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  SYRIE
Numéro 1042 - 11.12.2011 - 15 Kislev 5772 

SYRIE - Le Hamas bientot sans domicile fixe
par Gerard Fredj
Depuis plusieurs semaines, les relations ne sont plus au beau fixe entre Bashar al-Assad, le président syrien, et le Hamas.

Le presse arabe et internationale ne cesse de rapport la fuite discrète, mais certaine, des cadres du Hamas et de leurs familles, qui quittent le bateau du régime syrien, au fur et à mesure que celui-ci coule….et ce, malgré les démentis formels des dirigeants de l'organisation islamiste.

Mais Assad est désormais furieux après le Hamas, à cause de ces rumeurs, mais également de l'absence quasi-totale de soutien officiel des islamistes, au régime qui les soutient et les protège depuis plus de quinze ans.

Le Hamas, qui est une des 10 factions palestiniennes extrémistes basées à Damas, s'est refusé à prendre partie dans la guerre civile syrienne, depuis qu'il est apparu que l'affaire ne serait pas réglée par quelques vagues de répression même féroce.
Officiellement, il s'agit de ne pas "s'immiscer" dans les affaires internes syriennes.

On a connu le Hamas avec moins de retenue, prenant partie dès le début du printemps arabe, pour la chute des régimes en place en Egypte, en Tunisie, en Libye.

Mais il est délicat de prendre publiquement position pour les émeutiers : même les islamistes craignent Assad et ils ont certainement en mémoire l'expulsion musclée que son père avait fait subir à Yasser Arafat qui avait osé le mettre en cause en 1983: le leader palestinien avait été reconduit à l'aéroport sous escorte musclée en quatre heures.
Tout comme il est délicat de prendre position ouvertement pour le régime : la rue arabe ne le pardonnerait pas.

La crise vient d'ailleurs d'une demande d'Assad : que le leader du Hamas réfugié à Damas, Khaled Meshaal, intervienne à la télévision pour affirmer un soutien public au président syrien.
De même, le Hamas a provoqué la colère présidentielle en refusant de mobiliser les palestiniens réfugiés en Syrie pour des manifestations de soutien au régime.
Dans le même temps, des responsables moins importants, notamment à Gaza, soutiennent eux la rébellion syrienne, notamment dans la presse locale.

C'est ce déchirement qui aurait poussé les islamistes à hâter le processus de réconciliation avec l'autorité palestinienne, Meshaal et Haniyeh (le premier ministre de Gaza) multipliant, depuis, les contacts avec le Fatah et Mahmoud Abbas.

Les jours du Hamas en Syrie sont comptés, d'autant que les leaders de l'opposition ont clairement affirmé qu'une fois au pouvoir, les relations seraient établies avec l'Autorité palestinienne, et que des liens privilégiés avec "Hamas et Hezbollah ne seraient pas légitimes".
Meshaal se cherche désormais un nouveau pays d'accueil et déploie des contacts de plus en plus intenses.

Ses liens étroits avec le Qatar font que ce pays pourrait être son nouveau "point de chute", de même que la Jordanie – où Meshaal pourrait se rendre prochainement, il pourrait d'ailleurs récupérer, à cette occasion, la nationalité jordanienne qu'il avait perdue.

L'Egypte pourrait également être le nouveau "foyer national" du Hamas.
Les contacts pris avec les leaders de ces pays ne font que creuser le fossé avec Bashar Al-Assad, alors que ces mêmes états ont critiqué la violente répression qu'il met en œuvre, et appelé, pour certains, à son départ.

Le Qatar est vu par l'actuel pouvoir syrien, comme l'artisan des sanctions décidées par la Ligue arabe.

Nul ne sait aujourd'hui quel pays offrira l'asile aux islamistes du Hamas, mais il parait acquis qu'il n'aura pas de place dans la Syrie post-Assad.

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