Le sionisme : une "révolution permanente" ?
A l'approche des festivités marquant le soixantième anniversaire de l’Etat hébreu, l’Agence juive et le Bureau d’absorption des nouveaux immigrants ont publié, lundi, des chiffres selon lesquels plus de trois millions d’hommes et de femmes, issus d’une centaine de pays, ont choisi de s’établir en Israël, depuis sa création, en mai 1948.
Il ressort de ces résultats que les «olim» (ceux qui sont «montés» à Sion) constituent à ce jour 42.5% de l’ensemble des citoyens, et environ 53% de la population juive du pays.
En outre, ces données révèlent qu’au moment de l’Indépendance, les habitants juifs résidant en terre promise ne formaient que 6% de l’ensemble du judaïsme mondial, alors qu’à ce jour, ils en représentent plus de la moitié.
Les informations diffusées par les deux institutions offrent une série d’indications «pointues», d’après lesquelles le millionième immigrant a foulé le sol d’Israël en 1961. Celui qui a bouclé le second million est arrivé en 1990, tandis que le troisième million a été atteint récemment, en 2005.
Le record de l’Alyah a été enregistré en mai 1991, durant l’Opération Salomon, lorsque 14. 200 juifs et juives issus de la diaspora éthiopienne ont pu s’installer en terre sainte en l'espace de trente six heures.
1949 reste l’année qui a vu s’établir dans le pays le plus grand nombre d’arrivants, soit 239.954 personnes. 1986 est à l’inverse l’année la moins significative en la matière, puisque seuls 9.505 hommes et femmes ont alors entrepris de quitter les communautés de l’exil pour devenir israélien(ne)s.
Enfin, contrairement à une idée reçue, ce rapport souligne que le phénomène du retour à Sion ne concerne pas que de très jeunes candidats, et cite, à titre d’exemple, le cas d’un juif originaire de Georgie, qui n’a décidé de se fixer sur la terre de ses ancêtres qu’en 1996, autrement dit à l’âge de cent onze ans… Il s’est d’ailleurs éteint récemment, en 2003, à presque cent vingt ans.
|