Numéro 1084 - 09.03.2012 - 15 AdarI 5772       Imprimer

A LA UNE

Un conférencier israélien expulsé de l'université d'Amman

Plusieurs centaines d'étudiants jordaniens ont manifesté devant l'Université d'Amman pour protester contre l'intervention d'un universitaire israélien dans le cadre d'un colloque sur les maladies mentales.

Les manifestants ont demandé l'annulation de la conférence du docteur Gideon Anholt; mais pour faire bonne mesure, ils ont également exigé l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël et l'annulation du traité de paix signé en 1994 entre Israël et la Jordanie.

Un responsable de l'Université a négocié avec les manifestants l'annulation de l'apparition d'Anholt, en échange de leur promesse de ne pas perturber le colloque.
Les manifestants ont pu se féliciter sur leur page Facebook du résultat obtenu.

Gideon Anholt a donc été reconduit hors de l'Université escorté par le service de sécurité.
Il a raconté au site internet Ynet un moment de panique, lorsqu'il s'est senti assiégé par plusieurs centaines d'étudiants qui vociféraient contre sa présence, rassemblés devant l'université: les agents de sécurité le font finalement sortir par une porte dérobée.

Le scientifique a fait part de sa désolation alors qu'il souhaitait échanger avec des chercheurs arabes et explorer de possibles collaborations sur le thème de la rencontre: l'anxiété et la dépression dans les populations du Moyen Orient.

Il espère cependant pouvoir renouveler l'expérience affirmant que "cette mauvaise expérience " n'a pas entamé sa détermination.
Les responsables de l'Université d'Amman essaient quand à eux de "tirer leur épingle" du jeu face aux manifestants en expliquant qu'ils n'étaient pas au courant d'une l'invitation faite à un chercheur israélien; officiellement, c'est une organisation américaine qui a organisé cet évènement universitaire !

L'ONU se prépare à condamner à nouveau Israël

La Commission sur le Statut de la femme, une des commissions les plus respectées de l'ONU devrait faire franchir un nouveau palier à l'hystérie anti israélienne onusienne, probablement avec la complicité des états européens.

Elle devrait en effet voter une résolution condamnant Israël pour sa responsabilité dans la dégradation de la conditions des femmes palestiniennes".

Bien sur il n'y a pas les femmes torturées ou violées en Syrie, ou place Tahrir.
Ni les lapidations pour adultère en Arabie saoudite, en Iran ou dans d'autres pays du monde arabo-musulman.
Ni le tourisme sexuel entretenu en Asie.

Il n'y a que la condition de la femme palestinienne qui vaille mobilisation en ce lendemain de journée Internationale de la Femme.

Qu'il y ait quelque chose à redire sur le sujet, il n'y pas a pas de doute.
Comme il y aurait à discourir de la condition faite aux femmes palestiniennes dans la société palestinienne ou sous la férule du Hamas, à Gaza.

L'Onu, qui n'arrive pas à condamner le massacre de civils en Syrie, n'en finit plus de se discréditer.

Si la session traitera des femmes et du sida, des femmes et des désastres naturels ou de la mortalité chez les femmes – des sujets très généraux – elle se centrera sur la résolution condamnant "l'occupation israélien des territoires palestiniens, y compris Jérusalem-est, comme principal obstacle au développement de la condition de la femme palestinienne".

La commission regroupe les représentants de 45 pays, dont Israël.
Selon Ron Prosor, l'ambassadeur israélien à l'ONU, en privé, les représentants européens "attaquent la résolution", estimant qu'elle n'a pas "lieu d'être dans l'ordre du jour". Il estime cependant que les ambassadeurs européens voteront la résolution ou s'abstiendront – permettant ainsi à la résolution d'être votée "sous protection des pays européens".

Il sera intéressant, en cette période électorale, de s'intéresser à la posture française.

Shimon Peres : Be my Friend for Peace, LE CLIP

Shimon Peres, comme cela avait été annoncé, s'est rendu au siège de Facebook.
VOIR VIDÉO COLONNE DE DROITE

L'objectif de ce rendez vous très médiatique était le lancement d'une initiative appuyée sur le géant des réseaux sociaux, afin de construire des ponts entre des états incapables de se rapprocher, comme l'a expliqué le Président israélien.

Bien entendu Shimon Peres a rencontré Mark Zuckerberg, le fondateur et patron de Facebook qui a lancé, en compagnie de son hôte, une nouvelle page du Président israélien.

