Numéro 1079 - 24.02.2012 - 1 AdarI 5772       Imprimer

A LA UNE

Israël - Des requins dans les filets

Deux pêcheurs de Saint Jean d'Acre n'en ont pas cru leurs yeux en remontant leur filet : ils ont eu la surprise de ramener un requin bleu de plus de trois mètres

Incapables de dégager ce gros poisson.... d'une demi-tonne, ils ont regagné la marina du port.

Leur prise est vite devenue l'attraction du jour et Refat Akar, l'écrivain-photographe du site sonara.net a publié jeudi de nombreuses photos de passants posant avec le requin.

Ayal Miller, de l'Autorité des parcs et de ma nature, qui a récupéré l'animal, précise "qu'il y beaucoup de requins comme ceux-ci, mais les gens ne les attrapent pas".

Israël est " au milieu de la saison des requins", ce qui explique un nombre inusuel de ces espèces le long des côtes, en particulier vers Hadera et Ashkelon, où les centrales électriques sont proches de la mer (les poissons, la nourriture des requins, se concentrent dans les zones ou l'eau est plus chaude).

Selon Omri Gal, un porte parole de l'autorité des parcs, Israël surveille les côtes de la région pour prévenir la pêche de ces espèces protégées, qui finissent souvent sur les étals des marchés de Gaza.
Selon un rapport de 2007, il existerait 70 espèces de requins en méditerranée, dont 30 sont menacées et 12 en voie de disparition.

Évitez les israéliens

Le Foreign Office - ministère britannique - des Affaires étrangères) conseille à ses diplomates d'éviter leurs collègues israéliens.

Il est recommandé en particulier aux diplomates anglais d'éviter de se déplacer dans les mêmes véhicules que les israéliens, ou d'apparaître en public avec eux.

L'avertissement, pour le moins étonnant, intervient après plusieurs attentats – ou tentatives – contre des diplomates israéliens et est censé éviter aux représentants britanniques d'être trop proches de diplomates qui pourraient être visés par des attaques.

Les israéliens ne sont pas pour autant offusqués: " dans ces circonstances, chaque pays fait ce qui lui semble possible pour prendre les meilleures précautions", a commenté Rafi Barak, le Directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères.

ONU - Le Conseil de sécurité condamne les attentats contre les diplomates israéliens

Le Conseil de Sécurité de l'ONU a condamné les attaques terroristes contre des diplomates israéliens à New Delhi et Tbilissi.

Le Conseil a réaffirmé que "le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations constitue une des plus importantes menaces sur la paix et la sécurité", rappelant que "tout acte terroriste est criminel et injustifiable, quelles que soient les motivations et l'identité de ceux qui le commettent".

La semaine dernière, Ron Prosor, l'ambassadeur israélien à l'ONU, avait attaqué avec virulence le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, comme le Conseil de sécurité, pour leur absence des réactions aux attentats.

Ron Prosor s'est dit "fier et satisfait d'avoir pu obtenir cette condamnation, après sept ans de silence de l'ONU sur les attaques terroristes subies par Israël".

La condamnation de l'ONU appelle également " à traduire les organisateurs, comme les auteurs de ces actes devant la justice", demandant à tous les états de coopérer avec les autorités qui seraient chargées de conduire des poursuites".

Cette condamnation n'a pu être acquise qu'avec l'approbation des 15 membres du Conseil de sécurité –dont le Maroc et le Pakistan.
Pour Ron Prosor, la déclaration du conseil a été entendue "partout dans le monde, jusqu'à l'hôpital où est soignée Tal Koren blessée dans l'attentant de New Delhi, et dans toutes les ambassades israélienne menacées par le terrorisme iranien".


TEL AVIV

Israël - Tel Aviv : la guerre des bus le chabbat profiterait aux plus démunis selon la mairie

Selon le maire adjoint de Tel Aviv, Asaf Zamir, l'absence de bus circulant le chabbat pénalise les plus pauvres.

