Numéro 1062 - 26.01.2012 - 2 Shevat 5772       Imprimer

A LA UNE

Mémorial de la Shoah : Hommage à Young Perez, jeudi 26 janvier 2012 à 19 h

Victor Young Perez, né le 18 octobre 1911 à Tunis, entre dans la légende en octobre 1931 à Paris, en battant par K.-O. l'Américain Frankie Genaro.
A vingt ans, il offre à la France un titre de champion du monde poids mouches.
suivi de Young et moi, Tomer Sisley sur les traces du boxeur d'Auschwitz

Young Perez est déporté le 7 octobre 1943 à Auschwitz, où, reconnu comme boxeur professionnel, il participe à des combats organisés par le directeur du camp.
Survivant, il est finalement abattu au cours des marches de la mort qui suivent l'évacuation partielle du camp.

Young Perez détient toujours le titre de plus jeune champion du monde dans sa catégorie.

En présence de Jacques Altmann et Charles Palant, témoins, Serge Klarsfeld, avocat, historien, Jacques Torros, association des Fils et Filles de déportés juifs de France.
Animée par Michel Mimran, directeur Marketing du Paris Saint-Germain.

Suivi de Young et moi, Tomer Sisley sur les traces du boxeur d'Auschwitz
de Sophie Nahum et Laurent Preece
(France, documentaire, 2011, Hello Prod) - Extraits en avant-première

Tomer Sisley découvre le destin de Young Perez, se passionne pour cette histoire et décide d'en faire un film. Le documentaire suit sa quête sur les traces des derniers témoins de cette vie oubliée.

En présence de Sophie Nahum, réalisatrice, Tomer Sisley, acteur et réalisateur (sous réserve).

Mémorial de la Shoah
17, rue Geoffroy-l'Asnier
75004 Paris
Tél. : 01 42 77 44 72
www.memorialdelashoah.org

NB Une biographie romancée de Young Perez a été publiée par André Nahum sous le titre "Quatre boules de cuir".

Jordanie - Le roi envisagerait une dégradation des relations avec Israël

Le roi Abdallah de Jordanie a évoqué, pour la première fois, une possible dégradation des relations avec Israël.

Selon le quotidien Al-Quds al-Arabi, le souverain hachémite serait irrité par " l'immobilisme israélien" dans les tentatives de reprises des pourparlers avec les palestiniens qu'il héberge dans le royaume, et envisagerait des mesures de rétorsion "si Israël ne montre pas qu'il est prêt à faire des pas considérables" dans ces discussions.

il attendrait notamment des "concessions importantes à l'égard des palestiniens, qui justifieraient leur retour à la table des négociations".
Selon le quotidien, Abdallah envisagerait différents stades de rétorsion : lé réduction des relations diplomatiques voir leur suspension, pouvant aller jusqu'au resserrement de liens avec des pays ouvertement hostiles à Israël –dont l'Iran.

Cette semaine verra la "fin officielle" de ces tentatives de reprise de contacts entre israéliens et palestiniens, telles quelles avaient été définies par le Quartet, le 26 octobre dernier; les palestiniens considèrent donc que la prochaine rencontre, qui interviendra mercredi entre négociateurs israéliens et palestiniens, marque la fin de la partie.

Pour les israéliens, les entretiens ont débuté le 3 janvier, ils ont donc trois mois à partir de cette date.

Israéliens et palestiniens devraient être capables, selon la feuille de route du quartet, de présenter des positions respectives actualisées sur les questions des frontières et de sécurité.

Le roi aurait tenté de convaincre Mahmoud Abbas, le Président de l'autorité palestinienne, de donner "du temps au temps", ce qu'Abbas a refusé, pressé semble-t-il d'annoncer l'échec de la concertation sous les auspices jordaniennes.

Discussions israélo-palestiniennes : les dessous d'un clash

Une violente altercation aurait opposé le chef des négociateurs israéliens Yitzhak Molcho,et le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat, lorsqu'ils se sont retrouvés samedi soir.

Elle aurait éclaté après que Saeb Erekat ait refusé la présence d'un officier israélien chargé de présenter la position israélienne actualisée sur les questions de sécurité.

Selon un officiel israélien familier de ces rencontres, l'atmosphère était tendue mais a brusquement généré lorsque les israéliens ont demandé à préciser leur point de vue sur la question des frontières.
Il était convenu que la position israélienne serait précisée d'ici à la fin du mois de mars.

Mais Yitzhak Molcho a anticipé cette date, en amenant à la table des négociations un militaire, le Brigadier-General Assaf Orion, de la division de planification stratégique de l'armée.

Non prévue, cette invitation a rendu furieux Saeb Erekat, qui a eu l'impression de tomber "dans une embuscade" et a refusé d'entendre l'exposé d'Orion, arguant "qu'il n'avait pas de mandat pour négocier d'arrangements sur la sécurité et les frontières, tant que les documents n'avaient été ni présentés ni étudiés".

Molho lui aurait répondu dans des termes dont il n'est pas coutumier, lui recommandant "de se faire remplacer par un négociateur qui disposerait d'un vrai mandat pour négocier".

Les deux hommes ont alors décidé d'un commun accord d'aborder un autre sujet; le négociateur israélien aurait présenté à son homologue un ensemble de documents de la presse palestinienne violemment anti-israéliens, avant de lire un certain nombre de phrases prononcées par le Mufti de Jérusalem, notamment des appels à "tuer des juifs".