Cette page est particulièrement destinée à ouvrir un dialogue avec de jeunes internautes arabes qui vivent dans des pays qui n'ont aucune relation diplomatique avec Israël.

Selon les conseillers du Président, "Shimon Peres les appelle à lui parler, à lui poser des questions, à proposer des initiatives pour faire avancer la paix entre les peuples, pas seulement entre les gouvernements".

La visite du quartier général de Facebook prend place dans une "tournée" de quatre jours du président israélien, entièrement dédiée à la Silicon Valley.
Le lacement de la page s'est accompagné de celui d'un clip vidéo qui met en scène Shimon Peres dans la promotion de sa page Facebook sur le thème "Be my friend for peace'" – Sois mon ami pour la paix.

Le Président israélien a visité également jeudi, le siège de Google, où il a été reçu par le fondateur du groupe, Sergey Brin, qui a offert au Président israélien une revue des lieux où il a vécu grace à Google Earth.
A travers ces visites, le président israélien entend également promouvoir l'industrie de la Hi Tech israélienne.

VOIR VIDÉO COLONNE DE DROITE


Pour voir la page Facebook de Shimon Peres, cliquez


DEFENSE

Israël - Défense : la Kirya va quitter Tel Aviv

Le ministère de la Défense va transférer la Kirya, un batiment central de Tel Aviv qui abrite plusieurs services gouvernementaux - mais constitue surtout le Pentagone israélien-, à l'extérieur de la ville.

Il devrait se relocaliser dans le Néguev, en Galilée, et à Lod.
Selon le projet, le building militaire devrait être remplacé par des immeubles d'habitation, dont l'un serait l'un de plus hauts du pays avec 80 étages.

Le départ de la Kyria devrait faire vivre un nouveau projet : la renaissance du quartier des Templiers, en référence au nom originel du quartier, tiré d'un groupe d'habitations fondé par des protestants allemands qui s'y étaient établis en 1871, et se faisaient appeler les "Templiers".

L'occupation britannique avait mis à mal le quartier et la plupart des allemands qui l'habitaient avaient été expulsés vers l'Autriche à la fin de la seconde guerre mondiale.
Le projet devrait voir le jour dans les trois ans.

La Kirya, qui demeure le centre nerveux de l'armée israélienne, devrait se décentraliser vers des bases centrales des différentes régions du pays.
Les nouvelles habitations devraient être intégrées à un nouveau centre commercial dont sont friands les israéliens, le centre Sharona, au sud de la rue Kaplan, qui, comme ses "petits frères", devrait abriter boutiques, restaurants, et bureaux.

Le projet n'est probablement qu'une initiative architecturale : il viserait à mieux protéger la Kirya, et les centres nerveux de l'armée en les éloignant du centre de Tel Aviv où ils sont très apparents.

Israël - En cas d'attaque israélienne, la riposte iranienne serait mesurée

La dernière chose que l'Iran voudrait, est une guerre sur son front intérieur.

Telles sont les déclarations de responsables américains et israéliens publiées par le New York Times cette semaine.

Selon James E. Cartwright, général américain à la retraite, les fonctionnaires de Washington estiment que toute réponse iranienne à une éventuelle attaque israélienne contre son programme nucléaire, serait calculée et limitée.

Il a néanmoins averti que de telles prédictions ne peuvent être prises comme des certitudes, et que la réaction de Téhéran en temps de guerre ne pouvait être entièrement prévisible.

Mais "les Iraniens ont été très bons pour contrôler les escalades" a-t-il ajouté et même après une frappe militaire contre l'Iran et son programme nucléaire, ils sauraient agir avec prudence et éviter une guerre à grande échelle sur leur propre territoire, estime-t-il.

Un ancien fonctionnaire à Jérusalem a néanmoins déclaré au Times, que la réponse de Téhéran pourrait être comprise entre "1991, 2006 et Buenos Aires, multipliés par trois ou cinq", se référant à la guerre du Golfe, la seconde guerre du Liban et les attaques contre des cibles juives et israéliennes en Argentine.

Toutefois un officiel israélien chargé de la sécurité du pays a déclaré au Jerusalem Post qu'Israël est en mesure de se défendre contre les barrages de missiles longue portée iraniens.

