Numéro 1019 - 27.10.2011 - 29 Tishri 5772       Imprimer

A LA UNE

Bande de Gaza - Riposte de l'aviation israélienne en réponse à des tirs de roquettes sur le sud du pays

En réponse à un tir de Grad, l'avion israélienne a mené un raid sur la bande de Gaza.

Trois roquettes de type Grad ont été tirés dans la nuit depuis la bande de Gaza.

Elles sont tombées sur des terrains inhabités, sans faire ni dégâts ni victimes à Ashdod et Bne Aish, mais plusieurs habitants ont du être traité pour des chocs émotionnels.
Les sirènes d'alarme ont également retenti à Rehovot et Rishon LeTsion.

En réponse, l'aviation israélienne a mené des bombardements en direction de trois points très ciblés dans la bande de Gaza, visant notamment des dépôts d'armes et un camp d'entrainement de terroristes.
Plus tôt dans la journée une patrouille de l'armée a découvert et désamorce une bombe, au nord de l'implantation d'Efrat,

Turquie - Israël : l'aide humanitaire aux cotés de ses ennemis

Les représentants israéliens envoyés par le ministère de la Défense arrivent en Turquie dès mercredi.

Ils emporteront avec eux des structures mobiles d'habitation - le problème crucial pour les survivants du séisme qui a frappé la ville de Van- mais également des matelas pneumatiques, plusieurs milliers de couvertures et de vêtements polaires.

L'Etat d'Israël a mobilisé le plus gros avion immédiatement disponible, un jumbo 747 d'El Al, qui devrait délivrer sa première cargaison dès mercredi.

D'autres équipements devraient suivre par un second vol vendredi, ainsi que plusieurs centaines de containers par bateaux; mais la Turquie refuse la participation de sauveteurs israéliens dans les opérations de secours sur le terrain.

Interrogé sur 'implication d'Israël dans les secours, en dépit des mauvaises relations diplomatiques entre les deux pays, Josh Hentman, porte parole du Ministère de la défense qu'un "pays qui a fait ce qu'il a fait pour faire revenir un seul de ses soldats, ne doit s'occuper que de valeurs humaines, sans laisser la politique les brouiller".

Comme pour lui donner raison, alors que la cargaison d'aide humanitaire était en cours de chargement, Ahmet Davutoglu, ministre des affaires étrangères turc en visite en Jordanie, expliquait que "seules des pressions très dures exercées sur Israël l'amènerait à changer sa vision politique et à accepter l'établissement d'un état palestinien".

En décembre, la Turquie avait apporté son aide à Israël dans la bataille contre le gigantesque incendie du Carmel, alors que les relations bilatérales étaient déjà au plus bas.

Sur le terrain, les israéliens côtoieront les volontaires de l'IHH, l'organisation sociale islamiste qui avait affrété le Navi Marmara pour forcer le blocus de Gaza en mai 2010, opération qui avait entrainé la mort de neuf de ses membres, et la quasi rupture des relations diplomatiques avec la Turquie.

Les israéliens seront également aux côtés d'équipes iraniennes; selon la Turquie, il ne s'agissait pas de mettre Israël en difficulté, mais "d'une nécessité" l'Iran est en effet à seulement un peu plus d'une heure de Van.


DEFENSE

ISRAËL - des jeunes israéliens refusent d'etre échangés si ils sont capturés

Des dizaines de futurs soldats de l'armée israélienne ont signé une pétition dans laquelle ils s'opposent à la libération de prisonniers dans le cadre d'un échange si ils étaient eux-mêmes capturés.

Bien qu'il ait reçu le soutien de la grande majorité de la population, l'échange de Gilad Shalit contre plus de 1000 prisonniers palestiniens continue d'agiter la société israélienne.

Des adolescents dans leurs dernières années de lycée, religieux pour la plupart et qui se destinent à intégrer des unités combattantes, affirment, par le biais d'une pétition qui sera remise au ministre de la Défense et au chef d'Etat-major, ne pas vouloir d'un échange disproportionné s'ils venaient à être capturés par l'ennemi.

