Numéro 1087 - 14.03.2012 - 20 AdarI 5772       Imprimer

A LA UNE

Israël - Les martinets au Kotel

Cette semaine, les martinets seront de retour au Kotel.

Le martinet, oiseau migrateur, sort de sa période d'hivernage passée en Afrique du Sud.
Il revient se nicher dans les fissures du Mur occidental.

Selon une étude menée en 2002, il s'y trouve 88 espaces de nidification, que les Israéliens prennent soin de ne pas perturber pendant les opérations d'entretien du mur.

"Ce qui est impressionnant, c'est que les martinets reviennent sur le mur des Lamentations quasiment le même jour chaque année", a indiqué le directeur du Centre ornithologique d'Israël pour l'étude de la migration des oiseaux, Yossi Leshem.
"Nous pensons que le Mur occidental est peut-être le plus ancien site de nidification du monde".

Leur arrivée annuelle est chaque fois saluée par le maire de Jérusalem, Nir Barkat et par le rabbin du Mur occidental, Rav Shumel Rabinovitz, et ils comptent de plus en plus d'amateurs.

Il faut dire que leur avenir sur le mur est menacé: ils sont en concurrence avec des pigeons, des moineaux et des choucas.
Les martinets semblent avoir une affection particulière pour les espaces religieux.
Outre le Kotel, la Basilique de la Nativité de Bethléem et plusieurs mosquées comptent parmi leurs sites préférés.

"Je suis quelqu'un de religieux et je crois que le Mur occidental n'est pas seulement important pour les pierres, mais aussi pour les oiseaux", a déclaré Leshem.

Après les bombardements sur le sud du pays, l'échec politique

L'absence de victimes israéliennes - et de dégâts notables - accroit la frustration des terroristes du Djihad islamique et des Comités de la résistance populaire- PRC – dont le leader a été éliminé vendredi dernier par l'armée israélienne alors qu'il préparait un attentat.

Mais l'échec des tirs massifs sur le sud d'Israël durant ces quatre derniers jours ne sont pas la seule raison de la déconvenue des organisations terroristes.

Cette escalade de la violence n'a fait aucune percée politique dans le monde arabe, ce qui n'est pas le scénario habituel.
Dans le passé, ces groupes ont été habitus à ce que chaque riposte israélienne provoque une réponse et une condamnation immédiates des gouvernements arabes.

Un de "leurs patrons", Bashar al Assad, leur a volé la vedette en focalisant les initiatives diplomatiques arabes sur la situation en Syrie.
Dans les médias arabes, la situation entre Israël et la bande de gaza n'a occupé que la troisième ou quatrième place dans l'actualité des quatre derniers jours, alors que les morts dans les rues de Syrie faisaient "la une", en particulier après les derniers massacres de civils à Homs.

Sur les chaines de télévision les plus suivies du monde arabe, Al-Arabiya et Al Jazeera, les images de ces massacres tournaient en boucle, reléguant tirs de roquettes et ripostes israélienne au rang des informations secondaires.

Pourtant, l'escalade provoquée par les deux organisations terroristes n'avait d'objectifs que politique.

Les Comités de la résistance populaire ont été décapités après l'élimination de leur secrétaire général, Zuhair al-Qaissi, alors que lui-même remplaçait depuis aout seulement, Kamal al-Naireb, également éliminé par Israël.

La décision de ne pas désigner de nouveau secrétaire général n'est pas une manifestation de la pudeur du deuil, mais l'expression d'un vacuum politique; les PRC doivent donc prouver qu'ils continuent d'exister et d'agir; sans leadership, leurs membres les quitteront.

L'affrontement avec Israël tient aussi à la question de l'équilibre des forces en présence dans la bande de Gaza.

Alors que PRC et Hamas agissaient "de concert" par le passé, l'armée israélienne concède que les tirs ont été lancés sans tenir compte de l'avis du Hamas qui –englué dans des problèmes d'alliances et de leadership- a clairement opté pour une "période de calme".

Il en est de même du Djihad islamique qui a voulu montrer aux palestiniens sa puissance de feu, alors que ses porte-paroles n'ont eu de cesse ces derniers jours de tacler le Hamas qu'il accuse ouvertement d'avoir abandonné "la résistance contre Israël, et la lutte contre l'Ennemi sioniste".

Si le leadership politique du Hamas a rompu ses liens avec Damas, la direction du Djihad islamique est, elle, toujours bien installée en Syrie où elle apporte un soutien politique sans failles au régime de Bashar Al-Assad.