En outre, Arieh Herzog avait également déclaré en quittant son poste de chef de l'agence Homa de défense antimissiles au ministère de la Défense, qu'il n'y a pas "de défense à cent pour cent" mais que le système de défense israélien est pleinement opérationnel et capable de fournir une défense adéquate contre les missiles balistiques iraniens Shahab et Sajil.
"Les Iraniens ont la capacité de lancer des tirs massifs. Mais nous sommes prêts et avons la capacité d'intercepter ces missiles s'ils sont lancés."


Immigration

Bas les masques, par Gil Taïeb

A leur demande, nous ouvrons nos colonnes , dans une mesure raisonnable, aux candidats qui se présenteront aux prochaines élections législatives, dans la 8 circonscription des Français de l'étranger, qui comprend, outre Israël, les électeurs de Chypre, Grèce, Italie, Malte, Saint-Marin, Saint-Siège, et Turquie.

La fete de Pourim nous conte l'histoire de l'une de nos princesses juives qui a réussi à détourner le mauvais sort qu'Amalek voulait faire tomber sur le peuple juif.
Chaque génération voit naître un nouveau tyran.
Nous savons qu'ils ont pris et peuvent prendre plusieurs visages.

A travers la reine Esther, nous fêtons aussi la "Femme" en ce 8 mars.
Une double occasion pour chacun d'entre nous d'exprimer notre profond respect pour les femmes.

Une occasion aussi de faire tomber les masques, ceux du mensonge, de la manipulation et de la compromission.
Certains internautes, souvent soutiens de P. Karsenty, n'ont eu de cesse de médire et d'outrager les femmes qui se présentent à notre élection du 3 juin prochain.

Ses supporters déversent régulièrement leur haine et leurs mensonges, m'associant au parti socialiste parce que ma femme est une élue apparentée PS, raccourci utilisé, aussi il est vrai, par Mme Hoffenberg !

Je voudrais simplement leur rappeler que les femmes sont libres, qu'elles ont le droit de vote depuis le 21 avril 1944 et sont donc libres de s'engager en politique. Et ce, sans avoir à demander une autorisation à leur mari !!! Cela vaut pour mon épouse. Peut-être que dans leur couple cela ne se passe pas ainsi ? Dans le mien oui !

En répétant inlassablement que mon épouse est apparentée PS et que cela m'obligerait, Valerie Hoffenberg et Philippe Karsenty montrent la faiblesse de leurs arguments contre moi. Je leur signale au passage que le Parti Socialiste a sa candidate, que les écologistes ont le leur et que depuis peu le parti radical de gauche a désigné le sien.

La gauche est donc déjà fortement représentée au cas où cela leur aurait échappé mais la réalité est qu'ils me craignent car mes positions sont claires et connues de tous les gens honnêtes :

Je suis un social démocrate, Humaniste et fier de l'être
Sioniste connu et reconnu.

Ma liberté d'action, de pensée et mon indépendance dérangent.
La droite me trouve trop à gauche et la gauche me reproche d'être un homme de droite.
Il faut donc être aveugle, de mauvaise foi et en panique pour refuser l'évidence:
je suis le seul candidat du centre

Daphna Poznanski et Valérie Hoffenberg ne pourront vous représenter librement car elles seront aux ordres.

Quant à Philippe Karsenty, hier encore ennemi de l'UMP et du président Sarkozy, il est aujourd'hui à la recherche de n'importe quel soutien qui pourrait le servir, profitant des guerres internes et des divisions au sein de la droite.

Il est d'ailleurs surprenant de voir Mr Karsenty faire le grand écart passant de la droite extrême, à la droite populaire et maintenant se présenter en sauveteur de la nation et en appeler aux forces du centre et de la droite pour faire barrage à la gauche !

Cet homme aux multiples visages ne vous sera pas fidèle.
Faisons tomber les masques !

Au mois de juin prochain, les électeurs devront choisir. Je les invite à ne pas se laisser berner par des attitudes misogynes, opportunistes et manipulatrices.
Je les invite à choisir la liberté, la sincérité, la vérité et l'action.

Site : http://gt2012.wordpress.com


Livres

Chronique d'une tragédie annoncée, par Jacques Giami

Critique attentif, Jean Pierre Allali livre son appréciation à la lecture de l'ouvrage.
Dans son nouveau livre, Jacques Giami reprend une technique narrative qu'il avait déjà utilisée avec bonheur dans sa précédente production : le déroulé chronologique des éphémérides.