"Si je suis enlevé, je préfère rester en prison et que des terroristes ne soient pas libérés", explique l'un d'entre eux. "Ma vie n'est pas plus importante que les vies de ceux qui seront tués si les terroristes sont libérés".

Les jeunes signataires conviennent néanmoins qu'on ne peut pas empêcher la famille d'un soldat kidnappé de tout tenter: "Nous savons que si nous étions enlevés, nos parents feraient tout pour nous libérer".

Ils demandent également que les conditions de détentions des terroristes soient dégradées. "La situation dans laquelle d'atroces terroristes étudient pour passer des diplômes universitaires et profitent de plats raffinés est intolérable", peut-on lire dans le texte.

C'est la branche jeune d'Union nationaliste, alliance de partis religieux-nationalistes de droite, qui est à l'origine de la pétition. Uri Ariel, député de ce groupe, a soumis lundi une proposition de loi allant dans le même sens.

ISRAËL - L'Allemagne pourrait bloquer la vente d'un sous marin à Israël

Les tensions entre la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu remettent en cause la vente d'un sous-marin à l'Etat hébreu.

Le gouvernement allemand "reconsidère" en effet sa décision de vendre un sixième sous-marin Dolphin à Israël, selon le quotidien Yediot Aharonot.

L'autorisation accordée à la construction de 1100 nouveaux logements par-delà la ligne verte à Jérusalem a fortement irrité l'Allemagne.

Des responsables politiques de haut niveau expliquent la réaction allemande par le fait que Netanyahou "avait donné l'impression à Merkel qu'il était prêt à suspendre l'expansion des implantations afin de relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens".

Réagissant à l'annonce des nouvelles constructions, Merkel a constaté que Netanyahou "ne peut pas être pris au sérieux et n'a nullement l'intention de respecter les conditions essentielles nécessaires à la reprise des négociations avec les Palestiniens".

L'Etat hébreu dispose déjà de 3 sous-marins Dolphin, qui sont en fait des sous-marins perfectionnés fabriqués en Allemagne dans lesquels ont été incorporées des technologies de pointes conçues en Israël.

Deux autres exemplaires ont été achetés en 2006 et seront bientôt livrés, ils sont susceptibles de pouvoir transporter des charges nucléaires.
Plusieurs officiels israéliens ont exprimé leur vive préoccupation en cas d'annulation de la livraison du 6è sous marin, qui est indispensable à Israel pour compléter sa flotte sous marine stratégique.

D'autant que l'Allemagne avait annoncé début 2011 une subvention de 135 millions d'euros pour aider l'état hébreu à financer l'achat du submersible.


INFRASTRUCTURES

ISRAËL - Eli Yshai croit à une vague d'immigration massive - Plus de logements vides que de logements construits

Lors de la première session de travail de la Commission nationale sur le logement, le ministre de l'Intérieur Eli Yishaï a demandé que soient construits un million de logements sur dix ans, pour se préparer à une vague d'immigration.

La Commission nationale sur le logement, créée dans le cadre de la loi votée en août dernier afin de répondre aux besoins de la population, exprimés notamment durant la révolte de l'été, s'est réunie pour la première fois mardi.

Yishaï, présent, a expliqué ainsi ce qu'il en attend: "L'objectif est de planifier la construction d'un million de logements pour la prochaine décennie, afin de résorber la crise du logement et de se préparer à une vague d'immigration".

Interrogé sur cette énorme vague d'immigration qu'il semble prévoir, il a répondu qu'on ne peut pas savoir ce qui va se passer dans les dix prochaines années, et qu'il "se tenir prêt à toutes les éventualités" ajoutant "on ne sait pas ce que réservent les dix prochaines années".

Plus pragmatique, la commission envisage de procéder à la construction de 120 000 logements les deux prochaines années, pour répondre aux besoins les plus urgents, notamment des jeunes couples.

