Numéro 1053 - 06.01.2012 - 11 Tevet 5772       Imprimer

A LA UNE

ISRAËL- Défense : une frontière virtuelle pour la Mer rouge

En aout dernier, huit israéliens étaient tués dans une attaque terroriste dans la région d'Eilat.
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Le Jerusalem post révèle vendredi matin le dispositif que l'armée israélienne met en place pour contrer de telles attaques.

Depuis l'attaque du mois d'août dernier, la marine a multiplié l'installation de palpeurs-détecteurs électronique d'une grande sensibilité au point, selon le Commandant Ronen qui dirige les patrouilles en Mer rouge, de "pouvoir détecter et suivre une canette de soda qui flotte sur l'eau".

"La frontière entre Israël et le Sinaï continue dans l'eau; et quand le passage est hermétique, quelqu'un peut avoir l'idée qu'il peut entrer en Israël selon un autre mode, par la mer par exemple" poursuit-il, expliquant que ses patrouilles ont "une portée stratégique capitale".

Une unité de combat supplémentaire va prendre en charge la surveillance à partir de ces capteurs et des caméras existantes.

L'autre changement notable est une accélération extrêmement rapide de la construction de la barrière de sécurité entre les deux pays, le long des 240 kms de frontière : 100 kms supplémentaires viennent d'être achevés alors qu'en aout, on voyait encore des kilomètres de fils barbelés que les terroristes cisaillaient pour entrer en Israël.

L'armée devait édifier également de nouvelles positions fortifiées à des endroits stratégiques : le passage de Netafim, à 12 kms au nord d'Eilat; tout comme elle a renforcé le réseau de collecte de renseignements sur les activités des terroristes dans le vacuum qu'est devenue la péninsule du Sinaï.

En mer, la situation n'est pas différente et la marine multiplie les patrouilles pour éviter les infiltrations par la mer, mais également prévenir les "attentats marins" : un navire piégé qui exploserait à proximité d'un bateau de la marine israélienne, ou une attaque par un missile sol-mer.

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Criminalité : de Marseille à Herzliya, une des arnaques la plus importantes de ces dernières années

Le quotidien la Provence relate l'équipée israélienne d'un groupe d'escrocs marseillais qui a gagné Israël.
Nous reproduisons l'article in extenso.

Dans le grand banditisme, on les appelle "les mecs du CO2".
Avec un mélange d'envie et de colère. Envie parce qu'ils ont monté une arnaque d'une ampleur inégalée, qui leur a permis de détourner des centaines de millions d'euros.

Colère parce qu'ils ont grugé au passage quelques petits voyous, qui ont pris tous les risques en jouant les hommes de paille dans des sociétés et ont vu leur passer sous le nez de colossaux profits.

Conséquence, "les mecs du CO2" ont le Milieu aux trousses, qui réclame sa part du gâteau.
Il n'est pas le seul à les rechercher : depuis une alerte Europol, des instructions judiciaires ont été ouvertes dans plusieurs pays.

À Paris, on compte une dizaine d'enquêtes préliminaires et autant d'instructions, réparties entre les juges du pôle financier et ceux du pôle de lutte contre la délinquance astucieuse.
À Marseille, l'une d'elles a récemment permis la mise en examen des gérants de deux sociétés.

Les débuts de l'affaire

L'embrouille remonte au 1er janvier 2008, lorsque le protocole de Kyoto a instauré pour les sociétés un système de droit à émettre des quantités limitées de dioxyde de carbone (CO²). Des "droits à polluer" que les meilleurs élèves peuvent revendre aux cancres.

Problème, des escrocs ont compris qu'ils pouvaient s'enrichir en intervenant sur ce marché... et en facturant une TVA qu'ils ne remboursaient pas.
À la clef, d'incroyables profits réalisés sur le dos des États : une note d'Europol parle de 5 milliards d'euros partis en fumée...

Qui sont "les mecs du CO2", ces as de la carambouille écolo qui ont remis au goût du jour une technique inventée dans les années 70 ?

Les enquêtes en cours renvoient vers la "jewish connection", lointains descendants des frères Zemmour, ces pieds-noirs qui "tenaient" Paris dans les années 70 et ont été portés à l'écran dans "Le Grand Pardon".

Depuis les affaires du "Sentier", dans les années 90, ils avaient plus ou moins disparu des radars, en dehors d'escroqueries à la téléphonie mobile. "Tout a changé avec le carbone, confie un enquêteur. En quelques mois, ils ont amassé une fortune considérable. Le temps qu'on s'en rende compte, ils avaient disparu".

Aller-retour à Miami

En première ligne de l'arnaque se trouvaient plusieurs familles marseillaises, des frères et des sœurs aujourd'hui installés en Israël. Début 2008, elles se sont jetées sur le CO2.
"Il fallait aux fraudeurs à peine 15 secondes et quelques clics pour toucher le jackpot", explique un cadre de Sagacarbon, une société toujours active dans la vente des droits à polluer. Seule condition, avoir la mise de départ, les échanges se payant cash.

Pour se mettre à l'abri, ces familles ont utilisé "la loi du retour" : votée en 1950 par la Knesset, elle garantit à tout juif le droit d'immigrer en Israël et évite les extraditions. Selon nos informations, elles se sont alors implantées à Herzliya, une station balnéaire huppée proche de Tel-Aviv. Particulièrement dans le quartier de Pituach, considéré comme le "Neuilly" israélien.

Une vie de rois... Qui a ses limites

Aurait alors débuté une folle existence, avec yachts, déplacements en hélicoptères, villas à 20 millions de shekels (5 millions de dollars), escapades en jet en Floride...
Il se dit même que les Black Eyed Peas auraient participé à une fête privée.
"Pour contourner le système bancaire israélien, l'argent était caché dans des sociétés avec des porteurs, décrypte un financier de Tel-Aviv. Ce sont ces sociétés qui réglaient les dépenses...".

La roue a toutefois fini par tourner. Mi-2009, la France a pris des mesures pour sécuriser le marché du carbone.
Un an plus tard, ses enquêteurs débarquaient à Tel-Aviv, comme le révélait alors la Chambre de commerce France-Israël.

Dans le même temps, les Marseillais d'Herzliya ont connu une double attaque du Milieu : d'un côté, leurs anciens comparses français les ont retrouvés pour les faire chanter; de l'autre, la mafia russe qui est puissante en Israël a tenté de les racketter.

