Mashaal condamne l'actuel processus de paix israélo-palestinien
Khaled Mashaal, le chef de la branche politique du Hamas établi à Damas, a estimé, dans un entretien accordé au quotidien français Le Figaro, et publié dans son édition de lundi, que «le changement de gouvernement» en Israël «ne permettra pas de relancer les négociations» visant à libérer le caporal de Tsahal, Guilad Shalit, enlevé en 2006 et détenu depuis dans la bande de Gaza.
«Ces pourparlers sont au point mort», a-t-il souligné, «en raison du manque de fiabilité des négociateurs israéliens qui reviennent sans cesse sur les points acquis».
«Par expérience», a-t-il notamment déclaré, «les Palestiniens savent que l’arrivée de nouveaux leaders en Israël apporte rarement une modification de la stratégie profonde du pays». Il a également précisé que son mouvement, qui figure sur la liste des organisations tenues pour terroristes non seulement par l’Etat hébreu, mais encore par les Etats-Unis et l’Union européenne, «condamne» l’actuel processus de paix israélo-palestinien.
Selon lui, «rien de productif ne peut donc sortir de ces rencontres, qui ne servent qu'à améliorer les relations publiques d'Israël, sans obtenir de la moindre concession de sa part».
Evoquant les violents accrochages entre les milices du Premier ministre Ismaïl Haniyeh et les partisans du Fatah du président Mahmoud Abbas qui ont eu lieu, cet été, dans la bande de Gaza, Mashaal s’est contenté d’indiquer : «Nous nous sommes seulement défendus face à une agression d'une équipe palestinienne corrompue, rendue possible par l'afflux d'armes et d'argent israéliens, visant à détruire la légitimité du gouvernement d'unité nationale issu des élections de 2006».
Enfin, Mashaal a assuré n’avoir «aucun problème avec les juifs», lesquels ont d’après lui toujours trouvé refuge et protection dans les pays arabes, «où ils vécurent en paix et devinrent même, pour certains, ministres».
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