Selon lui, les familles disposant de voiture sont peu concernées par l'absence de bus circulant le samedi alors que les plus pauvres sont confinées chez elles, faute de moyen de transport.

Pour Zamir, cette décision devrait aussi permettre à tel Aviv d' "entrer dans la modernité" puisque d'après lui, "Israël est le seul pays occidental qui n'a pas de transport public sept jours sur sept".

D'après lui, la circulation des bus limitera l'utilisation des voitures privées, donc la pollution.
Près de la moitié des habitants de Tel Aviv (40%) ne disposeraient pas de voiture particulière.

Tamar Zandberg, une conseillère municipale Meretz a estimé qu'il "était temps de rompre le statu quo existant" sur la question des transports publics le samedi.


DEFENSE

Israël - Défense : prochaines manoeuvres aériennes avec la Pologne

Les forces aériennes polonaises et israéliennes devraient conduire des manœuvres communes dans le désert de Néguev au cours du mois de mars prochain.

Les pilotes polonais profiteront d'entrainement sur des simulateurs de combats aérien.

Cette manœuvre commune marque un bond en avant de la coopération entre les deux pays : c’est la première fois que les forces armées polonaises sont invitées en Israël pour ce genre d’exercice.

En 2003, les autorités militaires polonaises avaient invité les représentants de l’armée israélienne lors du 85ième anniversaire de la création de l’aviation militaire polonaise.
Cette invitation comprenait un survol du camp d'Auschwitz par 4 avions de chasse, deux appareils polonais et deux israéliens.


SECURITE

Israël-Sécurité : l'armée va rouvrir la route sud d'Eilat

L'armée israélienne devrait, dès ce dimanche, ouvrir la partie sud de la route d'Eilat qui court le long de la frontière égyptienne, pour la première fois depuis l'attentat qui a coûté la vie à huit israéliens.

Autour du site de l'attentat, l'armée a élevé des barrières de plus de cinq mètres de haut, et creusé des tranchées le long de la route 12 pour prévenir toute infiltration.

Plusieurs dizaines de postes d'observation équipés de caméras de sécurité et systèmes de déctection ont été disposés le long de la route.
Ces postes permettent d'observer en profondeur l'activité dans la péninsule du Sinaï.

Selon le commandant de la brigade Edom, Nadav Padan, l'armée a transformé "une ancienne barrière de sécurité en obstacle massif".
En dépit de ces mesures, la situation sécuritaire à la frontière égyptienne reste préoccupante : la semaine dernière, une patrouille de l'armée y a découvert de puissants explosifs.

Selon Padan, le Hamas tire avantage du désordre qui règne dans le Sinaï pour y disséminer des cellules terroristes qui cherchent à mener des attaques contre Israël.
Israël a investi 350 millions de dollars dans la construction de la barrière de défense avec l'Egypte.


JERUSALEM

Israël - Jérusalem : un demi milliard de shekels pour les aménagements de Jérusalem est.

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat et le ministre des transports Yisrael Katz ont annoncé un investissement d'un demi milliard de shekels dans les quartiers arabes de Jérusalem est.

Le plan prévoit en particulier l'amélioration des voies de circulation, à travers la réfection de vieilles routes, et surtout la création de 32 nouveaux axes.

"Il s'agit d'un message à tous les habitants de Jérusalem, et en particulier à tous ceux de Jérusalem-est : nous faisons tout ce qui est possible pour renforcer le caractère de Jérusalem comme capitale unifiée, et nous sommes concernés par les problèmes de tous les résidents", a déclaré Katz.

Le maire de Jérusalem a admis une décennie de négligences qui ont conduit à de grandes différences entre les parties est et ouest de la ville en matière d'aménagement et de développement.

Il a également annoncé la création de 200 classes dans les écoles du quartier pour améliorer la scolarisation –l'association pour les droits civiques estime à un millier le déficit en salles de classe.

