Libye - Démocratie : le pays adopte la Charia comme loi exclusive
par Gerard Fredj
Après l'exécution de Kadhafi, les discussions en vue de former un gouvernement de transition ont, dès lundi, pris une vitesse de croisière.
Le Président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a annoncé dès dimanche que "en tant que pays musulman, nous avons adopté la charia (loi islamique) comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue".
Devant les inquiétudes, notamment parmi les européens qui se sont engagés militairement aux côtés des insurgés contre Kadhafi, Abdeljalil s'est senti obligé de préciser lundi que les libyens sont des "musulmans modérés".
Plusieurs capitales européennes ont cependant annoncé qu'elles resteraient "vigilantes" quant à la tournure des évènements.
Plusieurs organisations de femmes libyennes se sont émues de ce que signifiait pour elles, l'application de la charia dans leur pays (notamment le rétablissement de la polygamie, la répudiation).
Pour Bernard-Henri Lévy, " J’imagine mal, personnellement, les femmes de Benghazi, les jeunes révolutionnaires internautes, les combattants qui ont sauvé Misrata , accepter la férule d’une conception archaïque de la Loi ".
A la veille de Yom Kippour, une foule de manifestants s'était rassemblée dans le centre de Tripoli pour exiger le départ de David Gerbi, un juif libyen qui voulait ré ouvrir une sysnagoue fermée par Kadhafi en 1967.
Les nouveaux démocrates du pays brandissaient des pancartes on ne peut plus claires " Il n’y a pas de place pour les Juifs en Libye ".
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