Turquie: Erdogan, un leader régional hyperactif
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Le premier ministre turc tente de s'imposer comme le pivot incontournable de la diplomatie et de la médiation des conflits dans la...
région. Au Forum mondial Islam-États-Unis qui s'est tenu la semaine dernière,
Recep Tayyip Erdogan a vivement critiqué la communauté internationale pour son peu d'implication dans le conflit israélo palestinien, et la situation humanitaire à Gaza, s'en prenant notamment à l'Égypte.
En retour, les éloges reçus, démontrent son leadership grandissant face à des puissances régionales déclinantes, l'Egypte et l'Arabie saoudite. En cela, il se pose en héritier légitime de l'ancienne puissance ottomane.
Quand on veut s'ériger en puissance régionale dans cette partie du monde, on ne peut ignorer le conflit entre palestiniens et israéliens.
Depuis l'incident qui l'a opposé à Shimon Pérès au forum de Davos en janvier 2009, Erdogan a vu sa popularité monter dans la "rue arabe".
Erdogan est devenu un hyperactif de la diplomatie, et il est sollicité régulièrement pour des médiations, de l'affaire du nucléaire iranien en passant par les négociations secrètes entre Israël et la Syrie.
Près de huit personnes interrogées –dans six pays de la région et les territoires palestiniens - sur dix souhaitent que «la Turquie joue un plus grand rôle» et pensent qu'elle a «un impact positif sur la paix» dans le monde arabe.
La Turquie est aussi une puissance commerciale en devenir, et le commerce exige de la stabilité politique. … Elle est aussi vécue comme un contrepoids – par les musulmans sunnites, par exemple- face à un autre poids lourd régional, l'Iran, "cornac" de l'Islam chiite.
Sa démarche est lancée à un bon moment, le président américain bâtit des ponts en direction du monde musulman, et la Turquie peut l'y aider. Cela vaut bien quelques désaccords.
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