Les négociateurs palestiniens sont décidés à quitter la table des discussions après le 26 avec l'objectif clairement annoncé de provoquer une crise qui mettra Israël "sous la pression".

Israël - Guerre informatique : ravages ou piratage

Plusieurs sites israéliens, notamment ceux du quotidien Haaretz, d'Israël Hayom ou de la compagnie de bus Dan ont été piratés mercredi.
Des sites de plusieurs centres hospitaliers -Tel Hashomer et Assouta Medical Center, à Tel Aviv - sont également tombés.

Les serveurs n'ont pu faire face à un afflux massif de requêtes –notamment fausses - généré par l'attaque, et ont "cédé".

Concernant les sites hospitaliers, ce sont les présentations des services qui ont été affectés; aucune donnée personnelle de malades n'a pu être piratée.
Des sites culturels, tels que celui du Festival israélien, ont aussi été piratés.

Le site de Haaretz, dont la page d'accueil a été remplacée par un message anti-israélien, signé par un groupe autoproclamé "Anonymous palestine".

Le groupe de hackers israéliens "IDF team", a déclaré "avoir vu l'attaque et préparer une riposte à la mesure".
Selon eux, il ne s'agit plus de répondre simplement, "mais de créer des dommages durables sur les serveurs des gouvernements arabes, de leurs institutions financières, et de leurs systèmes de sécurité".

Des plate-formes de hackers, tels Cyber War News comportaient mercredi des critiques assez vives contre les attaques de sites d'hôpitaux réalisées par les hackers palestiniens.

Il semble que loin d'être une action concertée et organisée, ces attaques, qui n'ont pas créé de dommages réels, relève d'actions individuelles de hackers pro-palestiniens.


CULTURE

Théatre - Nice : MENSCHEL et ROMANSKA de Hanokh Levin SAMEDI 28 JANVIER 2012 à 20H30

Menschel et Romanska ont fait connaissance par téléphone (en célibataires endurcis, on imagine qu'ils épluchent les petites annonces…).

La voix de Romanska a séduit Menschel, qui s'imagine déjà tourner le dos à la solitude en rencontrant la femme de ses rêves.

Malheureusement, cet espoir ne survit pas au premier regard. Il n'est pas de miracle en ce monde : on n'échappe pas à son propre miroir !
Or, Menschel et Romanska, pris dans le jeu social des convenances, sont condamnés à passer le samedi soir ensemble, à boire la coupe jusqu'à la lie et se haïssent pour n'avoir pas trouvé en l'autre la rémission d'une vie médiocre et sans avenir.

Ils se savent être le destin l'un de l'autre et ne s'y résignent pas. L'énergie qu'ils ne mettent pas à transcender leur condition d'insecte humain, ils la dilapident en de vaines mesquineries, car, ainsi que le constate Levin : «il est là le terrible paradoxe : comme elle est grande, la petitesse humaine».

PAF : 18 € - Etudiants 15 €
SAMEDI 28 JANVIER 2012 à 20H30
Théatre de la Cité 3, rue Paganini 06000 Nice

BILLETTERIE : MAISON DU JUDAÏSME ELIE WIESEL
Tél. : 04 93 87 51 72
http://www.fsju.org/doc/index/nice-cote-d-azur/


DEFENSE

Israël - Défense : Shirin Shlian

Nous relations hier la préface écrite par la députée arabe Hanin Zoabi, qui déclarait considérer que les arabes israéliens utilisaient la démocratie israélienne pour démontrer que le statut de cet état se limitait à un projet raciste.

Le témoignage de Shirin Shlian, arabe israélienne, qui sert dans l'armée israélienne, constitue une réponse intéressante.

La jeune femme a suivi un cours de plusieurs mois pour devenir instructrice, et se rend à présent dans les lycées pour encourager les jeunes Israéliens à s'enrôler et à choisir de le faire dans des unités combattantes.

La situation peut paraître paradoxale, comme le rappelle le Yediot Aharonot: voilà une jeune arabe qui effectue un service militaire dans Tsahal alors qu'elle n'est pas obligée de le faire, tandis que de nombreux jeunes Israéliens juifs tentent d'y échapper.

Shirin objecte que "cela doit venir de l'éducation familiale".
D'ailleurs, elle n'est pas la seule de la famille à servir dans Tsahal: un de ses frères est commandant dans une unité combattante et un autre est garde-frontière.

Même si elle est "très fière de son service militaire", car elle a "toujours rêvé de rejoindre Tsahal et d'apporter une contribution à son pays", elle préfère ôter son uniforme avant de retourner dans son village pour éviter d'être harcelée – ce qui n'est d'ailleurs jamais arrivé.


NEGOCIATIONS ISRAELO-PALESTINIENNES

Israël - palestiniens : fin des entretiens exploratoires sur un échec

Les négociateurs israéliens et palestiniens se sont séparés mercredi soir, à l'issue de la cinquième dernière rencontre prévue dans le cadre des contacts exploratoires entre les deux parties prévus par le quartet, sans surprise, sur un constat d'échec.

Les palestiniens déclarent "avoir démontré que seule une proposition substantielle de la part d'Israël rendrait possible la poursuite de ces contacts".