De même, alors que les liens entre Hamas et Iran se sont distendus, Téhéran a encouragé les leaders du Djihad –notamment Ramadan Shallah son secrétaire général, installé à damas - a intensifier leurs bombardements sur Israël pour détourner l'attention du dossier du nucléaire iranien.

Il est d'ailleurs fort probable que l'organisation terroriste bénéficie désormais du soutien financier et en armes qui abreuvaient jusqu'à il y a peu, le Hamas.

Enfin, et c'est la seule raison qui concernait véritablement Israël, en tentant d'infliger des pertes en vies humaines, en espérant provoquer d'importants dégâts matériels dans le pays, les deux organisations terroristes voulaient que le gouvernement israélien réfléchisse à deux fois avant de poursuivre l'élimination de leurs leaders. La encore, ils ont probablement échoué.

Quatre jours d'affrontements pour les grandes manoeuvres de la désinformation

Alors que la confrontation entre Israël et les factions palestiniennes de Gaza s'amplifiait, on a vu ressurgir, sur Internet, les classiques manipulations qui alimentent depuis des années l'offensive médiatique pro- palestinienne.

Elles s'appuient sur des montages photographiques, où l'utilisation de vieilles photos, ou parfois de documents photographiques dont on change la destination.

Elles mettent en général en avant des enfants.
Ce qui fait désormais la différence, c'est l'activisme pro israélien qui s'est considérablement développé sur Internet, mais également les autorités israéliennes qui se sont décidées à communiquer.

Durant les quatre journées qu'on duré les affrontements, on a pu noter deux cas typiques et flagrants de désinformation.
Dans une photo, largement diffusée sur Internet, dès de début de la riposte israélienne, on voit une fillette, couverte de sang, portée par un vieillard.

La légende: " la Palestine saigne, encore un enfant tué par Israël, encore un père portant son enfant en terre à Gaza".

Même côté officiel à Gaza, on ne fait pas état de cette victime.
Peu de temps après, un bloggeur israélien, Avi Mayer, dévoile la tromperie. Les recherches menées par l'armée permettent de remonter jusqu'à un cliché de l'agence Reuters en 2006.
Une fillette grièvement blessée dans un accident de vélo.

Après que la vérité ait circulé, l'internaute qui avait le premier exposé la photo l'a retirée de son site et a présenté des excuses: Khulood Badawi est un employé de l'ONU, dans le service de la coordination humanitaire…sans commentaires !

Une seconde photo, qui a circulé durant un temps plus court était une photo ancienne, datant de l'opération Plomb durci en 2008 : elle montrait une maison soi disant détruite par les bombardements israéliens, pour démontrer selon sa légende, "l'usage excessif de la force" par les israéliens.

Dernier exemple, une image postée par un bloggeur arabe, Nour Abed, montrant un enfant nettoyant le sol ensanglanté " un enfant palestinien lave le sol après la mort de son frère tué par les bombes des forces d'occupation israéliennes".

Aussie Dave, bloggeur australien a retrouvé la photo sur un site palestinien accompagnée de sa légende originale : " un enfant palestinien lave le sol dans l'abattoir de ses parents".


Le ministère israélien des Affaires publiques a demandé aux habitants des villes du sud d'Israël de réaliser photos et vidéos pendant les bombardements; ce matériel sera utilisé par les diplomates pour montrer la vie d'un millions de civils sous les tirs aveugles des organisations terroristes.


DEFENSE

Israël-Défense : l'avertissement de Netanyahou aux factions palestiniennes

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a averti les factions palestiniennes de Gaza après la conclusion d'un cessez le feu.

" Notre message est que le calme amènera le calme; quiconque violera ou tentera de violer le cessez le feu, nos armés le trouveront", a-t-il déclaré, faisant écho à un précédent avertissement du Chef d'Etat major, Benny Ganz.

Alors qu'il visitait une base de la division Gaza – basée dans le sud du pays – le ministre de la défense, Ehud Barak, a estimé que la situation "était désormais calme", considérant qu'il s'agissait de la in de cette période de violences.
Il a rappelé que l'armée avait démontré "sa capacité à frapper tous ceux qui tenteraient d'agir contre Israël".

Faisant l'éloge du dispositif d'interception Iron Dome, Barak a confirmé le déploiement d'une quatrième de ces batteries dès les prochaines semaines, réclamant cependant du gouvernement leur généralisation à tout le pays, et pas seulement dans le sud.