Grâce à une utilisation judicieuse des journaux d'époque, des ouvrages des grands écrivains, des dépêches d'agence de presse, des déclarations des grands leaders politiques et des dirigeants d'organismes internationaux, c'est toute une tranche de la vie du monde qui est reconstituée alors que la planète plonge peu à peu dans l'horreur de l'émergence du nazisme

On notera qu'aux sources habituellement connues en France comme Le Petit Journal, L'Humanité, Le Temps, en Europe et en Amérique, l'auteur cite souvent la presse juive.

Ainsi, la Jewish Telegraphic Agency, l'Agence Télégraphique juive qui dès 1933, alerte l'opinion sur la montée du nazisme.
De même, l'Univers Israélite qui s'alarme tout en tentant de rassurer.
Plus intéressant encore, Jacques Giami a retrouvé le quotidien palestinien Haaretz qui, le 8 Février 1933 titre Jours noirs en Allemagne.

En Palestine encore, en Juin 1933, le consul de France à Jérusalem, sans illusion sur les manigances du Grand muphti et sur les sentiments de la population arabe, écrit à sa hiérarchie"…des notables arabes, même les plus européanisés m'ont dit très ouvertement qu'ils attendaient avec impatience le prochain conflit européen, car lui seul leur permettrait, pensent-ils, de jeter à la mer, Juifs de Palestine, Français de Syrie et Anglais de tous les pays arabes."
Régulièrement des flashes annoncent la naissance, ici ou là, d'individus dont on apprend qu'ils seront déportés et assassinés très jeunes, quelques années plus tard.

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On peut découvrir ou redécouvrir, au fil des mois, les prises de position et l'évolution des intellectuels et des hommes politiques français.
Ce véritable travail de fourmi commence le 30 Janvier 1933, date de l'accession d'Hitler au pouvoir en Allemagne et s'achève le 31 décembre 1939.
Des notes conséquentes sont proposées au bas de pratiquement toutes les pages ainsi qu'une bibliographie et un index.
Un outil remarquable pour les chercheurs comme pour le grand public.

Newsletter du CRIF 31 mars 2011

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IRAN - USA

Iran - Les Etats Unis travailleraient les plans d'une intervention militaire

Le Chef d'état-major de l'Air Force, Norton Schwartz, a déclaré que les Etats-Unis se préparent à une offensive militaire contre l'Iran, selon l'agence Bloomberg.

Quelques jours avant la rencontre entre le président américain, Barack Obama, et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, Schwartz a indiqué à des journalistes que des actions militaires étaient en préparation, au cas où un conflit éclaterait.

"Ce qu'on est capable de faire ? Vous ne voudriez pas y être", a répondu Schwartz aux journalistes qui l'interrogeaient, selon Bloomberg.

Des sources au sein du Pentagone expliquent qu'il s'agit, entre autres, de se préparer à ravitailler en vol les avions de combats israéliens et d'attaquer, au sol, le corps des Gardiens de la révolution qui constituent le "fer de lance' des troupes iraniennes.

L'offensive pourrait également viser des bâtiments officiels stratégiques, tels que le ministère iranien du Renseignement et de la sécurité et des bases militaires iraniennes.

Dans le même temps, le Washington Post rapporte que les militaires américains sont de plus en plus confiants dans la capacité de leurs bombes bunker buster à détruire l'usine d'enrichissement de l'uranium de Fordo, pourtant profondément enfouie sous terre.


SYRIE

Syrie - La Turquie opposée à toute intervention étrangère mais... se prépare à y aller

Selon le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, le gouvernement pourrait décider d'intervenir en Turquie, alors que ce pays s'est toujours opposé à toute action militaire étrangère chez son voisin syrien.

Mais la Turquie s'arroge souvent des droits spécifiques.
Le gouvernement turc s'apprêterait à demander au Parlement l'autorisation d'intervenir militairement s'il le juge utile, une autorisation de pure forme puisque le parti de la Justice du Premier ministre Erdogan est majoritaire au parlement.

Il s'agit, selon Ahmet Davutoglu, " de déployer des forces en Syrie si la violence se poursuivait dans ce pays et menaçait la sécurité turque".
C'est la première fois que la Turquie menace d'employer la force à travers un déploiement militaire, alors qu'elle maintient son opposition de principe à toute intervention étrangère.

Une déclaration turque qui cache en fait les informations obtenues par les services de renseignements turcs, selon lesquelles les membres du Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK, organisation classée comme terroriste, profiteraient des évènements pour s'infiltrer depuis la Syrie en Turquie.