Cependant, selon Nasser Judeh, le ministre jordanien des Affaires étrangères, en dépit des désaccords persistants entre les deux parties, les discussions "ont été honnêtes et sérieuses". Israël aurait notamment soumis un plan comportant 21 propositions, qui auraient été écartées par Mahmoud Abbas.

Mahmoud Abbas devrait rendre compte de ces discussions devant la Ligue arabe dès la semaine prochaine, alors que, pour sa part, le Premier ministre israélien a appelé les palestiniens à "persister dans les discussions".
Les points de désaccords sont connus : les palestiniens ont demandé un arrêt de la construction d'implantations juives en Cisjordanie/Judée Samarie, question qui n'a pas été abordée.

Ils reprochent également au négociateur israélien Itzhak Molkho, d'être resté "vague sur la question du tracé de futures frontières, de n'avoir proposé aucun document écrit, et d'avoir évité la question de la reconnaissance des frontières de 1967".

Un officiel palestinien disait considérer qu'Israël "a simplement voulu gagner du temps vis-à-vis du quartette" et attend que celui-ci fasse clairement porter la responsabilité de l'échec à Israël.

De son côté, Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, en tournée dans la région, a tenté de relativiser cet échec en présentant les contacts comme "des discussions qui doivent aboutir à des véritables négociations".

Actuellement en Israël, elle veut obtenir des israéliens quelques gestes marquants qui permettront de maintenir les palestiniens à proximité de la table des négociations.
Mahmoud Abbas devrait, de son côté, reprendre rapidement en mains le dossier de demande d'admission à l'ONU, ce qui restait la priorité de son agenda.


FATAH-HAMAS

Les élections palestiniennes aux calendes grecques

Plusieurs officiels palestiniens, de tous bords, expriment publiquement des doutes sur la possibilité de tenir les élections palestiniennes en mai prochain.

Pour Ismail Radwan, responsable du Hamas, "la date approche, les élections ne peuvent être organisées alors qu'il subsiste deux gouvernements, l'un en Cisjordanie, l'autre à Gaza", faisant allusion au projet de gouvernement d'Union nationale qui n'a jamais vu le jour.

Pour le Fatah, Thiab al-Loh estimait de son côté que les élections nécessitaient "une préparation lourde", ajoutant "nous n'en sommes qu'au début, nous ne sommes pas prêts".

Les autres factions palestiniennes, notamment le PFLP partagent ce point de vue.
Selon l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah signé au Caire en mai 2011, les deux parties auraient du constituer un gouvernement d'union, composé de "technocrates", pour préparer ces élections.


EGYPTE

Égypte - Le blogueur sioniste libéré

Maikel Nabil, ce jeune blogueur égyptien de confession copte arrêté il y a dix mois, puis emprisonné pour avoir professé des opinions pacifistes et jugées pro-israéliennes - notre édition du 3. 11. 2011 -, a été libéré la semaine dernière.

Il a bénéficié de cette mesure, comme deux mille autres égyptiens condamnés par des tribunaux militaires depuis la chute du président Hosni Moubarak, il y a tout juste une année.

Mark, le frère de Maikel Nabil, a publié une photo de ce dernier, peu après sa libération, sur laquelle il apparaît en faisant le signe V de la victoire.

Il a par ailleurs mis en ligne un message destiné à tous ceux et celles qui avaient appelé à la libération de son frère, et où l'on peut lire que celui-ci "n'est pas encore en mesure de prendre les nombreux appels téléphoniques qu'il reçoit, car il est fatigué et malade, après avoir suivi une longue grève de la faim pour protester contre les traitements qui lui étaient infligés".

Selon les autorités, la grâce qui vient d'être accordée aux deux mille prisonniers égyptiens s'inscrit dans une volonté d'œuvrer à un retour complet vers un régime civil, et à une annulation progressive de l'état d'urgence proclamé au moment des troubles qui ont éclaté dans le pays, ainsi que l'a déclaré pendant un discours télévisé, Mohammed Hussein Tantawi.


GUERRE INFORMATIQUE

Cyber Guerre : Israël veut tester sa résistance

Israël est sur le point de tester la résistance de ses principales infrastructures sur Internet.

Il s'agira d'un exercice d'urgence dirigé par le Cyber-commandement national et le bureau de l'Antiterrorisme.

Le quotidien Yediot Aharonot a annoncé que cet exercice était prévu avant la vague d'attaques de hackers qui a frappé le pays.

Baptisé "Extinction des feux", l'exercice simulera des attaques cyber-terroristes venant de plusieurs sources sur des infrastructures stratégiques, dont la mise hors service pourrait avoir un impact sur la vie des citoyens. Le ministère des Télécommunications a annoncé qu'il n'y participerait pas, en raison du manque de "l'expertise nécessaire" dont souffre son personnel.

Les systèmes sensibles en Israël, comme ceux des compagnies de l'électricité et de l'eau, bénéficient d'un niveau de protection supérieur aux sites Internet classiques, notamment grâce à un cryptage avancé. Leur sécurité est supervisée par le Shin Bet.

En octobre dernier, plusieurs systèmes du gouvernement, dont certains utilisés par le Mossad, le Shin Bet ou Tsahal, ont été touchés par ce qui semble être une cyber-attaque, probablement destinée à tester leur résistance.

