Où sont mes votes...
par Israel Infos Redaction
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblése dimanche pour commémorer l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri…
Bien qu'importante, la mobilisation était, semble-t-il,moins forte que celle des années précédentes.
Possible reflet du fossé existant dans les rangs de la coalition pro-occidentale au pouvoir, emmenée par Saad Hariri, le fils du premier ministre assassiné.
La commémoration intervient après la réconciliation entre Hariri et la Syrie, que tout désigne pourtant comme l'instigatrice de l'attentat qui a coûté la vie à son père.
Hariri, qui s’est adressé à la foule, a dit vouloir tourner la page. “Je tiens à garder cette fenêtre ouverte et lancer une nouvelle phase de liens entre le Liban et la Syrie, deux États souverains libres et indépendants, a-t-il déclaré.”
Dans la foule, de nombreux panneaux « Où est mon vote ? », qui reprennent le slogan des opposants iraniens.
En effet, la coalition anti-syrienne, a gagné les élections libanaises de juin dernier.
Mais les résultats du vote ont provoqué une recomposition de la carte politique libanaise, Walid Joumblatt, leader des druzes, ex-critique virulent de Damas, s'est rapproché du camp dirigé par le Hezbollah chiite, pro-syrien et pro-iranien.
La récente visite de Saad Hariri à Damas a également créé doutes et déceptions chez les partisans du premier ministre; le rapprochement avec la Syrie et le Hezbollah sonne pour eux comme une confiscation de leur vote.
Dans la foule, les porteurs de panneaux reprochent à Harriri de ne pas s'atteler à l'épineuse question des armes du Hezbollah, principale pomme de discorde entre la majorité issue des élections et les islamistes.
"La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU - ayant mis fin à la guerre de 2006 contre Israël - prévoit que le Hezbollah y renonce. Mais, malheureusement, la majorité se tait. Or, nous ne voulons pas la guerre, nous voulons la paix".
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