Numéro 1064 - 31.01.2012 - 7 Shevat 5772       Imprimer

A LA UNE

Israël - Les mosaiques des synagogues Beit Alfa et Beit Shean

Beit Shéan, - Scythopolis ou Nysa - est située à quelques kilomètres au sud du lac de Tibériade, sur un terrain fertile et stratégique pour le commerce et le déplacement des troupes en temps de guerre.

Occupée depuis la période chalcolithique (IV millénaire) la ville juive de l'âge du fer (Xe siècle B.C.) devint Scythopolis à l'époque hellénistique (IIIe siècle B.C.)

Selon la tradition grecque, la nouvelle ville fut fondée par Dionysos, qui fut confié enfant, aux nymphes de Nysa.
La ville porta ainsi ce nom, qui fut aussi celui de la nièce du roi séleucide, Antiochus IV Epiphane.

Scythopolis-Nysa est la seule ville du côté ouest du Jourdain, appartenant à la décapolis (les dix citées liées par des accords commerciaux sous les séleucides dont font partie Damas, Philadelphia, l'ancienne Amman, Gadera, Hippos…)
Un large théâtre de 4500 places est construit, toute la ville est entourée d'une fortification de pierres.

Elle se développa en grand centre urbain à l'époque romaine (I er au III e siècle de notre ère) Pompée permit à la population juive de rester dans la ville sous contrôle romain et le Talmud Babylonien (Ketubot 67a) fait mention des rabbins de la ville.
Les fouilles ont révélées 6 synagogues de la période byzantine (IV- VII e siècle) dont la synagogue de la maison de Léontius aux inscriptions en araméen faisant mention des donateurs et une synagogue samaritaine.

L'art de la mosaïque, constitué de petites tesselles de pierre est très développé depuis l'époque hellénistique.
Plus cher que la peinture, il est plus rare mais conquiert le sol en créant un espace décoratif semblable à un tapis.
Le pavement de mosaïque de Beit Shéan est composé de 5 panneaux de taille inégale.

Le décor traité dans toute sa naïveté, est un modèle de non soumission aux canons esthétiques glorifiant les souverains.
Les formes ne sont pas confuses et sont intégrées à la structure de l'édifice qu'elles reproduisent : la mosaïque présente le lieu des prières.

Dans des couleurs brillantes mais sans goût du luxe, le panneau reproduit une construction architecturale de quatre colonnes entourées de deux chandeliers, de deux shofars et des pelles à encens.
Sous l'arc de la thora, surmonté d'une coquille, un rideau sur tringle orné de motifs géométriques floraux cache le Saint des Saints.
Nous sommes loin de l'art de cour développé à Byzance à la même période.

La sobriété de la construction redouble l'effet de symétrie. Il y a dans ce pavement des réminiscences de l'art de la tapisserie et l'anonymat des artistes reste dû à leur statut social d'artisans.
Le panneau de mosaïque de Beit Shéan est un témoignage précieux de la vie religieuse à l'époque byzantine.
La synagogue de Beit Alfa (à 7 km de Beit Shéan) présente une double mosaïque décorée et datant de l'Empereur Justinien (518 – 527 ou 565 – 578).

Les noms des artistes sont inscrits en grec, Marianos et son fils Hanina.
Ce qui signifie que les deux ouvriers ont voulu sortir du statut de simples artisans. Leur art doit beaucoup à l'art textile, populaire et provincial.
L'Université Hébraïque de Jérusalem, en la personne de l'archéologue Sukenik, compare ces œuvres à celles de l'art copte contemporain de la période.

Le sujet du pavement nord est le sacrifice d'Abraham.
Les personnages figurent sous des formes non réalistes, l'âne, le bélier, l'arbre, le feu, l'autel du sacrifice, conservent une maladresse émouvante.

Dans ce refus volontaire de toute représentation réaliste, dans cette ébauche symbolique de l'instant biblique, les deux artistes ont inscrits, pour clarification, les noms des protagonistes au dessus de leurs figures.
Aucun volume, ni perspective, aucune opposition violente des couleurs, dans ces œuvres. C'est un témoignage de la rusticité des communautés byzantines plus tournées vers le livre et l'étude que vers la représentation iconographique du pouvoir en place.

Le cercle du zodiaque de la seconde mosaïque est vif dans ses coloris.
Inclus dans un carré orné à chaque angle de motifs représentant les quatre saisons, il est d'une même réalisation naïve, simple, enfantine, gaie.
Le centre présente un soleil tiré sur un char à 4 chevaux, symbolisant Eliahu sur le char de flammes.
Les signes n'étant pas placés dans leur ordre chronologique, le signe du Lion au haut de la mosaïque domine symboliquement tous les signes, dans l'espoir d'une victoire de Jéhuda sur Byzance.

La beauté simple de ce zodiaque, en fait une pièce majeure dans la représentation de l'art populaire juif du VI e siècle.