Guerre informatique : Hannibal Lecter donne des nouvelles

Le hacker – pirate informatique – pro israélien Hannibal Lecter refait parler de lui.

Nous rapportions dans notre édition du 16 janvier dernier, que ce hacker, qui se présentait comme un "juif quelque part dans le monde", se déclarait prêt à publier les données de millions de comptes Emails et Facebook, appartenant à des utilisateurs arabes.

Il a publié mercredi sur Internet, une série de documents iraniens, affirmant qu'il s'agit "d'une fraction de documents sensibles et confidentiels"; ces documents concernent un mémorandum sur l'entrainement des soldats iraniens, la constitution iranienne, ainsi que différentes données statistiques.

"Aujourd'hui, je lâche quelques informations confidentielles sur l'armée iranienne, le gouvernement et quelques citoyens", déclare-t-il sur le site de partage Pastebin.com (sur lequel les hackers publient leurs "exploits"; samedi dernier, les fichiers piratés du Crif y figuraient en bonne place), ajoutant "que ce n'est rien à côté de ce dont je dispose".

Hannibal a gagné une notoriété rapide en publiant la semaine dernière des mots de passes de compte Facebook et des données de cartes bancaires de titulaires saoudiens.

Selon lui, un des documents publiés contient les mots de passe du système d'une banque iranienne, un autre les numéros de téléphone du personnel d'une agence gouvernementale qui dispose de plusieurs bureaux à Téhéran.

En dépit de ses affirmations, les dossiers publiés ne semblent pas contenir de données sensibles, mais peuvent effectuer constituer un avertissement.


LIBYE

Libye - Le désert, nouveau refuge du terrorisme

Selon plusieurs experts de la lutte anti-terroriste, il existe actuellement un risque de voir certaines régions désertiques de la Libye, devenir des refuges pour les cellules d'Al Qaïda.

Au cours d'une rencontre organisée ce weekend à Marrakech, et consacrée à cette question, le général tchadien Adoum Ngare Hassan a estimé que les Etats du Maghreb pourraient connaître une "descente aux enfers", en cas de déstabilisation régionale.

Hassan, qui est responsable de la sécurité des frontières du Tchad avec le Niger, la Libye et le Soudan, a par ailleurs clairement laissé entendre que "l'Occident, à travers son soutien à l'insurrection libyenne, est en partie responsable de la situation anarchique régnant dans les zones sahariennes et du Sahel".

Ces dernières font toutefois l'objet d'un différend frontalier de longue date entre l'Algérie et le Maroc, et selon les analystes, la communauté internationale aura des difficultés à y opérer, en cas de besoin.

En marge de la conférence qui s'est tenue à Marrakech, Jean-François Daguzan, membre de la Fondation française pour la Recherche Stratégique, a déclaré à l'agence Reuters que "s'il n'y a pas d'accord algéro-marocain sur l'avenir du Sahel, la sécurité ne pourra pas y être assurée, car les terroristes ne manqueront pas d'exploiter cette situation. Il s'agit donc d'un problème majeur".

Selon lui, les Etats sahéliens vont devoir développer une dépendance croissante à l'égard de l'Europe et des Etats-Unis, pour tout ce qui touche à la lutte anti-terroriste.

Soulignons que ces Etats tendent à "blâmer l'Occident pour son rôle dans la fin chaotique du long règne de Mouammar Kadhafi", qui a permis aux agents d'Al Qaïda de piller d'importants stocks d'armes en Libye, ainsi que l'organisation djihadiste elle-même s'en est publiquement félicitée.

De plus, des dizaines de milliers de ressortissants d'Etats africains étaient employés en Libye, et le général Hassan a déclaré devoir désormais affronter un vaste mouvement de reflux de ces travailleurs vers leurs pays d'origine.

A ses yeux, "l'Occident doit maintenant fournir une formation adéquate et un soutien logistique aux forces gouvernementales africaines" qui tentent de sécuriser les frontières de la région, et d'éviter ainsi que des groupes terroristes ne profitent du désordre pour s'introduire dans ces pays.
"Si les terroristes de toutes obédiences ne parviennent que difficilement à s'infiltrer à l'Ouest", a-t-il encore mis en garde, "les frontières poreuses des Etats africains pourraient leur fournir de nouvelles possibilités".

D'autres participants de la conférence de Marrakech ont néanmoins estimé que "le soutien technique de l'Occident ne doit pas être interprété comme un feu vert à son ingérence sur le continent africain".

Enfin, Jacques Hogard, un ancien officier de l'armée française, aujourd'hui à la tête de l'EPEE, a attiré l'attention du public sur le fait qu'outre ses opérations terroristes doublés d'appels à la "Guerre sainte" contre l'Occident, Al Qaïda représente aussi "l'épouvantail idéal pour toutes sortes de réseaux mafieux", dont la présence pourrait avoir de lourdes conséquences sur la stabilité régionale.


MONDE JUIF

Pays-Bas - La communauté juive suspend le Grand rabbin d'Amsterdam

La communauté juive d'Amsterdam en crise après les déclarations de son rabbin.

En effet, les administrateurs de la communauté juive viennent de suspendre le Grand rabbin d'Amsterdam a été suspendu de ses fonctions, après qu'il ait signé une déclaration qualifiant l'homosexualité de "style de vie inacceptable" et de "maladie curable".