Le ministre de la sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, a lui manifesté son insatisfaction: il estime qu'Israël a manifesté trop de retenue face aux bombardements des villes du sud d'Israël.
Pour lui, une "réponse plus dure aurait entrainé un arrêt immédiat des tirs palestiniens".
Il considère qu'Israël aurait du s'en prendre aux "infrastructures de Gaza et aux chefs terroristes"


Territoires disputés

Deux peuples pour un Etat

Alors que le processus de paix est au point mort entre israéliens et palestiniens, des affiches collées dans des villes de Cisjordanie appellent à une nouvelle voie.

Cette solution constitue une menace souvent brandie par l'Autorité palestinienne et qui conduirait à la disparition d'Israël en tant qu'Etat juif.
Ces affiches appellent en effet à constituer un "Etat de cinq millions d'Arabes et de six millions de juifs".

Cette campagne lancée récemment, appelle les deux camps, arabes et juifs, à abandonner la solution à deux Etats et à former un seul Etat démocratique.
Les affiches ont néanmoins été rapidement retirées par des activistes arabes, qui sont opposés à la représentation même du drapeau israélien sur les affiches.

Il semble que le commanditaire principal de la campagne soit un groupe nommé Takamul ("Intégration"). Le Fatah de Mahmoud Abbas a voulu y ajouter une touche politique en espérant la faire évoluer à son avantage.

Certaines rumeurs suggèrent qu'Israël orchestraient cette campagne et que certaines initiatives appelant à annexer des parties de la Judée et la Samarie étaient déjà sur la table.

Samer Machloof, président de "One Voice", un mouvement qui soutient la solution à deux Etats, a déclaré : "On ne sait pas clairement qui est derrière cette campagne et aucun groupe spécifique n'en a pris la responsabilité.
Certains disent que des intellectuels palestiniens et des universitaires sont derrière".

Or selon Machloof, l'opinion publique en Cisjordanie croit de moins en moins en une solution à deux Etats et recherche une solution alternative.

Hanan Ashrawi, du Comité exécutif de l'OLP a admis qu'un nombre croissant de voix s'élèvent pour demander une solution à un Etat même si l'OLP n'a pas changé sa position concernant les pourparlers de paix, ajoutant qu'Israël a "détruit" l'idée d'une solution à deux Etats.

Il y a quelques mois, Yasser al-Massari – qui s'est présenté comme coordinateur indépendant pour le groupe – a indiqué sur une station de radio que la campagne s'est formée après plusieurs discussions au sein de l'AP et à l'étranger. Il a ajouté qu'elle portait sur la croyance que les tentatives de parvenir à une solution à deux Etats ont échoué.

Dans une tribune récente, Sari Nusseibeh, (un palestinien chrétien qui a joué un rôle majeur dans les négociations avec Israël et mis à l'écart par Yasser Arafat en raison de positions atypiques sur le conflit) a évoqué cette solution dans le quotidien La Croix.


INFRASTRUCTURES

Israël - Le kibboutz s'agrandit sous les roquettes

Avec la reprise des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, les temps sont durs pour le kibboutz Kerem Shalom, situé à la frontière de l'enclave du Hamas et non loin de l'Egypte, d'autant plus durs qu'il doit recruter de nouveaux membres pour assurer son développement.

Ses dirigeants se sont adaptés à la situation et ont changé d'approche pour séduire, et comme le raconte Haaretz, cela fonctionne.

Rien ne sert de d'amoindrir la dangerosité du lieu, tous les Israéliens la connaissent: c'est tout près du kibboutz que le soldat Gilad Shalit a été enlevé par des membres du Hamas, arrivés jusqu'à lui après avoir creusé un tunnel passant sous la frontière.
D'autres tunnels pourraient très bien un jour déboucher à l'intérieur du kibboutz.

Ses dirigeants ont décidé de faire vibrer la corde patriotique de leurs concitoyens, de faire appel à leur idéalisme, et c'est un succès.
Le kibboutz aux vingt-deux membres a sur sa liste seize candidats potentiels.

C'est le même constat sur toute la zone du conseil régional d'Eshkol, qui longe la bande de Gaza: il a accueilli au cours des deux dernières années 70 nouveaux membres, sensibles au sentiment patriotique et à l'esprit de communauté.