La belle simplicité de ces mosaïques montre une obéissance aux lois divines et un refus de se soumettre aux canons esthétiques contemporains.

De la même période datent les mosaïques de l'abside de Saint Vidal à Ravenne, représentant l'empereur byzantin Justinien et l'impératrice Théodora avec leurs serviteurs apportant des offrandes à l'autel.
Ces splendides mosaïques exécutées vers 540, lorsque Ravenne fut reconquise par Byzance, sur l'empereur ostrogoth Théodoric, ont évidemment un sens politique.
Mais ni les artistes de Beit Shéan, ni ceux de Beit Alfa, n'ont repris la pourpre et l'or de saint Vital.

Le langage pictural élaboré dans les synagogues de Beit Shéan et Beit Alfa, est éloigné de celui de Ravenne, tant par l'exécution, la technique, la richesse des matériaux, que par les choix esthétiques et éthiques.
Les artistes de Beit Shean et Beit Alfa présentent une culture savoureuse, dont l'esthétique religieuse est opposée aux canons de Ravenne.

Penser l'art religieux, comme un art sobre, discret, naïf, au service de la prière et non de la splendeur du pouvoir est l'apport principal des artistes artisans de cette partie de l'empire byzantin.

Sources
A. Cutler Art Byzantin Histoire de l'Art Larousse 1995
M. Hiat Synagogues and Churchs in Byzantine Beit Shean Journal of Jewish Art 1980

France - Antisémitisme : publication des chiffres de l'antisémitisme en France en 2011

Le Service de Protection de la Communauté Juive - SPCJ - a publié vendredi dernier, Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, les statistiques des actes antisémites commis sur le territoire français durant l’année 2011.
(Voir bannière)

Au total 389 actes ont été répertoriés en France en 2011.

Ces chiffres officiels émanent du recensement effectué par le Département d’Aide aux Victimes du SPCJ, qui opère un recoupement régulier avec le Ministère de l’Intérieur.
Ce bilan traduit une diminution globale de 16,5 % par rapport à l’année précédente.
Néanmoins un examen plus précis révèle que le nombre d’ "Actions Violentes" s’est maintenu à un niveau égal à celui de 2010, avec de surcroît une augmentation préoccupante du degré de violence
constaté dans les agressions.
Les chiffres sont consultables sur
http://www.facebook.com/spcjfr
(ou cliquer sur la banniere en tete de la newsletter)

Le Hamas à la dérive, rongé par ses divisions

Le Premier ministre du Hamas, Ismail Hanyeh, poursuit sa visite des états arabes et du proche Orient.

Il entame lundi la deuxième partie de son périple qui l'emmènera dans les pays du Golfe ainsi qu'en Iran.

L'Iran- comme la Syrie, son alliée -, a été pendant des années le principal soutien de l'organisation islamiste, fournissant armes et argent.
Le "printemps arabe" a obligé les palestiniens – qu'il s'agisse du Hamas ou de l'autorité palestinienne – à revisiter leurs alliances, tout comme leurs zones d'influence respectives.

Il ne faut pas, cependant, sous estimer "la mise à plat" de précédentes alliances "contre-nature".
Le Hamas, majoritairement sunnite, a été alimenté et protégé pendant des années par le gouvernement de Bashar Al Assad, issu de la minorité alaouite – une branche ou scission de l'islam chiite, dont les racines sont en Iran, un pays musulman majoritairement chiite, mais non arabe.

Les alaouites sont considérés dan une large partie du monde arabe, comme exerçant une forme d'oppression sur la majorité de la population syrienne, sunnite.
La décision de la Ligue arabe d'exclure la Syrie, ses appels à la démission lancés à Bashar al Assad émanent de pays ou l'islam sunnite est majoritaire.

Au contraire, l'axe chiite constitué de l'Iran, du Liban (Hezbollah, chiite), de l'Irak, tous des pays dans lesquels l'islam chiite est majoritaire (soit dans la population, soit parmi les musulmans) ne se dément pas.
C'est un peu comme si, à l'aune du printemps arabe, les zones de fractures entre les tendances de l'Islam, un temps oubliées, ressurgissaient.

L'avenir du Hamas est devenu largement incertain tant s'accumulent les interrogations sur son futur immédiat.

Son problème essentiel est tout d'abord un problème de leadership : Khaled Meshaal a annoncé à plusieurs reprises qu'il ne briguerait plus la direction du mouvement –en dépit de démentis de son entourage -; Ismail Hanyeh serait candidat, témoignant des tensions et dissensions entre la "direction historique" du mouvement et celle qui exerce le pouvoir à Gaza.

La question des alliances est aussi problématique: l'éloignement de l'Iran, la fin prochaine du régime syrien oblige les islamistes du Hamas à rechercher de nouveaux alliés, cette fois ci au sein de la "famille arabe" si possible.

