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Jeudi 27 Avril 2017 / 1 Iyyar 5777
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Numéro 1276 - 26.01.2017 - 28 Tevet 5777 

Israël-Arabie saoudite : un frémissement et après?
par Sarah Cohen
La visite à Jérusalem – une visite publique mais ni officieuse, ni officielle- d'un responsable saoudien est un événement significatif, mais pas tout à fait une percée dans les relations bilatérales entre les deux pays; une visite qui soulève des questions sur ce que pourrait être la prochaine étape.

Le général Anwar Eshki est certes un général à la retraite, mais c'est un proche conseiller de la famille dirigeante saoudienne. Il s'est rendu en Israël à la tête d'une délégation assez conséquente, et fait des déclarations publiques dans les médias israéliens sur les sujets d'importance régionale – y compris la question palestinienne
.
Une visite inattendue, mais pas tout totalement surprenante puisqu' Anwar Eshki avait déjà révélé en 015 des contacts diplomatiques avec Israel, alors qu'il apparaissait aux côtés de Dore Gold, ancien ambassadeur d'Israël à l'ONU – et proche du Premier ministre Binyamin Netanyahou - nommé par la suite directeur général du ministère des Affaires étrangères.

A l'époque, les deux hommes avaient admis une série de réunions précédentes, et leur apparition commune signification une préoccupation implicite à la veille de l'accord dit "P5+1" qui devait être signé avec l'Iran.
Cette visite d'Eshki en Israël n'est probablement pas la première, mais il était accompagné cette fois ci d'universitaires, d'hommes d'affaires et de responsables politiques.
On a déjà fait plus discret pour une visite non officielle. Et en l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays, les membres de la délégation ont dû obtenir une autorisation spéciale du gouvernement saoudien.
Eshki s'est laissé photographier à la Knesset et avec des responsables palestiniens et a rappelé au micro de la radio militaire israélienne, après avoir rencontre Mahmoud Abbas, qu'il "Il n'y aura pas de paix avec les pays arabes tant qu'l n'y a pas la paix avec les Palestiniens ... Le conflit israélo-palestinien est pas la source du terrorisme, mais il créée un terrain fertile pour le terrorisme dans la région. Si le conflit est résolu, les pays qui exploitent la question palestinienne, notamment l'Iran, ne seront plus en mesure de l'utiliser. "

Eshki a également, de nouveau, rencontré Dore Gold, cette fois ci dans le cadre discret d'un hôtel plutôt qu'au ministère des Affaires étrangères. Cette rencontre suggère que des dynamiques sont en cours car Gold, depuis qu'il a pris ses fonctions aux "Affaires étrangères", se concentre sur l'ouverture de nouvelles relations diplomatiques avec des pays qui n'en avaient pas avec l'état hébreu, et le développement de celles existantes, notamment en Afrique.
Le récent périple africain de Benjamin Netanyahou Kenya, l'Ouganda, le Rwanda et Ethiopie) en est une des conséquences.

La semaine dernière, la Guinée, pays d'Afrique de l'ouest à majorité musulmane, a établi des liens diplomatiques avec Israël après une pause de …. 49 ans !
Dore travaille également sur des relations plus discrètes avec le monde arabe. Il précisait lors de la conférence d'Herzlia : " il y a trente ans, tout le monde nous disait qu'il fallait résoudre la question palestinienne pour avoir la paix avec le monde arabe; nous sommes de plus en plus convaincus que l'ordre est inverse".
Selon lui, les d'entretiens privés, la question palestinienne n'est pas au cœur des préoccupations des interlocuteurs arabes.

En revanche, Eshki a laissé entendre qu'il était attaché à la promotion de l'Initiative de paix arabe, formulée par l'Arabie saoudite et la Ligue arabe en 2002.
Longtemps considérées comme "farfelues", le Premier ministre israélien avait déclaré en 2014 à la presse que m^me si la proposition datait, "on pouvait en parler".
La question maintenant est : "et après?".

D'autres responsables saoudiens, comme le prince Turki al-Faisal ancien ambassadeur et surtout ancien chef du renseignement a également dans le passé rencontré l'ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon ainsi que des responsables du renseignement israélien. Mais il n'a plus de fonction officielle.
Le même rencontrerait-il David Dore qui a commis un ouvrage intitulé "Royaume de Haine, comment l'Arabie saoudite soutien le nouveau terrorisme". Rien n'est moins sur.

La récente visite d'Eshki –comme d'autres responsables saoudiens – semble être un test: commentée par la presse saoudienne, la réaction de la fameuse "rue arabe", l'opinion publique, servira de baromètre à la poursuite et à l'intensification de contacts publics –ou pas. Pour l'instant, elle reste indifférente !
Il n'empêche que le chemin sera semé d'embûches: le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel al-Jubeir a récemment déclaré : " Je crois que l'argument selon lequel l'initiative arabe de paix devrait être édulcorée pour inciter les Israéliens à l'accepter n'est pas la bonne approche. "

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Le journal video (en anglais)