"Quand ils m'ont invité pour Chabbat avec ma famille, pour voir si je suis un candidat approprié, j'y suis allé avec plaisir, mais je n'oublierai jamais ce Chabbat, que j'ai passé principalement dans un abri", raconte Uzi Manor, qui habite actuellement dans une petite ville du sud de Tel Aviv et qui se montrait intéressé par l'installation dans le kibboutz.
"Toutes les 5 minutes, il y avait des sirènes et nous entendions des explosions. C'était absolument terrifiant".

Paradoxalement, à première vue en tout cas, l'expérience n'a fait que renforcer sa motivation à être accepté.

Le kibboutz est maintenant dans une "excellente forme financière", comme le dit un de ses responsables, et prévoie l'arrivée de cinquante nouveaux membres l'année prochaine.


EGYPTE

Egypte : expulser l'ambassadeur d'Israël et couper l'alimentation en gaz d'Israël

Le Parlement égyptien vient de monter une motion qui, si elle est symbolique, n'en laisse pas moins présager de l'avenir des relations entre le pays et Israël.

La déclaration, votée à l'unanimité des députés, demande l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël en poste en Egypte, ainsi que l'arrêt des exportations de gaz vers Israël – même si les livraisons de gaz sont devenues anarchiques, le pipeline approvisionnant Israël mais également la Jordanie ayant subi douze explosions en un peu plus d'un an, des actes terroristes.

La résolution votée mardi matin précise qu'il s'agit "de protester contre les attaques israéliennes sur Gaza".

Le Parlement demande également le rappel de l'ambassadeur égyptien en poste en Israël, ainsi que la réactivation du boycott arabe contre l'état hébreu et la révision du Traité de paix conclu entre les deux pays.

" L'Égypte d'après la révolution ne sera jamais ni une amie, ni une alliée de l'entité sioniste, principal ennemi de l'Egypte et de la nation arabe".

La phraséologie est celle des organisations extrémistes palestiniennes ou de l'Iran; elle est reprise par le parlement, dominé par les Frères musulmans, "maison mère" du Hamas.

Le parlement n'a cependant aucun pouvoir pour mettre en œuvre cette révolution, seul le Conseil suprême des forces armées, dirigé par le Maréchal Tantawi qui tient les rênes du pouvoir peut décider d'appliquer ces mesures.

Les députés ont cependant décidé de missionner une délégation parlementaire qui sera chargée de transmettre la résolution au gouvernement.


IRAN - USA

USA- Iran : faire correctement le boulot

Pour Walter Russell Mead, expert reconnu en politique étrangère américaine, les Etats-Unis n'hésiteront pas à attaquer l'Iran en cas de nécessité, mais préféreraient laisser faire Israël, à condition d'etre convaincus que l'Etat hébreu en soit capable.

"Je suis sûr qu'Obama se dit qu'il a eu son compte de guerres au Moyen-Orient", a confié Mead au journal Haaretz.

Mais s'il fallait attaquer l'Iran, a-t-il continué, et que les Etats-Unis soient les seuls en mesure de le faire, Obama "n'hésiterait pas à appuyer sur la gâchette".

Car le président américain a changé sur les questions de politique étrangères selon Mead, qui était d'ailleurs particulièrement critique à son égard, lors de la première partie de son mandat.

C'est maintenant "un leader bien plus compétent et expérimenté, bien plus à l'aise avec l'utilisation de la force. Plus d'une fois déjà, il n'a pas hésité à appuyer sur la détente".

En fait, a ajouté Mead, si Obama était sûr qu'Israël pouvait "faire le job", c'est-à-dire mener une attaque efficace contre l'Iran, il le laisserait volontiers s'en charger.

Difficile de prédire la réaction de la population américaine à une attaque sur l'Iran.
La soutiendrait-elle? "Si Israël attaque l'Iran, et que l'Iran attaque des cibles américaines", a précisé Mead, "on peut parier sur une réponse façon 'Pearl Harbor' contre une attaque injustifiée de la part d'un ennemi cruel.
Il y a aux Etats-Unis un important ressentiment envers l'Iran".


TURQUIE

Turquie - Erdogan : l'étendard de la guerre de religions

Le Premier ministre turc, qui tente depuis des années de s'imposer comme le leader d'une puissance régionale qui compte, semble s'etre trouve un nouveau modèle.

Recep Tayyip Erdogan s'est livré à une violente attaque contre Israël, au lendemain du cessez le feu intervenu entre l'état hébreu et les organisations terroristes qui, depuis quatre jours, tiraient des roquettes sur le sud du pays.

S'exprimant devant le parlement turc, Erdogan a décrit Gaza comme une prison à ciel ouvert, et accusé Israël " de poursuivre ses massacres à Gaza à travers ses bombardements, après avoir essayé d'annihiler sa population en la privant de nourriture et de médicaments".