La visite d'Hanyeh en Iran complique singulièrement les choses : la république des mollahs reste l'alliée jusqu'au-boutiste du régime syrien.
Cette visite, - alors que Khaled Meshaal paie le prix de la distance prise avec Téhéran sur la question syrienne – pourrait couter la rue arabe au Premier ministre de Gaza.

Le commentateur palestinien Ibrahim Hamamy lui écrivait ce lundi " nous vous demandons avec insistance de reconsidérer votre décision d'aller en Iran, pays hostile aux aspirations démocratiques du peuple syrien".

Alors que le Hamas quitte massivement la Syrie et se cherche une nouvelle terre d'accueil, les choix se restreignent.

De l'Egypte au Qatar en passant par la Jordanie, plusieurs choix sont possibles; mais américains et européens classifient toujours le Hamas comme une organisation terroriste; le déplacement du "quartier général" de l'organisation islamiste vers l'un de ces pays pourrait ne pas être sans conséquences politiques et financières.

Le déplacement d'Hanyeh relève avant tout d'un "souci de gestion": selon des sources iraniennes, le financement par l'Iran ne se serait pas seulement tari, il serait en fait gelé depuis l'été 2011, et n'arriverait que par "à coups", alors que les islamistes bénéficiaient, par le passé, d'un flot continu d'environ 300 millions. Il risque cependant de devoir éponger une addition politique bien plus coûteuse.

Israël : changer le gaz en or

Israël prépare un plan d'investissement national –un Fonds souverain – qui permettra d'anticiper les super-revenus des gigantesques gisements de gaz découverts au cours des deux dernières années.

Ce Fonds, qui devrait permettre de renforcer les capacités exportatrices du pays, doit également permettre des programmes pour les "générations futures". Il devrait être doté de dix milliards de dollars.

Même si il n'en est qu'au stade exploratoire, ce Fonds souverain devrait permettre d'anticiper des projets dans des domaines prioritaires, tels que l'éducation et la santé.

Les industries exportatrices devraient également occuper une place centrale autour du renforcement d'une ressource essentielle du pays, son capital humain (formation, recherche, ….).

Ce Fonds souverain marquera d'une pierre angulaire le développement du pays, jusqu'ici appuyé sur sa seule économie – et les aides extérieures – en lui donnant enfin des moyens propres de développement.
Israël devrait ainsi faire son entrée dans le club très fermé des riches exportateurs d'énergie que sont la Norvège, l'Arabie saoudite ou les émirats.

Les deux gisements de gaz découverts en 2009 et 2010 au large de Haïfa disposent de réserves estimées à 25 trillions de m3 (25 mille milliards de m3), faisant basculer Israël du rang de nation dépourvue de ressources naturelles à celui de – potentiellement – très riche producteur : selon les estimations, les revenus de l'exploitation atteindraient 2 à 3 milliards de dollars par an.

Avant même que l'exploitation ne soit lancée, les experts réfléchissent à l'utilisation des revenus; Dominique Strauss Kahn, alors directeur du FMI, avait conseillé au gouvernement israélien, dès l'annonce de la découverte, de s'orienter vers la constitution d'un tel Fonds souverain.
Le gouvernement a confié à un Think Tank économique, l"Institut Miliken, l'étude qui permettra la finalisation du Fonds souverain israélien, à partir notamment de l'expérience similaire d'autres pays.

Pour l'instant, aucune décision n'a été prise sur l'administration de ce fonds et les projets prioritaires; sa constitution, l'accumulation des revenus pour atteindre une masse critique de fonds disponibles pourrait prendre une dizaine d'années.

A l'échelle du pays, le fonds sera capital; il reste cependant modeste par rapport aux fonds souverains saoudien (500 milliards de $) ou même libyen (90 à 100 milliards).

La stratégie choisie devrait orienter les investissements vers l'étranger (pour éviter une injection massive de liquidités dans l'économie israélienne), et des revenus rapatriés vers l'économie locale.

L'innovation devrait également être dopée par les investissements du fonds avec un focus sur l'eau, les technologies du vivant, et les énergies alternatives, qui ont déjà contribué à doper l'économie israélienne.

Golda Meir s'amusait un jour que la Terre vers laquelle Moïse guidait le peuple juif ait été choisie comme la seule de la région dépourvue de pétrole. Nul doute que Moïse avait déjà le gaz en tête.


Territoires disputés

2011 : les olives plus tranquilles

La récolte des olives en Cisjordanie en 2011 a été une des plus calmes de ces dernières années.

C'est ce qu'indique les statistiques du Coordinateur du gouvernement pour les activités dans les territoires – COGAT -, obtenues par le Jerusalem Post.

Dans les territoires palestiniens, il arrive en effet souvent que des heurts avec les habitants d'implantations juives des alentours se traduisent par des destructions d'oliviers ou de récoltes.