Ce n'est qu'après plusieurs mois que les membres de la communauté d'Amsterdam ont appris que leur rabbin, Aryeh Ralbag, figurait parmi les 180 rabbins et "thérapeutes de la santé mentale" à avoir signé la "Déclaration sur l'approche de la Torah vis-à-vis de l'homosexualité".

Il faut dire que leur leader religieux n'est pas souvent avec eux: installé à New York, il ne vient à Amsterdam que deux fois par an, principalement pour donner des avis rabbiniques.

Et c'est aussi d'avis religieux qu'il s'agit dans cette affaire. Ralbag n'a, selon lui, fait qu'indiquer la position de la Torah sur la question de l'homosexualité. "C'est du jamais vu qu'un Grand rabbin exprime une opinion halachique ou un point de vue de la Torah et soit suspendu", a-t-il déclaré à un journal juif.

"La signature du rabbin Ralbag peut donner l'impression que la communauté juive orthodoxe d'Amsterdam partage son opinion", ont déclaré les représentants de la communauté dans un communiqué. "C'est absolument faux. Les homosexuels sont les bienvenus dans la communauté juive d'Amsterdam".

Les juifs de Gibraltar

Des Juifs vivaient déjà à Gibraltar en 1356.

Ils durent quitter le rocher pendant l'Inquisition (ou se convertir), mais ils purent s'y installer à nouveau quand la Grande-Bretagne en pris le contrôle en 1713.

Dans ce petit territoire britannique au sud de l'Espagne, les juifs parlent fréquemment parlent le llanito, mélange de castillan, d'anglais et d'hébreu.

Aujourd'hui, ils sont près de 750 personnes, bien que l'organisation de la communauté permette surement à 2000 Juifs de s'y sentir à l'aise: on y trouve 4 synagogues, un mikve, un lycée religieux où les garçons et les filles sont séparés et un café casher.

La communauté s'aggrandit , avec 25% de membres en plus au cours des trois dernières années, et l'école primaire juive compte 140 élèves.
Bien installés dans la société, parfois même à des postes gouvernementaux, les Juifs de Gibraltar auraient pourtant tendance, ces dernières années, à se fermer au monde extérieur et à se recentrer sur une pratique plus orthodoxe de judaïsme.

"Il y a des Juifs qui n'ont absolument aucun contact avec les non-Juifs", déplore Jo Abergel, une anglaise originaire de Leicester qui a épousé un natif de Gibraltar. "Ils ne participeront à aucune activité – ballets, leçons de natation, etc. – si ce n'est pas la communauté juive qui l'organise".

"La vie sociale tourne essentiellement autour du Chabbat", continue-t-elle.
"C'est complètement différent de ma vie en Angleterre, vraiment. Là-bas, on pouvait être juif culturellement. Il y avait des danses, des évènements de bienfaisance, il y avait beaucoup de choses dans lesquelles on pouvait s'impliquer, quel que soit son niveau".

Mais tous les Juifs de Gibraltar ne s'en plaignent pas: "Dans la communauté, on a vraiment l'impression de faire partie de la même famille", témoigne l'un d'entre eux.


HISTOIRE

Histoire - Trois hommes dans un train

C'est à la demande de Theodor Herzl lui-même qu'en décembre 1904, peu après l'organisation du sixième Congrès sioniste, que l'on retrouve trois hommes dans un train en Afrique.

Ils se rendaient dans la région de Guas Ngishu -nord-ouest du Kenya-, afin d'étudier les possibilités d'y édifier un "foyer national juif", épisode qui entrera dans l'Histoire sous le nom de "plan ougandais".

Là-bas, le savant suisse Alfred Kaiser, l'ingénieur Nahum Wilbush, venu d'Israël, et l'explorateur britannique Coline Gibbons, proposèrent aussitôt la mise en place d'un "régime expérimental".

La suite est connue : le "plan ougandais" sera vite abandonné, notamment sous la pression de ceux qu'on appelait alors "les sionistes de Sion", majoritaires au sein du mouvement national juif, qui refusaient d'envisager la création d'un Etat juif ailleurs que sur la terre d'Israël.

Professeur à l'Université de Haïfa, Gour Alroy publie un ouvrage intitulé "Seeking a Homeland" (Ben-Gurion Research Institute ) et entièrement consacré à cet épisode généralement méconnu.
Selon lui, les rapports rédigés par l'explorateur anglais comportent des "opinions sérieuses et des analyses approfondies".

" Les terres de Guas Ngishu présentaient des conditions qui n'avaient rien à envier au pays d'Israël", a-t-il notamment déclaré au quotidien Haaretz. Il y révèle également que Wilbush ne prit aucune part réelle à l'exploration de la région.

L'ingénieur, en effet, "s'égara" et ne retrouva ses compagnons qu'au bout d'une semaine.
Ensuite, "il ne quitta plus le camp principal durant près de quinze jours, mais son refus de participer à l'expédition reflète peut-être davantage sa foi sioniste que les possibilités qu'offraient alors l'Afrique", précise l'auteur.


JUDAISME

Judaïsme - Une étude remet en question les objections sur l'abatage rituel

Une étude israélienne remet en question les théories sur la souffrance des animaux lors de l'abattage rituel.

