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  TURQUIE
Numéro 1153 - 05.11.2012 - 20 Heshvan 5773 

Turquie : Erdogan, la route de Gaza
par Mylène Sebbah
Après l'émir du Qatar, l'annonce de la venue de l'émir de Bahreïn, le Premier ministre turc Recep Erdogan annonce une visite prochaine à Gaza.

Cette annonce a suscité ce dimanche la réprobation des États-Unis qui y voient "un mouvement qui pourrait compromettre la paix et la sécurité de la région".

Pourtant cette fois-ci Recep Tayyip Erdogan, dont le voyage avait déjà été annulé à deux reprises en 2011, a évoqué, dans des propos rapportés par le quotidien turc Zaman, la possibilité de se rendre à Gaza en compagnie du responsable de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas –totalement ignoré par l'émir du Qatar -, qui, selon ses dires, serait "favorable" à cette idée.

Dans cette même interview, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, a rappelé ses conditions pour la restauration de relations diplomatiques "normales" entre Israël et la Turquie.

Ces liens se sont gravement détériorés entre autres après l'incident du Mavi Marmara, navire turc faisant partie de la flottille qui a tenté de briser le blocus de Gaza en mai 2010.
L'abordage de l'embarcation après sommations s'était soldé par la mort de neuf citoyens turcs et dix blessés parmi les soldats israéliens, qui avaient été accueillis par de pseudos militants humanitaires à coups de barres de fer.

Benyamin Netanyahou aurait envoyé à Ankara, affirme Erdogan, des émissaires que le Premier ministre turc qualifie de "bizarres" (sans donner plus d'explications) pour négocier une normalisation des relations entre les deux pays et aurait accepté le principe d'un texte présentant des excuses "si des erreurs opérationnelles ont été commises et des dommages involontaires causés".
Il accepterait également le paiement de compensations financières aux familles des victimes.

Reste la levée du Blocus de Gaza exigée par la Turquie, condition inacceptable pour Israël, pour qui ce n'est pas à la Turquie de dicter la politique israélienne.

Il est cependant clair que la Turquie, qui vise un leadership régional qu'elle dispute à l'Iran et à l'Arabie saoudite, n'a aucun intérêt dans cette optique, à travailler à une réconciliation avec Israël : son opposition frontale avec l'état hébreu, comme son engagement anti Assad, lui ont gagné la sympathie de la rue arabe.

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Le journal video (en anglais)