Selon Calcalist, le quotidien économique publié en ligne par Yediot Aharonot, entre juillet 2010 et juillet 2011, près de 47 000 logements étaient inoccupés en Israël - soit plus que le nombre d'unités de logements construites – dont 4700 pour la seule ville de Tel Aviv.


PRINTEMPS ARABE

TUNISIE - Les juifs dans la nouvelle Tunisie

Le parti islamiste Ennahda, avec à sa tête Rached Ghannouchi, est le grand vainqueur des premières élections libres en Tunisie.

Les Juifs tunisiens doivent-ils s'en inquiéter ?

"Cela nous importe peu que le chef soit Ghannouchi ou un autre, du moment qu'il y a la démocratie que tous ne cessent de promettre", répond Benjamin Hatab, rabbin de la synagogue principale de Tunis.
"Nous n'avons pas de problèmes avec les leaders islamiques", précise-t-il.

Et de rappeler qu'avant les élections, Ghannouchi a tenu a rassuré les membres de la population qui ne sont pas des musulmans croyants, les Juifs y compris.

"Il a même envoyé une délégation à Djerba pour confirmer aux Juifs que tout ira bien et qu'ils ne doivent pas s'inquiéter. Et ses représentants ont même apporté des cadeaux pour le dispensaire juif de Tunis", raconte-t-il.

Puisqu'il faut se méfier des promesses électorales, d'autres trouvent des arguments plus pragmatiques: "La Tunisie n'a pas de pétrole ou d'autres ressources, tout ce qu'elle a c'est le tourisme: 10 millions de touristes par an.
Je n'imagine pas qu'un chef politique puisse mettre cela en danger", explique un Israélien, tunisien d'origine, qui travaille avec son pays de naissance dans le secteur touristique.

TUNISIE - Vers une rupture des relations avec Israël - La langue francaise pollue l'arabe

Ennahda, le parti islamiste tunisien, grand vainqueur des premières législatives après la chute de Ben Ali, formera le prochain gouvernement.

Il s'est d'ores et déjà engagé à fermer le bureau de contact avec Israël qui a été ouvert sous la présidence Ben Ali.

"Le gouvernement que va former le parti Ennahda va éliminer le bureau de contact avec Israël", a déclaré AlMounsel Ben Salem, un dirigeant du parti islamiste dirigé par Rached Ghannouchi, au quotidien Azzamane.

Selon lui, le prochain gouvernement devrait rapidement stopper toutes les importations de marchandises israéliennes, mettre fin aux accords de normalisation et aux accords commerciaux qui en découlaient.
Rached Ghannouchi, a pour sa part déclaré que"chacun vivra selon ses convictions dans le cadre de la loi".

Sur la question identitaire, il a regretté que les Tunisiens soient devenus «franco-arabes» dans la pratique du langage. «Nous sommes arabes et notre langue c'est la langue arabe; on est devenus franco-arabe, c'est de la pollution linguistique».
Pour l'ancien chef du Shin Bet, Yuval Diskin, "les partis islamistes vont jouer un rôle majeur dans les pays arabes où les régimes se sont effondrés ils peuvent maintenant, soit devenir un pays islamiste de plus, soit choisir une voie modérée et le chemin est étroit".


ETATS-UNIS

USA - Les organisations juives en désaccord sur la place d'Israël dans la future campagne présidentielle

Deux des plus grandes organisations juives américaines ont appelé dimanche la communauté juive américaine à ne pas critiquer le bilan du président Barack Obama sur le dossier israélien pour ne pas faire une pomme de discorde politique des liens qui unissent les deux pays.

L'Anti-Defamation League (ADL) et l' American Jewish Committee (AJC) ont lancé "L'Engagement national pour l'unité sur Israël", destiné à éviter de remettre en question, alors que s'ouvre une année de campagne jusqu'aux prochaines élections présidentielles, le soutien fidèle qu'apportent les États-Unis à l'Etat hébreu.

