Nouvel étendard
Le bulletin d’extrême droite «Eretz Israël shélanou» («Notre terre d’Israël») présentera vendredi, dans le cadre des célébrations du soixantième anniversaire de l’Etat hébreu, le modèle du «nouveau drapeau d’Israël», tel que le conçoivent du moins les militants ultra-nationalistes qui assurent cette publication, sur lequel l’emblème traditionnel du roi David cède la place à une illustration de l’académie talmudique de Neve Dqalim détruite, mais dont les ruines forment une étoile désarticulée, disloquée. Celle-ci apparaît en surplomb du slogan : «Destruction de 35 ans d’implantation dans le Goush Katif».
Le dessin, qui sera également diffusé sous forme de timbre, a été réalisé par Aharon Shabo, et porte par ailleurs, dans une typographie imposante, la devise «Nous n’oublierons pas et nous ne pardonnerons pas», qui a été lancée par certains cercles radicaux, au lendemain du désengagement d’Israël de la bande de Gaza, en août 2005.
La semaine dernière déjà, «Eretz Israël shélanou» avait ouvert ses colonnes à Hillel Weiss, professeur de littérature, spécialiste d’Agnon, et activiste politique connu pour ses locutions mordantes et son extrémisme frisant parfois l’excentricité, qui appelait à ne pas brandir le drapeau d’Israël pour le Jour de l’Indépendance : «Souvenez-vous !», écrivait-il notamment, «tout juif qui célèbre normalement, ou dans la joie, cette fête de ‘l’Indépendance’, contribue à notre aliénation, et à notre extinction».
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