Tension israélo-syrienne
Dans son édition de lundi, le quotidien Haaretz révélait que l'Etat hébreu avait adressé un avertissement au président syrien, Hafez el-Assad, dont le pays "sera tenu pour responsable de toute opération du Hezbollah contre Israël visant à venger l'élimination de son numéro deux", il y a deux mois, en plein cœur de Damas.
Alors qu'un vaste exercice de défense passive s'est ouvert dimanche, à travers tout le pays, le premier ministre israélien, Ehud Olmert, a néanmoins laissé entendre des propos apaisants : "Nous n'avons aucune espèce de plan secret, et cet exercice ne témoigne d'aucune intention agressive à l'égard de la Syrie ou du Liban, ce que les stratèges syriens savent d'ailleurs pertinemment".
Le chef du gouvernement a également ajouté que l'Etat hébreu avait "tout intérêt à ouvrir des négociations de paix" avec le régime baasiste" alors que le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, déclarait pour sa part qu'Israël ne souhaitait pas "voir la situation s'aggraver à la frontière Nord", avant d'ajouter : "Tout le monde à Damas comprend très bien que nous ne sommes pas tournés vers la guerre".
|