"L'amitié israélo-américaine ne devrait jamais être utilisée comme un enjeu politique. Dans une période où Israël est confronté à de nouveaux dangers et de nouveaux défis dans un Moyen-Orient en plein changement, les États-Unis se doivent de continuer à montrer au monde le soutien du peuple américain et de ses représentants aux droits d'Israël et à sa quête de paix et de sécurité", ont écrit les dirigeants de l'ADL et de l'AJC.

Mais toutes les organisations juives ne partagent pas leur avis. C'est notamment le cas de l'Emergency Committee for Israel, organisation classée à droite, récemment créée, qui y voit une tentative de censure et le reniement de la tradition démocratique américaine.
Le communiqué publié par son président, William Kristol, en réponse à l'appel de l'ADL et de l'AJC commence ainsi: "Ça doit être une plaisanterie". ..


EUROPE

ITALIE - la prégnance de l'antisémitisme

Une étude publiée la semaine dernière par la Commission chargée d'enquêter sur l'antisémitisme de la Chambre des députés italienne indique que 44% des Italiens ont des préjugés ou sont hostiles aux Juifs.

Les auteurs de cette étude d'une quarantaine de pages, rédigée après 2 ans et demi d'un travail intensif, ont réparti les Italiens concernés dans 4 groupes aux caractéristiques différentes.

Le premier (10% de la population) correspond à l'antisémitisme dit traditionnel, qui ne prend pas pour cible l'histoire récente des Juifs (la Shoah et Israël, notamment). S'y expriment des stéréotypes tels que "on ne peut pas se fier aux Juifs", "ils profitent des autres" ou "ils ne sont pas complètement italiens".

Le second (11% de la population) se caractérise par un antisémitisme plus en phase avec les problèmes du monde moderne, qui ne charrie ni les vieux stéréotypes ni de ressentiments exagérés à l'égard d'Israël. On y entend des préjugés tels que "les Juifs sont riches et puissants", "ils contrôlent la politique, les médias et les banques", "ils sont plus loyaux vis-à-vis d'Israël qu'envers le pays de naissance".

Le troisième (12% de la population), épargné par les caractéristiques précédentes, est défini par un antisémitisme encore plus récent, axé principalement sur les rapports qu'entretiennent les Juifs à Israël et à la Shoah. Les préjugés les plus courants qu'on y trouve sont: "Tous les Juifs utilisent la Shoah pour justifier les agissements d'Israël", "les Juifs sont focalisés sur la Shoah et ne voient pas la souffrance des autres peuples", et "les Juifs se comportent comme des nazis avec les Palestiniens".

Le quatrième (12% de la population), qui selon l'étude rassemble les "antisémites purs", cumule les caractéristiques des trois autres.
Interrogée par le Jerusalem Post, la députée Fiamma Nirenstein, à la tête de la commission, a jugé les résultats de l'étude "très inquiétants" et a indiqué que "tout le monde a été choqué de voir à quel l'antisémitisme est présent en Italie et en Europe".

L'Italie est le troisième pays, après le Royaume-Uni et le Canada, à mener une telle enquête sur son

Europe - Le KKL va planter un arbre au Vatican

Le KKL va offrir un arbre au Pape.

Benjamin Netanyahu avait promis au Pape lors de sa dernière visite en Italie, de lui offrir un arbre centenaire d'Israël.

Israël, va donc offrir d'offrir un olivier au Pape. L'arbre, vieux de 200 ans, sera planté mercredi dans les jardins du Vatican.

Dans les jardins du Vatican, une allée est déjà bordée d'olivier, pour la plupart offerts; l'arbre d'u KKL devrait s'y ajouter.
Un arbre avait déjà été offert par l'Etat d'Israël pour célébrer l'établissement de relations diplomatiques avec le Vatican.