Selon Nir Barkat, "il y a un lien direct entre le développement des infrastructures et celui de la ville, comme entre le développement et la décrue de la pauvreté et de la délinquance".

Le plan ne prévoit rien pour les routes au-delà de la barrière de Défense, situés dans les territoires disputés, mais rattachés à la municipalité de Jérusalem; ces quartiers, qui accueillent environ 60 000 habitants arabes, disposent d'infrastructures parmi les pires du pays.


TERRORISME

Egypte - L'ambassadeur d'Israël demande le renforcement de sa protection

L'ambassadeur d'Israël en Egypte, Yaakov Amitai, a demandé aux autorités égyptiennes de renforcer leur dispositif de sécurité autour des représentants israéliens à la lumière des derniers attentats contre des représentations diplomatiques israéliennes.

Cette demande a été faite alors que l'ambassadeur revenait dans le pays, après l'avoir quitté pendant une semaine (c'est la huitième fois qu'Amitai qui l'Egypte).

L'ambassadeur a notamment demandé la sécurité du dispositif qui venait le chercher à l'aéroport pour le ramener à l'ambassade.

Terrorisme - Le Hezbollah investit l'Afrique de l'ouest

L'ambassadeur d'Israël à l'ONU, Ron Prosor, a mis en garde le Conseil de Sécurité.

Selon lui, le Hezbollah, empêtré dans les soubresauts géopolitiques du Proche Orient, développe une base qui est en train de prendre de l'ampleur en Afrique occidentale.

Par cette région transitent en particulier tous les trafics : armes, drogue, blanchiment d'argent, dont on sait que le Hezbollah tire désormais une bonne partie de ses revenus.

D'autre part, éloigné du "champ de batailles" moyen-oriental – et donc partiellement à l'abri de représailles israéliennes -, l'organisation chiite entend faire de la région une nouvelle tête de pont de ses actions terroristes.

"Israël est particulièrement préoccupé par l'utilisation de cette région par le Hezbollah en tant que base de ses activités terroristes. Le monde ne peut pas rester les bras croisés, cela met en péril non seulement l'Afrique, mais également des vies innocentes à travers le monde, comme ça a été le cas à New Delhi, Tbilissi et Bangkok", a ajouté Prosor.

Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, avait déjà fait part de son inquiétude sur les relations de plus en plus fortes entre le Hezbollah et les organisations criminelles africaines.
Si ces relations menacent la région, Ban Ki-Moon estime que ces menaces pourraient concerner à terme au continent américain et à l'Europe.


AUTORITE PALESTINIENNE

Le Hamas va exiger les postes clés du futur gouvernement d'union nationale palestinien

Alors que Mahmoud Abbas travaille au gouvernement d'unité nationale palestinien avec la suite de l'accord de réconciliation entre le Hamas et l'Autorité palestinienne, il semble que les marchandages entre les factions tournent à l'avantage du Hamas, selon le quotidien égyptien Al-Ahram.

L'urgence pour Abbas est de faire taire les dissenssions et les oppositions nées à la suite de l'accord de Doha entre lui, et Khaled Meshaal, le chef du Bureau politique du Hamas.

Cet accord est en effet contesté par la direction du Hamas à Gaza, qui critique en particulier le cumul des fonctions de Président et Premier ministre par Mahmoud Abbas, tel que prévu dans l'accord.
Mais la même critique est formulée de façon virulente par le Fatah, le parti du Président.

Difficile pour Abbas de réunifier Cisjordanie et Gaza, alors que le gouvernement de Gaza est opposé à la démarche.
Il semble que le Hamas ait trouvé le moyen de monnayer la mise en sourdine de ses critiques.

Pour accepter les nouvelles fonctions d'Abbas, il exigerait, selon Al-Ahram, les postes clés du nouveau gouvernement.
Ce serait ainsi les postes de Vice premier ministre, de l'intérieur, de la justice et des finances qui seraient revendiqués par les islamistes.
Abbas se prépare à refuser ces revendications, et suggèreraient que ces ministères soit confiés à "des personnalités acceptées internationalement".