En effet, l'étude scientifique qu'ils ont réalisée sur l'électroconvulsivothérapie (ECT), plus connue sous le nom d'électrochocs, utilisée pour traiter des troubles psychiatriques, permet à ses auteurs de remettre en question la justification de l'emploi de l'étourdissement électrique avant l'abattage des animaux.

Le professeur Rael Strous, psychiatre de l'université de Tel Aviv, et le docteur Ari Zivotofsky, de l'université de Bar Ilan, viennent de publier un article dans ce sens dans la revue scientifique "Meat Science".

"L'emploi de l'étourdissement, de ce que nous savons de notre expérience en psychiatrie sur les hommes, met en échec l'objectif d'un abattage plus humain", peut-on y lire.

Ils démontrent en effet que l'ECT est efficace, si il y a, au préalable, anesthésie. Si l'anesthésie générale n'est pas administrée, l'ECT est considérée comme une forme de "torture médicale".

Et les deux chercheurs montrent justement que l'étourdissement électrique réversible, très souvent employé dans les abattoirs, est similaire à une ECT sans anesthésie générale.
Et les souffrances peuvent continuer ensuite: puisque réversible, cet étourdissement ne suffit pas toujours et il arrive que les animaux se réveillent avant d'être tués.

Autre problème, qui se pose fréquemment: pour que l'étourdissement remplisse son rôle, il faut que les électrodes soient parfaitement ajustées; ce n'est souvent pas le cas, d'après les deux scientifiques.

Cette étude scientifique vient au secours des communautés juives européennes qui font actuellement face, comme les communautés musulmanes, à des propositions de lois contre l'abattage religieux.
Pour les autorités religieuses orthodoxes, l'étourdissement électrique avant l'abattage de l'animal le rend non-casher, et pour certains parlementaires et défenseurs des animaux, l'abattage religieux (shehita chez les juifs) le fait souffrir.

Les conclusions de ces chercheurs israéliens pourraient changer la donne.

Judaïsme - Un livre médiéval de prières égalitaires

Le Jewish Theological Seminary – JTS - de Manhattan, siège académique et spirituel du mouvement Conservative, dont la bibliothèque comprend une vaste collection d'ouvrages et de manuscrits juifs, vient de présenter un livre de prières, édité en 1471.

Il est présenté comme une version d'une "prière égalitaire".

Ainsi, alors que les rituels en usage aujourd'hui dans les communautés traditionnalistes orthodoxes comportent une bénédiction destinée aux seuls hommes, - qui louent Dieu de ne point les avoir créés "femmes" – l'ouvrage présenté comporte, à la place : "Béni sois-tu de m'avoir créé femme plutôt qu'homme".

Le professeur David Kraemer, qui dirige la bibliothèque du JTS, a indiqué que ce livre provient du nord de l'Italie et fut spécialement commandé à un scribe, par un homme désireux d'en faire cadeau à son épouse".

Abraham ben Mordechaï Farissol (1451 – 1525), le scribe en question, était un "chantre synagogal, un érudit et un médecin", a encore expliqué Kraemer, "il a en outre composé plusieurs commentaires bibliques et laissé des écrits comparatistes des trois monothéismes".

Kraemer a également souligné qu'il n'est pas encore possible d'établir si ces modifications, dans le texte même de la liturgie, "reflètent l'état d'esprit et l'attitude de l'époque".
Toutefois, "le rabbin Farissol était une autorité reconnue et respectée, et on peut donc supposer qu'il n'aurait pas fait un tel changement s'il ne l'avait jugé approprié".

De son côté, Julie Schoenfeld, vice-présidente de l'Assemblée rabbinique, a estimé qu'aujourd'hui, "dans l'atmosphère religieuse qu'entretiennent certains cercles en Israël, ce livre de prières ne pourrait pas être utilisé, mais il démontre au moins qu'une certaine attitude envers les femmes, constatée récemment, n'est qu'une distorsion moderne du judaïsme".


ANTISEMITISME

Antisémitisme - Poursuites en vue contre le Grand Mufti de Jérusalem

Le procureur général de l'Etat d'Israel, Yehuda Weinstein, a demandé à la police israélienne d'ouvrir une enquête criminelle contre le Grand mufti de Jérusalem, Mohammed Hussein, pour incitation à la haine et au racisme.

Lors d'un rassemblement célébrant le 47ème anniversaire de la création du Fatah, à Ramallah, Hussein a cité des paroles attribuées au prophète Mahomet particulièrement violentes:

"L'Heure -de la résurrection- ne viendra pas avant que vous ayez combattu les Juifs. Les Juifs se cacheront derrière les pierres et les arbres, et les pierres et les arbres diront: 'Ô musulman, ô serviteur d'Allah, il y a un Juif derrière moi, viens le tuer.'"

Le présentateur du rassemblement a, par ailleurs, a invité le mufti à prendre la parole en disant: "Notre guerre avec les descendants des singes et des porcs (c'est-à-dire les Juifs) est une guerre de religion et de foi".

La scène, filmée, a été postée sur Youtube par un groupe de surveillance israélien, Palwatch.

Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, a appelé la justice à mettre le mufti en examen. Celui-ci s'est dit victime d'une campagne menée par Israël contre les responsables de Jérusalem-Est.

Un porte-parole du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que la demande de Netanyahou était une attaque contre les symboles religieux et nationaux de la nation palestinienne.

