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Numéro 1156 - 16.11.2012 - 2 Kislev 5773 

Tel Aviv et la symbolique du bouton rouge
par Gerard Fredj
Après les alertes de jeudi et vendredi, la ville blanche reste suspendue à la décision du Hamas.

Pour nombre d'habitants de Tel Aviv, la guerre c'était ailleurs, au sud.
Mais la situation pourrait changer si le Hamas en décide ainsi.
Sans avertissement, la "guerre du sud" pourrait devenir la "guerre de Tel Aviv".

Quoiqu'il en dise, le Hamas, après l'élimination de son chef militaire le plus influent est déstabilisé, sa hiérarchie militaire affaiblie.
En choisissant, après quatre ans de retenue relative, de prendre l'initiative de tirs revendiqués contre Israël, l'organisation islamiste vient de provoquer un changement des règles du jeu entre elle et l'Israël, règles qui permettaient aux deux protagonistes des allers et retours dans les escalades.

"Coincé" par les groupes radicaux de Gaza, le Hamas va devoir faire un choix qui peut lui couter cher, en termes humains, mais également lui coûter le pouvoir, si il décidait d'utiliser les missiles iraniens Farj-5, d'une portée de 70 kilomètres, qui permettent d'atteindre Tel Aviv, une autre "ligne rouge" pour Israël.

Pour la première fois depuis les vagues d'attentats suicides, la ville pourrait redevenir une cible pour les islamistes.

Si le premier tir sur Tel Aviv avait été revendiqué par le Djihad islamique, qui dispute depuis des années, le leadership de la bande de Gaza au Hamas, les tirs qui ont déclenché les sirènes à Tel Aviv vendredi ont été revendiqués par le Hamas.

Les dirigeants israéliens, l'armée, comme la population, sait, depuis des années, que le Hamas a les moyens d'atteindre Tel Aviv.
Mais des moyens limités et sérieusement entamés par les attaques de l'armée de l'air israélienne.
Une telle attaque était cependant inévitable alors que les islamistes radicaux, comme le Hamas, cherchaient une réponse qui lave l'affront de l'élimination de trois chefs militaires.
Les silos de missiles longue portées du Hamas ont, pour partie, été détruits.

"Aujourd'hui, nous avons visé des cibles stratégiques du Hamas avec précision" a déclaré Benjamin Netayahou mercredi, tandis qu'Ehud Barak ajoutait " la plupart des missiles Farj ont été détruits".
Mais pas tous et la menace est implicite si le Hamas décidait de les utiliser.
Immédiatement après l'élimination d'Ahmed Jabari, l'aviation israélienne a attaqué les bâtiments et bunkers de Fajr-5 pour bien faire comprendre que leur utilisation conduirait à une nouvelle escalade des réponses israéliennes.

La décision d'intensifier les attaques sur Tel Aviv n'est pas simple puisqu'elle entrainerait sans nul doute une riposte israélienne massive, coûteuse en vie humaine chez les Gazaouis – des gazouis qui pourraient imputer la responsabilité de leur souffrance au Hamas; une riposte qui, contrairement à l'opération Plomb Durci de décembre 2008, serait d'amplitude plus large géographiquement sur le terrain.

C'est en raison du caractère limité de Plomb durci que le Hamas a pu se maintenir au pouvoir; une large offensive israélienne pourrait bouter l'organisation islamiste hors du pouvoir.

Selon la presse israélienne, police et services de secours auraient été placés en état d'alerte maximum dans toute la région de Tel Aviv.

L'opération que mène Israël, basée sur des attaques aériennes, perdra en efficacité au bout de quelques jours : les premières attaques touchent leurs cibles, les suivantes permettent de 'perfectionner" le travail en tirant parti des erreurs de l'adversaire.
La stratégie devient quasi inopérante (quant aux résultats) et dangereuse (quant aux "dommages collatéraux ") au bout de quelques jours.
A ce stade, il n'y a que deux issues : un cessez le feu ou une opération terrestre.
Rien ne serait pire qu'une situation balançant entre ces deux issues.

L'homme clé d'un cessez le feu sera Mohamed Morsi, le président égyptien, qui a critiqué Israël dans des termes particulièrement virulents depuis 3 jours.
Il n'empêche que Morsi a besoin de calme sur sa frontière sud, et ne tient pas plus que cela à une escalade avec Israël.
Une escalade qui pourrait d'ailleurs le priver de l'aide américaine sans laquelle l'économie égyptienne, moribonde, ne survivrait pas plus de quelques semaines.
Le risque pour Morsi vient de l'intérieur : de larges manifestations anti israéliennes en Egypte l'obligerait à durcir le ton à l'égard d'Israël.

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Le journal video (en anglais)