COGAT et l'Administration civile de Judée Samarie ont enregistré une baisse de 52% des violences durant la récolte des olives par rapport à l'année précédente: 33 incidents violents ont été répertoriés en 2011 contre 69 en 2010.

Cette amélioration serait notamment due à une meilleure coordination entre les fermiers palestiniens et l'Administration civile.

"En 2010, la plupart des violences ont eu lieu entre habitants d'implantation et Palestiniens quand les fermiers palestiniens se rendent sur leurs vergers sans coordination préalable avec l'administration civile", explique une source. "Cette année, les fermiers ont récolté uniquement durant des périodes déterminées, ce qui a permis à l'armée israélienne de se déployer auparavant".

Mais cela n'a pourtant pas suffi à enrayer complètement la violence: 9 Palestiniens et 4 Israéliens ont été blessés lors d'affrontements durant les récoltes, et 475 oliviers ont été empoisonnés ou arrachés.

La police israélienne a ouvert 28 dossiers contre des Israéliens impliqués.
Le pic de violence a été atteint, d'après les statistiques, le 18 octobre, jour de la libération des premiers prisonniers palestiniens dans le cadre de l'échange Shalit: près de 10 attaques différentes ont été menées contre des Palestiniens.


GUERRE INFORMATIQUE

Guerre informatique : Israêl dans le top 3 des pays les plus sécurisés

En dépit des apparences, Israël serait l'un des trois pays les plus sécurisés en matière d'Internet et de protection des données.

Alors que plusieurs dizaines de sites internet israéliens ont été piratés ces dernières semaines, une récente étude du Financial Times classe cependant l'état hébreu en tête pour la cyber sécurité.

Selon cette étude réalisé par un Think tank basé à Bruxelles, trois pays se détacheraient en matière de sécurité informatique, qu'il s'agit des sites privés ou publics : la Suède, la Finlande et Israël.

Le Think tank annonce en effet que les sites israéliens subissent, en permanence, 1000 attaques par minute et que les stratégies de protection et de défense ont été mises en œuvre et fonctionnent.
Les tentatives de hack réussies ont, selon l'organisation, permis de remplacer des pages d'accueil de sites internet, sans pouvoir endommager ni les données, ni les serveurs.

Israël a officiellement lancé en janvier l'Autorité nationale de la cyber défense, directement rattaché au cabinet du Premier ministre.
D'autres pays sont également bien classés dans l'étude, mais légèrement en retrait par rapport au trio de tête, notamment la France, l'Allemagne et le Royaume Uni.


TURQUIE

Turquie : pas question d'accueillir le Hamas

Selon le site internet turc Zaman, Ankara n'autorisera pas le Hamas à installer son Bureau politique en Turquie.

Selon l'article, le Vice-Premier ministre turc, Bulent Arınc, aurait déclaré qu'une éventuelle installation dans le pays de Khaled Meshaal, le chef du bureau politique du Hamas, était "hors de question" niant d'autre part que son pays prendrait le relais de l'Iran en matière de financement (le Hamas est à la recherche de 300 millions de dollars).

Selon Arınc, "l'objectif de la Turquie est de permettre l'établissement d'un processus de paix entre Israël et les factions palestiniennes réunifiées" ajoutant considérer que cette réunification "allait dans le sens d'un renforcement du peuple palestinien et des chances de la paix".


IRAK

Irak -Des officiels interceptés avec des visas israéliens

Le parlement irakien prépare un projet de loi interdisant à ses ressortissants de se rendre en Israël.

Le projet de loi a été imaginé à la suite de plusieurs incidents à l'aéroport international de Bagdad, où des contrôleurs douaniers ont arrêté un certain nombre d'officiels irakiens dans les passeports portaient des visas d'entrée en Israël.

Selon un officiel irakien, au moins neuf hommes politiques irakiens de très haut niveau se seraient retrouvés dans cette situation, avec des tampons apposés par les douanes israéliennes de l'aéroport Ben Gourion.

Ces hommes politiques auraient effectué leur voyage après les élections organisées en Irak en janvier 2010, et les voyages se seraient poursuivis jusqu'au mois d'octobre de la même année.

Certains de ces voyageurs semblent avoir été chargés de missions quasi officielles par des hommes politiques de haut rang.

Selon un parlementaire membre de l'Alliance nationale irakienne, Mohammad Redha al-Khafaji, plus de 50 députés auraient déjà déclaré soutenir le texte de loi, même si il reconnaît que des visites "secrètes" ont eu lieu à plusieurs reprises dans le passé.

