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Dimanche 16 Juin 2019 / 13 Sivan 5779
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  LIBYE
Numéro 1062 - 26.01.2012 - 2 Shevat 5772 

Libye - Le désert, nouveau refuge du terrorisme
par
Selon plusieurs experts de la lutte anti-terroriste, il existe actuellement un risque de voir certaines régions désertiques de la Libye, devenir des refuges pour les cellules d'Al Qaïda.

Au cours d'une rencontre organisée ce weekend à Marrakech, et consacrée à cette question, le général tchadien Adoum Ngare Hassan a estimé que les Etats du Maghreb pourraient connaître une "descente aux enfers", en cas de déstabilisation régionale.

Hassan, qui est responsable de la sécurité des frontières du Tchad avec le Niger, la Libye et le Soudan, a par ailleurs clairement laissé entendre que "l'Occident, à travers son soutien à l'insurrection libyenne, est en partie responsable de la situation anarchique régnant dans les zones sahariennes et du Sahel".

Ces dernières font toutefois l'objet d'un différend frontalier de longue date entre l'Algérie et le Maroc, et selon les analystes, la communauté internationale aura des difficultés à y opérer, en cas de besoin.

En marge de la conférence qui s'est tenue à Marrakech, Jean-François Daguzan, membre de la Fondation française pour la Recherche Stratégique, a déclaré à l'agence Reuters que "s'il n'y a pas d'accord algéro-marocain sur l'avenir du Sahel, la sécurité ne pourra pas y être assurée, car les terroristes ne manqueront pas d'exploiter cette situation. Il s'agit donc d'un problème majeur".

Selon lui, les Etats sahéliens vont devoir développer une dépendance croissante à l'égard de l'Europe et des Etats-Unis, pour tout ce qui touche à la lutte anti-terroriste.

Soulignons que ces Etats tendent à "blâmer l'Occident pour son rôle dans la fin chaotique du long règne de Mouammar Kadhafi", qui a permis aux agents d'Al Qaïda de piller d'importants stocks d'armes en Libye, ainsi que l'organisation djihadiste elle-même s'en est publiquement félicitée.

De plus, des dizaines de milliers de ressortissants d'Etats africains étaient employés en Libye, et le général Hassan a déclaré devoir désormais affronter un vaste mouvement de reflux de ces travailleurs vers leurs pays d'origine.

A ses yeux, "l'Occident doit maintenant fournir une formation adéquate et un soutien logistique aux forces gouvernementales africaines" qui tentent de sécuriser les frontières de la région, et d'éviter ainsi que des groupes terroristes ne profitent du désordre pour s'introduire dans ces pays.
"Si les terroristes de toutes obédiences ne parviennent que difficilement à s'infiltrer à l'Ouest", a-t-il encore mis en garde, "les frontières poreuses des Etats africains pourraient leur fournir de nouvelles possibilités".

D'autres participants de la conférence de Marrakech ont néanmoins estimé que "le soutien technique de l'Occident ne doit pas être interprété comme un feu vert à son ingérence sur le continent africain".

Enfin, Jacques Hogard, un ancien officier de l'armée française, aujourd'hui à la tête de l'EPEE, a attiré l'attention du public sur le fait qu'outre ses opérations terroristes doublés d'appels à la "Guerre sainte" contre l'Occident, Al Qaïda représente aussi "l'épouvantail idéal pour toutes sortes de réseaux mafieux", dont la présence pourrait avoir de lourdes conséquences sur la stabilité régionale.

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