Fin 2010, l'assassinat en France d'un homme considéré comme le chef du gang parisien du CO2 a montré que la fête était finie.
La veille, il était encore en Israël... "Ils ont alors pris des mesures de sécurité extraordinaires", assure Jérôme Pierrat, auteur de "La criminalité internationale en France" (Denoël).

À Herzliya, on a vu d'anciens militaires recrutés comme gardes du corps accompagner les enfants à l'école.
Soudainement, la petite communauté s'est faite très discrète et les autres Français installés là s'en sont éloignés.
Ce qui ne les aurait pas dissuadés pour autant de poursuivre leurs combines internationales : selon Europol, les escrocs à la TVA interviendraient désormais sur les marchés du gaz et de l'électricité.

Fred GUILLEDOUX – La Provence, 5janvier 2012

ISRAËL- Terrorisme : Al Qaïda, une cellule à Jérusalem

Al Qaida a annoncé avoir établi sa première cellule opérationnelle à Jérusalem.

Baptisée "Cellule du mouvement des jeunes sunnites dans le grand Jérusalem", le communiqué des terroristes promet d'annoncer prochainement ses objectifs et ses cibles.

Les services de renseignements israéliens ont conseillé au gouvernement et aux différents services de sécurité de traiter cette annonce très sérieusement, et d'envisager une extension de ses connexions avec certains réseaux en Cisjordanie.

L'annonce de cette création pourrait être à relier avec la préparation de "soulèvements populaires" par l'Autorité palestinienne –voir notre article sur le sujet – qui seraient utilisées par des organisations terroristes pour commettre des attentats.

Selon le site DebkaFile (proche des sources de renseignements israéliens), la création de ce groupe est liée au développement rapide d'organisations radicales salafistes dans différents centres palestiniens au Liban; ces organisations sont, soit directement liées à Al Qaida, soit fortement influencées par l'idéologie djihadiste.

Ces organisations, telles que Fatah al-Islam, Ansar al Sunna, recrutent à grande échelle dans les camps palestiniens proches du port libanais de Sidon, ces camps sont d'ailleurs sous le contrôle d'Al Qaida ou de ses organisations affiliées. Le Fatah tente sans succès de contrer leur montée en puissance.

Dans la bande de Gaza, les organisations proches d'Al Qaida fournissent des groupes répartis dans la péninsule du Sinaï en combattants et en armes, et les incite à développer leurs actions contre des cibles égyptiennes ou palestiniennes. Plusieurs des roquettes tirées sur Israël l'ont été par des groupes salafistes de Gaza, sans l'aval du Hamas.
La contagion pourrait gagner Jérusalem et les territoires palestiniens de Cisjordanie.

FRANCE- Assemblée nationale : Israël pratique un Apartheid hautain et méprisant

Dans un Communiqué de presse, Claude GOASGUEN, Député-maire du XVIe arrondissement de Paris et Président du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale déplore les propos tenus sur Israël dans le rapport d’information de Jean GLAVANY, déposé devant la commission des Affaires étrangères, à propos de la géopolitique de l’eau qui, pour faire court, accuse Israël de pratiquer l'Apartheid.
On ne peut pas mettre en doute la bonne foi de Claude Goasguen et la réalité de son engagement.

Il est effectivement inquiétant que des élus de la République parlent en ces termes d'Israël, d'autant que le texte intégral comprend des termes si virulents que de Gaulle - avec son Peuple d'élite, fier de lui et dominateur – se verrait rangé au rang des amis d'Israël.

Mais pour etre complet, Claude Goasguen aurait du livrer la composition de la mission d'information, ce qui l'aurait conduit ….
Non pas à dénoncer le PS mais également son propre parti.

Le texte en cause est une partie d'un rapport sur la "géopolitique de l'eau", déposé le 13 décembre dans le cadre de la Commission des Affaires étrangères. La mission d'information est présidée par Lionnel Luca, député UMP des Alpes Maritimes, son rapporteur est Jean Glavany, député PS des Hautes Pyrénées.
Glavany est un "poids lourd" du PS même si il fait aujourd'hui partie des dinosaures du parti : chef de cabinet de François Mitterrand, plusieurs fois ministre et même Vice-Président de l'Assemblée nationale pendant un an.
Mais ils ne sont bien entendu pas seuls dans cette commission qui comprend des élus de toutes tendances politiques, dont certains, comme Renaud Muselier, se targuent d'être des amis d'Israël, ce qui ne l'a pas empêché d'adhérer à un rapport dont les termes sont outranciers.

Outre Lionnel Luca et Jean Glavany, la mission comprend donc :
UMP : Renaud Muselier (Bouches du Rhone),Nicole Ameline (Calvados), Claude Birraux (Haute Savoie), Jean-Claude Guiba ( Alpes Maritimes), Jean-Marc Nesme (Bourgogne).
PS : Jacques Bascou (Aude), Gilles Cocquempot (Pas de Calais), Jean-Pierre Kucheida (PS, Pas de Calais)
Gauche démocrate: Alain Bocquet (PCF, Nord)

Nous publions quasiment "in extenso", la totalité de "l'encadré N°3" de ce rapport, c'est-à-dire la partie concernant Israël.

L'eau, révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen Orient

Mise en place en 1948 par le premier ministre F. Malan, l'apartheid a vu le développement différencié des groupes ethniques en Afrique du Sud pendant un demi siècl.
Cette politique consistait à la fois en une ségrégation raciale et spatiale (cloisonnement des populations noires et "coloured" dans des espaces confinés appelés bantoustans) mais aussi en une ségrégation citoyenne, les libertés d'une partie de la population (restriction du droit d'aller et venir, du droit de se rassembler dans les lieux publics, violences policières) étant bafouées.(…)

Bien sûr, comparaison n'est pas forcément raison : la Palestine n'est pas l'Afrique du Sud, et les années 2010 ne sont pas celles d'avant 1990.
Pourtant, il est des mots et des symboles qui par leur force peuvent avoir une vertu pédagogique.
Or, tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d'un nouvel apartheid.

La ségrégation y est raciale mais comme on n'ose pas le dire, on dira pudiquement "religieuse". Pourtant, la revendication d'un état "Juif" ne serait-elle que religieuse ?

