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  Espionnage
Numéro 1226 - 26.04.2013 - 16 Iyyar 5773 

Le Mossad opèrerait en Syrie
par Mylène Sebbah
Si Israël a obtenu des preuves d’utilisation d'armes chimiques en Syrie, c’est parce qu’il possède des agents en nombre dans le pays.

Le Général Salim Idriss, chef militaire rebelle syrien est convaincu que les services de sécurité israéliens ont déployé des effectifs en nombre important dans le pays déchiré par la guerre.

Idriss estime que ce déploiement a été facilité par le fait que le régime affaibli du président Bachar al-Assad est incapable d’assurer le contrôle les frontières.

S'exprimant lors d'une conférence sur la sécurité à Tel-Aviv mardi, le général israélien Itai Brun, analyste des Renseignements, avait affirmé qu’Israël possédait des preuves irréfutables que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie.

Il estimait, se basant entre autres sur des photos des victimes - la taille des pupilles, la mousse sortant de leurs bouches - que les troupes d'Assad avaient probablement utilisé du sarin, un gaz neurotoxique mortel, en plusieurs occasions, et notamment lors d’une attaque spécifique le 19 mars.

Selon le Général Idriss, seule une présence effective sur le terrain permet d'obtenir des informations aussi détaillées.

Le soir même, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, déclarait : "Nous sommes à la recherche de preuves concluantes, si elles existent, pour déterminer s'il y a eu utilisation d'armes chimiques", alors que le secrétaire à la Défense Chuck Hagel, affirmait avoir été très surpris de cette analyse israélienne qui "n'a absolument pas été partagée avec lui lors de sa visite" en Israël plus tôt dans la semaine.

Mais jeudi, la Maison Blanche reconnaissait que les différents services de renseignement américains admettaient, avec plus ou moins de certitude que le gouvernement syrien avait effectivement utilisé "à une petite échelle" des armes chimiques contre les rebelles.

Pour le Présidence américain, cela ne suffit pas.
Il semblerait que le syndrome de l’Irak tétanise les dirigeants américains – lorsque George Bush justifiait son intervention militaire en 2003 par la possession par Saddam Hussein d’armes de destruction massive qui n’ont jamais été formellement trouvées – car le communiqué de la Maison Blanche précise : "Étant donné les enjeux, et sur la base de ce que nous avons appris de nos récentes expériences, les estimations des services de renseignement ne suffisent pas – seuls des faits crédibles et confirmés qui nous assurent un certain degré de certitude guideront nos prises de décision".

Car les États-Unis sont liés par les affirmations de Barak Obama qui a fait de l’utilisation d'armes chimiques une "ligne rouge" nécessitant une intervention.

Pour cette raison, les dirigeants américains n’accordent pas plus d’attention aux preuves israéliennes qu’à celles apportées il y a quelques semaines par le Royaume-Uni et la France qui avaient déjà conclu, eux aussi, à l’utilisation répétée d’armes chimiques en Syrie depuis décembre, soutenant être en possession d'éléments de preuves crédibles comme des échantillons de sol prélevés sur les champs de bataille syriens.

De son côté, la Syrie, par la voix du ministre de l'Information Omran al-Zoubi en visite à Moscou, continue à nier l’emploi de telles armes, car "pour peu qu’elle les possède", la Syrie n’envisage absolument d'utiliser des agents neurotoxiques, même pas contre Israël".

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