Procédure disciplinaire à l'encontre de deux officiers
L'armée israélienne a initié une procédure disciplinaire visant deux officiers supérieurs au sujet de tirs d'obus au phosphore contre un bâtiment de l'ONU à Gaza, lors de l'offensive de l'hiver dernier. Cette démarche vise un commandant de la division qui opérait à Gaza, et un colonel qui dirigeait un régiment d’infanterie pendant l’opération. Ils sont tous deux accusés d'avoir outrepassé leurs prérogatives, et «d’avoir mis en danger des vies» de civils.
Dans un rapport remis vendredi à l'ONU, qui réfute les accusations de "crimes de guerre" du rapport Goldstone, les autorités israéliennes indiquaient avoir engagé une procédure disciplinaire contre un général et un colonel, sans les identifier, procédure qui a conduit à un blâme.
Le bombardement en question avait provoqué l’incendie, le 15 janvier 2009, du principal entrepôt d'une agence de l'ONU (UNRWA) à Gaza. Israël a versé 10,5 millions de dollars de réparations à l'ONU pour les dommages subis lors de l'offensive à Gaza et affirme avoir ouvert des enquêtes sur 150 incidents séparés, dont 36 font l'objet d'une enquête criminelle.
Pour le porte-parole du Hamas, cette mesure prouve qu’Israël reconnaît avoir commis "des crimes de guerre" à l’encontre des Palestiniens, alors qu’Israël a précisé que les enquêtes et sanctions étaient en cours avant la remise du rapport Goldstone et la réponse d’Israël.
Il n’est pas inutile de rappeler que le Hamas, qui s’est auto-absout de toute accusation de crime de guerre, a été durement épinglé par Human Right Watch.
L’ONG, peu suspecte de sympathie à l’égard d’Israël, a vigoureusement contredit les déclarations des islamistes selon lesquelles les groupes armés palestiniens n'ont pas visé délibérément de civils israéliens. HWR a publié il y a 3 jours un communiqué dans lequel elle affirme : "Les faits contredisent l'affirmation du Hamas selon laquelle les tirs de roquettes visaient uniquement des objectifs militaires et n'ont atteint qu'accidentellement des civils. La plupart des roquettes tirées sur Israël visaient bien des objectifs civils, ce qui constitue un crime de guerre".
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