La ségrégation est spatiale également : le mur élevé pour séparer les deux communautés en est le meilleur symbole. La division de la Cisjordanie en trois zones, A, B et C en est une autre illustration :
L'armée israélienne a transféré à l'Autorité palestinienne la responsabilité des affaires civiles, c'est-à-dire la fourniture de services à la population, dans les zones A et B. Ces deux zones, qui contiennent près de 95 % de la population palestinienne de Cisjordanie, ne représentent que 40 % du territoire.
La zone C reste entièrement placée sous l'autorité de l'armée israélienne. Cette zone représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, avec toutes les réserves foncières et l'accès aux ressources aquifères, ainsi que toutes les routes principales.

La ségrégation est aussi hautaine et méprisante ("ces gens-là ne sont pas responsables"…répètent à l'envie certains responsables israéliens), vexatrice et humiliante (les passages aux check point sont restreints ou relâchés sans prévenir) voire violentes (la répression des manifestations fait régulièrement des morts…).

C'est donc bien d'un "nouvel apartheid" qu'il s'agit.
Et dans cette situation, l'eau est ainsi un élément particulier du conflit entre Palestiniens et Israéliens, au point qu'elle constitue le "5ème volet" des accords d'Oslo.

La Déclaration d'Oslo du 13 septembre 1993 reconnaît les droits des Palestiniens sur l'eau en Cisjordanie. L'accord intérimaire de Taba du 28 septembre 1995 prévoit un partage des eaux jusqu'à la signature d'un accord permanent. Mais ce partage est incomplet : il ne porte que sur les aquifères ; le Jourdain en est exclu, les Palestiniens n'y ayant plus accès.

Ensuite il gèle les utilisations antérieures et ne répartit que la quantité d'eau encore disponible, c'est dire 78 mètres cubes de l'aquifère oriental. Il est donc très défavorable aux Palestiniens qui n'exploitent que 18 % des aquifères ; soit 10 % de l'eau disponible sur le territoire.
C'est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable "conflit de l'eau" pourrait trouver une solution.

Quelles sont donc les caractéristiques de ce "conflit de l'eau" ?
Du point de vue "hydrique", il concerne avant tout le fleuve Jourdain, où sont réunis tous les éléments prompts à déclencher une "crise de l'eau" : depuis le début du conflit, guerre après guerre, les "extensions territoriales" d'Israël, qu'on le veuille ou non, s'apparentent à des "conquêtes de l'eau", que ce soit des fleuves ou bien des aquifères.
Or, l'eau est devenue au Moyen-Orient bien plus qu'une ressource : c'est une arme.

Pour comprendre la nature de cette "arme" au service de ce "nouvel apartheid", il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d'eau que 2,3 millions de Palestiniens.

Sachons aussi entre autres multiples exemples que :
- la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse en infraction au droit international ;
- le mur construit permet le contrôle de l'accès aux eaux souterraines et empêche les prélèvements palestiniens dans la "zone tampon" pour faciliter l'écoulement vers l'ouest ;
- les "puits" forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l'armée israélienne ;
- à Gaza les réserves d'eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements.
- et comme les zones A et B ne sont pas d'un seul tenant, mais fragmentées en enclaves entourées par des colonies israéliennes et par des routes réservées aux colons, ainsi que par la zone C, cette configuration entrave le développement d'infrastructures performantes pour l'approvisionnement en eau et l'évacuation des eaux usées.

La plupart des Palestiniens résident dans les zones A et B, mais les infrastructures dont ils dépendent se trouvent dans la zone C ou la traversent. Les déplacements des Palestiniens dans la zone C sont limités ou interdits ; l'armée israélienne autorise rarement les travaux de construction ou d'aménagement.

On peut citer plusieurs exemples de stations d'épuration programmées par le ministère palestinien de l'Eau et qui sont "bloquées" par l'administration israélienne.

Les Israéliens reprochent aux Palestiniens l'existence de puits non contrôlés responsables de pompages excessifs et d'une salinisation des aquifères. Ils citent l'exemple de Gaza où l'aquifère est en passe d'être perdu. Ils reprochent également l'absence de traitement des eaux.
Seuls 31 % des Palestiniens sont raccordés.

Mais le Comité n'a approuvé que 50 % des projets palestiniens, avec d'énormes retards, alors que son autorisation doit encore être suivie d'une autorisation administrative pour la zone C.

L'appropriation des ressources par les colonies et par le tracé du mur est également troublant. La surexploitation des aquifères est avérée.
Les Israéliens se fondent sur la théorie de la première appropriation pour défendre leurs droits et refusent toute gestion partagée dans une vision sécuritaire de l'eau. Israël propose des solutions, parfois intéressantes, mais où il garderait la maîtrise de l'eau.

Il a semblé à la mission que le pays préférerait abandonner les aquifères, en finissant de développer le dessalement, plutôt que de mettre en place une gestion partagée. Il n'y aura pas de partage de l'eau sans solution politique sur le partage des terres.

Pourtant, un comité conjoint sur l'eau (Water joint committee) a été créé par les accords d'Oslo II. Il a compétence pour toutes les questions d'eau relative aux seuls Palestiniens sur le territoire de la Cisjordanie. Ce n'est donc pas un organisme de gestion partagée et encore moins de bassin. Il fonctionne en outre sur le mode du consensus ce qui donne de facto un pouvoir de veto à Israël.


DEFENSE

ISRAËL - Défense, Ronald Lauder : recréer l'équilibre de la guerre froide

Ron Lauder, le président du Congrès juif mondial, a publié un éditorial dans le New York Post, où il appelle à un renforcement de la flotte israélienne, afin de faire face à la menace iranienne.

Tout en estimant que l'inclusion récente du sous-marin Dolphin devrait avoir un effet dissuasif sur le régime des Mollahs, Lauder, qui compte parmi les proches du Premier ministre Benjamin Netanyahou, a exhorté Israël à "réinventer sa force sous-marine dans un objectif purement stratégique visant à éloigner le péril qui pèse sur son existence même, après que le président Mahmoud Ahmadinejad ait ouvertement appelé, à plusieurs reprises, à sa destruction".

Dans son article, intitulé "Comment un sous-marin pourrait sauver Israël ?", Lauder constate par ailleurs que même sans tenir compte du programme nucléaire iranien, Israël est confronté à de nouveaux dangers, et doit pouvoir utiliser la méditerranée et l'océan indien pour défendre ses intérêts vitaux.

Selon le président du Congrès Juif Mondial, Israël a néanmoins d'ores et déjà les moyens de se servir, en cas de conflit, de Harpoon – des missiles de croisière dont les ogives secrètes posent pas mal de problèmes à ceux qui, depuis Téhéran, tentent de planifier la destruction de ce qu'ils nomment l'entité sioniste.