L'avertissement n'est pas voilé : " Nous n'accepterons pas que la Syrie utilise le terrorisme kurde contre nous".
Dans les années 90, les deux pays s'étaient déjà retrouvés au bord d'un conflit, alors que la Syrie abritait un leader kurde, Abdullah Ocalan, aujourd'hui emprisonné.

Mercredi, le gouvernement turc a,-premier pas franchi – officiellement demandé la création d'une zone de sécurité sur le territoire syrien même, officiellement dans le souci de protéger les réfugiés qui fuient les villes bombardées par les troupes fidèles à Bashar Al-Assad – alors que la Turquie était jusqu'à aujourd'hui farouchement opposée à la création de telles zones.

Mais elle reste réfractaire à l'idée d'armer l'opposition syrienne, ou à une intervention qui serait menée par des pays "non arabes".
Une intervention turque ouvrirait, de facto, la voie à une possible intervention occidentale.

L'envoyé spécial de l'ONU, Kofi Annan, comme l'Egypte, sont opposés aux livraisons d'armes à l'opposition syrienne, officiellement pour ne pas augmenter le risque de guerre civile.
Qatar, Arabie saoudite, ou Koweït y sont, eux, favorables.


ONU

Unesco - Main basse sur les sites chrétiens et juifs

Les Palestiniens ont demandé au Comité du patrimoine mondial d'enregistrer la Basilique de la Nativité de Bethléem en tant que site palestinien, rapporte le Jerusalem Post.

Devenu membre à part entière de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) en octobre dernier, les palestiniens peuvent adhérer à tous les organes qui le composent.
Et donc au Comité du patrimoine mondial, qui décide des sites à inscrire sur la liste du patrimoine mondial.

L'Autorité palestinienne (AP) souhaite enregistrer une vingtaine de sites localisés du côté palestinien de la ligne verte, parmi lesquels la vieille ville de Naplouse et le site de Qumrân, où furent trouvés les manuscrits de la mer Morte.

L'échéance de soumissions des sites pour cette année étant déjà passée, l'AP a requis une exception d'urgence.
Elle attend la réponse.
Omar Awadallah, à la tête du département du ministère des Affaires étrangères palestinien consacré à l'Organisation des Nations unies (ONU), explique que la préparation de cette liste pour le Comité a commencé quatre ans plus tôt, dans l'espoir d'une avancée significative des négociations de paix avec les Israéliens.

Puisque les discussions sont aujourd'hui au point mort, l'Autorité palestinienne estime justifiée de soumettre la liste directement à l'UNESCO.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Yigal Palmor, voit dans cette liste une tentative de prise de possession palestinienne des sites chrétiens et juifs.
C'est pourquoi, explique-t-il, ont choisi le site chrétien de la Basilique de la Nativité plutôt qu'un site non religieux, voire musulman.

"Pris dans leur course folle pour déposséder les Juifs de leur histoire, comme cela s'est vu lors de la conférence sur Jérusalem organisée récemment à Doha, les Palestiniens provoquent maintenant des dégâts collatéraux considérables en revendiquant des sites chrétiens", déplore-t-il.

Awadallah rétorque que l'histoire chrétienne tient une place importante dans l'histoire de la Palestine.
"Je pense que les chrétiens du monde entier veulent que la basilique soit inscrite sur la liste du patrimoine mondial", a-t-il ajouté.


MONDE JUIF

Belgique - Maurice Sosnowski élu Président du Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique

Maurice Sosnowski, Président sortant du Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique - CCOJB -, a été réélu à la tête de cette institution représentative de la communauté juive de Belgique.

Ne pouvant se représenter plus de deux fois, il s'agira donc de son dernier mandat à cette fonction.

Sa réélection a été emportée par 83% des voix des organisations juives membres de CCOJB; il était le seul candidat.
L'élection du comité directeur aura lieu le 15 mars.

Maurice Sosnowski est âgé de 58 ans, et exerce les fonctions de chef du service d'anesthésie- réanimation aux hôpitaux Saint-Pierre et Bordet de Bruxelles.
Le CCOJB représente essentiellement des organisations Bruxelloises puisque la forte communauté d'Anvers ( environ 20 000 juifs), dispose de ses propres instances représentatives.


HISTOIRE

Le Lawrence d'Arabie nazi

Le service de renseignement britannique, le MI5, responsable de la sécurité intérieure du royaume et du contre-espionnage, a déclassifié cette semaine des informations sur un espion surnommé le Laurence d'Arabie allemand.

