et environnementale. Les trois pays ont signé le mois dernier un protocole d'accord pour la construction d'un câble électrique allant d'Israël à la Grèce, en passant par Chypre.
Et durant le sommet, Landau a signé un accord de coopération sur la protection de l'environnement avec le ministre grec de l'Environnement, de l'énergie et du climat, George Papaconstantinou.
"Nous sommes convaincus que ce partenariat entre la Grèce, Israël et Chypre créera au Moyen-Orient, pour le moment en plein chaos, les conditions d'une stabilité très importante pour la région", a déclaré Landau.


SOCIETE

Israël - Société : pas de Bat Mitzvah pour papa

Nouvel épisode dans le conflit entre la religion et l'Etat: les pères de jeunes filles en âge de feter leur bat mitsvah n'ont pas été autorisés à assister à la cérémonie qui se tenait dans leur école, dimanche.

L'école religieuse Noam-Haro, de Ramat Gan, invoque des règles de pudeur pour expliquer sa décision: selon la loi juive, les hommes n'ont pas le droit de voir des femmes chanter et danser, a-t-elle indiqué.

Ram Gal, un des pères concernés, a indiqué au journal Yediot Aharonot que l'idée d'organiser une cérémonie sans chants ni danses a été suggérée par les parents, mais qu'elle a refusée de façon catégorique par l'école.

Lui-même issu de l'enseignement public-religieux, Gal se souvient que, de son temps, les classes étaient mixtes. Il voit dans cette évolution – la séparation existe parfois même, d'après lui, dans les écoles maternelles - une radicalisation venue du monde orthodoxe qui s'impose à la majorité.

Le rav Avi Gisser, qui dirige le conseil sur l’Éducation publique-religieuse, rejette cette vision des choses et condamne la décision de l'école en question: la cérémonie de la bat mitzvah est faite pour toute la famille, rappelle-t-il, avant d'ajouter que son conseil impose à chaque école d'organiser au moins une cérémonie de bat mitzvah où les pères sont conviés.


Bons plans

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Paris Eilat Paris du 25 au 22 avril à partir de 385 €

5 au 15 Avril 2012
Vol Marseille - Tel Aviv A/R
385 € TTC

5 au 15 Avril 2012
Vol Paris - Tel Aviv A/R
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DANS LA PRESSE

A propos des tueries de Montauban et de Toulouse, par Raphael Drai

Les assassinats froidement commis à Montauban et à Toulouse par Mohamed Merah avant qu'il ne soit abattu par les hommes du Raid, contre lesquels il avait livré in fine un assaut d'une virulence sans précédent, appellent à un effort de lucidité également sans précédent.

S'ils ne relèvent pas encore du "fait social total" cher à Mauss ils sollicitent l'analyse sur plusieurs plans dont le lien n'est pas toujours patent. Encore faut-il s'interdire les pseudos-explications qui en disent plus sur l'état d'esprit de leurs auteurs que sur la situation en cause.

Ainsi en va-t-il de l' "explication" fournie entre autres par le journal algérien de langue française "L'Expression" pour lequel la dite situation s'explique de la manière suivante (1).
Bien sûr les tueries de Montauban et de Toulouse sont injustifiables mais en la matière la France en fait trop.
Pourquoi dépasse-t-elle la mesure ?
Parce que ces actes insensés sont imputables à une personnalité essentiellement délinquante dont les motivations relèvent surtout de la criminologie courante.

Or, plutôt que d'en rester là, la France joue des grandes orgues surtout à propos des assassinats de Toulouse parce qu'elle cède en période électorale au lobby juif français qui lui-même sert la propagande de l'Etat d'Israël.
En forçant la note à Toulouse l'on fait ainsi passer au second plan les enfants palestiniens victimes de l'armée israélienne à Gaza et ailleurs. D'où l'outrance des réactions sélectives qui ont suivi ces meurtres.

En d'autres mots Catherine Ashton s'était engagée sur ce même terrain que n'évite pas non plus Henri Guaino lorsqu'à son tour il compare sur Radio J (2) Gaza à une "prison à ciel ouvert où l'on n'a même pas le droit de se baigner" tout en récusant qu'une telle situation justifie les assassinats en question.