Cependant", poursuit-il, "pour être tactiquement crédible, l'Etat hébreu aura besoin d'au moins cinq sous-marins". Avec une telle flotte, a-t-il conclu, "nous verrions se recréer les rapports de force en présence lors de la guerre froide, et grâce auxquels les deux blocs n'ont jamais tiré un seul coup de feu l'un contre l'autre pendant des décennies".

ISRAEL-Défense : les visites surveillées des rabbins dans les bases militaires

Le Chef d'Etat-major de Tsahal, Benny Gantz, a décidé lundi que les visites de rabbins dans les structures de l'armée nécessiteront dorénavant une autorisation préalable et se feront en la présence d'un représentant du Grand rabbin de Tsahal.

Les rabbins du courant religieux nationaliste entretiennent des relations fortes avec certains soldats religieux.
Nombre d'entre eux furent en effet leurs élèves dans les programmes des "yeshivas hesder", qui combinent sur cinq ans préparation à l'armée, service militaire et étude de la Torah.

Une part importante de ces étudiants intègre des unités combattantes.
Cette décision de Gantz intervient alors que la société israélienne s'inquiète des discriminations envers les femmes venant de certaines communautés religieuses, dans la vie civile comme au sein de l'armée.

Elle fait également écho à la vague de violences désignée par les termes "Price Tag- Prix à payer", perpétrées par des activites juifs, qui prennent pour cible des palestiniens, des activistes israéliens de gauche et l'armée.

Les autorités israéliennes pensent que des soldats du courant religieux nationaliste leur ont transmis des informations.
Les dirigeants des yeshivas hesder ont très mal accueilli cette nouvelle mesure, n'acceptant pas qu'on mette en doute leur loyauté.

L'ancien Grand rabbin de l'armée, Avichai Ronsky, aujourd'hui à la tête de la yeshiva d'Itamar, la juge "étrange, et surtout imprudente". Et il n'est pas le seul à la contester publiquement.
"Si c'est la condition pour que je rencontre mes étudiants, je ne viendrai tout simplement plus à la base. Je ne serai pas surveillé par l'armée", a déclaré le rav Youval Sherlo, qui dirige la yeshiva hesder de Petach Tikva. "Je n'ai rien à cacher dans mes cours, et j'invite tous ceux qui veulent écouter ce que j'ai à dire à y assister, mais pas en tant que surveillant. C'est encore plus ridicule qu'insultant".

Par ailleurs, Tsahal a décidé de mettre en place une commission spéciale chargée d'apporter des recommandations au sujet de dispenses dont pourraient bénéficier les soldats religieux lors d'évènements non officiels, selon le journal Yediot Aharonot.

ISRAËL - Défense : alcoolisme dans l'armée

Une enquête commandée par l'Autorité israélienne antidrogue révèle que près de neuf pour cent des soldats israéliens sur-consomment des boissons alcoolisées dans les bases militaires pendant leur service obligatoire.

Boire de l'alcool est bien sûr interdit à l'intérieur des bases, mais l'interdiction reste valable à l'extérieur pour les soldats qui portent une arme et pour ceux sur le point d'effectuer une opération militaire, interdits de plus en plus bafoués.

Quand les soldats sont pris sur le fait, les officiers préfèrent régler le problème eux-mêmes pour éviter qu'ils n'aient à faire de la prison.

Un soldat de la brigade d'élite Golani raconte notamment que certains prennent régulièrement de la vodka quand ils montent la garde dans des avant-postes. "C'est quelque chose de classique", explique-t-il.
Des incidents ont déjà eu lieu. Un officier, qui avait bu en compagnie de ses soldats, s'est mis à jurer et à se comporter de façon grossière, baissant, entre autres, son pantalon.

Une soldate, qui buvait –trop- avec un de ses camarades, a été sexuellement agressée par lui alors qu'il était ivre. Sur le même registre, un officier qui avait convoqué une soldate dans son bureau a l'a harcelée sexuellement après quelques verres.

Les soldats coupables de consommer de l'alcool passent devant le tribunal militaire et doivent généralement faire de la prison. Les représentants de l'armée se disent conscient d'un phénomène qui va croissant.


SECURITE

ISRAËL - Sécurité : expulsion temporaire d'activistes des implantations juives de Cisjordanie

L'armée a annoncé jeudi l'expulsion temporaire de douze activistes juifs, originaires de Yitzhar, Havat Gilad, Elon Moreh et Ramat Migron – implantations juives de Cisjordanie -, qui ont organisé des actions violentes contre des civils palestiniens.

Le Bureau du procureur de l'Etat a par ailleurs inculpé huit d'entre ces radicaux pour avoir installé un "avant-poste de renseignement", destiné à "suivre méthodiquement les mouvements de Tsahal en Cisjordanie" ou à prévenir le démantèlement d'implantations sauvages et autres constructions illégales.

Les expulsions qui frappent les douze hommes varient de trois à neuf mois.
Cette décision a soulevé de virulentes critiques dans les milieux nationalistes.

Ainsi, le député Michaël Ben Ari (Unité nationale) a vivement critiqué l'attitude de l'armée, tout en se demandant pourquoi ce genre de mesures ne s'appliquent pas "aux voyous gauchistes qui manifestent à Bil'in ou à Na'alin contre les forces de sécurité israéliennes".

Il a par ailleurs estimé que "le Premier ministre Benjamin Netanyahou et son gouvernement font plus que tous leurs prédécesseurs pour brimer les habitants juifs de Judée-Samarie".

Pour sa part, Honenu – une ONG qui soutient ces activistes– a estimé qu'Israël venait d'atteindre "un nouveau record dans le non-respect des droits de l'Homme", avant d'ajouter que ces "pratiques sont dignes des régimes militaires et des régimes dictatoriaux".


TERRORISME

Terrorisme : comment se faire de nouveaux amis

Les hackers saoudiens qui ont violé des sites marchands pour en dérober les informations sur les cartes de crédit de milliers d'israéliens ne sont que la partie émergée de l'iceberg : la guerre entre Israël est ses ennemis est aussi devenue une intense cyber guerre.

Un rapport réalisé par le Professeur Gabriel Vaiman de l'université de Haïfa démontre que les organisations terroristes ont déplacé une partie de leurs activités sur internet; et notamment sur les médias sociaux.

Sur Facebook par exemple, on trouve des pages Hamas, Hezbollah, Djihad..

