Massacre à Jérusalem
La rue Jaffa, une des principales artères de Jérusalem, a été le théâtre d’un «attentat à la pelleteuse» perpétré mercredi, à midi, par un travailleur palestinien, qui a lancé son véhicule à grande vitesse, sur plusieurs centaines de mètres, contre des passants, nombreux à la mi-journée dans cette zone où se trouve notamment la gare centrale, avant de «broyer» plusieurs automobiles et de «retourner» littéralement deux autobus.
Le terroriste, Houssam Tayssir Dawit, un homme âge de trente ans, marié et père de deux garçons, est originaire du quartier de Tsour Baher, dans la partie orientale de la Ville sainte, et connu des services de police comme délinquant.
Il a été éliminé de deux balles, tirées à très courte distance, par un policier de l’unité Yassam, Elie Mizrahi, qui s’est hissé sur l’engin, de type Caterpillar, alors que celui-ci était en pleine course.
Selon un communiqué du directeur de la compagnie Egged, «les autobus numéros 13 et 60» ont été détruits au cours de l’attaque ; trente cinq passagers se trouvaient dans le premier, et une quinzaine dans le second. La rue Jaffa, la rue Rachi, et ses environs, ont été très gravement endommagés.
Zion Shetrit, un témoin de la scène, a raconté au site Internet Ynet : «L’énorme tracteur a quitté les limites de son chantier pour venir rouler sur la chaussée et monter sur les voitures stationnant au feu rouge ou les briser à grands coups de pelle ; j’ai alors vu un homme, responsable de la sécurité du centre commercial Migdal Haïr, se précipiter dans sa direction en le visant avec son Uzi, mais le chauffeur dément a soudain pris la direction du marché Mahané Yehouda en détruisant tout sur son passage, comme dans un film d’horreur».
Certains conducteurs ont juste eu le temps de quitter leur véhicule, tandis que le terroriste n’hésitait pas à aborder les trottoirs pour «donner la chasse» aux civils, parmi lesquels de nombreux enfants, qui tentaient de lui échapper.
En début d’après-midi, le bilan diffusé par les services médicaux faisait état de trois morts, en sus du terroriste, et de plus de trente blessés, dont certains, parmi lesquels un nourrisson, se trouvaient dans un état jugé «critique».
|