L'histoire de Franz Wimmer-Lamquet varie selon que l'on se fie aux renseignements du MI5 ou à ses propres mémoires.
Il semble néanmoins qu'il intégra dès 1934, à l'âge de 15 ans, l'armée du Troisième Reich.

Plus tard, en 1941, il aurait participé à l'organisation du coup d'état en Irak de 1941, connu sous le nom de coup d'état de Rashid Ali al-Gaylani (alors Premier ministre, al-Gaylani a tenté de mettre son pays sous l'influence de l'Allemagne nazie).

Fort de cette expérience, Wimmer-Lamquet a proposé à ses supérieurs de mettre sur pied une unité d'élite de combattants arabes destinée à se déployer dans le nord de l'Afrique.

Les sources ne s'accordent pas sur le rôle qu'il a alors véritablement joué: selon le MI5, il a collecté des informations sur la future arrivée des Américains et des Anglais, tandis que selon ses mémoires, il a, avec ses hommes, amené la population locale à haïr les Alliés en pratiquant meurtres et viols, habillés de leurs uniformes.

Il aurait introduit 3000 combattants arabes en Afrique du Nord, ce qui lui valut son surnom.
A la fin de la guerre, il fut capturé par les Russes, et emprisonné dans un camp d'internement jusqu'à sa libération en 1955.

Depuis, il semble qu'il se soit attelé à créer sa propre légende. Il a notamment raconté qu'Adolf Hitler lui-même lui a ordonné d'épouser la fille du Sultan de Mauritanie afin de mieux s'immiscer dans le monde arabe.

Un rapport du MI5 datant de 1956 indique qu'Israël et plusieurs pays arabes ont proposé à Wimmer-Lamquet de travailler pour eux. Mais c'est Wimmer-Lamquet lui-même qui est à l'origine de cette information, qu'il livra au cours d'un entretien avec un journaliste. Il n'a évidemment pas accepté de travailler pour les Juifs, avait-il alors précisé, car il restait loyal à Hitler.


SOCIETE

Israël - Des investissements insuffisants dans le secteur arabe pour faciliter l'intégration

Une étude portant sur les investissements du gouvernement israélien dans le secteur arabe de la société indique qu'ils sont en hausse, mais sont encore insuffisants pour combler le fossé qui existe entre Juifs et arabes en Israël, rapporte Haaretz.

Dirigée par l'économiste Kareen Abu Ria du centre Mossawa, l'étude fut présentée lors d'une conférence organisée par le député Taleb el-Sana, du parti Ram Tal, à laquelle ont assisté des députés et des ministres israéliens.

Après analyse du budget de l'Etat, elle montre que les fonds alloués au développement ont augmenté de 6,25% cette année, alors que l'augmentation n'était que de 5% en 2011.

Cette hausse est le résultat de la décision du gouvernement d'allouer 4 milliards de shekels aux communautés arabes sur 4 ans, dont 680 millions seront affectés aux communautés druzes et 360 millions aux communautés bédouines. Malgré ce projet, l'étude indique que 30 communautés arabes, dans une situation économique particulièrement difficile, ne sont pas concernées par les programmes d'aide.

En étudiant les budgets des différents ministères et en les comparant avec les zones d'habitation, les chercheurs ont fait ressortir ceux qui discriminent le plus la population arabe: il s'agit du ministère du Tourisme, de celui de l'Agriculture et de celui du Développement du Néguev et de la Galilée.

Israël - Société : le fast food ou l'école

Une jeune fille de Dimona a été renvoyée de son lycée pour avoir travaillé dans un fast food avec des employés masculins.

Le lycée Shalhevet HaDarom estime que la décision d'Efrat, âgée de 18 ans, de travailler dans un environnement mixte est contraire aux règles de l'établissement.

En conséquence, elle a passé les trois derniers mois chez elle.
Ses parents ne sont pas non plus épargnés par le lycée.
Il les accuse de ne pas s'être engagés à respecter le "code de pudeur" en vigueur.

"En décembre, ils ont appris qu'elle avait travaillé et lui ont dit de rentrer chez elle", raconte la mère de la jeune fille, qui se décrit comme quelqu'un qui se rapproche de la religion.

"Cela fait maintenant trois mois qu'elle est à la maison, déprimée. Je ne crois pas que ce soit un problème de travailler dans un endroit mixte: nous vivons tous les jours dans la mixité".