Antisémitisme - Suède : le nouveau centre de l'antisémitisme

Selon le président du Congrès juif européen, Moshé Kantor, la Suède est devenue un centre de l'antisémitisme.
(VOIR VIDÉO COLONNE DE DROITE)

Au cours d'un entretien accordé au Jerusalem Post, peu avant l'ouverture d'une cérémonie du Parlement européen à la mémoire des victimes de la Shoah, Kantor a estimé qu'il y a "quelques années à peine, la Suède était encore un pays épargné par ce phénomène".

Mais désormais, a-t-il poursuivi, la haine antijuive y a atteint un degré "qu'il est possible de qualifier d'impensable", à tel point "qu'au vingt et unième siècle, nous voyons des juifs obligés de quitter une ville comme Malmö pour se réinstaller à Stockholm, où ils se sentent plus en sécurité".

Kantor a par ailleurs durement critiqué l'attitude du gouvernement suédois, qui est selon lui "le seul, au sein de l'Union européenne, à refuser d'aborder la question de l'antisémitisme qui sévit à l'intérieur de ses frontières".

Selon le Président du CJE, toutes ses tentatives d'alerter le bureau du Premier ministre Fredik Reinfeldt ont été vaines, représentant une véritable "conspiration du silence".
"Les responsables suédois croient que s'ils ne s'expriment pas sur le problème, celui-ci disparaîtra de lui-même, mais nous savons qu'il persistera".

Markus Friberg, porte-parole du Premier ministre Reinfeldt auprès des médias, a réagi à ces critiques en affirmant que l'Etat suédois "investit chaque année 4. 000. 000 couronnes dans la protection de la communauté juive".
(VOIR VIDÉO COLONNE DE DROITE - Reportage ARTE 9.10.2011)


ENERGIE

Énergie - Israël: l'invitation au cablage

Chypre, Israël et la Grèce étudient la construction d'un énorme cable sous marin vers l'Asie et l'Europe.

La proposition émane de Quantum Energy : le groupe chypriote vient de proposer à l'opérateur national grec d'électricité et à Israël de construire un câble commun aux trois pays, qui leur permettrait d'exporter, en commun, leur production électrique vers l'Asie et l'Europe.

Selon le site Econostrum, le projet, baptisé Euro-Asia Interconnector vise à enterrer un câble haute tension de 2000 mégawatts à deux milles mètres sous la mer.

Ce câble permettra l'exportation de l'énergie électrique produite à partir des gisements de gaz naturel exploité par l'Etat hébreu et Chypre.

Pour Nassos Ktoridis, président de Quantum Energy, l'Union européenne serait intéressée à "financer un tel projet, alors que l'Europe risque de devoir doubler sa consommation de gaz naturel en raison de ses besoins mais également de la sortie allemande du nucléaire prévue pour 2022".

Ktoridis avance un argument pour inciter Israël à adhérer un projet : il est beaucoup plus rentable d’exporter de l’électricité, plutôt que du gaz naturel.


SOCIETE

Israël - Société : de la loterie au lynchage

Nathalie Mashiah, une résidente de Beit Shemesh agée de vingt-sept ans, a échappé à un véritable lynchage avant-hier.

Alors qu'elle collait des affiches de la loterie nationale - son travail-, à proximité d'une synagogue, elle s'est retrouvée encerclée et assaillie dans son véhicule.

La victime a raconté n'avoir "même pas eu le temps d'actionner le frein à main", lorsque ses agresseurs, des extrémistes orthodoxes, se sont précipités dans sa direction, certains lui faisant des "signes de pendaison imminente".
"Ils m'ont entouré et ont commencé par briser les vitres, avant de me jeter des pierres.

Je les ai suppliés d'arrêter, mais ils ne m'ont pas laissée partir. Il y avait là une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants, mais nul n'est intervenu".

Légèrement blessée, Mashiah a également été attaquée à coups de bouteilles, dont les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'elles contenaient de la javel.

"J'ai vu la mort en face", a-t-elle confié, "j'ai vu des dizaines d'hommes qui surgissaient de tous les coins armés de pierres et de bouteilles".

Alors que l'un d'eux tentait visiblement d'incendier le véhicule, la victime a pu s'en extraire et alerter la police, qui n'est toutefois arrivée sur place qu'au bout de dix minutes, tandis que des hommes poursuivaient la jeune femme, aux cris de "putain" et "païenne", jusque dans l'immeuble où elle venait de trouver refuge.

A l'issue de l'incident, plusieurs hommes ont expliqué avoir agi de la sorte après que Mashiah les ait provoqués "en soulevant sa chemise", ce que la principale intéressée a formellement nié.
Trois des agresseurs ont été arrêtés et placés en garde à vue.


ENVIRONNEMENT

Israël - Environnement : Tel Aviv, l'eau trop polluée

Une étude réalisée par le ministère de la Santé et par l'Administration de l'eau indique que près des deux-tiers des puits d'eau potable de l'agglomération de Tel Aviv sont impropres à la consommation parce que trop pollués.

Ces puits fournissent la majorité de l'eau potable consommée dans les grandes villes.

Sur les 166 puits dénombrés en 1980, 96 ne sont plus en service à la fin de l'année 2011, principalement parce qu'ils sont contaminés.