Abbas ne doute en effet pas des probables réactions des Etats-Unis et de l'Union européenne, ses les ministères importants étaient phagocytés par des membres du Hamas, organisation toujours classée terroriste par les USA et l'Europe.

Il a par ailleurs entamé mercredi une visite au Caire de plusieurs jours, qui devrait lui permettre de rencontrer à nouveau Khaled Meshaal, mais aussi les dirigeants de l'ensemble des factions palestiniennes sur la question de la formation du gouvernement d'unité nationale, et la mise en œuvre des accords de Doha.

A la veille de cette visite, les dirigeants gazaouis du Hamas, Ismail Hanyeh, premier ministre, en tête, avaient annoncé la fin des divergences internes sur l'accord de Gaza.


BANDE DE GAZA

Gaza - L'Égypte va fournir l’énergie

L'Egypte et le Hamas ont finalisé jeudi un accord qui devrait permettre de résoudre les problèmes d'énergie de la bande de Gaza.

Selon l'agence de presse palestinienne Ma'an, à terme, les réseaux électriques égyptiens et gazaouis devraient être interconnectés, permettant d'alimenter le bande de Gaza de manière permanente.

Ismail Hanyeh, Premier ministre du Hamas aurait signé un accord dans ce sens avec l'Egypte et la banque islamique de développement.
Ce plan doit être mis en œuvre en trois étapes, le premier permettant aux compagnies égyptiennes de pomper le pétrole de Gaza.

La Banque islamique de développement financera l'augmentation de capacité de la seule centrale électrique de Gaza; dans un troisième temps, les réseaux électriques seront connectés.

L'Egypte va laisser plus de pétrole à disposition de Gaza-les compagnies pétrolières réduiront donc les quantités pompées et exportées vers l'Egypte – et, dans le même temps, augmenter la quantité d'électricité fournie (actuellement 17 mégawatts sont fournis gratuitement par le Caire, la fourniture passera à 22 Mégawatts).
Gaza dépend totalement des fournitures d'énergie par l'Egypte, depuis qu'il a mis fin aux importations de pétrole en provenance d'Israël
l'année dernière.

Les coupures de l'approvisionnement égyptien ont entrainé un "blackout", obligeant la population à se contenter de six heures d'électricité et de chauffage par jour , durant la période la plus froide de l'année.

Le Hamas a été durement critiqué : il a toujours privilégie le pétrole importé d'Egypte - parfois en contrebande - qu'il taxe lourdement, plutôt que de chercher des sources alternatives d'énergie par des canaux légaux –mais qui ne lui rapporteraient rien.


HEZBOLLAH

Syrie - Une actrice syrienne contre Hassan Nasrallah

En pleine guerre civile en Syrie, la célèbre actrice syrienne Mai Skaf, 43 ans, part en guerre contre le Hezbollah et son chef Hassan Nasrallah.

Sur son mur Facebook, l'actrice a reproché au Hezbollah son soutien à Bachar el Assad et demande au groupe de lui rembourser l'argent qu'elle lui a versé pour ses "frères libanais pendant la guerre avec Israël".

Mai Skaf affirme qu'elle avait acheté des "téléviseurs et des antennes paraboliques [pour les Libanais] pour qu'ils puissent suivre ce qui se passait dans leur pays, et acheter des chaussures et des pyjamas pour leurs enfants". A présent, elle dit regretter d'avoir donné de l'argent au Hezbollah et exige qu'il retire ses hommes de main de Syrie ou "lui rende son argent".

Dans une vidéo en ligne sur le site al-Haqeeqa, affilié au groupe terroriste, un représentant du Hezbollah lui a répondu que Nasrallah a demandé à ses collaborateurs de communiquer avec les représentants de l'actrice afin d'obtenir des détails sur ses dons et leur utilisation.
"Le Hezbollah rendra le montant exact et les fournitures à l'actrice" a-t-il déclaré.