Pour un député qui s'exprimait sous couvert d'anonymat " cette loi pourrait constituer une violation des libertés individuelles prévues dans la constitution. Mais l'Irak et Israël n'ont aucune relation diplomatique et l'Irak n'a pas reconnu Israël, il n'y aura donc aucune violation politique".
Israël classe l'Irak comme "un pays ennemi" mais à plusieurs reprises, des responsables israéliens précisaient que l'absence de relations diplomatiques avec ce pays n'empêchaient "ni les liens économiques, ni la concertation sécuritaire".


GRANDE BRETAGNE

Grande Bretagne - The Guardian créé la polémique autour de la sécurité de la communauté juive

Un article publié dans le quotidien britannique The Guardian critique l'attribution de fonds par le ministre de l'Education, Michael Gove, à l'organisation chargée de la sécurité de la communauté juive, auprès de laquelle il a été consultant pendant plusieurs années.

La publication de l'article a coïncidé avec la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste.

Gove a attribué 2 millions de livres sterling au Community Security Trust (CST, l'équivalent du Service de protection de la communauté juive) pour contribuer au financement de la sécurité des écoles juives publiques, en Angleterre et au pays de Galles.

Gove avait annoncé que la subvention servirait à engager du personnel de sécurité professionnel; selon lui, la sécurité relevait de la puissance publique, et il trouvait injuste que les familles aient à payer un budget global d'1,6 million de livres sterling pour protéger leurs enfants contre les actes antisémites et racistes.

CST indique contribuer, entre autres, à la sécurité de 120 écoles juives et de 300 synagogues en collaboration avec la police et publie chaque année un rapport sur les actes antisémites au Royaume-Uni. Son dernier rapport recense 639 incidents antisémites dans le pays en 2010, dont une partie a visé 58 écoles juives, élèves ou professeurs.

Un porte-parole de Gove a dénoncé vendredi l'article du Guardian, estimant inadmissible " d'attaquer un homme politique parce qu'il finance la protection d'enfants juifs. C'est encore plus extraordinaire et franchement choquant de le faire le jour de la commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste", a-t-il dit.

Le quotidien britannique s'est excusé pour la date particulièrement mal choisie de la publication de l'article, mais il rejette les autres accusations, notamment celle d'avoir livré une information trompeuse.

Les dirigeants de CST accusent en effet le journal d'avoir laissé entendre que l'argent des contribuables britanniques leur avait été versé pour fournir un service de sécurité, alors qu'en réalité il ne fait que transiter par eux avant d'être redistribué aux écoles qui emploient elles-mêmes leurs agents de sécurité.

Mais The Guardian précise que l'objet de son article est ailleurs, sans lien avec la question des écoles juives: il s'agit de mettre à jour un possible conflit d'intérêts, envisageable lorsqu'un ministre attribue des fonds à une organisation dont il était proche.

Certains détracteurs du journal s'interrogent néanmoins sur les intentions de l'auteur de l'article, et rappellent que celui qui est à l'origine de l'information, David Miller, un universitaire militant particulièrement critique à l'égard d'Israël.


EUROPE

Autriche : le leader de l'extreme droite dérape

Le leader d'extreme droite, Heinz-Christian Strache, troisième Vice-Président du parlement autrichien et hote de Marine le Pen lors du bal des confréries étudiantes vendredi dernier, a comparé les manifestations antifascistes contre aux persécutions contre les juifs durant la Shoah.

Alors que Strache brigue la Chancellerie d'Autriche, il a du faire face à un feu nourri de critiques en provenance de la communauté juive comme du monde politique.

"Nous sommes les nouveaux juifs" a déclaré Strache, leader du parti de la liberté -extrême droite-sans réaliser qu'un journaliste relevait ses propos.

Strache aurait, à propos des manifestations contre le bal, déclaré "c'est comme la Nuit de Cristal", en référence aux pogroms antisémites de novembre 1938.

Strache était injoignable aux sollicitations des journalistes pour commenter ses propos; mais son porte-parole a déclaré qu'un journaliste du Standard était présent comme un espion de la Stasi", niant la réalité de la déclaration.
Selon les responsables de la communauté juive, les propos de Strache pourraient tomber sous le coup de la justice.

Le parti de la liberté de Strache est au coude à coude avec le parti social démocrate dans les sondages pour les élections législatives de 2013.

Après la polémique créée par ses participation à ce bal qui réunissait tout ce que compte l'extrême droite autrichienne, Marine le Pen a tout fait pour insister sur le caractère d' "homme d'état" de Strache.
Les choses sont claires!


MONDE JUIF

Israël - Les rabbins pourraient toucher le gros lot

Le Cabinet socio-économique, que dirige le ministre des Finances Yuval Steinitz, examinera lundi une proposition visant à augmenter significativement le salaire des rabbins.

Cette augmentation porterait sur plusieurs milliers de shekels.
Elaborée par le ministre des Affaires religieuses, Yaakov Margi, cette proposition asseoit le salaire en fonction de l'importance des villes dont les rabbins ont la charge.

