Accueil  
  Toute l'actualité  
  Contact  
  Qui sommes-nous  
  Archives  
    Faire connaître Israel-Infos

Israel infos : Actualites Israel, Presse monde juif,
Informations communauté juive francophone
Vendredi 10 Février 2012 / 17 Shevat 5772
Abonnement Gratuit aux Newsletters




  SHOAH
Numéro 924 - 05.02.2010 - 21 Shevat 5770 

Un couple d'Argenteuil élevé aujourd'hui au rang de Justes parmi les Nations
"Ils nous ont élevées comme leurs propres enfants". L’émotion dans la voix de Charlotte Barillet en dit long sur ce qu’elle a vécu. "Si j’ai pu me construire, c’est grâce à eux", glisse-t-elle tout sourire avec des yeux d’enfant, malgré ses 77 ans. Si Charlotte est tant reconnaissante envers Arthur et Cécile Magnier et leur fille Marcelle, c’est tout simplement parce que ce couple d’Argenteuillais lui a sauvé la vie ainsi que celle de sa petite sœur Paulette.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont caché les deux petites filles juives, alors âgées de 9 et 7 ans, rescapées de la grande rafle du Vel’ d’Hiv. Pour ce geste de courage, Arthur et Cécile Magnier, décédés depuis, sont honorés aujourd’hui, à titre posthume, de la médaille des Justes parmi les nations, récompense de celles et ceux qui ont protégé des Juifs durant l’Occupation. Quand la guerre éclate en 1939, Charlotte et sa famille sont contraintes de fuir leur logement du XIIe arrondissement de Paris. Le 27 juin 1942, son père, David Storch, est déporté à Auschwitz. En août de la même année, Charlotte, Paulette et leur frère André quittent la rue Lamarck, à Paris, pour se rendre à la cité d’Orgemont, à Argenteuil.

"Des nourrices sont venues nous prendre. Ma sœur et moi sommes restées ensembles, mais mon frère s’est retrouvé dans une autre famille", raconte-t-elle, ses photos de l’époque en main. Après avoir été baladées dans deux familles d’accueil, elles s’installent chez la famille Magnier.

"C’était un moment inoubliable. Cécile était une grande femme, très souriante. Je me souviens encore de son parfum léger", glisse, la tête dans les nuages, Charlotte. "Ma tante et mon oncle c’est comme ça que je les appelais nous ont donné toute la tendresse et la protection dont nous n’osions même pas rêver". Fini l’étoile jaune, désormais, les deux petites filles ne portent plus le nom de "Storch" mais de "Torcher".
"Nous avons été scolarisées comme tout le monde. On avait une vie normale. Les gens savaient qu’on était juives, mais il n’y a eu aucune dénonciation", poursuit Charlotte.

En 1944, c’est la libération. "C’était un moment extraordinaire, nous étions dans une ambiance de joie et de délivrance. Je me souviens des premiers camions de soldats américains descendant notre rue, les drapeaux tricolores jaillissaient de partout, des bals populaires étaient improvisés, c’était l’allégresse générale…".

Deux ans après, en 1946, les petites filles retrouvent leur mère, restée cachée toutes ces années, et quittent le foyer Magnier. Un moment difficile après quatre ans de vie commune. Charlotte est alors âgée de 13 ans. "Je savais ce qu’était le bonheur. En réalité, ils ont fait bien plus que me sauver la vie. Ils m’ont donné confiance dans l’humanité". (D’après leparisien.fr)

Pour mettre ces infos sur votre site, Cliquez ici
La publicité israélienne qui met l'Iran en rogne



Israel Infos
Les derniers titres de l'actualité   (Cliquer sur le titre d'une rubrique pour consulter l'actualité des 7 derniers jours)
design:atarim