Via Internet, le règlement de compte se poursuit; l'homme du Hezbollah ajoute avoir honte des déclarations de l'actrice et qu'il "ne permettra à personne de se moquer des enfants du sud du Liban - qui ont vaincu Israël - et de les présenter comme des gens qui mendient pour un réfrigérateur, des chaussures et des vêtements. Nous remercions l'artiste pour sa contribution, bien que certains des fonds provenaient du ministère syrien de l'Information, et non pas de sa poche" commente-t-il.


IRAN

Iran - Mon mari voulait la destruction d'Israël

L'Iran continue d'utiliser la mort d'un des scientifiques de sa filière nucléaire dans sa propagande contre Israël.

La femme de Mostafa Ahmadi Roshan, qui fut directeur adjoint du site nucléaire de Natanz –un site enterré dans le sol – a déclaré à l'agence de presse iranienne Fars, que le "but ultime de son mari était la destruction d'Israël".

Fatemeh Bolouri Kashani a déclaré avoir compris que son mari "voulait la destruction d'Israël et souhaitait combattre le sionisme en soutenant la lutte de la nation palestinienne oppressée".

Kashani dit ignorer "le rôle important que jouait son mari" ajoutant qu'il se déplaçait librement, sans garde du corps; elle savait par contre que son mari "deviendrait un martyr sans savoir que cela arriverait aussi tôt".

Jeudi, le "guide suprême" de la révolution iranienne, l'Ayatollah Ali Khamenei a réuni les principaux scientifiques de la filière nucléaire pour évoquer avec eux la question des menaces d'élimination qui pèsent sur les plus importants d'entre eux.

Les journalistes qui couvraient la réunion n'ont été autorisés qu'à photographier les participants à la réunion de dos.


EUROPE

Europe : un terroriste au parlement suisse

Le Palais national, qui abrite le parlement suisse a accueilli un des porte-paroles du Hamas, Mushir al-Masri, provoquant de vives critiques du chargé d'affaires israélien à Berne.

Masri était l'invité de l'Union interparlementaire, une organise qui fédère l'ensemble des parlements du monde, dont le siège est à Genève, et a en particulier mis en avant un député pro-Hamas, membre du Parti Vert, Geri Müller – qui vise la présidence de son parti.

Interrogé par le Jerusalem post, George Farago, porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères a estimé que la Confédération Helvétique, qui n'est pas membre de l'Union européenne, ne dispose pas de liste d'organisations classées comme terroristes, et n'est donc tenue par aucune mesure contraignante.

Il estime par ailleurs qu'hébergeant l'Union interparlementaire, la suisse ne peut que laisser entrer ses "invités".


MONDE JUIF

La communauté juive du Monténégro devient une minorité reconnue par l'Etat

La communauté juive du Monténégro est officiellement devenue une minorité reconnue du pays après que ses dirigeants aient signé un accord avec le président du gouvernement, Igor Luksic.

La signature a donné lieu à une cérémonie officielle, à laquelle participaient de représentants juifs du Monténégro et le Grand rabbin d'Albanie, Yoel Kaplan, qui s'est beaucoup impliqué pour la communauté juive monténégrine, composée d'un millier de personnes.

Quelques mois auparavant, une délégation du Centre rabbinique d'Europe (CRE), accompagnée par le Grand rabbin ashkénaze d'Israël Yona Metzger avait rencontré Luksic pour évoquer le sujet.

"Nous en avions parlé avec le Premier ministre Luksic pendant une entrevue, et il nous avait promis qu'il ferait avancer la question de la reconnaissance officielle", a déclaré le rabbin Aryeh Goldberg, directeur adjoint du CRE. "Nous sommes heureux d'apprendre qu'il a tenu sa promesse".

