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  L'analyse politique de ...
Numéro 451 - 28.04.2008 - 23 Nisan 5768 

Le Hamas ne négocie pas la paix avec Jimmy Carter
par
Ce vendredi 25 avril 2008, un attentat à Nitzanei Oz revendiqué par les brigades d'Al Qods (la branche armée du Djihad islamique) et les brigades Azzedine Al Qassam (la branche armée du Hamas), a causé la mort de deux israéliens. Ce double assassinat témoigne une nouvelle fois du refus par les organisations terroristes palestiniennes d’avancer vers un processus de paix avec Israël et ce, en dépit de la démarche entreprise par Jimmy Carter dans le cadre de sa mission d'étude au Proche Orient du 14 au 21 avril 2008.

A cette occasion, l’ancien Président américain et Prix Nobel de la paix 2002 a rencontré de nombreux leaders du Hamas comme l'ancien vice-Premier Ministre Nasser Shaer ( à Ramallah) , Mahmoud Zahar et Saïd Siyam (au Caire) et Khaled Mechaal (en Syrie), pour « jauger s'ils pouvaient faire preuve de souplesse », et « essayer de les convaincre de cesser toute attaque contre des civils innocents en Israël en coopérant avec le Fatah en tant que groupe qui unit les Palestiniens » (propos de Jimmy Carter tenus sur la chaîne ABC le dimanche 13 avril 2008).
Cette initiative de paix n’a en réalité pas convaincu le Hamas en dépit des positions ouvertement anti-israéliennes développées par l’ancien Président américain dans son livre publié en octobre 2007 : « Palestine : la paix, pas l’apartheid » . Dans cet ouvrage Jimmy Carter condamne la politique israélienne, impute à Israël la responsabilité des problèmes rencontrés par les palestiniens, et développe la thèse selon laquelle la paix ne pourra intervenir si Israël ne respecte pas les décisions de l'Onu, ne réintègre pas les frontières de 1967 et continue d'enfermer la "Palestine" dans un ghetto avec le mur de séparation. Plus précisément, la politique israélienne s'inscrirait « dans une logique d'apartheid auto alimentée par la crainte d'attaques terroristes ».
En réalité, Jimmy Carter aurait pu faire l’économie de cette mission d’étude au proche orient s’il avait lu la Charte du Hamas et analysé son projet politique en l’occurrence, l’éradication de l'entité sioniste au moyen du Jihad. Il aurait compris que le Hamas n'infléchira jamais sa position, n'acceptera jamais de compromis territorial et poursuivra sa guerre sans relâche contre l'Etat Hébreu.
Certainement, eût-il été préférable pour Jimmy Carter de dépasser le conflit que l'on appelle « israélo palestinien » pour s'interroger sur ce travers du genre humain qui consiste à faire la guerre, une guerre sans besoin de motifs légitimes, un peu comme si la guerre était une fin en soi, dissociée de toute considération philosophique, dans laquelle l’assaillant s’invente des mobiles a posteriori pour justifier de ses actes.
L’ancien Président des Etats-Unis aurait alors pu analyser, à travers l'itinéraire politique de Khaled Mechaal, en quoi le combat des palestiniens repose sur la nécessité d'évincer les juifs de cette région du monde sans raison morale, rationnelle ou humaine, mais uniquement en considération de la cause islamiste.
Khaled Mechaal (ou Khalid Mish'al) est né en 1956 à Silwad près de Ramallah mais en est parti à l'age de 11 ans pour vivre à Koweït (en 1967) où il a grandit, suivi ses études de physique, dirigé un bloc islamiste d'étudiants, et enseigné la physique. En 1990, alors qu’il est âgé de 34 ans, il ne lui vient pas à l’idée de rejoindre la bande de Gaza ou la Judée Samarie pour participer aux négociations dites des "accords d'Oslo" pour la paix mais part à Amman en Jordanie pour diriger la branche jordanienne du Hamas et superviser des attentats en Israël (cette activité lui vaudra une tentative d'élimination par les services spéciaux israéliens en 1997). Il sera finalement expulsé de Jordanie en 1999, mais au lieu de s'établir dans les territoires palestiniens pour faire avancer le processus de paix, il rejoint Damas en Syrie où il fonde et dirige le bureau politique du mouvement. Lorsqu'en janvier 2006, le Hamas remporte les élections législatives palestiniennes, il n’envisage toujours pas de s’établir dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie si « chères à ses yeux », mais conserve la direction politique du mouvement en Syrie. Enfin, rappelons que depuis l’age de 11 ans, Khaled Mechaal n’est plus jamais retourné é en territoire palestinien et d’ailleurs, lorsqu’il a assisté aux funérailles d’Arafat, il s’est rendu « au Caire » et non à Ramallah le 12 novembre 2004.
Aujourd’hui, Khaled Mechaal tente de donner une apparence de légitimité à son combat en utilisant la situation des palestiniens de la bande de Gaza comme si finalement la misère qu’ils ont choisie comme mode de vie, était un instrument publicitaire. Manifestement, l’exploitation médiatique (et travestie) des conditions de vie des gaziotes a ému Jimmy Carter puisqu’il a encore affirmé au Caire (le 16 avril 2008) que le blocus israélien de Gaza était un « crime atroce ». De même, Mahmoud Zahar a renchéri en assimilant la résistance palestinienne à « l'insurrection du ghetto de Varsovie » et en affirmant que les Palestiniens de Gaza vivaient « dans la plus grande prison du monde ». Le thème continue à faire recette chez les ennemis d’Israël puisque le représentant libyen de l’Onu a assimilé le 24 avril 2008, Gaza à un « camp de concentration nazi ».
En fin de compte, il est dommage que Jimmy Carter n’ait pas suggéré pas aux palestiniens de Gaza de suivre l’exemple de Khaled Mechaal et d’aller se refaire une santé financière à Koweït (pendant au moins 20 ans) avant d’aller vivre en Jordanie ou en Syrie. Les palestiniens comprendraient alors qu’ils ne sont nullement emprisonnés à gaza et qu’ils sont libres de se déplacer dans le pays de leur choix comme l’a fait le responsable de la direction politique du mouvement. Les palestiniens pourraient naturellement continuer de percevoir l’argent de la communauté internationale pour éviter d’avoir à travailler ou de construire des hôtels sur la plage de Gaza pour attirer les touristes (la méthode serait néanmoins plus satisfaisante que d’envoyer des bombes sur leurs voisins).
Les propos anti-israéliens du prix Nobel de la paix 2002, permettent en réalité de s’interroger sur la point de savoir si Jimmy Carter n’est pas un grand naïf.
Il n’était âgé que de 18 ans le 20 janvier 1942, lorsque l’Allemagne nazie a mis en place la solution finale contre les juifs.
Certainement regrette-t-il de n’avoir pu organiser une conférence de paix en Allemagne ou en Pologne pour rechercher les conditions d’une entente harmonieuse entre les nazis et les juifs en imputant, naturellement à la communauté juive mondiale, une part importante de responsabilité dans ce qui allait devenir les dérapages de l’Allemagne nazie.

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Le journal video (en anglais)