Xénophobie
Un groupe ultra-radical de neuf skinheads moscovites, âgés de dix sept à vingt deux ans, a été reconnu coupable de vingt assassinats xénophobes, perpétrés dans des conditions particulièrement brutales.
Certains de ces crimes ont été intégralement filmés, puis diffusés dans les réseaux néo-nazis, ou utilisés à des fins de «propagande», voire recyclés dans le circuit clandestin des snuff movies.
Parmi les victimes de ces «actions punitives», selon l’expression des deux leaders de la «brigade aryenne», Arthur Rino et Pawel Skatzbeski, on remarque une majorité d’étudiants ; Rino, qui a reconnu «une trentaine d’agressions mortelles», a posément expliqué à ses enquêteurs que «quelqu’un devait bien faire ce boulot et nettoyer la ville de tous les parasites que l’on y croise et qui persécutent les russes de souche».
Rappelons que contrairement aux skinheads européens, qui se divisent en plusieurs mouvances, allant du fascisme de type néo-païen à l’antiracisme internationaliste (comme les Redskins anglais), la branche russe du mouvement est cimentée par une idéologie exterminationniste, justifiant notamment «la liquidation des juifs et des noirs», et paranoïaque au point d’attribuer «tous les malheurs de la Sainte Russie» à des éléments «étrangers».
Selon l’organisation de défense des droits de l’homme Nova, deux cent trente deux attaques à caractère ouvertement raciste se sont produites durant les cinq premiers mois de l’année 2008, et causé la mort de cinquante sept personnes.
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