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  SYRIE
Numéro 1084 - 09.03.2012 - 15 AdarI 5772 

Syrie - La Turquie opposée à toute intervention étrangère mais... se prépare à y aller
par Gerard Fredj
Selon le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, le gouvernement pourrait décider d'intervenir en Turquie, alors que ce pays s'est toujours opposé à toute action militaire étrangère chez son voisin syrien.

Mais la Turquie s'arroge souvent des droits spécifiques.
Le gouvernement turc s'apprêterait à demander au Parlement l'autorisation d'intervenir militairement s'il le juge utile, une autorisation de pure forme puisque le parti de la Justice du Premier ministre Erdogan est majoritaire au parlement.

Il s'agit, selon Ahmet Davutoglu, " de déployer des forces en Syrie si la violence se poursuivait dans ce pays et menaçait la sécurité turque".
C'est la première fois que la Turquie menace d'employer la force à travers un déploiement militaire, alors qu'elle maintient son opposition de principe à toute intervention étrangère.

Une déclaration turque qui cache en fait les informations obtenues par les services de renseignements turcs, selon lesquelles les membres du Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK, organisation classée comme terroriste, profiteraient des évènements pour s'infiltrer depuis la Syrie en Turquie.

L'avertissement n'est pas voilé : " Nous n'accepterons pas que la Syrie utilise le terrorisme kurde contre nous".
Dans les années 90, les deux pays s'étaient déjà retrouvés au bord d'un conflit, alors que la Syrie abritait un leader kurde, Abdullah Ocalan, aujourd'hui emprisonné.

Mercredi, le gouvernement turc a,-premier pas franchi – officiellement demandé la création d'une zone de sécurité sur le territoire syrien même, officiellement dans le souci de protéger les réfugiés qui fuient les villes bombardées par les troupes fidèles à Bashar Al-Assad – alors que la Turquie était jusqu'à aujourd'hui farouchement opposée à la création de telles zones.

Mais elle reste réfractaire à l'idée d'armer l'opposition syrienne, ou à une intervention qui serait menée par des pays "non arabes".
Une intervention turque ouvrirait, de facto, la voie à une possible intervention occidentale.

L'envoyé spécial de l'ONU, Kofi Annan, comme l'Egypte, sont opposés aux livraisons d'armes à l'opposition syrienne, officiellement pour ne pas augmenter le risque de guerre civile.
Qatar, Arabie saoudite, ou Koweït y sont, eux, favorables.

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Le journal video (en anglais)