"La signature s'est faite rapidement grâce à la visite du Grand rabbin d'Israël, Yona Metzger, dans notre pays il y a quelques mois" a précisé Luksic. "C'est assurément un jour historique et un jalon important pour l'avenir de la communauté juive du Monténégro".

Le judaïsme devient ainsi la quatrième religion officiellement reconnue par le Monténégro – sans pour autant devenir une religion d'Etat, car le Monténégro n'en professe aucune -, après l'Église catholique romaine, le christianisme orthodoxe et l'islam.

Monde juif - Les pirates des Caraïbes

Il n'y eut pas que des pirates dans les Caraïbes. Il y eut aussi des Juifs … et parfois meme des pirates juifs.

Lorsque Christophe Colomb découvrit le continent américain en 1492, Juifs, Marranes, et Conversos étaient à bord de la Nina, de la Pinta, de la Santa Maria.
Certains affirment que Colomb lui-même était juif.

Dès la fin du XVe siècle, chassés et persécutés en Europe, les Juifs fuient vers les Antilles et s'installent dans les îles des Caraïbes.
Ils y deviennent marchands, commerçants, propriétaires de plantations mais aussi pirates.

Certains attaquent les flottes espagnoles ou portugaises pour se venger de leur expulsion, ou de l'Inquisition.
En 1540, Christophe Colomb établit une colonie en Jamaïque, dans laquelle se trouvent de nombreux Juifs.

Samuel Pallache et Moïse Cohen Henriques ont été les plus célèbres, se saisissant de navires espagnols pleins d'or et d'argent, par vengeance.

Toutefois ils n'empêchèrent guère l'Inquisition d'atteindre les rivages de la Jamaïque. Si bien qu'en 1655, les juifs soutinrent l'invasion britannique en espérant une domination plus clémente.

Chaque île des Caraïbes possède son histoire juive et sa grande synagogue historique.

A Willemstad, la capitale de Curaçao, on trouve surtout des Juifs hollandais de rite sépharade et la synagogue Mikvé Israel-Emanuel créée en 1674.

A Saint-Eustache, on peut encore voir les ruines de l'ancienne synagogue Honen Dalim créée en 1739.

A La Barbade on retrouve un cimetière juif dont les tombes datent de 1660.
Parmi eux Samuel Hart, fils de Moses Hart, et Moïse Néhémie, le premier juif à vivre en Virginie.

Les juifs s'installèrent aussi au Suriname, à Cuba et à Porto Rico.
La Havane qui ne comprend plus que quelques centaines de juifs aujourd'hui, connut autrefois une communauté de 15 000 âmes.

Au Brésil, en Martinique, en Guadeloupe, au gré des expulsions et des invasions, les juifs des Caraïbes fondèrent des communautés et travaillèrent le rhum, et la canne à sucre.

En 2009, Josette Capriles Goldish leur consacra une Histoire des Caraïbes sépharades.

Elle y raconte l'histoire de nombreuses familles : les Penhas Lopex, les De Marchenas, Delvalles, Sassos, les Curiel, et les Al-vares Correas : tous commerçants, politiciens, poètes, industriels, médecins, avocats ou… pirates!


ENVIRONNEMENT

Israël - Des forages à haut risque pour l'environnement

Le gouvernement préparerait un projet de loi qui autoriserait les forages offshore exploratoires sans étude de leur impact environnemental.

Le projet du ministère de la justice permettrait aux exploitants d'ignorer totalement les contraintes de respect de l'environnement; ce que n'ont pas manqué de souligner les experts du ministère de l'environnement, qui soulignent que sans supervision ni contraintes, ces forages pourraient provoquer des pollutions marines importantes.

" Le risque d'un désastre du type de celui du Golfe du Mexique m'empêche de dormir", a déclaré Gilad Erdan, le ministre israélien de l'environnement, ajoutant qu'un désastre écologique est aussi "une catastrophe financière et politique".

En 2010, de gigantesques nappes de pétrole s'étaient échappées d'un puits de forage, polluant tout le Golfe du Mexique et menaçant jusqu'aux côtes américaines.