La plupart des contaminants sont d'origine industrielle et viennent en grande partie de la production d'armements, mais aussi des pesticides et des engrais.
La pollution de ces puits vient aussi du phénomène de salinisation des nappes phréatiques, souvent dû à un pompage d'eau douce trop important.

32 de ces puits ont un taux de nitrates trop élevé, qui viennent souvent d'engrais chimiques. Certains d'entre eux contiennent aussi des métaux toxiques.
Ces métaux toxiques ont également été découverts dans 8 autres puits, tandis que 10 autres puits contiennent du perchlorate, élément chimique utilisé dans la fabrication de combustible pour les fusées et les roquettes, échappé du site des Industries militaires israéliennes de Ramat haSharon et absorbé par le sol.

Cette fuite de perchlorate a poussé Ramat haSharon à renoncer à s'approvisionner en eau grâce aux puits et à se fournir chez le transporteur national d'eau (qui amène de l'eau potable depuis le lac de Tibériade).

La ville a d'ailleurs porté plainte contre l'Etat pour les dépenses supplémentaires engendrées par cette pollution. La purification de l'eau contaminée prendra 20 ans et coutera près d'un demi-milliard de shekels.

Israël - Environnement : la mer morte est sèche depuis 125 000 ans

Les eaux de la mer Morte se sont quasiment complètement asséchées il y a 125 000 ans, révèle une étude internationale.

Le Programme international de forages continentaux (International Continental Drilling Program, ou ICDP) a dirigé des forages de 300 mètres dans les fonds de la mer Morte en Novembre 2010 et mars 2011.

Les couches de sel recouvert par des cailloux découvertes lors des analyses préliminaires des 250 premiers mètres donnent à penser aux scientifiques que le célèbre lac israélien fut sec pendant une période.

"Afin de déposer une strate de sel si épaisse, la zone de drainage devait être très aride, c'est-à-dire qu'il ne devait pas y avoir d'approvisionnement en eau douce", a expliqué au Jerusalem Post le professeur Mordechai Stein, de l'université hébraïque de Jérusalem, qui a dirigé les forages avec son collègue le professeur Zvi Ben-Avraham de l'université de Tel Aviv. "Ensuite, la couche de cailloux par-dessus le sel nous dit que la rive n'était pas loin".

Les forages menés par l'ICDP, et en particulier ceux de la mer Morte, apportent des informations de première main sur les différentes conditions climatiques qui ont existé sur notre planète. Les scientifiques espèrent aussi en tirer de précieux renseignements sur le réchauffement climatique auquel nous faisons face aujourd'hui.

Cette étude renvoie également à l'urgence de la situation actuelle: la mer Morte s'assèche à nouveau, et cette fois-ci, cela semble définitif, du moins si les hommes n'arrêtent pas le phénomène.

"Le déclin actuel du niveau de la mer Morte est clairement du à l'intervention humaine", a rappelé Amit Bracha, directeur exécutif d'Adam Teva VeDin (Union pour la défense environnementale en Israël).

"Les changements du secteur de l'eau et Dead Sea Works sont responsables de près de 20% de la chute du niveau. Par conséquent, l'Etat et les entreprises doivent assumer la responsabilité des dommages et prendre immédiatement des mesures pour les arrêter et assainir la région".

Les responsabilités sont en effet partagées: d'un côté, Israël, la Syrie et la Jordanie bloquent l'arrivée d'eau douce dans la mer Morte en détournant l'eau du Jourdain pour leur population, et de l'autre, la prospère entreprise israélienne Dead Sea Works fait s'évaporer d'énormes quantités d'eau pour récolter la potasse qui s'y trouve.


ESPACE

Israël - Espace : le Technion met au point des satellites miniatures

Des scientifiques israéliens du Technion pourraient bientot réussir une première: envoyer dans l'espace trois satellites miniatures en formation fixe.

Mené par le professeur Pini Gurfil, de la faculté de l'aéronautique et de l'ingénierie spatiale du Technion, ce projet devrait permettre de localiser avec précision des éléments sur la Terre, comme par exemple des personnes en détresse.

Le scientifique israélien a reçu il y a quelques mois 1,5 million d'euros de l'Union européenne pour l'aider à continuer ses travaux.

Ce projet devrait être officialisé la semaine prochaine à Herzliya, lors de la Conférence sur l'espace du mémorial international d'Ilan Ramon, à laquelle doivent assister des spécialistes de l'espace venus du monde entier.

Les ingénieurs et les étudiants du Technion avaient déjà construit, en 1998, un des plus petits satellites du monde à être envoyé dans l'espace.
Cette fois-ci, chacun des trois satellites sera composé de six cubes de 10 cm3 chacun, sur lesquels seront fixés des éléments de navigation, de transmission et de contrôle, entre autres.

"C'est la toute première fois que des scientifiques vont tenter de lancer ensemble trois satellites dans une formation contrôlée", explique Gurfil. "Cela n'avait pas été possible jusqu'à présent à cause de leur taille, de leur poids et de la difficulté d'envoyer dans l'espace, pour une longue période, plusieurs satellites dans une formation uniforme".

"Si nous réussissons à prouver qu'une telle formation volante est possible, cela stimulera le développement de très petits satellites et de technologies liés à la miniaturisation de composants électroniques, au traitement efficace et au mouvement dans l'espace", a-t-il continué. "Cela développera aussi toute une série d'applications civiles".

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