Risques d'affrontements judéo-arabes en Galilée pour le Jour de l'Indépendance
Outre les renseignements faisant état de nombreux risques d’attentats durant cette période de célébrations dans le pays, la police craint de graves débordements entre juifs et arabes israéliens.
Selon une information diffusée par la presse mardi, en début de soirée, l’association «Hashomer Hahadash» (La Nouvelle Garde) a décidé d’organiser, vendredi, un immense «mangal», festin traditionnel du Jour de l’Indépendance, dans un parc de Tsipori, une ville du nord, à l’endroit où passera, le même jour et au même moment, un défilé marquant la «Naqba», autrement dit la «catastrophe» que constitue, selon les palestiniens, la fondation de l’Etat hébreu, en mai 1948.
Baptisée «la marche du retour», la manifestation anti-israélienne pourrait rassembler, selon les représentants de la communauté arabe, des milliers d’hommes et de femmes, tandis que de son côté, le porte-parole de la "Nouvelle Garde" assurait que des milliers d’israéliens, «parmi lesquels des juifs, des musulmans, des chrétiens, des druzes et des bédouins», prendraient part aux festivités dédiées au soixantième anniversaire d’Israël.
Le député Israël Hasson (Israël Beteinou) a d’ores et déjà confirmé qu’il se rendra à Tsipori, une ville connue pour être une des places fortes du parti Hadash (communiste et antisioniste), afin d’y fêter la création de l’Etat juif. Selon une source émanant des services de sécurité, la tension pourrait atteindre son paroxysme aux environs de quinze heures, lorsque les deux groupes se retrouveront littéralement face à face.
Le député Mohammed Baraké (Hadash), lui-même habitant de Tsipori d’où est originaire toute sa famille, a enfin affirmé au quotidien Maariv : «Cette marche du retour comporte une dimension personnelle dans mon cas, mais même si elle avait eu lieu ailleurs, elle aurait symbolisé pour moi la mémoire blessée du peuple palestinien».
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