Pour lui, "un génocide se commet lentement mais systématiquement en Palestine depuis le début du vingtième siècle".

Pour Erdogan, pas la peine d'évoquer les tirs sur le sud d'Israël puisque " les combattants de la résistance ne sont ni des militants, ni des terroristes, mais des dissidents qui protègent leurs droits et leur terre".

Selon lui, ces violences sont liées aux évènements anti-musulmans dans le monde, les comparant à l'assassinat de 16 afghans par un soldat américain, espérant que "la mort des palestiniens ou des afghans soit vengée par Allah".

Erdogan semble avoir levé l'étendard de la guerre de religions, empruntant le chemin d'Ahmadinedjad.

Il oublie au passage que les 25 morts palestiniens étaient quasiment tous des terroristes.
il oublie surtout que le mot génocide s'applique aussi au massacre de plus d'un million deux cents mille arméniens par les turcs entre 1915 et 1916, un génocide que la Turquie, dernier état négationniste de la planète, continue à nier.

La diatribe du Premier ministre turc intervient alors que le contre terrorisme israélien demande aux israéliens – comme il l'a fait il y a déjà une semaine, après avoir transmis des informations précises aux services de renseignements turcs – d'éviter de se rendre dans le pays : quatre personnes en provenance d'Iran seraient déjà dans le pays, avec comme objectifs des cibles israéliennes et de la communauté juive turque.


MONDE JUIF

Les Chuetas

Sur les 860 000 habitants de l'ile espagnole de Majorque, les Chuetas sont près de vingt mille.

"Chueta", ce mot dérivé de "porc" en catalan, désigne tout habitant de l'ile dont les ancêtres juifs ont dû se convertir au catholicisme sous la menace aux XIVème et XVème siècle.

Leur condition a toujours été difficile: les chrétiens les rejetaient et les Juifs ne les considéraient pas comme faisant partie des leurs.

La plupart d'entre eux portent le nom de famille d'un des quinze ancêtres exécutés pendant l'Inquisition espagnoles, ce qui permet de les identifier assez facilement,

Comme les Marranes, ils ont souvent pratiqué le "crypto-judaïsme". Conserver leur tradition, même en secret, était risqué, mais il faut croire qu'ils y attachaient beaucoup d'importance: aujourd'hui encore, on en trouve des traces dans certaines familles de Majorque.

C'est le cas de celle d'Antonio Pina, chef cuisinier sur la plus grande des îles Baléares: sa grand-mère utilisait des plats différents selon la nourriture, et préférait la graisse de poulet à celle de cochon pour cuisiner.

Pina s'est engagé dans un processus de conversion au judaïsme, car même si les tribunaux religieux israéliens ont officiellement reconnu la judaïté des Chuetas, ceux-ci doivent parfois se convertir pour être considérés définitivement comme Juifs.

C'est l''organisation Shavei Israel, dédiée à la recherche des communautés de Juifs perdues et à leur rapprochement au judaïsme et à Israël, qui a fortement milité pour cette reconnaissance.
Et elle apporte son soutien directement sur l'ile: elle y a ouvert des cours d'hébreu et d'histoire juive, et aide ceux qui le souhaitent à se convertir.


SOCIETE

Israël - Surf en ligne sous les roquettes

Cinq enfants de villes du sud d'Israël ont décidé de former un groupe de soutien sur Internet, au sein duquel ils discutent notamment des tirs de roquettes et des explosions autour d'eux.

"Tout a commencé au cours de la période précédente de tirs sur la région," explique Liron Be'er, 13 ans, au site israélien Ynet.
"Cinq d'entre nous se sont réunis sur un forum Internet qui traitait de la situation dans son ensemble dans le sud.

Nous avons ensuite discuté sur Facebook, et lorsque nous avons réalisé que les conversations ne se terminaient pas, nous avons décidé de passer sur Skype.

"Nous sommes devenus les copains d'attaques de missiles", a-t-il ajouté.
"Chaque fois que les sirènes résonnent dans une ville, nous l'entendons tous, de sorte que nous mettons à la place les uns des autres.
Parfois nous entendons les explosions et nous nous inquiétons pour l'es autres."

Trois des copains qui vivent à Beer Sheva, se sont rencontrés réellement.
Les deux autres résident à Ashdod. "Nous avons créé ce groupe pour ne pas nous ennuyer", dit Liron Be'er. "Nous parlons de tous les sujets imaginables.
Je crois que nous allons mettre en place une réunion une fois que la situation sera plus calme."

