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  AUTORITE PALESTINIENNE
Numéro 1241 - 04.06.2013 - 26 Sivan 5773 

Les palestiniens découvrent Oui-Oui
par Gerard Fredj
Le président de L' Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a désigné un universitaire, très peu connu sur le plan politique, pour succéder à Salam Fayyad, démissionnaire, au poste de Premier ministre.

Le nouveau Premier ministre, Rami Hamdallah, remplacera Salam Fayyad, économiste respecté, jouissant du soutien des pays occidentaux, adversaire résolu de la corruption qui gangrène l'Autorité palestinienne, qui a choisi de démissionner après plusieurs désaccords importants avec Mahmoud Abbas.

Tant que Fayyad était premier ministre, il était quasiment impossible pour Abbas et le Fatah de mettre la main sur les centaines de millions de dollars de l'aide internationale, une pratique courante notamment pendant l'ère Arafat.

Contrairement à Fayyad, réputé inflexible sur ses fondamentaux, il est fort probable que la nomination d' Hamdallah, qui se montrera probablement plus flexible – voir plus docile – que son prédécesseur, renforcera le pouvoir qu'exerce, sans partage, Mahmoud Abbas.
Hamdallah, âgé de 55 ans, est membre du Fatah, dirigé par Abbas. Son degré de connaissances politiques ou de relations internationales est voisin de zéro.

Il n'a aucune expérience politique ou de gouvernement, mais est respecté pour …ses compétences universitaires. Abbas et le Fatah, qui voulaient un premier ministre faible, qui ne constitue pas une menace sur leur monopole de la question palestinienne, ont incontestablement marqué un point.
D'autant que Fayyad ne cachait plus – et ne cache pas – son intention de se poser en challenger d'Abbas lors de futures élections présidentielles – si elles ont lieu un jour.

Parmi les fonctions occupées par Rami Hamdallah figure le secrétariat général de la Commission électorale centrale palestinienne – une commission qui n'a pas du le surmener : deux élections législatives en 1996 et 2006, et une élection présidentielle en 2005.

Sur le plan des négociations avec Israël, le changement de Premier ministre n'aura aucun impact : champs réservés du Fatah et de la garde rapprochée d'Abbas, même Fayyad n'y avait jamais été associé.

On ne sait pas encore l'impact qu'aura le départ de Salam Fayyad sur le soutien de la communauté internationale qui appréciait son intégrité, son pragmatisme et son engagement contre la corruption durant ses six années de direction du gouvernement de l'Autorité palestinienne.

Une nomination qui pourrait être transitoire, ou signifier que les prochaines élections ne sont pas prévues dans un avenir proche : Abbas, qui gouverne illégalement depuis 2009, pourrait conserver le pouvoir sans être élu.

Abbas continuera sans coup férir à considérer la "chose palestinienne" comme sa petite entreprise.

Plusieurs dirigeants de l'OLP se plaignaient ce week end de n'avoir pas été consultés sur le choix du Premier ministre, ou ne n'avoir pas été informés des initiatives de John Kerry, le secrétaire d'état américain, pour relancer les négociations israélo palestiniennes.

Le Hamas a jugé cette nomination "illégale", l'organisation islamiste n'ayant pas été consultée.
"Ce cabinet ne représente pas le peuple palestinien", a déclaré le porte-parole du gouvernement du Hamas Taher al-Nunu, ajoutant "le statut du nouveau cabinet est illégal."

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