Ainsi, pour ceux qui dirigent la vie religieuse d'une agglomération de plus de deux cent cinquante mille habitants, une augmentation mensuelle de dix mille shekels (environ 2000 euros) est prévue, tandis qu'un rabbin qui est à la tête d'une ville de cinquante à cent mille habitants verrait son salaire augmenter de 12000 shekels (environ 2400 euros)

En 2005, le gouvernement avait réduit les rétributions des rabbins, dans le but "d'alléger le fardeau financier" qui pesait sur les municipalités.
Aujourd'hui, le ministère des Affaires religieuses estime que "ces réductions salariales ne correspondent nullement au travail et à la responsabilité confiés aux rabbins", et doivent donc être "corrigées".

Les augmentations deviendront effectives à compter de mars 2012, si toutefois la proposition allant dans ce sens est adoptée par le Cabinet, dont les réunions sont confidentielles et à huis clos.

Pour sa part, Shutafut Sharakah – une coalition d'organisations œuvrant pour plus d'égalité sociale – vient d'appeler le ministre des Finances à "ne pas augmenter les salaires des rabbins qui auraient eu des propos xénophobes et anti-arabes", comme le grand rabbin de Safed.

"Nous sommes choqués par la possibilité de voir le salaire du grand rabbin de Safed augmenter, ainsi que ses conditions de travail améliorées, malgré les appels qu'il a lancés aux habitants de sa ville à ne pas louer des appartements à des Arabes", ont notamment déclaré les responsables de Shutafut Sharakah.

Deux juifs ,Trois Présidents : création d'une nouvelle organisation internationale juive

Une nouvelle organisation internationale juive vient d'etre créée.

L'organisation, dénommée " Forum mondial du judaisme russe", a annoncé son lancement à l'ONU la semaine dernière, durant les cérémonies de commémoration de la Shoah, à l'occasion de du 70è anniversaire du massacre de Babi Yar – auquel assistaient 600 juifs américains d'origine russe.

Le Forum a été annoncé par son président, Alexander Levin, déjà président de la communauté juive de la région de Kiev :
"j'ai l'honneur de vous annoncer que les juifs de langue russe dans le monde ont désormais une organisation qui les représente", a déclaré Levin.

Quand aux objectifs, ce n'est pas rien, comme l'a rappelé Alexander Levin: "il s'agit d'amener les juifs d'origine russe à se protéger d'un prochain génocide, de préserver la paix mondiale et de protéger notre foyer national, l'Etat d'Israël".

La cérémonie était soutenue par la délégation israélienne et la mission permanente de l'Ukraine; y assistaient notamment Ron Prosor, l'ambassadeur israélien à l'Onu, l'ambassadeur d'Ukraine, ainsi que le directeur exécutif de l'American Jewish Commitee.


HISTOIRE

Histoire - 1941 : de Palestine en Afrique, la mystérieuse odyssée

Un chercheur australien, Peter Keeda, s'est mis à la recherche des passagers d'un mystérieux navire qui transportait, en 1941, 384 juifs depuis Chypre jusqu'à la Palestine mandataire.

Six mois plus tard, ces passagers, ainsi que 39 autres supplémentaires étaient acheminés sans explication vers l'est de l'Afrique, dans un territoire qui correspondrait aujourd'hui au Malawi et à la Tanzanie.

Les passagers étaient des réfugiés qui avaient fui l'Allemagne nazie en direction de Chypre, des étapes obligées par les britanniques.

En 1939, l'Angleterre édite un décret connu sous le nom de "Mac Donald white paper" –du nom de son initiateur – qui limite sévèrement l'émigration juive en Palestine; la Grande Bretagne a alors, en tête, non pas deux états, mais un seul administré conjointement par les arabes et les juifs, au prorata de leurs populations respectives.

Le "Mac Donald white paper" va condamner à mort des dizaines de milliers de juifs qui fuyaient les persécutions nazies.

Keeda, un retraité de 68 ans, a découvert cette Odysée à travers l'histoire d'un ami de son "club", qui lui a un jour raconté qu'il était né à Zomba, au Malawi, de réfugiés juifs autrichiens, lui montrant également les photos de l'époque. Il a décidé d'en faire un sujet de recherche universitaire.

Selon lui, les juifs étaient évacués de Chypre pour leur propre sécurité, alors que la Crète, voisine, était tombée aux mains des allemands.
Keeda est fasciné par cette histoire, qui, selon lui, "constitue un témoignage de la période coloniale britannique, et la façon dont elle traitait "les ennemis étrangers" – la plupart des réfugiés juifs étaient à l'origine citoyens autrichiens ou allemand, pays en guerre avec l'Angleterre".

Le retraité ne ménage pas ses efforts: il s'est rendu à Londres où il a pu consulter des archives juives et des documents gouvernementaux.
Il veut aujourd'hui retrouver les passagers ou leurs descendants, pouvoir consulter leur journal, leurs correspondances, leurs photos, recueillir des témoignages.