Selon un communiqué de l'Ambassade d'Israël près du "Saint-Siège", l'olivier fait plus de deux mètres de large et quatre mètres de haut. Il a poussé sur les collines de Nazareth, en basse Galilée.


BOYCOTT D'ISRAEL

FRANCE - Perturbations d'une rencontre de football féminin France-Israël

Plusieurs militants pro palestiniens ont brièvement investi mercredi soir la pelouse du stade où se jouait le match de football féminin France-Israël à Troyes, entraînant une brève interruption du match.

Peu après le début de la seconde mi-temps, des militants portant des t-shirts "free Palestine", "boycott Israël" ont fait irruption sur la pelouse.
Trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Dans le même temps, d'autres militants qui criaient "Palestine vivante" dans les gradins ont été expulsés.

Le match, qui compte pour les éliminatoires de l'Euro-2013, et a vu la victoire de la France (5-0).

France - Expulsion d'un joueur d'échec iranien qui a refusé de rencontrer un israélien

Les organisateurs d'un tournoi international d'échecs en Corse, ont expulsé un jour iranien, Ehsan Ghaem Maghami, qui refusait de rencontrer un joueur israélien.

Alors qu'il devait affronter l'israélien Ehud Sachar dans la quatrième ronde du Masters de Corse, le joueur iranien Maghami a averti qu'il refuserait de jouer ne jouerait contre l'israélien pour des raisons politiques.

Léo Battesti, organisateur du tournoi et dirigeant de la Ligue d'échecs de Corse, a considéré qu'il n'avait alors pas d'autre choix que d'expulser Maghami.

"La politique n'a pas sa place dans la compétition à ce niveau. J'ai été obligé d'expulser Ehsan Ghaem Maghami, qui malheureusement a refusé de changer d'avis. Je n'avais pas d'autre choix”, a déclaré Battesti.

Plus de 800 joueurs venus de 30 pays étaient réunis en Corse pour le tournoi, dont environ 40 Grandmasters et Masters internationaux, y compris le champion du monde d'échecs actuels, l'indien Viswanathan Anand.Les athlètes iraniens refusent systématiquement de participer à des compétitions sportives contre Israël.


POLITIQUE

ISRAËL - Le Premier ministre recherchait le soutien du Shas pour des concessions aux palestiniens

Le leader du Shas, Eli Yishai a démenti les affirmations parues dans la presse orthodoxe selon lesquelles Benjamin Netanyahou discuterait avec le leader spirituel du Shas, le Rav Ovadia Yossef, le futur du développement d'initiatives en direction des palestiniens.

Le Premier ministre rechercherait le soutien d'Ovadia Yossef à des concessions qu'il s'apprêterait à faire, afin de s'assurer du veto américain au conseil de sécurité de l'Onu concernant l'adhésion d'un état palestinien au titre de membre permanent.

Netanyahou aurait également argué du fait que de telles concessions auraient pu faciliter la libération de Jonathan Pollard, détenu aux USA pour espionnage en faveur d'Israël.

Selon Yshai, l'entretien n'aurait concerné que les affaires en cours dans le pays, notamment les échanges de prisonniers pour obtenir la libération de Guilad Shalit et Ilan Grapel.

Les relations avec le Shas pourraient causer quelques soucis au Premier ministre dans un futur proche: le parti est opposé aux recommandations émises par la "Commission Trajtenberg", censées répondre à la grogne sociale de l'été, alors que Netanyahou souhaite faire adopter ces recommandations par la Knesset dès la session parlementaire d'hiver, qui débutera lundi.


SOCIAL

ISRAËL - Vers une reprise du mouvement social

Les leaders du mouvement social israélien né cet été ont annoncé mardi, lors d'une conférence de presse sur la place Rabin à Tel Aviv, que de nouvelles manifestations vont être organisées dans les rues du pays, à commencer par celle prévue samedi soir prochain.

Le défi pour ces jeunes militants est de mobiliser à nouveau la population, après 2 mois passés sans grand rassemblement. Ils ont à cette intention tourné un clip vidéo, et les pancartes sont déjà prêtes: "Nous retournons dans la rue".