En somme, s'il ne faut surtout pas établir de lien entre le proche Orient et la France on l'établit tout de même car il faut gravement méconnaître la situation réelle dans ce territoire sous l'emprise du Hamas ainsi que la géopolitique du terrorisme dans la région pour user de la comparaison douteuse à laquelle recourt le conseiller spécial de l'Elysée.

On l'imaginait un peu mieux informé à son niveau de responsabilité (3). Il faut rappeler en effet que dès l'annonce de la tuerie de Toulouse les dirigeants palestiniens tant à Ramallah qu'à Paris se sont rapidement et nettement dissociés des motivations invoquées par Mohamed Mérah relativement à la "cause palestinienne" ainsi entendue.
Il reste alors de retourner la question : pourquoi le journaliste précité d' "Expression" se livre-t-il à cette incrimination digne des "Protocoles des Sages de Sion" sinon parce que l'image qu'il s'est forgée des Juifs ne diffère pas sensiblement de celle qui s'était formée dans le psychisme de Mohamed Merah : les Juifs sont tout-puissants et sans scrupules ; ils savent comme personne travestir les bourreaux en victimes et font bénéfice du malheur lui-même.
On n'insistera pas sur le racisme inavouable qui s'investit dans de pareilles représentations.

Pourtant ces considérations-là ne sauraient empêcher que l'on s'interroge sur la "production" en terre de France d'un tueur comme Mohamed Merah dont il faut craindre qu'il ne soit pas le seul de son espèce en mesure de sévir à nouveau si les circonstances incitaient l'un de ses clones à un autre passage à l'acte.

Car il ne faut pas croire que la minute de silence demandée dans les établissements scolaires de France ait été partout observée et qu'elle l'ait été partout de grand cœur.

Quoi qu'il en soit, dès l'annonce de la tuerie de Toulouse, et une fois révélé le nom du tueur présumé, les représentants du Conseil Français du Culte Musulman rejoints en ce sens par les représentants officiels de la communauté juive puis par les représentants de l'Etat se sont empressés d'enjoindre : "surtout pas d'amalgame" entre l'islamisme sanguinaire de Mohamed Mérah et l'islam de France , convivial, humaniste et 'civilisationnel'.

La demande - sinon l'injonction – en ce sens s'explique sans doute par la brutalité du choc ayant suivi la révélation de l'identité du tueur et qui fermait l'hypothèse d'un acte imputable à un néo-nazi, sans parler d'un éventuel suppôt du FN. Mais, et à moins de céder à la psychopathologie primaire et désensibilisée du tueur lui-même, qui donc aurait souscrit à un tel amalgame ?

La France compte actuellement plusieurs millions d'arabo– musulmans, sans omettre des arabes chrétiens aussi, dont il serait presque désobligeant de rappeler qu'ils sont intégrés, comme l'on dit, dans la société civile et à la citoyenneté françaises, et cela dans toutes les professions qui s'y exercent.

Il n'en demeure pas moins que dans cette même France sont à l'œuvre des mouvances se réclament d'un Islam d'une tout autre tonalité dont les adeptes considèrent que leur mission est d'islamiser complètement le pays où ils s'implantent en y investissant corporellement et linguistiquement l'espace public, en le "marquant" en emprises successives et cumulatives par des signes vestimentaires ostensibles, en y propageant leur idéologie sans alternative, en y instituant leurs propres pratiques cultuelles et rituelles, et en y faisant finalement régner par cercles qui se veulent de plus en plus larges de jure ou de facto leur propre loi.
Les mesures annoncées par le Président de la République après la mort de Mohamed Merah le prennent en compte.
N'est-ce pas déjà trop tard ?

Un tueur comme Mohamed Mérah ne s'engendre pas du jour au lendemain. Pour ne parler que du maniement d'armes, et d'armes de gros calibres, l'apprentissage ne peut s'en parfaire que dans des camps d'entraînement et dans des champs de tirs conçus à cet usage.

