Numéro 454 - 01.05.2008 - 26 Nisan 5768       Imprimer

A LA UNE

Vers une trêve à Gaza ?

D'après des sources citées par Al-Jazeera, la proposition égyptienne, dont l’objectif est de permettre un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, a été acceptée par l’ensemble des organisations palestiniennes.

Selon les informations diffusées mercredi par la chaîne de télévision arabe Al-Jazeera, les factions palestiniennes, parmi lesquelles le Hamas, le Djihad islamique et les Comités de résistance populaire, ont répondu positivement à une proposition égyptienne visant à favoriser une accalmie, tout d’abord à Gaza, puis dans un second temps, à travers l’ensemble des territoires palestiniens.

Cet accord intervient au terme de deux journées de négociations, au Caire, entre des médiateurs égyptiens, et les représentants de tous les groupes armés impliqués dans la lutte contre l’Etat hébreu. Cette nouvelle a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique israélienne ; le ministre de la Sécurité intérieure, Avi Dichter, a notamment déclaré : «Le feu vert donné par Israël à la proposition égyptienne implique une certaine légitimation du Hamas».
Le gouvernement israélien avait déjà adressé un message, lundi, à l’équipe de négociateurs égyptiens, afin d’exprimer sa crainte de voir les milices palestiniennes, auxquelles Tsahal a fait subir de lourdes pertes ces dernières semaines, profiter de cette trêve pour se réarmer, et se réorganiser, afin de mieux reprendre leurs attaques vers le Néguev occidental.

Plusieurs observateurs israéliens ont d'ailleurs souligné qu'un tel scénario serait conforme à l’idéologie fondamentaliste qui anime les plus radicaux d’entre les groupes palestiniens, car celle-ci autorise la signature d’un cessez-le-feu dans le cadre du Djihad (guerre sainte), à condition toutefois de renouveler le combat dès que les circonstances le permettent.
Le député Ahmed Tibi (Taal) s’est pour sa part félicité de ce qu’il a qualifié de «bonne nouvelle», avant d’appeler le gouvernement israélien à ne pas repousser cette initiative.


DIPLOMATIE

Syrie : l'alliance stratégique avec l'Iran et le Hezbollah ne sera jamais remise en question

Un représentant du gouvernement syrien, Samir Taqi, a déclaré sur Al-Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah, que Damas n’avait nullement l’intention de «se débarrasser» du mouvement chiite, ni de remettre en question son alliance stratégique avec la République islamique d’Iran, même si des négociations avec l’Etat hébreu devaient être entamées.

«Il est étrange d’entendre certaines personnes prétendre que la Syrie pourrait "lâcher" ses plus proches partenaires, alors que ceux-ci ne sont pas seulement liés à nos besoins immédiats, dans le cadre du conflit avec Israël, mais à nos intérêts généraux, dans les domaines géopolitique et social», a notamment affirmé le politicien syrien.

Rencontre israélo-jordanienne

Le chef du gouvernement israélien, Ehud Olmert, s’est entretenu mercredi après-midi, avec le roi Abdallah de Jordanie, afin de lui faire part de l’évolution des pourparlers de paix entre l’Etat hébreu et l’Autorité palestinienne.

Selon un communiqué publié par le Bureau du Premier ministre israélien, «les deux leaders ont débattu des progrès diplomatiques dans la région et de la nécessité d’appliquer les décisions prises lors de la Conférence d’Annapolis avant la fin de l’année 2008».

Durant cette «rencontre surprise», comme l’a qualifiée la presse israélienne, ils ont également abordé plusieurs questions liées à la coopération économique entre Israël et le royaume Hachémite.



SHOAH

Commémoration - Yom Hashoah

Les cérémonies du souvenir des six millions de juifs assassinés pendant la Seconde guerre mondiale, se sont ouvertes mercredi soir à 20 heures, à Yad Vashem, en présence du président de l’Etat, Shimon Pérès, du Premier ministre, Ehud Olmert, des membres du gouvernement, de nombreuses personnalités, ainsi que des rescapés du génocide nazi et de leurs familles, pour se poursuivre jusqu’au lendemain soir.
Les sirènes retentiront jeudi, à 10 heures, dans tout le pays, pour deux minutes de recueillement.

"Plus jamais ça"

Le chef d’état major israélien, Gabi Ashkenazi, s’est rendu mercredi après-midi à Auschwitz-Birkenau, où il a allumé une bougie à la mémoire de ceux qui ont péri «sans laisser la moindre trace derrière eux». A l’issue de la cérémonie, il a inscrit ces mots dans le Livre du Souvenir : «C’est en tant que chef d’état major de l’armée de défense d’Israël que je suis venu ici pour dire : Plus jamais ça ! Nous sommes ici pour nous souvenir, non pour oublier, et pour répéter aux noms des victimes : Plus jamais ça !»


BOYCOTT D'ISRAEL

Profanations

Des militants néo-nazis ont profané, dans la nuit de mardi à mercredi, plus de trente tombes d’un cimetière juif situé au nord-est de Berlin. Le maire de la ville, Klaus Wowereit, a vivement condamné cet acte, qu’il a qualifié «d’honteux et ignominieux», avant d’appeler tous les citoyens allemands «à se lever et à s’opposer à l’antisémitisme et à la xénophobie».

L’ambassade d’Israël à Varsovie a pour sa part publié un communiqué faisant état de la profanation de la tombe de Rabbi Elimelekh de Lizansk, une des figures emblématiques du hassidisme. Des croix gammées et des graffitis à la gloire du Troisième Reich ont été tracés sur les lieux.


SOCIETE

Les sionistes "ennemis de la Nation"

Plusieurs milliers d’exemplaires d’un fascicule, dont les auteurs prétendent révéler au public des «faits monstrueux», qu’ils attribuent aux «chefs du mouvement sioniste pendant la Shoah», ont été mis en vente cette semaine, pour la modique sommes de cinq shékels, dans les milieux ultra-orthodoxes de Jérusalem.

Les leaders du courant sioniste-religieux y sont notamment qualifiés de «criminels de guerre» ayant participé au massacre des juifs d’Europe, tandis que les sionistes laïcs y sont rangés dans la catégorie «ennemis de la Nation». La couverture de l’opuscule annonce d’emblée la couleur, puisqu'elle promet au lecteur des «rapports, documents et témoignages sur les juifs scélérats pendant la Shoah», ces derniers étant stigmatisés pour avoir fait montre de «mépris envers le sang de leurs frères répandu par les nazis», et pour avoir «sacrifié le sauvetage des victimes d’Hitler à des intérêts politiques».

Les représentants du mouvement national hébreu sont par ailleurs accusés d’avoir détourné des «grosses sommes», initialement destinées aux survivants de la communauté juive de Hongrie.
Selon le chercheur israélien Avihou Ronen, ce texte n’a non seulement aucune valeur historique, mais offre une image «à proprement parler délirante» de l’attitude des dirigeants du Yishouv pendant cette période.


ECONOMIE

Record absolu du prix des carburants

Des augmentations du prix de l'essence sont intervenues à la pompe ce mercredi soir à minuit. Le litre de sans-plomb 95 octane en libre service coute désormais aux automobilistes israéliens 6,58 shekels.

Il s'agit là d'une hausse de 4,61% par rapport au prix précédent (6,29 shekels), et du record absolu du prix du litre d'essence. Le super quant à lui est passé à 6,60 shekels au lieu de 6,31jusqu'à présent.

Le prix des carburants est fixé en Israël chaque fin de mois par le ministère des infrastructures en fonction des derniers cours sur les principales places mondiales.

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