Pour le dirigeant du lycée, rav Yaakov Hemed, l'infraction au règlement justifie le renvoi d'Efrat.
"L'école a un règlement que la mère et la fille ont signé.
Nous sommes engagés vis-à-vis de tous les autres parents.
Quand une fille fait quelque chose qui est en contradiction avec le règlement, nous lui parlons, et si besoin, nous la suspendons un ou deux jours, voire plus", explique-t-il.

D'après Efrat et sa mère, l'école a accepté de la reprendre à condition qu'elle s'engage à suivre un séminaire religieux pour filles après l'obtention de son diplôme, ce qui l'empêcherait d'effectuer son service militaire. Faux, selon Hemed. "Je n'ai jamais rien entendu de tel.
Les filles font ce qu'elles veulent après leur diplôme, même si nous les guidons vers les séminaires et nous ne les encourageons pas à faire leur service national", répond-il.

La municipalité de Dimona est intervenue pour qu'Efrat puisse retourner au lycée. Mais sa mère, scandalisée par la conduite de ses dirigeants, ne veut pas qu'elle réintègre l'établissement.

"Je ne compte plus la renvoyer à l'école", dit-elle. "Quel crime a-t-elle commis, pour l'amour du ciel? Je veux me battre pour qu'ils ne fassent pas la même chose à d'autres filles".


DANS LA PRESSE

Hollande va prolonger le chemin de Mitterrand au Proche-Orient

Jérémy Sebbane et Benjamin Djiane, tous deux membres du PS, appellent le candidat socialiste à prolonger la politique amorcée en 1982 par Francois Mitterrand envers Israël et le Proche-Orient dans son ensemble.

Il y a 30 ans, le 4 mars 1982, François Mitterrand, premier président français à se rendre en Israël, prononçait son célèbre discours de la Knesset.

Mettant fin à une vingtaine d'années d'incompréhensions entre la France et l'Etat hébreu, il rappela, à cette occasion, l'attachement historique du peuple français à l'existence et à la sécurité d'Israël, opérant ainsi une rupture avec la politique systématiquement pro-arabe de ses prédécesseurs qui fit écrire en 1967 à Pierre Mendès France que les "vrais amis d'Israël sont les hommes de gauche".

De ce discours, beaucoup ont retenu le symbole et trop peu le contenu.

Or, il faut le relire pour en percevoir l'esprit visionnaire. Ce texte contient, en effet, tous les ferments des accords d'Oslo à venir (1993).
Depuis cette intervention et particulièrement depuis ces dix dernières années, l'amitié de la gauche pour Israël célébrée par l'ancien président de la République s'est, de toute évidence, teintée de méfiance, voire d'hostilité.

Qu'y a-t-il de commun entre un François Mitterrand tenant à saluer la vitalité de la démocratie israélienne et un Jean Glavany l'assimilant à un régime d'apartheid?

Qui a-t-il de commun entre François Mitterrand et les Jean Glavany, Stéphane Hessel et Pascal Boniface?

Qu'y a-t-il de commun entre un François Mitterrand venant dire au parlement israélien son refus de voir l'Etat hébreu stigmatisé et un Stéphane Hessel exprimant son soutien à la démarche illégale et immorale de boycott des produits israéliens initiée par un mouvement proche du Hamas?

Qu'y a-t-il de commun entre un François Mitterrand exprimant son admiration pour les réalisations d'Israël depuis sa création et un Pascal Boniface rédigeant une note restée tristement célèbre appelant le Parti socialiste à abandonner son amitié pour l'Etat hébreu afin de gagner des voix?

Qu'y a-t-il de commun, enfin, entre un François Mitterrand rappelant conjointement le droit des Palestiniens à un Etat souverain et le droit d'Israël à ne pas voir son existence niée et les rassemblements dits "pro-palestiniens", auxquels participent des organisations de gauche et qui se terminent trop souvent en démonstration d'hostilité à Israël et pire aux Juifs?

La gauche ne peut plus continuer de cautionner les dérapages de certains de ses membres.

