Rencontre inter-religieuse
Alors qu’en 2006, il avait prononcé un discours à Ratisbonne, en Allemagne, qui avait été jugé «injurieux envers l’islam» et provoqué une vive indignation dans le monde musulman, dont de nombreux représentants avaient «exigé» excuses et explications – le pape Benoît XVI a appelé, jeudi, les pays arabes a garantir une entière liberté de culte à ceux de leurs citoyens qui ont «d’autres croyances».
Il a lancé cet appel en guise d’ouverture à un congrès, qui doit se tenir à Castel Gandolfo, la résidence d’été des papes dans les environs de Rome, pendant trois jours, et portera sur les notions de «l’amour de Dieu» et «l’amour du prochain».
Parmi les participants, de nombreux théologiens, les ambassadeurs des pays musulmans en poste au Vatican, et des universitaires venus du monde entier seront notamment chargés de réfléchir à la situation des relations islamo-chrétiennes.
Selon Benoît XVI, qui a souhaité parvenir à une meilleure compréhension entre les fidèles de ces deux religions, cette rencontre «est un signe clair de notre estime mutuelle et du désir de nous écouter avec respect».
«Cette réunion veut être un signe, un signal de ce que l’appel du Saint-Père au dialogue entre les cultures et les religions est largement accueilli : c’est le signe que nous entendons continuer ensemble dans le dialogue», a pour sa part affirmé à l’AFP le cardinal français Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux.
Rappelons enfin que chefs religieux, récemment réunis à Lahore, au Pakistan, ont réclamé que le pape Benoît XVI soit «renvoyé» pour avoir «offensé la religion du prophète Mahomet».
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