DANS LA PRESSE

Hessel m'indigne par Gilles-William Goldnadel

A propos du livre le Rescapé et l'Exilé de Stéphane Hessel et Elias Sanbar.

C'est un étrange livre propagandiste à deux voix que le Rescapé et l'Exilé.

Apparemment, à front renversé, le respectable Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine auprès de l'Unesco, se fait moins propalestinien, ou en tout état de cause, moins anti-israélien, qu'un Stéphane Hessel, qu'on ne présente plus et à qui j'ai consacré mon livre Le vieil homme m'indigne !.

Pour comprendre la modernité du propos et de ses desseins, il faut le resituer dans le contexte politique du moment.
Les Arabes de Palestine ne sont plus intéressés, à supposer qu'ils l'aient été, par un règlement politique avec Israël, en tant qu'État du peuple juif, décrété par l'Onu lors du partage de 1947.

Au rebours de l'analyse tactique à laquelle s'était livré Yasser Arafat et qui a accouché des accords d'Oslo, la direction de l'OLP, à tort ou à raison, croit pouvoir espérer un délitement plus rapide de l'adversaire.

En Orient, la poussée irrésistible des Frères musulmans laisse peu de place à un accommodement avec Israël.
En Occident, la détestation médiatique et intellectuelle de tout État-nation occidental en général et de l'État juif, occidentalissime par sa pugnacité et ses prouesses techniques, laisse augurer un abandon que toute prochaine crise accentuera.

Stéphane Hessel incarne de manière caricaturale la figure de “l'intellectuel humaniste critique” ayant le plus contribué à cette situation. Dans son bréviaire indigné à succès planétaire, sa seule indignation, en matière de politique étrangère, concerne les crimes attribués à Israël à l'encontre de la population de Gaza.

C'est dans ce cadre que Hessel tente de convaincre son interlocuteur de Palestine de ce que l'édification d'un État pour les juifs, finalisé dans l'émotion de la Shoah, était une funeste idée.

Disons-le tout de suite, il est rare qu'un Arabe de Palestine s'exprime avec aussi peu d'acrimonie à l'égard d'Israël. Toutefois, l'exercice a ses limites, et on ne trouvera dans les propos d'Elias Sanbar aucune condamnation d'un Hamas et de ses méthodes terroristes, avec lequel son Fatah s'apprête à se réconcilier et qui, au moment où ces lignes sont écrites, a envoyé de nouvelles roquettes sur le territoire israélien.

Mais ce sont les propos de Stéphane Hessel qui pourraient inspirer la consternation, si nous ne connaissions déjà leur auteur qui déclarait dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 22 janvier 2011 que l'occupation allemande était "relativement inoffensive" si on la compare "avec la politique d'occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens".

C'est dans ce contexte délirant qu'il convient d'inscrire ces propos très hesseliens (page 42) : "Il y a encore un peu partout, et particulièrement en Allemagne autour de Francfort, autour de Munich, beaucoup de juifs, souvent revenus d'Israël, qui retrouvent dans le contact avec les “goys” quelque chose qui fait partie de la joie de vivre."

Pour se persuader, si besoin était, que le nonagénaire encensé considère que l'avenir des juifs se trouve dans leur passé sans État refuge, on lira encore : "Les juifs intelligents sont, selon moi, ceux qui disent : “Nous ne sommes pas un peuple attaché à une terre" (page 40). Inutile de dire qu'il n'attend pas pareille qualité intellectuelle du peuple arabe de Palestine dont il soutient chaque mètre carré, Jérusalem compris, de revendications territoriales.