Selon Vaiman "l'activité des organisations terroristes sur le Net est à 90% développée à partir des médias sociaux, qui leur permettent de populariser leur action, recruter et ce sans limitation de territoire puisque le réseau est mondial ni limitation de capacités".

Leur présence ne se limite pas à facebook mais à tous les autres médias sociaux interactifs : les chats, Youtube ou Myspace.

Mais les médias sociaux leur servent aussi à la collecte d'information notamment en passant au crible les pages ou fiches de soldats israéliens ou de groupes de soutien.

D'ailleurs, outre Israël, des pays tels que les USA, le Canada ou la grande Bretagne demandent à leurs soldats de limiter les informations qui diffusent sur eux ou leurs activités dans les réseaux sociaux –notamment parce qu'à une époque, les cellules d'Al Qaida les "épluchaient".

"Nombreux sont ceux qui ne mesurent pas ou ne contrôlent pas qui accède à leurs informations personnelles lorsqu'ils acceptent tel ou tel comme ami"explique Vaiman qui ajoute que les organisations terroristes ont créé des multitudes de fausses fiches anodines qui leur permettent d'accéder à des informations ou à des groupes de discussions théoriquement fermés".

D'après Vaiman, les réseaux sociaux -qui ne sont pas surveillés comme peuvent l'être les échanges de mails, de fichiers ou les conversations téléphoniques – permettent de plus enplus de faire transiter en tout anonymat à partir de fiches provisoires des informations sensibles, du "savoir faire" comme par exemple les instructions concernant la fabrication d'explosifs.

"Paradoxalement, les communications avancées basées par les nouvelles technologies produites par les occidentaux sont les outils utilisés par les terroristes pour les combattre", conclut Vaiman


AUTORITE PALESTINIENNE

Autorité palestinienne : Mahmoud Abbas prépare-t-il sa 3eme Intifada....

Nous rapportions dans une précédente édition que Mahmoud Abbas estimait qu'après le 26 janvier – dead line du Quartet pour entamer les négociations de paix – tout était possible en matière de lutte contre Israël.

Selon le site Internet Debkafile, qui s'appuie sur des sources émanant de spécialistes du renseignement israéliens et américains – l'Autorité palestinienne s'apprête à inaugurer une nouvelle stratégie.

Une flambée de "résistance populaire anti-israélienne", qui pourrait culminer en une troisième Intifada.

Alors que ces dernières années, la sécurité de la région reposait sur l'action coordonnée des services israéliens, américains, et palestiniens, le président de l'AP, Mahmoud Abbas, aurait décidé de "bouleverser ce fragile équilibre".

D'après les sources militaires recueillies par Debkafile à Washington et à Jérusalem, il s'agirait pour le leader palestinien d'orchestrer un Printemps arabe, à ceci près que l'insurrection ne serait pas dirigée contre son propre gouvernement, mais contre l'Etat hébreu.

Plusieurs éléments plaident en faveur de cette thèse d'un renouveau du terrorisme palestinien : tout d'abord, les visites du président Abbas et la rencontre, qui a lieu la semaine dernière, avec Khaled Mashaal, chef du Hamas "en exil".

Malgré leur profonde rivalité, les deux hommes auraient décidé de dépasser leurs dissensions pour se concentrer sur des objectifs communs, et Mashaal aurait notamment promis une résistance "populaire armée", menée contre les "checkpoints et les colonies juives".

De son côté, Abbas se serait engagé à réorganiser les huit "bataillons de commandos" – créés et financés par les Etats-Unis – afin qu'ils conduisent les foules jusqu'à leurs points de confrontation avec Israël.

Pour les experts américains et israéliens, de tels changements seraient susceptibles de provoquer l'anarchie dans les territoires contrôlés par l'Autorité palestinienne et, à moyen terme, de mettre un terme à l'existence même de celle-ci, tout en laissant le pouvoir aux mains du Djihad islamique et du Hamas.

Mahmoud Abbas a récemment décidé, contre l'avis des responsables du Fatah, d'intégrer à l'OLP le Hamas et le Djihad islamique. Cette décision participe de la même démarche.

Yasser Arafat n'avait pas fait différemment, lançant une seconde Intifada préparée de longue date, pour faire pression sur Israël trois mois après le sommet da Camp David II.


EGYPTE

ÉGYPTE : le racket des bédouins

Le journal financier israélien Globes a révélé mercredi que les attaques du gazoduc égyptien - qui alimente Israël- dans le Sinaï par les Bédouins s'inscrivent dans un plan plus large: celui d'un chantage qu'exercent les Bédouins sur les autorités égyptiennes.

Le pipeline qui transporte le gaz naturel égyptien en Israël, mais aussi en Jordanie, en Syrie et au Liban, a été attaqué au moins une dizaine de fois en 2011, causant une interruption de l'approvisionnement de plus de 200 jours.

Si le retour à la normale n'est pas assuré avant la mise en service du gisement de Tamar, en 2013, la facture sera salée pour Israël: 15 milliards de shekels (3 milliards d'euros), qui seront en grande partie supportés par les consommateurs à travers une hausse drastique des tarifs électriques.

Mais cette situation met également les Egyptiens dans une bien mauvaise posture.

Et c'est justement ce que cherchent les Bédouins du Sinaï, responsables de ces attaques: à la manière des maffieux, ils demandent aux Egyptiens d'acheter leur protection, c'est-à-dire de les payer pour qu'ils ne s'en prennent plus au gazoduc.

Globes indique que le gouvernement égyptien a rencontré plusieurs fois au cours des derniers mois des représentants bédouins. Ceux-ci ont posé trois conditions à l'arrêt des attaques: un impôt sur chaque kilomètre emprunté par le gazoduc sur les terres bédouines, l'embauche de gardiens bédouins pour sa protection et la libération des prisonniers bédouins des geôles égyptiennes.

Les Egyptiens les ont toutes rejetées. Malgré les travaux de fortifications – aujourd'hui enlisés - entrepris par l'Egypte, le gazoduc est et restera vulnérable.


GUERRE INFORMATIQUE

ISRAËL - Cyber guerre : la Task force israélienne n'a ni budget ni personnel

Alors que des hackers saoudiens viennent de revendiquer la mise en ligne de milliers de numéros de cartes de crédits appartenant à des israéliens,la Task Force, censée lutter contre le cyber terrorisme, vient de commencer à fonctionner cette semaine.

Sa création avait été annoncée il y a sept mois par le Premier ministre Netanyahou en personne.