L'on en sait alors un peu plus sur l'itinéraire de l'assassin. Evoquer son origine "algérienne" n'a rien de stigmatisant mais renvoie à la constitution psychique et aux clivages mentaux de groupes humains déracinés, physiquement et mentalement, aux identités bloquées, sans pères ni repères, et qui deviennent ainsi accessibles à tous les endoctrinements narcotiques qui leur promettent souveraineté absolue et extase permanente (4). Il est inévitable de s'interroger sur les sources scripturaires d'un pareil endoctrinement dont la fanatisation
théologique à laquelle il aboutit prédispose par la dénaturation et la déshumanisation des ennemis qu'il se désigne aux tueries que l'on sait.

Déshumanisation préalable de la victime désignée mais aussi du tueur car il faut avoir fait taire en soi la moindre résonance humaine pour achever sans sourciller un homme que l'on a déjà abattu et, quelques jours après, du même sang- froid, pour pénétrer dans une école, y massacrer un jeune père et ses deux enfants, puis, mis en verve, poursuivre une fillette de quelques années et être sourd à ses supplications avant de lui faire éclater la tête d'une balle à bout touchant, en déclarant enfin qu'on y a pris "un plaisir infini".
Le tout filmé en direct aux fins d'itération de la jouissance.
Ce que Serge July qualifie de "fait divers" (5) désormais clos.

Si pour des tueurs de cet acabit, rien ni personne ne peut inhiber leur orgie sacrificielle, et s'il n'est pas question d'incriminer collectivement un ensemble humain du fait d'un individu qui se réclame de références coraniques et de l'application stricte de la charia version Al Qaida, il est non moins indispensable que le "désamalgame", si l'on osait ce néologisme, prenne des formes qui ne prêtent à aucune équivoque.

Les crimes de Mohamed Merah et de son complice présumé relèvent de la loi et des juridictions de la France. Il importe également, au regard de leurs possibles émules, qu'ils aient des suites au regard du droit pénal coranique, car il y a un bien droit pénal coranique comme l'éprouvent hélas à leur corps défendant Salman Rushdie ou Robert Redéker.

Est-ce le cas lorsque d'un côté le CFCM condamne ces tueries mais que de l'autre l'UOIF invite à son congrès l'un des prédicateurs les plus anti-juifs qui soient : Youssef El Karadawi, jusqu'à ce que la France lui interdise de ce fait l'accès de son territoire ?
Bien sûr Mohamed Merah a fini comme il l'avait souhaité, dans le défi ultime et le mépris de la mort qui est surtout un mépris de la vie. L'on aurait tort d'imaginer que ce qu'il représente soit mort avec lui.
Même si l'identification morbide avec son personnage demeure discrète ou retenue, il est probable qu'elle s'exprime en incurable ressentiment dans maints quartiers ou autres barres d'immeubles HLM, sans parler de quartiers plus résidentiels où sévit un islamisme "compréhensif" et mondain.

Il est non moins inévitable de mettre en question les politiques de la ville appliquées dans ces "territoires perdus de la République", comme on les a nommés, depuis trente ans au moins avec plus ou moins de réussite. De ce point de vue une question conclusive vaut également d'être posée : pour avoir quelque chance de succès, une politique d'intégration doit rencontrer le désir de ceux et celles à qui elle s'adresse.
Est –il sûr que tel soit le cas dans ces zones transformées en caïdats ? Comment – et sans parler de la "hot money" qui prolifère et qui transite dans leurs caves et dans leurs caches - la propagation de l'islamisme nihiliste pourrait–il plus longtemps y progresser et prospérer si la République intégrative s'avisait réellement d'y recouvrer ses valeurs effectives avec son langage, son droit et ses procédures ?

Raphaël DRAÏ
Professeur agrégé de sciences politiques
Magistro.fr 27I03I2012

(1) Cf . L'Expression – Le quotidien, 22 Mars 2012
(2) Émission du 25 mars 2012
(3) Cf la mise au point de Shmuel Trigano, Le Figaro, 8 août 2010. L'on doit aussi s'interroger sur les montages psychiques qui déterminent les représentations politiques de la communauté juive française. Comme en donne l'idée le lapsus commis par Claude Guéant
s'adressant le 26 mars à la communauté …israélienne (sic) de France, épithète vite corrigée en "israélite". Le Figaro, 26 mars, 2012
(4) Cf . Raphaël Draï et Jean- François Mattéi , La République brûle t-elle ? Essai sur les violences urbaines françaises, Michalon, 2006

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