Le Hamas s'excuse pour les victimes civiles. Intox.
Le gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza a fait machine arrière par rapport à ses déclarations d’hier « regrettant la mort de civils israéliens » dans les attaques à la roquette.
Il semble bien que cette réponse inhabituelle n’était qu’un leurre destiné à désamorcer les critiques du rapport Goldstone, qui met le Hamas en accusation en raison de ses tirs contre les civils en Israël.
Mohammed-Faraj al-Ghoul, ministre de la justice dans le gouvernement Hamas de Gaza, qui anime également le groupe qui a rédigé la réponse au rapport de l’ONU, précise que « des mots et phrases ont été sorties de leur contexte, l’occupation israélienne étant totalement responsable de ces conséquences ; notre réponse à l’ONU ne contient aucune excuse ».
Plus de 500 israéliens sont morts depuis l’année 2000 menées pour la plupart par des « martyrs » missionnés par les islamistes.
La précédente déclaration du Hamas avait été également violemment attaquée par ses frères ennemis palestiniens, le Fatah, parti du président palestinien Abbas, dont le porte-parole, Ahmed Assaf s’était dit « assommé ».
Selon Assaf, le Hamas devrait s’excuser pour les morts palestiniens durant la guerre civile entre les deux organisations, qui avait amené le coup de force des islamistes dans la bande de Gaza, ajoutant que « la preuve était faite que les tirs de roquette n’aidaient en rien la vie des palestiniens ordinaires »
Changement d’argumentation donc du côté du Hamas qui annonce maintenant que, disposant d’un matériel rudimentaire et peu précis contrairement à l’armée régulière d’Israël, leurs tires ont atteint des civils même si telle n’était pas leur intention.
Problème : Diaa al-Madhoun, juge palestinien qui a participé à la rédaction de la réponse du Hamas à l’ONU déclare à son tour à l’agence Reuters : « l’expression de regrets est conforme aux engagements du Hamas de respecter les conventions humanitaires internationales et notre religion nous enjoint de ne pas viser les civils qui ne prennent pas part à l’agression contre nous ».
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