Il avait alors précisé, au cours d'une conférence de presse, qu'il avait au préalable approuvé les recommandations d'un rapport rédigé par une équipe de huit experts, à la tête de laquelle se trouvait le général de réserve Isaac Ben Israël.

Le but déclaré était de "prévenir les cyber-attaques susceptibles de paralyser la vie du pays, en termes d'électricité, transport, feux de la circulation, cartes bancaires, et même d'eau courante", avait spécifié Benjamin Netanyahou en mai dernier.

D'où la surprise des médias, mardi, lorsque le Bureau du Premier ministre a publié un communiqué indiquant que la Task Force n'était pas censée "protéger les citoyens d'attaques comme celle qui a été menée par les hackers saoudiens, lundi", avant d'ajouter que seule "l'Unité de criminalité informatique de la police, qui se compose de plusieurs dizaines d'enquêteurs, est habilitée à traiter ce genre d'affaires".

Par ailleurs, bien qu'ayant déjà entamé ses travaux, la Task Force, que dirige un autre général de réserve, Yaïr Cohen, semble être encore dans l'attente des budgets nécessaires.

Cohen n'a d'ailleurs pas hésité à déclarer qu'il n'entrerait pleinement en fonctions que lorsqu'il sera assuré que "les financements appropriés seront mis à la disposition" de son groupe de travail.

Chaque année, l'armée israélienne forme des centaines de soldats à diverses formes de cyberguerre, essentiellement dans le domaine du renseignement militaire, alors que la protection des infrastructures civiles est confiée à la National Information Security Authority, une unité qui dépend du Shin Beth (renseignements intérieurs).


ETATS-UNIS

USA- Criminalité: cinq rabbins qui blanchissent

Un rabbin important de la communauté syrienne aux Etats-Unis a été condamné mercredi à une peine de 5 ans de prison après avoir reconnu sa participation au blanchiment de près d'un million de dollars.

Le rabbin Eliahou Ben Haim a été arrêté en 2009 grâce à un de ses anciens partenaires dans une escroquerie pour laquelle 46 personnes ont finalement été accusées.

Un autre comparse, Solomon Dwek s'était fait prendre quelques temps plus tôt pour une affaire de fraude bancaire de 50 millions de dollars.
Pour réduire sa peine, il a accepté de collaborer avec les autorités et de les aider à mettre les autres coupables sous les verrous.

Dwek, qui se présentait comme un homme d'affaires, a mis la communauté juive syrienne, à laquelle il appartient, à contribution pour arriver à ses fins, distribuant des pots-de-vin à des représentants officiels.

Ben Haim, par exemple, déposait des chèques de Dwek sur les comptes d'œuvres de bienfaisance religieuses dont il était proche, puis lui reversait l'argent en liquide grâce à un réseau de blanchiment d'argent qui arrivait jusqu'en Israël. Il n'oubliait pas, d'après les autorités américaines, de prélever 10% pour lui sur chaque transaction.

Quatre autres rabbins sont impliqués dans cette sombre affaire de blanchiment.
Parmi eux se trouve le leader spirituel de la communauté juive syrienne des Etats-Unis, Saul Kassin, âgé de 89 ans, qui a été condamné à deux ans de mise à l'épreuve.
Plusieurs membres de l'équipe municipale sont également impliqués dans l'affaire.


FRANCE

FRANCE - Affaire Lee Zitouni : la France attend la demande israélienne

Nicolas Sarkozy aurait évoqué la question du jugement des meurtriers de Lee Zitouni dans une lettre à Benjamin Netanyahou.

Dans une déclaration, le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal, précise que l'affaire "est suivie au plus haut niveau" ajoutant qu'il revient désormais " aux autorités israéliennes ou à la famille de la victime de saisir la justice française pour qu'un procès puisse avoir lieu en France".

Il semble par ailleurs que les autorités françaises et israéliennes soient désormais en contact permanent sur le sujet.
"Une enquête a déjà été menée en France, sous la conduite d'un juge d'instruction. Ses résultats ont été transmis aux autorités israéliennes", a ajouté Romain Nadal.

Lee Zeitouni, 25 ans, est morte à Tel Aviv le 16 septembre dernier après avoir été heurtée par un 4X4 dont les deux occupants, Claude Khayat et Eric Robic, qui ont reconnu les faits, ont regagné précipitamment la France pour fuir la justice israélienne dans les heures qui ont suivi l'accident.

Le 30 décembre, Claude Khayat, le conducteur de la voiture qui a tué à Tel Aviv, a été flashé à 156 km/h sur une autoroute du Var.


INTERNATIONAL

Tel Aviv, une ville cool, cool

Tel Aviv vient d'être nommée, par un rapport de Globe and Mail, publié au Canada, parmi les villes les plus créatives du monde dans le domaine de la haute technologie, aux cotés de Sidney, Stockholm, Londres et Shanghai.

Tel Aviv vient d'être nommée, par un rapport de Globe and Mail, publié au Canada, parmi les villes les plus créatives du monde dans le domaine de la haute technologie, aux cotés de Sidney, Stockholm, Londres et Shanghai.

"Toute la population d'Israël ne dépasse guère celle de New York, mais cet Etat du Moyen-Orient trouve aujourd'hui sa place au sein des géants de la recherche et du développement" commente le magazine.

Parmi les "innovations israéliennes", saluées par les auteurs de ce rapport, citons un logiciel de "reconnaissance faciale", appelé Face.com, créé par Gil Hirsh et ses collaborateurs, tous établis à Tel Aviv.

Ce n'est pas la première fois que la Ville blanche se trouve mentionnées aux côtés des "cités les plus populaires" à l'heure actuelle.
Ainsi, en 2010, le prestigieux guide de voyage Lonely Planet plaçait Tel Aviv en troisième position, parmi les villes "culturelles et libérales", avec une mention spéciale pour les activités musicales qui s'y déroulent.

Dans un tout autre contexte, le National Geographic faisait paraître la même année une liste des "plus belles plages du monde" où Tel Aviv côtoyait notamment Barcelone, Rio de Janeiro, Nice, Cape Town.

"Tel Aviv évoque Miami Beach", estimait le National Geographic, "et ses habitants semblent évoluer dans une ‘bulle', où ils ne perçoivent rien des turbulences politiques régionales, mais où les bars et les discothèques sont ouverts jusqu'à l'aube".

Enfin, en 2008, le New York Times célébrait Tel Aviv comme la "Capitale cool de la Méditerranée ".