Durant la conférence, Daphni Leef, une des figures du mouvement, s'est adressée directement au Premier ministre Benyamin Netanyahou. "Vous vivez à mes dépends. Vous nous utilisez, mes concitoyens et moi, comme un tremplin. Le moment est venu de reconnaitre votre erreur et de comprendre que votre temps est compté", a-t-elle lancé.

Également présente, Ruth Krieger, qui a survécu à la Shoah, a voulu attirer l'attention sur la situation précaire de nombreux survivants en Israël. "Il y a des survivants de la Shoah qui vivent sans eau et électricité, et il n'y a personne pour les aider. Il n'y a personne qui vient et qui frappe à la porte et demande, Ruth, as-tu de quoi te nourrir?", a-t-elle expliqué.

Mis en pointillé en raison des évènements de la rentrée (démarche palestinienne à l'ONU, libération de Guilad Shalit) et des fêtes , les leaders du mouvement social de l'été considèrent que la réponse du gouvernement ne satisfait pas les revendications et ils comptent bien relancer le mouvement.

Certains d'entre eux ont rencontré le dirigeant de la centrale syndicale Histadrut; ils ont été rejoints par des experts des dossiers sociaux, ainsi que des représentants d'associations sociales et de jeunesse afin de préparer la journée de protestation du premier novembre.


SOCIETE

ISRAËL - La stérilité plus complexe dans les milieux orthodoxes

Selon les spécialistes de la question, les traitements de l'infertilité passent bien sûr par des processus physiques, mais également par un "travail sur le mental "

Or dans le cas des couples orthodoxes, s'y ajoutent les contraintes et la complexité de la Halakha, autrement dit de l'ensemble de lois autour desquelles s'organise le quotidien des juifs strictement observants.

L'engendrement étant considéré comme un commandement positif, un acte de sainteté que nul pratiquant n'a le droit de ne pas accomplir, l'infertilité peut alors devenir source de troubles psychologiques, de "sentiment de culpabilité "et même de véritables crises intérieures.

Le récit de Tali et Nathan Kalfa, publié dans les médias israéliens, est assez représentatif de la situation : "les deux premières années du mariage ont été très dures", explique Tali, "et comme beaucoup de gens religieux, je voulais avoir immédiatement des enfants.
Je me sentais dans une sorte de compétition avec mes voisines, et cela me gênait beaucoup. Alors nous avons pris la décision d'aller nous installer à Jérusalem, car cette tension n'était pas tenable ".

Hodaya, pour sa part, une jeune femme religieuse qui, après trois longues années de traitement, est maintenant enceinte, estime que dans "certains milieux religieux, des couples affrontant des problèmes d'infertilité se trouvent parfois socialement isolés ".

Selon elle, "on se heurte à des gens dont la sensibilité, ou l'intelligence, ne sont pas forcément très développées, mais il y a pire : une certaine forme de ‘mise en quarantaine', je dirais.
Ainsi, nous étions de moins en moins invités, ou bien on s'adressait à nous avec condescendance, sur un ton paternaliste, en nous expliquant par exemple que nous n'arrivions pas à avoir un enfant parce que j'étais trop ‘stressée', et ce genre de choses ".

L'ensemble des témoignages recueillis par les médias israéliens insiste sur l'impression "d'inégalité qu'éprouvent les femmes sans enfants par rapport aux mères de famille".

Beaucoup évoquent aussi l'indifférence affichée pour ce qu'elles traversent, tant au plan physique qu'émotionnel, durant les traitements, qui durent parfois plusieurs années, destinés à résoudre les problèmes d'infertilité.

ISRAËL -Elitzur : Il est préférable de tuer un terroriste plutot que d'appeler la police

Nouvelle polémique autour de Yossi Elitzur, directeur de l'académie Od Yosef Haï, située à Yitzhar.

