Shoah - Cent mille dollars et un clip vidéo pour ne pas oublier
par Gerard Fredj
Plus de cent mille dollars viennent d'etre investis dans un clip de cinq minutes qui a été diffusé sur Internet pour combattre la négation de la Shoah aux Etats-Unis.
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Le film s'adresse prioritairement – mais pas seulement – aux jeunes américains, en les mettant en garde contre les atrocités commises pendant la seconde guerre mondiale.
Initié par un juif orthodoxe proche du mouvement Habad, Daniel Finkelman, ce clip " Rainbow in the night " (Arc en Ciel dans la nuit) est, selon ses producteurs, le premier clip jamais réalisé autour de la Shoah; il a mobilisé des centaines d'acteurs et de figurants pour plusieurs centaines d'heures de tournage qui, après montage, ont abouti à ce film très abouti de cinq minutes.
"Alors que le nombre de survivants diminue avec le temps, diminuent aussi les voix qui gardent cette mémoire vivante", explique Daniel Finkelman. "Alors que ces voix disparaissent, celle des négationnistes se font entendre plus fort", ajoute-t-il.
Cette réflexion a obsédé Finkelman et l'a amené à imaginer ce clip en direction des adolescents américains non juifs.
"Il y a une génération qui a grandi dans un monde frénétique, dans lequel il se passe quelque chose toutes les minutes; les jeunes n'ont pas le temps ni la patience d'apprendre la Shoah" estime Finkelman pour qui cette question "est une part de l'histoire juive, pour nous, mais un chapitre dans une encyclopédie pour les autres".
Il explique qu'il s'agit d'attirer l'attention des jeunes à travers un médium qui leur est familier – un clip -, et qui résume les horreurs de la Shoah et les espoirs de ceux qui en ont payé le prix.
Le film a été tourné dans sa quasi-totalité en Pologne, et au camp de Maïdanek; c'est, selon Fikleman, la première fois qu'un tournage a été autorisé dans l'enceinte du camp.
La semaine dernière, une enquête montrait que seulement 6% des enfants israéliens considéraient que les leçons d'histoire constituaient un élément significatif d'apprentissage de la Shoah; mais ils étaient 40% à considérer que les témoignages des survivants avaient une immense valeur éducative.
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