KNESSET

ISRAËL - Knesset : les députés européens se penchent sur le judaïsme européen

Les membres de la commission de la Knesset sur l'Immigration, l'intégration et les affaires de la diaspora ont discuté mardi de l'apparente volonté de nombreux députés européens de faire interdire l'abattage rituel, et des menaces qui pourraient en conséquence peser sur la pratique de la circoncision.

La commission s'est réunie à la demande des députés Yaakov Edri de Kadima, Uri Maklev de la Torah unifiée du judaïsme, Avraham Michaeli et David Azoulay de Shas.

Tous les cinq sont préoccupés par la tendance, constatée dans plusieurs parlements européens, à légiférer contre l'abattage rituel.

Une directive de l'Union européenne indique que les animaux doivent être étourdis avant d'être abattus – ce qui interdit par les lois juive ou musulmane -, mais autorise des exceptions pour les abattages rituels. L'étourdissement est toutefois complètement interdit en Suède et au Luxembourg.
Aux Pays-Bas, une loi rendant l'abattage rituel illégal a été voté par la Seconde Chambre du parlement mais a été rejetée par la Première Chambre.

En Europe mais en dehors de l'Union européenne, la Norvège, la Suisse et l'Islande proscrivent l'abattage rituel.
Ces lois ou projets de lois inquiètent les rabbins européens.

Certains d'entre eux se sont même tournés vers les députés israéliens, comme l'a raconté Edri aux membres de la commission.
Récemment en voyage en Belgique et en Hollande, il a promis aux rabbins qui lui avaient confié leur inquiétude d'aborder le sujet devant le parlement israélien.

Pour plusieurs de ces rabbins, ces textes de loi n'ont pas d'origine antisémite – ils visent à protéger les droits des animaux -, mais portent tout de même en eux une part de xénophobie, qu'on pourrait lier à une forme d'antisémitisme.
Certains d'entre eux craignent d'ailleurs que les législateurs s'attaquent ensuite à la circoncision, comme le souhaitent déjà quelques activistes qui l'estiment cruelle.

En attendant une prochaine réunion de la commission sur le sujet promise par son président, Danny Danon, d'aucuns voudraient que le gouvernement israélien adopte une attitude ferme à cet égard. Ainsi le porte-parole du ministère des Services religieux, Alon Nuriel, a demandé au Premier ministre Benyamin Netanyahou et au ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman d'interpeller les pays européens sur le respect des libertés relgieuses.


SOCIETE

ISRAËL - Société : Beit Shemesh : jets de pierre sur un bus et la police

Deux haredim étaient détenus jeudi soir à Beit Shemesh.

Ils sont accusés d'avoir jeté des pierres sur un bus et d'avoir blessé un officier de police.

L'incident a débuté lorsque les deux hommes se sont mis à jeter des pierres sur un bus qui ne proposait pas de séparation entre les hommes et les femmes.
La police a du intervenir pour les arrêter et un policier a été blessé pendant l'intervention.

Un Haredi a également été arrêté à Jérusalem alors qu'il menaçait et insultait une femme - présentée comme laïque – qui marchait dans la rue. Une patrouille de police en civil qui a assisté à a scène et place l'homme en détention. Alors qu'ils procédaient à l'arrestation, les policiers ont reçu des jets de pierre.

ISRAËL - Société : on danse, mais sans kippa

Tout le monde connait la sélection généralement opérée à l'entrée des discothèques. Mais l'un d'entre elles, à Tel Aviv, semble avoir introduit un nouveau critère.

Un soldat israélien religieux s'est vu refuser l'entrée dans une boite de nuit de Tel Aviv tant qu'il porterait sa kippa.
Le soldat de 27 ans voulait rejoindre des amis à l'intérieur.

Quand le gardien lui a barré la porte, il lui a expliqué qu'il pourrait entrer s'il rangeait sa kippa, en précisant que lui-même ne faisait qu'appliquer les directives qu'il avait reçues de sa direction.

Profondément choqué, le soldat refusa d'enlever sa kipa mais a tenté d'entrer, aidé par ses amis, en pure perte : des employés de la discothèque ont rejoint le "videur" pour lui interdire l'accès.
Le jeune soldat a décidé de porter plainte contre le club.

"On parle beaucoup de l'exclusion des femmes, mais ici nous avons un cas d'exclusion d'un homme religieux", a déclaré son avocat.

Le représentant du club a nié qu'il s'agisse d'une directive, déclarant qu'il n'était par ailleurs pas au courant de l'incident tout en reconnaissant que si les faits étaient avérés, il s'agissait d'un évènement d'une extrême gravité.


JUSTICE

ISRAËL - Cour Supreme : la Nakba ne sera pas financée

La Cour supreme d'Israël a rejeté jeudi une requête contre la loi sur la Nakba votée à la Knesset en mars dernier.

Initiée par un député d'Israel Beitenou, elle permet au ministère des Finances de réduire les subventions des institutions qui, le jour de la fête de l'indépendance de l'Etat d'Israël, commémorent la Nakba, la "catastrophe" pour les Palestiniens.

Pour la présidente de la Cour suprême, Dorit Beinisch, cette requête, déposée par des citoyens israéliens arabes et juifs et par l'organisation Adalah qui milite pour les droits de la minorité arabe en Israël, n'est pas assez "mûre". Elle manque selon elle de faits concrets pour appuyer les revendications de ses auteurs.

Ahmed Tibi, député de la Liste arabe unie, s'est dit déçu de la décision de la Cour suprême.
"Le jugement se base sur des considérations de procédures et craint d'affronter réellement cette loi qui discrimine l'entière communauté arabe", a-t-il déclaré.


ENVIRONNEMENT

ISRAËL - Environnement : le parc Kishon, un projet israélo-palestinien autour de l'eau

L'Etat d'Israël et l'Autorité palestinienne viennent d'entamer un projet de parc écologique, destiné à sauver la rivière du Kishon.

Réunissant des experts de la ville de Jénine, dirigés par Moussa Qadoura, et du Conseil régional de Guilboa, menés Daniel Atar – cette initiative vise avant tout à assainir les eaux de cette rivière de soixante dix kilomètres - qui coule depuis les monts du Guilboa, et est considérée comme l'une des plus polluées en Israël.

Cette collaboration découle de la prise de conscience de problèmes environnementaux communs, et devrait être le début d'une série de missions israélo-palestiniennes en faveur de l'écologie régionale, comme à l'économie locale.

