Quick halal : la politique locale en toile de fond d'une polémique nationale
par Israel Infos Redaction
Nous avions annoncé dans une précédente édition que le maire de Roubaix, René Vandierendonck (PS), avait déposé plainte, le 18 février, ....
contre le gérant d'un restaurant Quick de la ville qui avait décidé de ne servir que de la viande halal.
Et l'on apprend que le gérant du restaurant en question, Pascal Nys, est l'un des adjoints UMP au maire de la ville de Hem – commune voisine de Roubaix - chargé des ressources humaines, de l'administration générale et de la communication.
En pleine controverse sur le débat autour de l'identité nationale, voila une polémique nationale enclenchée.
Le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire (UMP) a estimé qu'en retirant "toute viande de porc" de certains de ses restaurants, la chaîne de restauration rapide Quick "tombe dans le communautarisme".
Christophe Barbier, le rédacteur en chef de l'Express, a déclaré dans son éditorial vidéo : "L'affaire du Quick vient après l'affaire de la burqa, après l'affaire des minarets, à chaque fois c'est la même chose, comment la République laïque doit résister à ceux qui tentent d'imposer une loi fondée sur des préceptes religieux, assez souvent intégristes, assez souvent chevaux de Troie d'une règle religieuse agressive ? Il faut dire non à tout cela".
Sur Nouvelobs.com, Claude Weill, directeur délégué du journal, a de son côté jugé la polémique venimeuse, la liant directement au débat sur l'identité nationale, "ce vaste défoulement collectif organisé sous l’égide du ministère de l’Immigration [où] toutes sortes de préjugés malsains, d’idées nauséabondes, de réflexes xénophobes qui jusqu’alors n’osaient pas s’afficher ouvertement", sont apparus au jour. "En réalité, ce à quoi on assiste, sous couvert de défense de la République et de lutte contre le "péril communautariste" c’est tout simplement à la mise au ban de l’Islam de France", écrit-il.
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