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Dimanche 16 Juin 2019 / 13 Sivan 5779
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  ENERGIE
Numéro 1107 - 30.04.2012 - 8 Iyyar 5772 

Négociations secrètes israélo-égyptiennes autour de la question du gaz
par Gerard Fredj
Officiellement, le gouvernement israélien tente de minimiser l'impact diplomatique de la décision égyptienne de rompre unilatéralement le contrat de fourniture de gaz à Israël.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahou continue à affirmer qu'il s'agit d'un différend commercial – même si celui-ci aura de fortes implications politiques, économiques et sociales en Israël.

Un responsable israélien du Cabinet du Premier ministre israélien a cependant été dépêché en urgence au Caire en fin de semaine. Il aurait rencontré des membres du gouvernement égyptien pour évaluer la situation et aurait regagné Israël quelques heures plus tard.

A la demande du ministère des Affaires étrangères, l'ambassadeur égyptien en Israël, Yasser Reda, aurait rencontré le vice ministre israélien Dany Ayalon.

Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères a appelé l'Egypte à respecter le traité de paix avec Israël, recommandant aux égyptiens de ne pas transformer "la fourniture de gaz en enjeu politique".

EGAS, le consortium gazier égyptien affirme qu'EMG (East Mediterranean Gaz, la société qui achète le gaz égyptien pour le revendre en Israël) doit 56 millions de dollars… alors que les livraisons ne se sont déroulées que durant une toute partie de l'année, le pipeline ayant sauté 14 fois durant l'année.

Pour les actionnaires d'EMG, croire qu'il ne s'agit que d'un différend commercial est une erreur : le contrat a été signé avec le soutien des deux gouvernements, et que la fourniture de gaz a fait l'objet d'un "mémorandum" entre les deux pays, qui fait référence au Traité de paix signé en 1979.

EMG pointe l'incapacité des autorités égyptiennes à respecter le contrat et à assurer la sécurité du pipeline, réduisant durant de longues périodes au cours des quinze derniers mois, les quantités de gaz livrées, raison pour laquelle, selon EMG, c'est l'Egypte qui lui devrait de l'argent.

EMG envisage d'ailleurs plusieurs actions judiciaires internationales contre l'Egypte, et devrait demander des réparations substantielles au pays pour le non respect du contrat et son interruption.
Une action arbitrale est déjà en cours à Genève.
EMG est détenue conjointement par EGAS, le gouvernement Thaïlandais, et plusieurs investisseurs israéliens.

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Le journal video (en anglais)