Pour expliquer l'impasse du sionisme, Hessel proclame (page 54) : "C'est cette conception de la singularité juive qui explique selon moi l'évolution dangereuse de l'État d'Israël. Si un peuple quelconque, mettons les Pakistanais, avait décidé de s'implanter en Afghanistan, qu'aurait-il pu arriver ?
Ce peuple aurait certainement fait du tort aux tribus afghanes, mais des Afghans, sur le long terme, seraient devenus pakistanais ou, inversement, des Pakistanais seraient devenus afghans, il n'y aurait pas eu de séparation nette entre les deux peuples.

Alors qu'un tel brassage des populations est inconcevable dans l'imaginaire des Israéliens et, disons-le, des Juifs.
Il leur est impossible d'admettre que les autres puissent partager avec eux ce quelque chose de fondamental qu'ils considèrent comme exclusivement leur."
Au-delà de cette remarque dont le philosémitisme ne semble pas être la marque première, l'exemple pris du Pakistan musulman, dont la création a nécessité le déplacement forcé de 17 millions de réfugiés pour lui donner une cohérence territoriale, est assez cocasse.

Si je me suis permis d'utiliser le terme peu gratifiant de “propagandiste” pour qualifier un ouvrage dont j'estime au moins l'un des auteurs, c'est parce qu'il comporte certaines contrevérités que l'on appelle, lorsqu'on est franc, mensonges.
Ainsi, Stéphane Hessel poursuit l'imposture que j'ai dénoncée de se présenter faussement comme le corédacteur de la Déclaration universelle (quatrième de couverture), carte de visite aussi prestigieuse qu'imméritée, raison pour laquelle j'ai dédié le vieil homme m'indigne à René Cassin, son véritable, mais plus discret, rédacteur.

Valeurs actuelles – 23.02.2012
Dernier ouvrage paru : Le vieil homme m’indigne !, éditions Jean-Claude Gawsewitch, 2012.


TOURISME

Israël - Tourisme : les auberges de jeunesse en Israël

Les auberges de jeunesse ont bien changé depuis leur naissance, en 1909, quand un instituteur allemand eut l'idée d'utiliser des batiments scolaires pour accueillir des groupes de jeunes en vacances.

Et c'est particulièrement vrai en Israël: l'Association des auberges de jeunesse d'Israël (IYHA) annonce fièrement que les installations du pays figurent parmi les plus évoluées existantes.

Les auberges israéliennes furent d'ailleurs les premières au monde à adopter certains standards de qualité.

Reconnaissons que devant les hôtels de luxe qui trônent à Tel Aviv ou à Eilat, on imagine mal trouver le moindre confort dans une auberge de jeunesse. Il ne faut pourtant pas se fier à cette perception caricaturale: les auberges israéliennes sont propres et bien équipées, avec dans chaque chambre l'air conditionné, un mini-réfrigérateur, une salle de bain et la télévision câblée.

Alors qu'est-ce qui différencie, pour le voyageur, les auberges de jeunesse des hôtels classiques ?

"Le seul point commun, c'est que ce sont des endroits où dormir. Ça s'arrête la", répond Ofer Shapira, le directeur adjoint de l'IYHA.

"Les hôtels sont construits de façon à encourager ceux qui y séjournent à y dépenser le plus possible d'argent, par exemple dans le service de chambre ou dans les boutiques de souvenirs", explique-t-il, alors que "les auberges de jeunesse sont conçues avec beaucoup d'espaces communs, ce qui leur donne une atmosphère moins formelle".

L'accent est mis sur la convivialité - on y prend ses repas (cashers) dans de grandes salles à manger et les chambres sont parfois équipées de lits superposés –, et particulièrement sur l'éducation: les auberges de jeunesse sont généralement situées près de sites touristiques, comme à Massada ou à Mitzpe Ramon, de grandes cartes sont affichées sur les murs et des salles sont prévues pour que les groupes puissent se réunir pour différentes activités (séminaires, conférences, jeux, etc.).

Le ministère du Tourisme israélien a d'ailleurs décidé de d'attribuer près de 4,7 millions d'euros au projet de rénovation et d'expansion des auberges de jeunesse du pays, évalué à plus de 23 millions d'euros.

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