Après avoir co-écrit, en 2009, un ouvrage intitulé “La Loi du Roi”, qui par ses positions radicales, avait soulevé un véritable tollé en Israël, Elitzur a publié, lundi, un texte dans lequel on peut lire que si quelqu'un “croise la route d'un terroriste, il est préférable de tirer pour tuer plutôt que d'appeler la police ".

L'article, qui prétend livrer les positions de la "loi religieuse "en la matière, a été mis en ligne sur le site Kol Yehudi. Son auteur y précise également qu'il est "préférable de tuer un terroriste plutôt que de l'arrêter ", car dans ce dernier cas, poursuit Elitzur, "il pourrait être ensuite libéré, au cours d'un échange de prisonniers entre Israël et les Palestiniens, puis reprendre immédiatement ses activités terroristes ".

N'hésitant pas à y aller de certains "conseils pratiques ", Elitzur a estimé qu'afin de s'éviter des "poursuites et des ennuis avec la loi ", il fallait "prétexter l'auto-défense ", même si la situation se prête "pas tout à fait à cette définition ".

Des rabbins, y compris de droite, ont d'emblée condamné le texte d'Elitzur. Ainsi, Shlomo Avineiri, guide spirituel de la yeshiva Ateret Hacohanim, a déclaré au Jerusalem Post qu'un "simple citoyen ne doit jamais prendre la loi entre en otage ".

"Seule la police ", a-t-il souligné, "peut décider de faire une telle chose. S'il y a un danger clair et immédiat, si des vies sont en jeu, alors il est bien sûr permis de répliquer, et éventuellement d'abattre les assaillants. Mais ces questions relèvent des spécialistes de la sécurité ".

Le livre écrit par Elitzur et Yitzhak Shapira en 2009, "La Loi du Roi ", avait suscité l'indignation des milieux laïcs, mais aussi de larges pans de la communauté religieuse.

Ce texte, que les médias israéliens n'avaient pas hésité à qualifier alors de "dangereux et malade ", expliquait notamment qu'en cas de guerre, et dans "certaines circonstances extrêmes, il était permis d'attenter même à la vie de non combattants dans le camp ennemi ".


ECONOMIE

ISRAËL - EDF va construire des fermes solaires

EDF, présent en Israël depuis 2010 à travers EDF Energies nouvelles, vient de répondre à un appel d'offres du ministère israélien de l'Énergie, pour la construction et l'exploitation d'une centrale photovoltaïque.

EDF En va par ailleurs développer, en partenariat avec Veolia environnement et la société israélienne Dakia plusieurs fermes solaires dans plusieurs kiboutzim dont nahal Oz, Lahav.
La capacité totale des cinq fermes avoisinera 40 mégawatts.
Selon le magazine économique Globes, EDF prévoit également de participer à plusieurs projets de constructions de parcs d'énergies éoliennes.


Echange de prisonniers

ISRAËL - Déplacement de prisonniers en vue de l'échange contre Ilan Grapel

Israël a commencé à déplacer 22 prisonniers égyptiens de la prison dans laquelle ils étaient détenus en direction du sud du pays.

Ces transferts interviennent alors que leur échange avec Ilan Grapel, détenu en Egypte, doit intervenir ce jeudi.

Trois autres détenus, mineurs, seront transférés le jour même d l'échange.
Les 25 détenus devraient être amenés jusqu'à Taba, au poste frontière israélo-égyptien.

En même temps qu'ils le libèrent, les égyptiens abandonneront toute charge contre Ilan Grapel.

Les prisonniers libérés ont été condamnés pour trafic de drogue ou de stupéfiants, tentative d'infiltration: seuls d'eux entre eux auraient projeté un attentat avec des complices palestiniens. Trois d'entre eux ont purgé leur peine, cinq devaient être libérés à la fin de l'année.

La Cour suprême a par ailleurs rejeté, mercredi soir, tous les recours qui lui ont été soumis concernant la libération des prisonniers.

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