Il a ainsi entrepris de suivre, un par un, les passagers et leurs descendants qu'il a pu identifier aux quatre coins du monde.

Les passagers étaient commerçants, médecins, ingénieurs, musiciens..
Arrivés en Palestine, ils se sont installés dans des hôtels avec leurs familles, jusqu'à ce qu'ils soient emmenés de force vers l'Afrique.

Keeda est submergé par les questions qui lui viennent à l'esprit et veut découvrir comment ces réfugiés européens se sont adaptés à un climat sub-tropical, comment ils ont vécu, quel ont été leurs emplois une fois arrivés en Afrique.

La recherche commence à porter ses fruits et produire des "pépites" : des passagers non juifs ont constitué un chœur de musique religieuse, leurs descendants ont joué en Israël.
Des juifs hongrois, embarqué sur le navire, ont ouvert une maison close en Afrique, d'autres ont fini au Mozambique, impliqué dans un réseau d'espionnage qui évoque le film "Casablanca".

Suzanne Rutland, professeur à l'université de Sidney, qui conseille Peter Keeda sur ses travaux de recherche estime que son travail "apporte un éclairage sur la politique coloniale britannique et son traitement de la Shoah".

Pour elle, "la décision de transporter ces réfugiés depuis la Palestine, où ils étaient en sécurité, vers l'Afrique, démontre à quel point les anglais voulaient garder le monde arabe à leur côté"


INTERNET

Israël - Facebook : Netanyahou dialogue avec des internautes arabes

Benjamin Netanyahou a choisi Facebook pour tenter d'expliquer la politique d'Israël aux internautes, en particulier à ceux du monde arabe; et cela a fonctionné.

Netanyahou avait annoncé qu'il répondrait sans détour à toutes les questions qui lui seraient posées; celles-ci ont émané d'Egypte, de Jordanie, d'Irak, des pays du Golfe comme des Territoires palestiniens...et d'Israël.

Les questions posées par les internautes touchaient à tous les sujets : l'Iran, le processus de paix ou les relations avec les pays arabes.

A une question sur le processus de paix, le premier ministre a renouvelé son appel à des discussions directes, rappelant que selon lui "il n'est pas possible d'avancer sans discussions de paix", mais que les palestiniens "mettent à ces discussions tellement de pré conditions qu'elles empêchent tout début de négociation".

Pour Netanyahou "il me suffit de sortir de mon bureau, en dix minutes je peux être à Ramallah et commencer à parler avec Abou Mazen (ndlr : Mahmoud Abbas), mais à ma grande déception Abu Mazen n'est pas prêt à cela".

Interrogé sur sa vision de la paix, Netanyahou a affirmé poursuivre une politique "de développement économique des territoires administrés par les palestiniens", ajoutant qu'il avait "éliminé des centaines de check points et de barrières de séparation", qui ont, d'après lui, "permis à l'économie palestinienne de se développer".

Plusieurs dizaines de questions ont concerné la menace iranienne ou les relations spécifiques d'Israël avec certains pays arabes (Irak, Arabie saoudite).


KNESSET

Israël - Knesset : des ministres gravement mis en cause dans le rapport sur l'incendie du Carmel

Le Contrôleur d'Etat, Micha Lindenstrauss, remettra le mois prochain à la Knesset un rapport sur l'incendie du Carmel.

Il devrait demander que le ministre de l'Intérieur, Eli Yishai, et le ministre des Finances, Yuval Steinitz, soient relevés de leurs fonctions pour leur responsabilité – ou leur irresponsabilité - dans l'incendie.

Si Lindenstrauss n'appelle pas au renvoi des ministres mais à ce que leur soient confiés des portefeuilles différents, il désigne néanmoins clairement leurs responsabilités dans la tragédie.

Quarante quatre avaient été tuées en décembre 2010 dans ce qui fut le pire incendie de forêt de l'histoire du pays, dont 42 élèves des services de prison, piégés dans un bus en flammes.
Plus de 10 000 personnes avaient été évacuées et 5000 hectares de terres détruits.

La mise en cause d'Yishai découle de la responsabilité du ministère de l'Intérieur sur les services d'incendie et de sauvetage.

Selon les sources du quotidien Haaretz, le rapport indique que bien qu'il ait jugé "catastrophique" leur état de préparation, il n'a pas insisté pour que ses demandes de financement nécessaire à leur remise à niveau soient accordées. Il aurait dû considérer que des vies humaines étaient en jeu et engager sa démissionner afin de les obtenir.

Quant à Steinitz, il devrait se voir reprocher d'avoir outrepassé son autorité en conditionnant l'attribution de fonds aux services d'incendie et de sauvetage à la mise en place de réformes, contrevenant ainsi à des décisions prises par le cabinet ministériel.

