Nominé aux Oscars, le co réalisateur du film israélien "Ajami" refuse de représenter Israël
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Le film israélien "Ajami, coréalisé par Scandar Copti, arabe israélien, et Yaron Shani, concourt pour l'Oscar du meilleur film étranger à Hollywood...
"Ajami" raconte le quotidien d'Arabes et de Juifs dans le quartier de Jaffa, au sud de Tel-Aviv, divisés par leurs allégeances, claniques, religieuses ou ethniques, et que le destin plonge dans l'univers violent de la pègre locale.
Son co-réalisateur arabe, Scandar Copti , a provoqué une vague de réprobation en Israël en déclarant qu'il refusait de se considérer comme un représentant de l'Etat d'Israël lors de la cérémonie dimanche.
"Je ne suis pas l'équipe israélienne et je ne représente pas Israël, Je ne peux pas représenter un pays qui ne me représente pas ", a déclaré dimanche Scandar Copti dans une interview à la télévision israélienne.
Le ministre des Sciences et des technologies, Daniel Hershkowitz, a vivement critiqué M. Copti, l'accusant d'oublier qu'il a reçu un financement public israélien pour tourner son film "Celui qui a réalisé ce film avec des fonds de l'Etat d'Israël devrait se couvrir du drapeau du Hamas ce soir.
Un Oscar pour Ajami serait une victoire à la Pyrrhus pour l'Etat d'Israël", a-t-il dit, cité par le site d'information israélien Ynet.
De son côté, la ministre de la Culture, Limor Livnat, a rappelé que le réalisateur devait sa présence à Hollywood uniquement grâce aux fonds publics israéliens : "Sans le support financier de l'Etat d'Israël, Copti ne se tiendrait pas dimanche soir sur le tapis rouge", a-t-elle estimé dans un communiqué.
Pour le cinéaste israélien Uri Barabash, membre de l'Académie du cinéma israélien et ex-candidat à l'Oscar en 1984, les déclarations de Scandar Copti risquent d'"attiser les flammes d'un bûcher antisémite".
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