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  L'analyse politique de ...
Numéro 741 - 13.04.2009 - 19 Nisan 5769 

LES MANIFESTATIONS CONTRE LA CLOTURE DE SECURITE OU LE REFUS PALESTINIEN DE CREER UN ETAT
par
Ce 10 avril 2009, des centaines de militants de gauche (palestiniens, israéliens et étrangers) ont participé à leur manifestation hebdomadaire contre l'édification de la clôture de sécurité à Naalin près de Ramallah. Ces rassemblements qui ne sont pas pacifiques s'accompagnent chaque semaine de débordements violents avec notamment des jets de pierres sur les forces de l'ordre qui ont encore blessé un soldat cette semaine.

Pour contenir la violence des manifestants, l'armée israélienne utilise des grenades lacrymogènes, tire sur les récalcitrants avec des balles en caoutchouc, et dans les cas plus délicats, impose le couvre feu. Or, dans le cadre des ripostes militaires israéliennes, il n'est pas rare que des palestiniens soient blessés ou tués, permettant à la presse pro palestinienne de condamner la politique israélienne et ses actes soi disant disproportionnés vis-à-vis des palestiniens dont les cailloux sont présentés comme constituant le seul moyen d'exprimer la désapprobation.

Pour légitimer leur mouvement, les palestiniens qualifient leurs actes d'«anti-occupation » contre le « mur d'apartheid » et affirment que sa construction rendrait problématique la création d'un Etat palestinien viable. Pour ce faire, ils s'appuient sur un avis rendu par la Cour Internationale de Justice du 9 juillet 2004 qui, bien que simplement consultatif et sans caractère contraignant, a jugé la construction de cette barrière illégale et exigé son démantèlement. Une position identique a été prise ultérieurement par l'Assemblée générale de l'ONU.

En terme de communication, le combat des palestiniens passe inévitablement par l'exploitation de symboles. Il en est tout d'abord ainsi du souvenir du mur de Berlin qui a, en son temps, artificiellement séparé les membres d'une même population avant de tomber. Ainsi par exemple, le 9 novembre 2006, date de commémoration de la chute du mur de Berlin, des organisations d'aides internationales ont profité de la date pour dénoncer la construction du mur de séparation sur ce qu'ils ont appelé « le territoire palestinien occupé », eu égard « aux souffrances que ce mur faisait endurer au peuple palestinien ». Elles ont alors appelé les membres des nations unies à mettre en œuvre l'avis consultatif de la Cour Internationale de Justice du 9 juillet 2004, et l'Etat d'Israël à arrêter la construction du mur et à démanteler la partie construite en Cisjordanie.


Le second symbole régulièrement utilisé pour condamner la barrière consiste dans la référence à la shoah. Ce fut encore le cas ce 27 janvier 2009 lorsque le Comité populaire pour la défense des terres à Naalin a organisé (le jour de la commémoration internationale de la Shoah) une exposition sur la souffrance des Juifs pendant la Shoah avec des photos sur les atrocités commises contre les juifs pendant la seconde guerre mondiale. Très habilement, ce comité s'est procuré auprès du musée de Yad VaShem un ensemble de photos qu'il a exposé au public dans une salle au milieu du village. Cette manifestation était supposée avoir un aspect pédagogique pour sensibiliser les palestiniens sur le sort réservé à 6 millions de juifs pendant la seconde guerre mondiale mais a surtout été l'occasion de souligner l'injustice causée aux résidents du village. Ainsi, un membre du comité a déclaré : « Malheureusement, nous payons le prix de cette grande souffrance causée aux Juifs par la Shoah. On ne peut comparer notre souffrance et la leur, mais tout le monde doit comprendre que, nous aussi, nous souffrons à cause de ce que les Allemands leur ont fait. »

Ainsi, pour légitimer le combat, il est cultivé un mensonge selon lequel les juifs auraient été regroupés en Palestine en 1948 pour les dédommager du massacre dont ils avaient été victimes au cours de la seconde guerre mondiale. Ainsi, l'injustice de la Shoah (catastrophe en hébreu) subie par les juifs pendant la seconde guerre mondiale, aurait à tort été réparée par une installation en Palestine à l'origine d'une autre injustice et donc de la Naqbah (catastrophe an arabe).

Sur un plan matériel, les motifs palestiniens de contestation de la clôture tiennent tout d'abord à sa longueur future (703 km), à sa hauteur (8 mètre par endroits) et à sa composition (des plaques de béton, une barrière métallique électrifiée, des fils barbelés, des détecteurs de mouvements...). De même, il est reproché au mur de séparer des familles, d'empêcher les paysans palestiniens d'accéder à leurs terres, aux étudiants de se rendre dans leurs écoles, aux malades, personnes âgées et femmes enceintes d'accéder aux soins de santé de base. En fait, pour ce qu'il en est de la population concernée, plus de 500.000 palestiniens vivent à moins d'un kilomètre du Mur, soit 20% de la population de Cisjordanie dont une partie, 60.500 dont environ 34.000 enfants, va se retrouver entre le Mur et la Ligne Verte (la frontière internationalement reconnue de 1967 séparant la Cisjordanie d'Israël) dans une zone appelée « Zone Fermée », coupée du reste de la Cisjordanie.

Il est vrai que la construction de cette clôture engendre des difficultés mais, comble de la mauvaise foi palestinienne, il n'est jamais rappelé la protection spécifique dont jouissent les palestiniens de la part de la Cour Suprême israélienne, gardienne des libertés individuelles. Cette cour se charge en effet de trouver l'équilibre entre la sécurité de la population israélienne et le bien-être de la population palestinienne et examine systématiquement l'impact humanitaire pour les habitants palestiniens. Ainsi l'organe judiciaire consulte les populations locales pour le tracé, indemnise les populations spoliées, décide de la replantation des arbres, rétablit le réseau d'eau... et surtout, offre à chacun la possibilité d'exercer les recours contre toute décision administrative (dans un arrêt du 30 juin 2004, la Cour Suprême israélienne a d'ailleurs confirmé son rôle non politique de préservation des droits qui met dans la même balance le droit de ne pas être lésé et le droit de vivre).

Il appartient donc aux palestiniens de comprendre enfin que:

- la création de l'Etat d'Israël n'est pas la conséquence de la décision du 29 novembre 1947 relative au plan de partage de la Palestine mais d'une décision individuelle du 15 mai 1948

- la construction de la clôture de sécurité est directement la conséquence de la philosophie palestinienne qui repose sur l'éviction des juifs de Palestine par l'emploi de moyens terroristes et l'incitation au sacrifice personnel par le déclenchement de ceintures explosives.

- les manifestations contre la clôture traduisent leur rejet des futures frontières de l'Etat palestinien implanté en Cisjordanie dont ils ne veulent pas entendre parler.

- cet Etat palestinien ne s'accompagnera pas d'une disparition de l'entité juive en terre arabe.

- Les palestiniens doivent construire leur Etat avec des écoles, des hôpitaux, des infrastructures et cesser de dépendre systématiquement de l'Etat d'Israël. Ils devront également instituer une Cour Suprême palestinienne qui indemnisera les israéliens des actes terroristes commis par les palestiniens.

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Le journal video (en anglais)