L'adolescent a également créé une page Facebook où il diffuse des rapports sur les roquettes qui ont été lancées ou qui ont explosées.
Plus de 3.500 personnes ont souscrit à ses mises à jour.
"Je prends beaucoup de rapports provenant de sources privées et d'amis, indique Be'er. Je me fonde aussi sur les mises à jour de sources de Gaza.

J'ai ouvert la page parce que les médias n'indiquent pas lorsque des roquettes sont lancées, ils ne rapportent que les explosions."

Mais contrairement à Liron Be'er et ses amis, certains enfants doivent passer leur temps à jouer dans les escaliers fortifiés de leurs bâtiments. "Nous allons chez les voisins," témoigne Pas, une mère orthodoxe d'Ashdod, et "les enfants restent assis dans les escaliers et jouent. C'est un peu un état de guerre".


SANTE

La circoncision diminue le risque de cancer de la prostate

Une étude américaine révèle que la circoncision, pratiquée avant les premiers rapports sexuels, diminuerait le risque de cancer de la prostate de quinze pour cent.

L'équipe du Centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson a publié les résultats de son étude dans le journal Cancer, gage de sérieux.

Et ses découvertes sont surprenantes: en se penchant sur près de 3400 hommes, dont environ la moitié sont atteints d'un cancer de la prostate, les chercheurs ont établi que ceux qui ont été circoncis avant leur premier rapport sexuel présentent, en comparaison de ceux qui ne l'ont pas été, un risque inférieur de 15% face au cancer de la prostate.

Comment l'expliquer ? Le prépuce, ôté par la circoncision, augmenterait les risques d'inflammations et d'infections sexuellement transmises, créant ainsi un terrain favorable au développement de cellules cancéreuses.

Cependant, si les résultats de l'étude sont encourageants, confirmant l'hypothèse de travail des chercheurs, il ne s'agit pour l'instant que d'observation, rien n'est encore prouvé.

"Je ne plaiderais pas publiquement pour une pratique répandue de la circoncision afin de prévenir le cancer de la prostate", indique le docteur Jonathan L. Wright, qui, avec ses collègues, a mené l'étude. "Nous avons trouvé une association, mais cela ne prouve pas la causalité".

La circoncision est recommandée par l'Organisation mondiale de la santé " comme un moyen supplémentaire important de réduire le risque de transmission hétérosexuelle de l’infection à VIH chez l’homme", et selon une étude parue l'année dernière, elle réduit le risque d'infection par le virus du papillome humain chez les partenaires sexuelles.


SPORTS

Israël - Sport : Baby bamba ne passera pas

Le Comité olympique d'Israël a été durement critiqué pour avoir choisi Baby Bamba comme mascotte de l'équipe pour les Jeux Olympiques de 2012 à Londres.

Il faut dire que Baby Bamba, en dépit de son sourire charmeur, est un personnage représentant les apéritifs salés de la marque Osem,

Les meneurs de la révolte du cottage du dernier été sont au premier rang des protestataires. Ils accusent le comité d'avoir vendu l'image de l'équipe israélienne.

Selon des sources, Osem aurait payé 150 000 shekels pour que son "Baby Bamba" soit choisi.

"Les citoyens d'Israël sont gênés par votre décision de vendre les droits attachés au symbole et à la mascotte de l'équipe olympique d'Israël pour rien, pour qu'un produit puisse être commercialisé", ont écrit aux membres du comité les Israéliens en colère.

La ministre de la Culture et des sports, Limor Livnat, soutient leur indignation.
Le comité "devrait écouter l'opinion publique et reconsidérer son choix", a-t-elle dit mardi.

Et c'est maintenant chose faite: Osem et le Comité olympique ont publié un communiqué commun indiquant l'abandon du projet.

"Prenant note de la réaction du public, Osem et le Comité olympique ont décidé de renoncer à toutes les obligations que l'accord prévoyait. Malgré cela, Osem a décidé de continuer à soutenir l'équipe en laissant la somme convenue entre les mains du Comité olympique pour faire la promotion de l'effort olympique israélien", peut-on y lire.

C'est la deuxième mascotte à être abandonnée par le comité.
La première, en forme de figue de Barbarie, avait été jugée par le tribunal de Tel Aviv trop proche du personnage d'une émission télévisée pour enfants, qui refusait que son image soit utilisée.

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