Les juifs tunisiens ne veulent pas entendre parler d'Alyah
par David Koskas
La Tunisie est le pays à partir duquel s'est amorcé le printemps arabe.
Trois mois après les premières élections législatives tunisiennes depuis la chute du président Ben Ali et la victoire du parti islamiste Ennahda, le sentiment des juifs tunisiens n'a pas évolué, notamment suite aux appels à émigrer lancés par le vice-premier ministre israélien, Silvan Shalom, lui-même né en Tunisie.
"Moi, je suis un Juif tunisien", revendique Atun Khalifa, personnage important de la communauté. "Je connais bien mon pays et je suis contre la proposition de partir, parce qu'ici personne n'a peur".
La plupart des 1500 membres de la communauté juive de Tunisie vivent au sud de l'ile de Djerba.
Ils ne paraissent pas effrayés par la volonté que l'on prêtait aux dirigeants d' Ennahda de faire appliquer les lois de l'islam dans la société tunisienne
C'est aussi, semble-t-il, l'opinion de Jacob Lelouche, qui dirige le seul restaurant casher de Tunisie et qui était candidat indépendant aux élections législatives.
"Où est-ce que j'irais? ", demanda-t-il aux journalistes de la BBC qui les ont interviewés. "En Europe? Voyons, je ne suis pas stupide. En Israël? Je ne suis pas stupide à ce point!"
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