Parce qu'elle a compté parmi ses représentants les plus illustres, outre François Mitterrand, Léon Blum qui est intervenu pour que la France reconnaisse Israël, Edouard Depreux qui a aidé les passagers de l'Exodus à embarquer pour la Palestine ou encore Guy Mollet et Pierre Mendès France qui n'ont cessé, tout au long de leur carrière politique, de défendre Israël contre les régimes voisins ne reconnaissant pas son existence, la gauche ne peut plus continuer de cautionner les dérapages de certains de ses membres qui, par leur outrance, montrent qu'ils sont davantage mus par la détestation d'un camp que par un désir sincère de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Sarkozy copie Mitterrand

Le débat de 2012 doit permettre d'opérer une clarification. En se regroupant largement derrière François Hollande dont le logiciel idéologique, s'inscrivant dans l'héritage de François Mitterrand, n'est pas encombré par les paresses intellectuelles et les discours partisans que l'on a trop entendus à gauche ces dernières années concernant le conflit israélo-palestinien, les socialistes ont montré qu'ils y étaient prêts.

En 1982, François Mitterrand a tracé un chemin d'espérance pour le Proche-Orient
Relire le discours de François Mitterrand à la Knesset de 1982 c'est aussi relativiser la portée de celui de Nicolas Sarkozy de 2008. Fidèle à sa méthode de réappropriation des grandes consciences politiques, Nicolas Sarkozy n'a dit, en effet, dans son discours rien de plus, ni rien de mieux, que François Mitterrand vingt six ans auparavant.

A cet égard, la posture "courageuse" de "l'ami disant la vérité" que Nicolas Sarkozy a tenté, une nouvelle fois, d'adopter lors du récent dîner du Crif n'est qu'une pâle copie des propos de François Mitterrand. Cette posture n'est qu'une imposture sachant que Nicolas Sarkozy restera aussi et surtout celui qui aura déroulé le tapis rouge à Muhammar Kadhafi ou Bachar El-Assad.

En rappelant, en mars 1982, que la France était plus que tout attachée à la paix entre Israéliens et Palestiniens mais que celle-ci ne pourrait jamais avoir lieu sans la reconnaissance d'Israël et l'arrêt du terrorisme, François Mitterrand a tracé un chemin d'espérance pour le Proche-Orient. Trente ans après, les déclarations fermes de François Hollande contre les régimes syrien et iranien font espérer que ce chemin, bientôt, se prolonge.

Jérémy Sebbane est membre du PS et auteur de Pierre Mendès France et la question du Proche- Orient(L'Harmattan, 2009).
Benjamin Djiane est membre du PS et vice-président de Socialisme et judaïsme.
L'Express.fr, 6.03.2012


AGRICULTURE

Israël - Les agriculteurs palestiniens veulent s"inviter sur les tables israéliennes

Les agriculteurs de Cisjordanie se plaignent de ne pas pénétrer le marché israélien en raison de la réticence des Israéliens à acheter des produits de cette provenance.

Selon un responsable de l'agriculture israélienne, le problème existe, mais le pays fait tout son possible pour proposer ces marchandises en Israël.

L'agriculture est actuellement un pilier de l'économie dans les territoires palestiniens.
Elle se consacre aux grandes cultures, légumes et fruits, et représente environ 9% du produit intérieur brut de la région.

Bien qu'ils exportent leurs produits aux Etats-Unis, en Europe et dans les pays arabes, les agriculteurs palestiniens veulent aussi accéder au marché israélien.

Parce qu'Israël reste le plus gros marché des territoires disputés.
Les Israéliens auraient acheté pour 300 millions de dollars de produits venant de Cisjordanie (officiellement seulement une centaine de millions de dollars) mais reconditionnés et vendus sous des marques israéliennes. Car les marques fabriquées sur place pénètrent difficilement les supermarchés en Israël.

Néanmoins des changements surviennent chaque jour dans le domaine.
Rami Levi, patron d'une des plus importantes chaines de détail en Israëls'est ouvert à ce marché.
"Je suis prêt à mettre n'importe quel produit dans mes supermarchés qui répondent à nos normes et dispose d'un certificat de cacherout".

Des rencontres sont prévues avec les agriculteurs et les commerçants de Cisjordanie. Mohammad Amro directeur financier des produits naturels Thimar, témoigne aussi de cette évolution : "Au début, il y avait de la méfiance, mais nous avons maintenant de bonnes relations avec des entreprises israéliennes qui nous soutiennent et apportent un soutien à la commercialisation de nos produits".

Cependant de nombreux produits de Cisjordanie sont bloqués parce qu'ils ne répondent pas aux normes de santé israéliennes, ou ne disposent pas d'une certification de cacherout.

Les commerçants de la région disposent toutefois de quelques atouts : un avantage concurrentiel sur les prix de production et une demande parfois plus forte que l'offre en Israël. Ce qui laisse de la place à leurs produits.

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