D'autres membres du gouvernement seraient également mis en cause.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou tout d'abord, pour la responsabilité globale que lui confère sa fonction, mais aussi Yitzhak Aharonovitch, ministre de la Sécurité publique (mais dont ne dépendent pas les pompiers), accusé d'une responsabilité partielle dans l'affaire. Des dirigeants des services de police et de lutte contre les incendies seront aussi cités dans le rapport, d'après Haaretz.

Des proches des deux ministres se sont indignés des positions du Contrôleur d'Etat.
Des sources proches de l'enquête ont indiqué à Haaretz que Steinitz avait attribué un million de shekels à l'achat de camions de pompiers, mais que l'argent a finalement été utilisé à autre chose.


SOCIETE

Israël - Société : le traumatisme des juifs d'Ethiopie

Le Jerusalem Post vient de consacrer une vaste enquete à la question des traumatismes dont souffrent de nombreux juifs originaires d'Ethiopie.

Leur retour en Israël s'est effectué dans des conditions parfois chaotiques, et au terme d'une longue période d'attente dans des camps de transit.

Selon le professeur Danny Brom, directeur du Centre israélien pour le traitement des psycho-traumatismes de l'hôpital Herzog, les organismes d'Etat n'ont jusque ici jamais réalisé l'ampleur du phénomène.

Ce n'est qu'en embauchant un travailleur social d'origine éthiopienne, Asher Mekunnet Rahamim, que les responsables du Centre dirigé par Brom ont pris conscience du problème, puis commencé à tenter d'y répondre, par des thérapies qui, à certains égards, évoquent celles que les psychologues du jeune Etat d'Israël appliquèrent vis-à-vis des réfugiés affluant dans le pays, peu après la Seconde guerre mondiale.

C'est à l'âge de treize ans, après avoir vécu deux ans et demi au Soudan, que Rahamim est arrivé en Israël, où il a retrouvé des membres de sa famille qui l'y avaient devancé. Intégré d'emblée à un lycée israélien, comme des milliers d'autres jeunes éthiopiens, il a confié au Jerusalem Post la profondeur du choc linguistique qui découla de la situation :

"J'avais déjà traversé des expériences difficiles, mais en classe, je ne saisissais rien des matières enseignées, et il fallut l'intervention d'une enseignante exceptionnelle, ainsi que d'un professeur de mathématique, pour me permettre, avant la fin de l'année, d'obtenir mes premiers bons résultats".

Rahamim évoque encore les cas de discrimination dont il allait être témoin par la suite, dans les domaines de l'emploi et du logement, tout en soulignant que de tels comportements "n'ont pas encore disparu, au sein de la société israélienne".

C'est d'ailleurs la raison qui l'incita à étudier le travail social, à l'Université hébraïque, dont il reçut une bourse, avant de devenir l'un des pionniers de l'action en faveur de la communauté éthiopienne, dans le cadre des programmes récemment mis en place par l'hôpital Herzog.

Israël - Société : la météo impacterait plus le moral des israéliens que les attentats

Le Bureau central du gouvernement pour les statistiques vient de publier les résultats d'une enquete, concernant les effets du terrorisme sur le moral des israéliens.

L'étude se concentre sur la période de la seconde Intifada, entre 2002 et 2004, et comme l'a confié l'un de ses trois auteurs, Asaf Zussman, à The Media Line, les attentats qui la caractérisent n'ont nullement "démoralisé" les israéliens, bien que "telle ait été la motivation principale des terroristes".

Selon le chercheur, qui enseigne à l'Université hébraïque, "ce qui est étonnant, c'est que nous avons pu établir que les fluctuations quotidiennes de la météo étaient un facteur plus important que le terrorisme palestinien".

Durant les deux années prises en compte par cette enquête, sept cent quatre vingt cinq israéliens, pour la plupart des civils, ont été assassinés au cours d'opérations menées par divers groupes armés.

Or 82, 9 % des personnes interrogées ont déclaré avoir passé une année 2002 "satisfaisante" alors que 81, 7 % ont répondu la même chose concernant l'année suivante, au cours de laquelle le nombre de victimes diminua quasiment de moitié, et 82, 4 % pour 2004, alors que le "taux de décès" était encore plus bas.

Paradoxalement, ce sont les membres de la communauté arabe israélienne qui déclarent avoir été le plus "perturbés" par ces attaques, qui auraient contribué à détériorer leurs relations avec la majorité juive d'Israël.

Face aux résultats pour le moins inattendus de cette étude, qui a été publiée ce mois-ci dans la revue Economica, Zussman a dit comprendre qu'un certain scepticisme soit de mise, car ils contredisent les conclusions auxquelles sont parvenus d'autres chercheurs européens, qui ont travaillé sur l'impact "démoralisant" du terrorisme en Irlande et en Grande-Bretagne, notamment.

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