Le projet de réhabilitation du Kishon s'étendra sur trois kilomètres de chaque côté de la barrière de sécurité.
"Nous prévoyons des espaces publics du côté palestinien comme israélien, dans l'espoir qu'un jour, ils ne formeront plus qu'un seul grand parc", a notamment déclaré Daniel Atar.

De son côté, Nader al-Khateeb, directeur général de l'Organisation palestinienne de l'eau et du développement de l'environnement, a estimé que "l'écologie ne connaît ni frontière, ni uniforme, mais doit au contraire former un pont pour favoriser la paix entre les peuples".


NOUVELLES BREVES

Israël, 6 dépeches

PRENDRE AUX RICHES POUR DONNER AUX PAUVRES - L’HÉBREU POUR LES AMBASSADEURS - LA FRIPE ISRAÉLIENNE S'INFILTRE EN ALGÉRIE - PAUVRES ARTISTES - RETOUR AU TERRORISME INTERDIT - CONTRE LES VOYAGES SCOLAIRES EN CISJORDANIE - PRISON FERME POUR SOUTIEN AU HAMAS

PRENDRE AUX RICHES POUR DONNER AUX PAUVRES

Le ministre des Finances a annoncé mercredi que le budget de la Défense de 2012 serait diminué de 700 millions de shekels afin de financer l'éducation gratuite des enfants de 3 et 4 ans. Cette décision fait suite aux revendications de la révolte sociale de cet été. La chef du parti travailliste, Shelly Yacimovich, l'a critiquée en expliquant que l'éducation devait être financée par les recettes fiscales plutôt que par les budgets des autres ministères.

L'HEBREU POUR LES AMBASSADEURS

Les ambassadeurs en poste en Israël devraient apprendre l'hébreu afin de créer des liens plus forts avec le pays, a suggéré le ministère des Affaires étrangères.
Sept d'entre eux sont déjà particulièrement compétents en la matière.
Les plus impressionnants sont sans doute Susana Hasenson,

ambassadrice du Salvador, juive, qui parle un hébreu sans accent et celui du Japon, Hideo Sato, surnommé le Sabra: après avoir passé plusieurs années en Israël, dont quelques-unes à l'université, il parle lui aussi couramment l'hébreu.

LA FRIPE ISRAÉLIENNE S'INFILTRE EN ALGÉRIE

Des policiers égyptiens ont confisqué des vêtements vendus dans un centre commercial parce qu'ils auraient été fabriqués en Israël, a révélé mercredi le quotidien du pays El Khabar.
Le fournisseur algérois a été arrêté.

PAUVRES ARTISTES

En menaçant d'attenter à sa vie, des activistes palestiniens opposés à la coexistence avec Israël ont obligé Sharif, un populaire chanteur druze de nationalité israélienne, à annuler son concert à Ramallah prévu le soir du réveillon du Jour de l'an.
Même soir, autre chanteur, palestinien cette fois: la police palestinienne a forcé Basel Zayed à mettre fin à son concert après qu'il ait chanté une chanson dans laquelle il se moque des leaders palestiniens.

RETOUR AU TERRORISME INTERDIT

La Knesset a voté lundi soir une loi ajoutant au pardon que peut accorder au président de l'Etat à des criminels une condition: celle de ne pas à nouveau commettre de crime. S'ils ne la respectent pas, ils retourneront en prison pour finir leur peine initiale.
Cette loi vise principalement les prisonniers récemment libérés dans le cadre de l'échange avec le soldat Gilad Shalit.

CONTRE LES VOYAGES SCOLAIRES EN CISJORDANIE

Une pétition demandant au ministre de l'Education Gideon Saar de ne pas organiser de voyages scolaires pour les enfants israéliens au-delà de la ligne verte a déjà réuni plus de 500 signatures (mardi soir). Après avoir décidé il y a plusieurs mois que les jeunes étudiants se rendraient dans les territoires, à Hébron exactement, pour visiter le tombeau des Patriarches, Saar a cette fois annoncé qu'ils iraient sur le site de Silo, également en Cisjordanie.

PRISON FERME POUR SOUTIEN AU HAMAS

Iyad Rachid Abou Arja, titulaire de la double nationalité australienne et jordanienne, qui a reconnu devant un tribunal de tel Aviv avoir "coopéré durant 4 ans avec le Hamas, en étant conscient que ce dernier l'utilisait à des fins terroristes visant Israël" a été condamné à 30 mois de prison.


Appel à la solidarité

ISRAËL - Le réfugié et la survivante

Le quotidien Yediot Aharonot a rencontré un réfugié du Darfour dévoué aux survivants de la Shoah.

Adam Mahdi, 28 ans, qui a échappé à la mort au cours de la guerre civile au Darfour - qui a fait plus de 300 000 victimes et en a déplacé plus de 2 millions et demi- , consacre une part importante de son temps à s'occuper de rescapés de la Shoah en Israël.

"Il m'apporte de la nourriture et des médicaments de la pharmacie, il répare ce qui ne va pas dans la maison, et, surtout, il me tient compagnie", raconte Hava. "Il s'intéresse à moi, il m'écoute. Les heures qu'il passe ici sont toutes pour moi".

Si Mahdi a commencé à s'intéresser à la situation des survivants de la Shoah en Israël, c'est grâce au patron de l'épicerie dans laquelle il travaille, à Kfar Shemaryahu.

Après s'être rendu compte que son responsable leur faisait parvenir gracieusement de la nourriture, il a voulu en savoir davantage, et, de fil en aiguille, s'est engagé dans une association de soutien aux survivants.
"Certains d'entre eux souffrent vraiment", explique Mahdi.
"Aider les survivants du mieux que je peux leur permet de se sentir mieux.

Je leur donne de la nourriture parce qu'ils sont en grande difficulté financière, je nettoie leur maison et je fais quelques réparations, je les aide même à se doucher si c'est nécessaire, mais ce n'est rien pour moi. Le plus important est de consacrer un peu de son temps à les aider".
Il aimerait que la population israélienne se dévoue plus encore pour ces victimes de l'histoire.

"Si moi, un réfugié du Darfour, je peux aider des survivants, n'importe qui peut le faire", rappelle-t-il.

Convaincre les autres de s'investir lui tient d'autant plus à cœur que lui-même va devoir interrompre son engagement. Pour aider sa famille encore au Soudan, il a dû se couvrir de dettes, et doit maintenant consacrer tout son temps à les rembourser.

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